Chronique de Babylon Circus – La belle étoile
Babylon Circus - La belle étoile
Année : 2009
Genre : rock, ska, reggae
Chanson(s) préférée(s) : Des Fois, Ici et le Fils caché du Pape
Après presque 3 ans de silence, Babylon Circus vient déloger la crasse de votre sonotone avec un nouvel album et une nouvelle tournée. Gros plan sur un album très surprenant et une tournée qui l’est tout autant.
Si votre appareil auditif sais apprécier le Reggae et/ou le Ska, nul doute que vous ayez déjà entendu parler de cet ensemble, formé il y a presque 15 ans et dont bon nombres de groupes aujourd’hui tirent leur influence.
Je ne pouvais pas écrire cette chronique sans parler et de l’album, et de la tournée que les Rhônes-Alpins de Babylon Circus nous ont dévoilé le mois dernier, intitulée La belle étoile.
Un mot pour désigner ma première impression à l’écoute de cet album : décevant. Eh oui, après tant d’années à écouter avec admiration l’œuvre d’un groupe aussi abouti, me voilà fort stupéfait face à l’orientation prise par Babylon Circus. Mon souvenir d’un groupe engagé dans sa musique, alliant technicité et originalité s’est tout de suite trouvé assombri en découvrant un son trop synthétique, creux, manquant d’audace et estampillé de l’écriteau « À vendre ». Les morceaux Marions nous au soleil, Nina ou Une minute sont nuls nuls nuls (et j’en passe). Plats, répétitifs et lassant dès la seconde écoute. Ma critique est sévère mais à la hauteur de ma déception.
Il n’y a bien sûr pas que du mauvais, la première chanson (Des fois) débute joliment par « Ya eu des hauts, ya eu des bas, des débat d’idéaux des engueulades et des ébats », complètement dans le style Babylon et complètement palpitant ! Je précise que Le fils caché du Pape et Ici me semble assez réussi, plus chantants et intéressants et moins fébriles que le reste de l’album.
Si vous découvrez Babylon aujourd’hui avec La belle étoile, ne vous attendez pas non plus à vomir de dégoût (pas fou non). Là n’est pas mon propos puisque j’admets volontiers que les chansons restent de qualités et sobrement consommables. C’est un peu ce que je leur reproche aussi ! Fini le risque, les solos à en perdre haleine, les élancement cuivrés et francs. Tous ça laisse place à de douces mélodies et des rythmes pour moelle épinière.
Et pourtant…
…pourtant le concert lui ne m’a pas déçu ! Les titres du nouvel album, lorsqu’ils sont joués en live, gagnent en authenticité. Eh oui, authenticité, je suis peut-être un puriste, mais leur musique se prête bien mieux à une écoute sauvage, dont les sur-arrangements en studio détériorent la pureté. Les audacieuses vibrations de la basse comme celles du subassophones n’ont absolument rien à voir avec celles de l’album, bien trop conditionnées à mon goût; de même pour le jeu du tromboniste, qui m’a particulièrement épaté (contrairement au trompettiste, timidement présent). Ces remarques s’appliquent à pas mal de groupes qui s’épanouissent complètement en concert, mais la satisfaction du live en contraste avec celle de l’album m’a agréablement marquée. La reprise d’anciens morceaux (comme Paul ou Lundi 6h) et le final en acoustique avec À l’humeur de mèche on aussi beaucoup joué hein !
Si j’avais du noter le concert je lui aurais attribué 8 et seulement 4 à l’album, ce qui nous fait une moyenne de 6/10 !
À retenir, ne vous formalisez pas du contact froid de l’album, courrez plutôt les voir en concert !
Écoutez un peu
- Sur Spotify
- Disponible aussi sur Deezer
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Dawn Tanwen a dit :
1
Après maintes écoutes de cet album monstrueux, je suis toujours incapable de trouver les paroles de Nina, quelqu’un peut m’aider?
Pirhoo a dit :
2
Après une recherche rapide sur Google
http://www.greatsong.net/PAROLES-BABYLON-CIRCUS,NINA,105559076.html
au plaisir !