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Chronique d’Archive – Controlling Crowds

Chronique d’Archive – Controlling Crowds

Archive - Controlling Crowds

Année : 2009
Genre : Trip-hop
Chanson(s) préférée(s) : Bullet, Controlling Crowds, Clones, Whore

9/10

Aborder un album d’Archive n’est jamais chose aisée tant les albums se suivent sans se ressembler et tant les influences sont diverses.

Le groupe est composé par les anglais Darius Keeler et Danny Griffiths, autour desquels gravitent quantité d’artistes, au chant comme aux instruments. En 1996, ils signent leur premier album, « Londinium« , immédiatement salué par la critique et le public. Archive entre alors en maître dans le sillage d’un genre nouveau : le trip-hop, caractérisé par sa rythmique hip-hop et la variété des styles employés.

5 albums studio, dont la BO de l’adaptation cinématographique de « Michel Vaillant » et beaucoup d’encre coulée plus tard, Archive reste incontestablement une référence dans le monde trip-hop, malgré des avis divergents quant aux productions les plus récentes. On a pu entendre que le groupe abandonnerait au fil des albums sa signature trip-hop pour se conformer à un rock plus classique.

En mars 2009, ils nous livrent leur 7ème opus, « Controlling Crowds« . Retour aux sources ?

L’album débute par un long morceau éponyme. Une minute et demi de synthétiseur tirant sur l’orgue d’église plongent instantanément dans l’ambiance quasi-sectaire de cette entrée en matière. Et soudain, la délivrance, un beat de batterie s’ajoute à la même mélodie, répétée comme une psalmodie. Tout le long, ce morceau, rythmé à la manière d’un poème, joue avec les sons comme avec les mots et propose une alternance réussie entre moments posés où le charme de la voix de Pollard Berrier opère et moments nettement plus enlevés où la phrase « Cause I’m scared of the controlling crowds… here they come! » va et vient, nous laissant dans un état parallèle, carrément planant et limite parano. Jubilatoire!

Certains morceaux de l’album sont à l’image de ce premier morceau (Bullets). L’atmosphère est lourde, le chant envoutant, la batterie entêtante; les guitares s’envolent et mon cœur avec.

D’autres sont plus calmes (Words on Sign), reposant plus sur la voix, le piano et jouent à plein la carte de l’émotion, comme le très célèbre Goodbye. Parfois, c’est juste beau, souvent c’est aussi angoissant tant la voix semble sincère dans sa tristesse.

Enfin, et c’est là que c’est véritablement très très bon, des morceaux mêlent ces deux approches trip-hop et rock (Dangervisit, Clones). Du gros riff, du sample et du clavier, du chant écorché vif, une super batterie : le pied.

À noter également le grand retour du rappeur Rosko John (Quiet Time, Bastardised Ink, Razed to the Ground), présent sur Londinium, mais disparu de la circulation entre temps. Les amateurs aimeront sûrement, mais ce sont pas mes morceaux préférés.

Indéniablement à mon sens, l’Archive nouveau a su renouer avec ses origines avec brio : un trip-hop aux relents electro, rock et parfois hip-hop. Malgré quelques longueurs sur la fin de l’album, l’ensemble reste audacieux et parfaitement homogène.

Pour ma part, rendez-vous est pris au Transbordeur de Lyon le 7 octobre prochain pour juger sur pièce.

 

Archive- Bullets.

 

Archive- Clones.

Et le nom du nouvel album de Muse est…
Madness – We are London

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l' auteur, Elmera

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