Yodelice – Tree of Life
Yodelice - Tree of Life
Année : 2009
Genre : Pop, folk
Chanson(s) préférée(s) : Noise, Free
Vous en avez peut-être entendu parler. Yodelice a sorti son premier album, assez folk. Rien de très étonnant. Sauf quand on sait que ce type s’appelle en fait Maxim Nucci, qu’il a réalisé le troisième album de Jenifer et collaboré à son second après lui avoir fait un gosse. Pire encore, il est celui qui a commis le premier album des L5. En entier. Oui je sais : « ah ouais quand même ». On comprend qu’il ait changé de nom.
Il faut reconnaître qu’un tel bagage intellectuel est à peu près aussi agréable à tirer derrière soit qu’un sac de plomb (d’ailleurs qu’est-ce qui est le plus lourd, un kilo de plumes ou un kilo de plomb ? Bref) et que fatalement, je l’attendais au tournant, prête à ricaner.
Eh ben c’est loin d’être nul. Evidemment ce n’est pas l’album qui va révolutionner l’histoire de la musique, mais c’est très agréable, un peu dans la veine de Charlie Winston qui horripile pas mal de gens, je sais. Il ne prend pas un risque énorme (genre en se lançant dans de l’électro-punk), mais force est d’admettre que c’est un très belle reconversion.
Composé et enregistré en Espagne, à la Casa Yodelice (tiens donc), c’est certes « un peu cucul » (comme dirait Brain’) mais moi qui suis une fille et qui aime parfois la musique gentillette, je suis comblée. Tout est mignon, jusqu’à la pochette qu’on dirait dessinée par un enfant de 8 ans. Le tube qui passe à la radio, Sunday with a flu, a des paroles mi-tragiques (« what if I can’t get over you?« ), mi-absurdes (« ate my dog and wlaked my cat » : j’ai mangé mon chien et promené mon chat. Pourquoi pas après tout) et l’air rentre dans la tête. Le principal défaut de cet album, c’est son côté répétitif (oui pour ceux qui ont lu ma chronique de Whitest Boy Alive, je suis une fasciste de la musique répétitive, ça m’énerve au plus haut point), du genre qui fait vérifier sur son lecteur mp3 si on vient pas de réécouter la même chanson deux fois. Dommage, surtout après plusieurs écoutes.
L’accompagnement n’est pas sans rappeler Moriarty, sans toutefois pouvoir soutenir la comparaison bien longtemps, à mon humble avis. Néanmoins c’est léger et frais, un peu nostalgique, idéal dans un train un jour de pluie (surtout Noise) ou dans le métro quand la journée a été longue (Shadow Boxing ou Free). Je ne le conseille pas à ceux qui recherchent à tout prix l’originalité, parce qu’ils seront déçus.
Malgré ses défauts, Tree of Life reste un album plutôt réussi, surtout quand on connaît les antécédents, mais il est difficile de dire si Yodelice passera le cap du deuxième album. Le succès est pour l’instant au rendez-vous, mais il faudra absolument qu’il se renouvelle s’il veut réussir le suivant, sans pour autant perdre ce petit côté pop-folk que je trouve archi-groovy.
Fais vibrer ton pacemaker !
Yodelice – Sunday with a flu.
Yodelice – The other side.
nuage de tags & best-of


Malie a dit :
1
J’aime bien sunday with a flu, mais ça à quand même un méchant air de « déjà entendu ». Je me suis demandée si c’était pas une reprise.
Pour les L5 et Jennifer, on peut surrement le pardonner en se disant qu’il a fait ça pour l’argent. (mais c’est quand même mal et il ira en enfer)
Chatterton a dit :
2
C’est effectivement un peu vu et revu. Mais je pense vraiment que s’il se renouvelle, un second album aurait masse de potentiel.
Branche ton Sonotone ! » Concert : Solidays – Paris – 27 & 28.06 a dit :
3
[...] Déjà chroniqué sur BTS, j’en attendais pas grand chose sinon un petit concert de folk Cocoonienne mignonne et sans prétention. Je pensais y rester donc vingt minutes mais j’ai été scotché jusqu’à la fin du concert. C’est complexe, mêlant plein d’influences et surtout très loin de la pop-folk radiophonique ! Le chanteur a une super présence scénique, le décor est parfait, jusqu’à la plume planté dans son chapeau, l’instrumentation est sombre, dépouillée et envoûtante. Je n’offre guère de résistance et dès la deuxième chanson, j’ai décollé. Une reprise – pourtant terriblement commune et casse gueule de Smells Like Teen Spirit – menée avec brio et maîtrise achève de me convaincre : le public ne se trompe pas et lui fait une très longue et tonitruante ovation. [...]