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Festival Popaganda – Stockholm – 28 & 29/08/09

popaganda

Rock En Seine, c’était « the place to be » en France ce week-end. Mais à Branche Ton Sonotone, après vous avoir déjà emmené dans un pub irlandais, on a préféré vous parler de qui se tramait dans la capitale de la Scandinavie ce à l’occasion du très bon festival Popaganda. Et puis là-bas, Oasis n’a pas annulé, au moins.

Popaganda veut certainement être le concurrent du fabuleux Way Out West de Göteborg. Difficile pourtant de rivaliser avec un festival dont l’affiche peut faire peur à n’importe quel festoche indé Malouin (Arctic Monkeys, Grizzly Bear, Wilco, Fever Ray, Bon Iver, Antony & The Johnsons, The Big Pink, Florence & The Machine, My Bloody Valentine…) Popaganda ne manque cependant pas d’armes pour rivaliser : à 10 minutes du cœur de Stockholm, dans un petit parc et avec une affiche somme toute de bonne facture.

Premier jour

Lykke Li

La Suédoise de l’étape, auteure du très très bon Youth Novels en 2008, semble être attendue au tournant par un public venu très nombreux. Ce que je ne sais pas au moment où le set commence, c’est que ce concert sera le meilleur du week-end, et pour cause : le folk doux et habité de la jolie suédoise se métamorphose sur scène en une furie percussive et chamanique complètement débridée. Lykke Li semble littéralement possédée, habitée et nous livre un très grand concert, où toutes les chansons prennent une ampleur démesurée. Les basses sont lourdes et puissantes, les percussions omniprésentes, l’ambiance oppressante et la voix de la suédoise s’affirme comme étant une des plus surprenantes et intéressantes du moment. Dance, Dance, Dance et I’m Good I’m Gone, les deux « tubes » à mon avis de l’album, lancées coup sur coup en début de set laissait à penser que le concert allait s’essouffler. Que nenni, car des chansons plus « anodines » (notez les guillemets) comme Complaint Department ou Breaking It Up mettent l’audience à genoux, dans les airs et les bras levés, et le folk discret de la suédoise se révèle taillé pour les stades, tant l’ampleur des compos et l’aisance scénique de la jeune femme est grande.

Steve Aoki

Avant MGMT, il fallait bien patienter. Ce sera chose faite avec ce DJ américain, fondateur de Dim Mak Records, qui s’occupe notamment de MSTRKRFT, des Bloody Beetrots et des Klaxons. C’est de l’électro Prodigy-esque, c’est très cliché, c’est bourrin, (horripilant et jouissif, comme le dit Pierro), les basses martyrisent les tympans, mais force est de constater que c’est diablement diablement efficace. Même je regrette qu’il ne les ait pas plus transformées, l’enchaînement Invaders Must Die (Prodigy) et Killing In The Name Of (RATM), ponctués de multiples « motherfucker » hurlés à pleins poumons, me fait perdre tous mes moyens. Suant, un peu honteux mais heureux, je me dirige vers le set de MGMT qui va commencer sous peu.

MGMT

J’ai jamais été complètement convaincu par MGMT, et à part quelques titres, leur album Oracular Spectacular m’ennuie. C’est peu dire si j’ai été conforté dans mon opinion par leur set : plat, mou, et sans saveur. Sous la pluie, ils enchaînent les titres de leur album sans être véritablement concernés : ils font leur job, le son manque de dynamisme et les deux comparses semblent à peine remarquer le public. Ce dernier ne semble d’ailleurs prendre son pied que sur les quelques tubes (Kids, Time To Pretend, Electric Feel) qui restent quand même assez efficaces. Malgré un regain d’énergie et d’envie au deuxième tiers du concert, je ressors convaincu que MGMT, c’est de la merde.

Deuxième jour

[ingenting]

Le premier groupe qui chante en suédois que je vois ce week-end (et le premier tout court). Malgré des débuts un peu poussifs, j’apprécie la deuxième partie de leur set. Leur pop complexe, un peu maladroite peut-être parfois, puisant ses influences autant chez le Velvet que les Beach Boys est très convaincante, malgré un son un peu approximatif et une présence scénique qui laisse un peu à désirer. Au delà du dépaysement d’un chant dans la langue d’August Strindberg [ingenting] (« rien » en suédois) me laisse un très bon souvenir.

  • Myspace
  • Attention sur spotify, ce n’est pas le bon groupe, mais un ersatz maidenien bas de gamme.

Camera Obscura

Je partais avec un a priori très négatif pour ce concert, ayant lu derrière la fenêtre quelques entrefilets de leur set à Saint-Malo. Au bout de deux chansons, je commençais à me remettre en question. Mélodies léchées, son incroyable et compositions très bien fichues menaçaient de me faire changer d’avis. Au bout d’une autre paire de chansons, il me prit l’envie de m’asseoir. A la deuxième moitié du set, me rendant compte que le groupe, qu’on aurait dit forcé de jouer tant cela semblait être une corvée pour eux, nous resservait resucée sur resucée de la même petite balade pop sucrée et consensuelle, je pris mes jambes à mon coup.

Florence Valentin

Malgré son nom à la consonance très française, ce groupe est bel et bien suédois. A ce que j’ai compris, leur musique est très politique. Si on ajoute à cela pas mal de cuivre, une aisance scénique de premier ordre, des guitares musclées et un chanteur très charismatique, on tient là le parfait clone suédois de la Mano Negra, le talent et la fièvre en moins. Les Suédois autour de nous semble connaître les chansons par cœur, mais moi, je m’ennuie ferme. En plus il fait froid (oui, fin août à 22h). Je rate la prestation de Miike Snow, dont l’album ne me disait de toute façon pas grand chose.

Deuxième jour bien moins bon que le premier, mais c’est sans compter les multiples concerts auxquels je n’ai pas assisté (plus de 60 !), ce qui limite mon opinion sur le festival dans sa globalité. De ce que j’ai pu en voir, c’était festif, à taille humaine, et de toute façon, rien que pour la prestation de Lykke Li

Chronique de Luciole – Ombres
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l' auteur, Martin

Touffe blonde sociopathe à double arceau rotatif.

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