Chronique de Fat Freddy’s Drop – Doctor Boondigga And The Big BW
Doctor Boondigga and the big BW - Fat Freddy's Drop
Année : 2009
Genre : Good vibes
Chanson(s) préférée(s) : Shiverman, The Camel, The nod
Musicophages de tous poils, unissez-vous ! En ce début de mois de Septembre, j’ai découvert la perle rare. Un groupe magnifique alliant le timbre chaud d’une voix soul à faire pleurer un nazi et la puissance jouissive de 7 musiciens (saxo, cuivres, claviers, guitares, et un bon gros séquenceur des familles). Dans ce groupe délicieux, tout est réuni pour nous envoyer de la FAT GOOD VIBES. D’ailleurs, ils se nomment Fat Freddy’s Drop (La goute du gros Freddy ? Le saut du Gros Freddy ? L’abandon du Gros Freddy ? OUIIII), ils sont Néo-Zélandais, et c’est un groupe star dans ce pays îlien aficionado de l’ovin où leurs albums se classent directement à la première place du top des ventes dès leurs sorties. Ils se sont d’abord fait connaître par la scène, où leur réputation d’artificiers n’est plus à faire, puis par des albums (un live en 2001, le second en studio en 2005, et le troisième, Doctor Boondigga and the big BW, en Mai 2009).
Fat Freddy’s Drop, c’est un mélange de reggae, dub, funk et soul qui pose un son qui fait du bien. Un son parfois lourd, les FFD n’étant pas avares de bonnes grosses basses synthétiques et de gros beats étirés. Les morceaux sont longs, prennent le temps de démarrer. C’est un beau périple que propose FFD : alors qu’on se promène entre les rythmiques reggae nonchalantes et la lenteur instru dub-downtempo qui peuvent sembler rébarbative à qui n’apprécie pas ces langueurs (et c’est, le plus souvent, mon cas, je le confesse), une formidable bouffée d’énergie positive due aux cuivres, aux boucles électro, aux beats hip-hop et à la voix soul du chanteur, vient nous envahir, nous, auditeur comblé. Cette voix inimitable, qui plane au dessus de chaque morceau, qui vient transcender chaque chanson d’une patte de velours. Raaaah lovely. En musique, tout est question d’ambiance. Ici, c’est une ambiance paradoxale, inclassable à la fois feutrée et expansive qui s’installe. Plus qu’une musique pour se fumer des gros pèts, c’est un son qui fait vraiment du bien, qui met du baume au cœur (mais c’est très efficace lorsqu’il s’agit de boire une bière et fumer de la ganja, je vous l’accorde).
Oscillants donc entre des morceaux reggae (The Raft, Pull the catch), d’autres très funkys (The Nod), en passant par des trucs un peu électro (Big BW) ou des périples jungle-drum’n'bass-dub épiques (l’énorme Shiverman)… la musique des Fat Freddy’s Drop est de toute façon une expérience positive qui fait du bien au sonotone. Mention spéciale au morceau The Camel, superbe morceau chaloupé de 10 minutes en duo avec l’épatante soul-woman Alice Russel, et sa belle voix éraillée.
Vous l’aurez compris, je ne suis pas très à l’aise lorsqu’il s’agit de parler reggae, soul, dub and co. Pourtant, je ne puis que vous conseiller très sincèrement de vous jeter sans plus attendre dans le chaudron bouillonnant et accueillant des FFD, vous ne serez pas déçus par ce mélange tellurique, charnel et insaisissable.
The sun is gonna shine agaiiiiiin, i knowwwww oooouh ouuuhhh…
L’album en 5 mots : Positif, Puissant, Beau, Insaisissable, FAAAAT.
Rastafari !
Fat Freddy’s Drop – The Camel
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Nao a dit :
1
J’avoue, ça s’écoute bien
Pirhoo a dit :
2
Trop. Encore un album à ajouter à liste, déjà longue, des incontournables de Pierrot.
Branche ton Sonotone ! » Le classement 2009 de Pierro a dit :
3
[...] Et voilà donc un album de reggae en troisième place dans ce classement subjectif. Oui oui. De la visibilité, c’est tout ce que je réclame pour les deux derniers albums cités. Si Phantom Band réussit le tour de force de me faire aimer le folk lorsqu’il est chamanique, puissant et électronique… alors Fat Freddy’s Drop effectue un miracle, puisque s’il existe une musique que je vomis avec allégresse, une musique dont la simple écoute provoque chez moi le soupir ennuyé et l’acrimonie, c’est bien l’horrible reggae et ses relents puants de bonne volonté embrumées de vapeurs douteuses. Et pourtant ce combo néo-zélandais ne propose pas du reggae habituel avec ses poussives rengaines rebattues de rastafaris pisseux. Non, ici la voix du chanteur, très soul, vient sublimer ce qui est déjà une sorte de pot-pourri magnétique aux influences jazzy, funk, soul, mais aussi hip-hop ou carrément drumnbass. Pour résumer, c’est bien simple, Doctor Boondigga and the Big BW est tout simplement l’album que je lance sur ma platine à tous les moments où je sens que mes nerfs vont lâcher et ma santé mentale avec. C’est à dire assez souvent. Fat Freddy’s Drop est une musique-massage du corps et de l’esprit. Le reggae aura trouvé grâce à mes yeux. Fantastique. [chronique] [...]