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Chronique d’I Love You – Amanda Blank

Chronique d’I Love You – Amanda Blank

I Love You - Amanda Blank (Dowtown Records)

Année : 2009
Genre : Electro-rapétitif
Chanson(s) préférée(s) : Make it take it

6/10

« Mais qui est cette Amanda Blank dont tout le monde parle en ce moment ? Son nom m’est vaguement familier, où diable l’ai-je donc déjà entendu ? Qu’a-t-elle de si spécial ? Son premier album vaut-il le détour ? Mais comment vais-je pouvoir répondre à toutes ces questions si capitales à ma survie dans le monde impitoyable de l’actualité musicale ? »

Première réponse : Amanda Blank est une rappeuse Américaine qui nous vient tout droit de Philadelphie. Elle est signée sur Dowtown Records, qui publie entre autres MSTRKRFT, Spank Rock, Santigold, Major Lazer, Justice, Crookers et Carla Bruni-Sarkozy. Ca ne s’invente pas.

Deuxième réponse : I Love You est le premier album de la new riot grrrl hype. Mais c’est loin d’être son coup d’essai. Vous avez forcément entendu sa voix quelque part, dans quelques-unes des productions les plus HYPES des dernières années. Elle a notamment travaillé avec les électro-rappeurs de Spank Rock, la rappeuse anglaise M.I.A., l’inénarrable français Teki-Latex… j’en passe et des meilleures. Mais plus récemment, vous l’avez FORCEMENT entendue sur le titre Extraball, de ce bon vieux Yuksek. Mais oui, ce flow punchy-sexy en diable, c’est elle !

Troisième réponse : En apparence pas grand-chose, à part le fait de faire partie d’un certain cercle hype de producteurs talentueux. Et c’est déjà beaucoup. En multipliant les featurings au cours de ses premières années artistiques, la miss s’est créé un sacré carnet d’adresse. Sa principale qualité est donc la sphère de producteurs dans le vent qui gravitent autour d’elle. Sur I Love You participent rien de moins que Spank Rock, Switch, Diplo et XXXChange (moins connu, un pote de Spank Rock avec qui ils ont travaillé pour leur première galette). Avec une telle armada au commande, le succès et la qualité ne peuvent qu’être au rendez vous.  Nous en arrivons donc à la…

… Quatrième réponse : Tout d’abord, le format de l’album est expéditif. 10 chansons, 2 min 30 de moyenne. La structure des chansons est uniquement orienté sur le booty-shaking et le dancefloor. Des rythmiques très rapides, des mélodies addictives, de la bonne basse, de la turbine saturée parfois. Le flow d’Amanda Blank n’a rien de spécial, sa voix ne tient pas une seconde la comparaison avec celle de Santigold ou même Peaches (ok, celle-ci rappe comme une courgette mais ça rend toujours bien). Les lyrics sont anecdotiques, biens sexual-sensual-girl comme il faut, parfois provoquantes « Might like you better if we sleep together ». Quelques featurings de potes pour égayer le tout (Spank Rock, normal, ainsi que Chuck English). Bref, tout ce grand-œuvre hip-hoputassier passe ma foi très bien. Normal, avec de tels génies de l’électro-rap au commande. Mais alors que penser : Pitchfork descend l’album (genre une note pétée de 3,4 et 15 pages d’analyse) et Tsugi l’encense comme album du mois de Septembre. Mon dieu mais où donc se situer ? Mais entre les deux mon général. I Love You est un disque d’électro-girl-rap-party tout ce qu’il y a de plus banal et efficace, bien tristement. Simplement banal et efficace. Car en effet, le problème est que le credo est déjà sacrément occupé par des donzelles parfois plus subtiles, plus expérimentées ou plus innovantes : M.I.A., Santigold, Peaches, Thunderheist (ils sont deux mais c’est une nana qui chante)… pour ne citer que ceux-ci, tant et si bien qu’on a souvent l’impression d’entendre un genre qui se répète sans se renouveler… Enfin bref, je vais pas tarder à saturer de ce genre de production, mais mon point de non-retour n’est pas encore atteint donc en conclusion je dirais que cet album vaut le détour à condition de l’écouter en streaming ou le télécharger illégalement car il est purement fortuit d’acheter un tel objet quand vous avez déjà tous les albums de M.I.A., Peaches ou Santigold qui offrent la même chose, mais en mieux. Gardez votre pécune pour, je ne sais pas moi, le coffret remastérisé des Beatles par exemple. Ou une grosse sucette à la fraise, je m’en fiche. I Love You vous fera donc passer un moment agréable pendant 30 minutes. C’est le « disque électro-party-rap de la rentrée », car il en faut bien un. Mais ce n’est rien de plus.  Assez anecdotique, donc.


Cinquième question : Votre dévoué serviteur vient de le faire pour vous, vous suivez pas ou quoi ?

Liens

L’album sur Deezer.

Chronique de Tarot Sport – Fuck Buttons
Wye Oak – Take It In

2 Commentaires »

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l' auteur, Pierro

Connard pédant.

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