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Chronique d’Insides – Jon Hopkins

Chronique d’Insides – Jon Hopkins

Insides - Jon Hopkins

Année : 2009
Genre : IDM et piano néo-classique
Chanson(s) préférée(s) : Vessel, The Wider Sun, Insides, Wire, toutes.

9/10

Insides se languit dans ma bibliothèque iTunes depuis déjà quelque mois. Je l’ai écouté plusieurs fois, mais je n’ai jamais trouvé un angle d’approche correct. La faute sans doute à mon peu d’expérience de ce genre de compositions audacieuses, érudites et sensibles. Mais laisser passer un album comme celui-ci serait criminel. Ainsi, cette humble chronique vous permettra de découvrir l’une de mes claques de 2009.

Jon Hopkins est un artiste anglais, passé par le conservatoire classique et surdoué du piano. Il a, en outre, travaillé avec Brian Eno ou Massive Attack. Ce n’est donc pas un chibre mou. C’est même plutôt un prodige. Insides est son troisième album. Surdoué du piano donc, mais pas seulement puisqu’il fait également preuve d’une très grande maîtrise de la composition électronique de qualité. Ainsi nous pourrions classer Insides parmi les albums dits de « musique expérimentale ». Mais ce terme très généraliste appauvrirait sans doute la qualité de la production de l’anglais, qui tente bien plus qu’une expérimentation sonore : il propose tout simplement la conciliation, la réconciliation du piano moderne et de la musique électronique, dans un alliage bouleversant, qui oscille entre douce violence et puissante mélancolie. The Vessel (pour moi le plus beau titre de l’album), composition mélancolique et entêtante où résonne d’amples pulsations synthétiques, en est le meilleur exemple.

Ainsi, Jon Hopkins fait voyager son auditeur au coeur d’une IDM charpentée et inquiétante (Insides) aux relents glitch (ces sortes de micro-sons provoqués à la base par une défaillance dans le matériel électronique, volontiers utilisé dans toutes sortes de compositions expérimentales) ou une ambiant magnifique (Light trough the veins), en passant par un deep-big-beat lancinant (Wire) ou des morceaux instrumentaux à pleurer (The Wider Sun, Autumn Hill). Ce périple est jouissif de bout en bout. L’introspection est de mise.

Que dire de plus à l’écoute de cet opus ? Véritable pépite à creuser à chaque écoute, il se découvre progressivement, l’oreille et l’âme s’habituant à cette union entre électronique et piano (ou violons, sur The Wider Sun ou Wire) magnifique, douce et puissante à la fois. C’est un de ces grands albums, qui lorsqu’on les écoute, modifient naturellement la perception de l’environnement. Par exemple, un morceau comme Wire avec sa pulsation charnelle et ses choeurs lancinants prend toute son ampleur lorsque l’on l’écoute à bord d’un ferry qui sillonne le Lac de Côme et « globalement la terre toute entière » (par exemple haha). Le paysage entier semblant expliquer la musique et vice-versa, les larmes montant aux yeux. Mais je m’égare. Il est difficile pour moi de dégager une préférence quant aux titres de l’album. Avec ce genre de composition, les mots finissent par manquer, tant l’univers à décrire est immense. Cela peut paraître frustrant, mais c’est sans doute un gage de qualité de constater qu’une musique ne peut être résumée par des paroles. À l’écoute d’Insides, devant les multiples couleurs de ce superbe album, on ne peut que se taire et s’incliner devant tant de maîtrise.

Cette musique est belle, tout simplement.

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L’album sur Spotify.


L'avis des autres

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l' auteur, Pierro

Connard pédant.

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