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Interview de The Heavy : de la crasse et de la classe

The Heavy, auteurs du très très réussi Great Vengeance And Furious Fire (2007, lien Spotify) sortent dès lundi prochain leur deuxième album, The House That Dirt Built (Counter Records), qui a été très apprécié par nos petites oreilles. A cette occasion, on a pu poser quelques questions au groupe le plus crasseux et débridé du moment (version non-traduite ici).

***

the heavybanner

BTS : Tout d’abord, merci de répondre à nos questions. Je ne suis pas sûr que nos lecteurs vous connaissent très bien. Vous pouvez dire quelques mots pour introduire le groupe et définir le son « The Heavy » ?

The Heavy : Sale, pourri, éclectique et plein de choses auxquelles tu réfléchis à deux fois avant de les montrer à ta mère.

Et puis pourquoi The Heavy ?

Des paroles lourdes. Des riffs lourds. Des lignes de basses lourdes. Des beats lourds. Tu as besoin que je continue ?

Quel a été le déclic qui a fait que vous avez fait de la musique votre métier ?

Ce truc a toujours été vivant en nous, mais c’est juste maintenant que nous avons un bon débouché via Counter Records pour le laisser s’exprimer et manifester son véritable poids.

Comment vous vous êtes rencontrés ? Comment le groupe a-t-il été créé ?

Swaby [de son prénom Kelvin, chanteur, ndt] et Taylor [de son prénom Dan, guitariste de son état, ndt] se sont rencontrés alors qu’ils travaillaient pour The Gap et ils ont vite découverts qu’ils avaient beaucoup de chose en commun et beaucoup à découvrir l’un de l’autre. Après avoir joué quelques nuits avec un minuscule sampler, une guitare acoustique défoncée et armés seulement de leurs chansons, ils se sont rendu compte qu’ils avaient besoin d’un groupe…

Votre son est pas très commun non plus, et on peut entendre plein d’influences différentes, du jazz à la soul en passant par du garage. Vous pouvez nous en dire plus sur vos influences et comment vous travaillez avec ?

Les chansons viennent de plein de façons. D’une boîte à rythme défoncée poussée à fond par des amplis sérieusement malmenés, à une ligne de basse qui se refuse à être propre ou à une mélodie chantée au téléphone en attendant que ton appel arrive. Tout va dans notre petite cuisine et est assaisonné avec ce qui est nécessaire. Parler de processus compromettrait note recette spéciale.

Quels albums vous écoutez en boucle en ce moment ?

Top Ska Tune de Gaz Mayall est juste ENORME, ENORME, ENORME !

Comment définiriez-vous la vie d’un musicien de nos jours ? Que pensez vous de ce nouveau contexte, particulièrement d’Internet et de ses influences sur la musique ? Comment vous gérez ça ?

Internet a beaucoup changé la vie des musiciens. Je pense que même si je ne faisais pas ce genre de musique, je posterais quand même des choses comme ça, comme on peut faire maintenant, sans forcément passer par une grosse maison de disque. Faire ton truc et le distribuer aux gens qui sont intéressés.

Vous aviez un but précis en rentrant en studio  pour enregistrer ce nouvel album ?

Juste faire le meilleur album qu’on pouvait faire étant donné les ressources dont on disposait. On pense qu’on a dépassé nos attentes, ce qui est un super sentiment.

Vous avez une anecdote ou un souvenir drôle à propos de l’enregistrement de cet album ?

Faire marcher Dan [guitariste, ndt.] dans de la litière (propre) en bottes de cow-boy pour créer une ambiance western spaghetti pour l’intro de Short Change Hero était carrément amusant. Et nécessaire.

Avez-vous ressenti une quelconque pression pour cet album étant donné la qualité du précédent ?

On avait encore des chansons qui n’allaient pas dans le premier album et on a eu plus de temps pour les développer dans celui-là. On a aussi testé quelques chansons sur notre public dans le monde entier, donc on savait exactement ce qu’on voulait, et la pression n’était pas très apparente.

Vous allez faire (ou vous avez fait) plusieurs shows en France pour promouvoir The House That Dirt Built. Vous avez déjà été en France dans le passé ? Vous pensez quoi du public français ? Vous écoutez de la musique française ?

J’aime beaucoup le hip-hop français et le retour que nous donne le public à nos concerts, à chaque fois qu’on est en tournée. Je pense que les gens se reconnaissent dans l’idée d’être aussi éclectique, dans un pays où vous avez aussi une passion pour l’éclectisme.

Dernière question, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour le futur ?

Plus de crasse et de succès.

C’est la fin, merci encore d’avoir répondu à ces questions. Laissez-moi vous souhaiter un grand succès dans les mois prochain dans cette incroyable House That Dirt Built !

Je vous remercie.

***

The House That Dirt Built, le deuxième album de The Heavy sort le 5 octobre. Il est vraiment pas mal, la preuve ! En attendant vous pouvez patienter avec un premier single sur Spotify, ou même avec leur premier album.

The Heavy sont en concert ce soir à l’AB Club de Bruxelles et le 2/10 à la Carene à Brest !

Interview réalisée par mail. Traduction avec les pieds et mes seules compétences en anglais. Version originale disponible ici (pdf). Je remercie également Benjamin puis François de Ping Pong pour avoir rendu cette interview possible !

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l' auteur, Martin

Touffe blonde sociopathe à double arceau rotatif.

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