Chronique de Never Cry Another Tear – Bad Lieutenant
Bad Lieutenant - Never Cry Another Tear
Année : 2009
Genre : Alternatif, New Order revival
Chanson(s) préférée(s) : Sink Or Swim, Twist Or Fate, These Changes
Ian Curtis, Stephen Morris, Bernard Sumner et Peter Hook sont sur un bateau. Après plus de trente ans d’un brillante carrière musicale, qui reste-t-il sur le bateau ? Bernard Sumner et Stephen Morris. Se sont joints à l’équipage Phil Cunningham et Alex James, et cette belle équipée a rebaptisé le navire Bad Lieutenant.

Donc pour récapituler, en 1976, se forme Joy Division. En 1980, Ian Curticus se suicide, mais le reste du groupe décide de continuer, sous un nouveau nom : New Order, qui prospèrera jusqu’en 2006, où le bassiste, Peter Hook s’en va, parce qu’ils ne s’entend plus avec le reste du groupe. Les autres décident de continuer, mais sous un autre nom : Bad Lieutenant, rejoints par Alex James, le bassiste de Blur.
Après deux ans passés à le peaufiner, Bad Lieutenant nous sort enfin son premier album : Never Cry Another Tear. Bien sur, on évolue en terrain connu. La superbe voix de Bernard Sumner n’a pas changée, et évidemment, le son de New Order est toujours là, bien que sous une forme différente. Peut-on vraiment parler d’influence lorsque trois des membres du groupe, dont la tête de proue sont les mêmes ? Le nom change, mais les personnalités restent. Avec une équipe comme celle-là, le résultat était assuré d’avance.
Et ça commence très fort, par la superbe Sink Or Swim, qui fout la patate d’entrée de jeu ! C’est plein de guitares, et pour cause, la formation compte trois guitaristes ! Ici, le côté électronique de New Order a complètement disparu, mais on les reconnaît quand même dans la mélodie. Le ton est donné, on est ici sur un album beaucoup plus rock. On a même parfois le droit à des solos de guitares (Running Out Of Luck), c’est tout à fait inédit.
Il faudra attendre la moitié de l’album pour retrouver les claviers sur Poisonous Intent, au refrain tellement New Order ! Mais dès le couplet, les guitares reprennent la main. Walk On Silver Water donne également un fort sentiment de déjà entendu, mais c’est ça qui est bon, pas vrai ? Sur le reste de l’album, les claviers resterons tout de même très discrets. Pas de doute, les années 80 sont terminées !
On est toutefois pas perdus, le son est extrêmement familier, digne des albums les plus alternatifs de New Order, et quand même relativement proche de leur dernier album : Waiting For The Siren’s Call. On a néanmoins une impression de fraicheur qui nous suit. Peut-être l’ambiance générale est-elle plus positive, plus entrainante !
On sent bien les deux ans de travail qui viennent derrière, l’album semble très travaillé et chaque piste est d’une richesse folle. Il faut dire qu’on a affaire à des professionnels. C’est leur métier, et ils le font bien, pour notre plus grand plaisir. Du haut de sa cinquantaine bien passée, Bernard Sumner a réussi à ne pas s’encrouter, et a réussi la performance, après tant d’années dans le monde de la musique, de se renouveler, et c’est quand même merveilleux.


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