Les Top 5 des chansons hommages à Bob Dylan
Bob Dylan, plein de gens l’aiment, plein de gens l’imitent, plein de gens voudraient être lui. Passé le stade de l’inspiration, de la vénération, de la collection d’objets en rapport avec le Zim, vient, parfois, celui de l’hommage, et en musique s’il vous plait.
5. Chanson pour Bob Dylan – Gilles Vigneault
Cette chanson constitue la preuve que l’idole ne déteint pas toujours sur l’idolâtre. Gilles Vigneault m’a tout l’air d’être l’équivalent québécois de Maxime Le Forestier. D’où cet hommage, disons, inattendu, mais exotique. Régalez-vous.
4. Ladybird and Bob Dylan – Zak Laughed
Zak Laughed, on en parle en ce moment parce qu’il a quatorze ou quinze ans (les avis divergent), et qu’il a réussi à se poser cinq minutes pour pondre un album de folk en anglais, bien qu’il soit originaire de l’Hexagone.
Zak n’a pas encore mué (du moins, je l’espère pour lui), et chantonne sur un son proche du ukulélé qu’il veut être une coccinelle (« Yes, I would like to be, a ladybird »), puis qu’il veut être « a great rocker », mais pas comme Mick Jagger, non, cet enfant à du goût, lui, il veut être « a great folk singer », et là, vient la conclusion que nous attendions tous : « I wanna be like Bob Dylan ».
Et quand on y pense, Zak a toujours plus de chances de devenir comme Bob Dylan que de devenir une coccinelle. Un peu comme nous tous en fait. Bonne nouvelle.
3. Like Dylan in the Movies – Belle and Sebastian
Le refrain « And if they follow you, don’t look back, like Dylan in the movies » fait allusion à « Dont look back », le film de D. A. Pennebaker qui avait pu suivre Dylan en tournée au Royaume-Uni en 1967.
Pour une chanson de Belle and Sebastian, c’est normal. Mais pour une chanson hommage à Bob Dylan, c’est vraiment pas mal.
2. Bob Dylan Blues – Syd Barrett
D’accord, d’accord, la recette est facile. Vous prenez un rocker en peine dont même les Pink Floyd ont du se séparer pour cause d’usage de drogues trop assidu, un texte écrit pour celui qui est grosso modo le père d’une bonne partie de la musique contemporaine, et forcément, vous obtenez un truc délicieux qui mérite la deuxième place de mon humble top 5.
Mais là où Syd m’épate, c’est qu’il parle plus de lui-même que de Dylan dans cette chanson, ce qui est quand même fort pour un hommage à Dylan.
1. Song for Bob Dylan – David Bowie
Cette chanson est obscure. D’un autre côté, c’est un peu fait exprès, les paroles sont bourrées d’images surréalistes.
J’ai longtemps cru qu’elle avait un rapport avec le fameux « virage électrique » de Bob Dylan. Après, Bowie accusait-il Dylan, comme tant d’autres, d’avoir remisé son costume de folkeux (ce qui paraissait improbable de la part de celui qu’on surnomme le Caméléon), ou se mettait-il tout simplement à la place du fan blessé ? La question restait en suspens.
Finalement, il semblerait que tout cela n’ait rien à voir avec la chanson de Bowie. Contextualisons. En 1971, au moment de la sortie de Hunky Dory, l’album sur lequel figure cette Song for Bob Dylan, Dylan s’est tant bien que mal remis de son accident de moto de 1966, a traversé sa (très controversée) période dite « country », en produisant trois albums sur lesquels on ne reconnait pour ainsi dire pas sa voix. Et s’est cloîtré chez lui en famille, séchant notamment le festival de Woodstock en 1969. Donc, c’est l’époque où on réclame Dylan à corps et à cris. Mais le vrai Dylan, pas celui qui fait de la country bizarre. Cela expliquerait certains passages de la chanson de Bowie, comme « Then we lost your train of thoughts » ou « Ask your good friend Dylan if he’d gaze a while down the old street, tell him we’ve lost his poems ».
Toujours est-il que c’est celle que je choisirais pour un éventuel (mais non imminent, croisons les doigts) hommage posthume à Bob Dylan. Parce que le son de la guitare est beau, et parce qu’elle est magistrale, un point c’est tout.
Hors concours :
Robert Zimmerman – Frank Boeijen Groep
Je ne sais pas vraiment qui est Frank Boeijen, tout simplement parce que toutes les informations disponibles à son propos sont en néerlandais. Idiome que je ne maitrise absolument pas. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est lui :
Et que « Frank Boeijen Groep », cela voudrait dire «le groupe de Frank Boeijen » ou quelque chose d’approchant.
Toujours est-il qu’un hommage à Bob Dylan en hollandais, c’est original, mais je ne comprends rien. Ni ce que c’est, ni d’où ça sort.
Michel Montecrossa
Pour vous décrire le truc, je ne peux que vous renvoyer à cette adresse :
http://www.mirapuri-enterprises.com/Michel-BobDylan/index.shtml
Je passerai sur le concept de cyber rocker, parce que je suis une enfant du XXIe siècle et que plus rien ne m’étonne.
En revanche, Michel Montecrossa semble être un hommage vivant (et vibrant) à Bob Dylan. Il organiserait visiblement son propre festival, nommé de façon trompeuse « Michel’s « Michel Montecrossa and Bob Dylan » festival, au cours duquel il doit probablement interpréter ses reprises de Dylan, entre imitation et caricature.
Michel Montecrossa, c’est un tribute band à lui tout seul. En version légèrement flippante.
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Raph a dit :
1
Ouais. Mais c’est un peu court (Comme dirait Cyrano). Il en manque des belles … En commencant bien sur par Baez, Diamonds & Rust et Winds of the old days ou elle présente ses excuses et ses remerciements, ou plus direct Cat Power Song to Bobby – une déclaration d’amour assez directe, ou encore Mr Jones de Counting Crows qui déclare directement « I Wanna BE Bob Dylan » … Voir http://www.bjorner.com/Covers.htm toutes les chansons notées « A » font ref a Bob…
cosmopoof a dit :
2
moi j’aurais mis « c’est la faute à dylan » de Alain Baschung à la place de Zach le prépubère.
suprasonic a dit :
3
Veuillez donc jeter une oreille au morceau intitulé 24/7 dans l’excellent album Beyond Elysean Fields du non moins brillant Hugh Cornwell (ex Stranglers) et dites-moi donc ce que vous pensez de ce bijou d’hommage :
I’d like to meet the wandering jew who keeps his hands in his pockets for later
He’s always been there controlling the scene but in his new suit he looks like a waiter
He’s of the retiring kind but with a schedule that’s fuller than Kissinger
He’s grown a moustache since his wife went away but I have to say I don’t think he’s missing her
24/7 it’s got to be the greatest job
24/7 just being Bob
He started out when I was at school when the teachers weren’t cruel they were vicious
He strummed that guitar like he meant it and the women he knew were capricious
I couldn’t wait to discover an E and then follow it with an A minor
Even the Beatles took note at the words that he wrote like a spider
24/7 it’s got to be the greatest job
24/7 just being Bob
Meanwhile I got stuck in verse three when the black blood flowed down the metal
I left it around for about a thousand hours and then sure enough I started to meddle
So if you’re listening please I’m down on my knees in the candles
I’m not stuck in Memphis at all but I sure heard the call and the scandal
24/7 it’s got to be the greatest job
24/7 just being Bob
So Bob don’t get me wrong I’m a fan but I can stay cool
I know what it’s like to be put on the spot when your collar gets hot that’s the rule
I understand why you constantly play because playing is work and it’s fun
I hope you continue to grow because it’s sure hard to stop once begun
24/7 it’s got to be the greatest job
24/7 just being Bob