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Live report : Puppini Sisters @ Grand Angle 17/10

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The Puppini Sisters, nouvelles stars du jazz vocal contemporain sont déjà bien intégrées dans le milieu même si elles n’en sont qu’à leur second album. Vraies sœurs, fausses sœurs, le doute ne plane pas longtemps quand on remarque la pétillante petite brunette italienne Marcella Puppini assistée des anglaises Stephanie O’Brien en rousse fatale et la plantureuse blonde Kate Mullins. Mais j’aime à croire en cette illusion tant leurs grains de voix concordent parfaitement…

Pressons pressons ça va commencer. Petit échauffement vocal avant le début : « FERMEZ PAS LA PORTE !!! ». Je passe de justesse, achète ma place un peu trop chère au goût de mon portefeuille, m’enfin c’est pour la bonne cause et puis c’est pas tous les jours noël ! Dernières petites appréhensions : moyenne d’âge de la salle d’environ 60 ans et places assises only.

Accompagnés par un orchestre jazz minimaliste : guitariste, batteur, et un contre-bassiste virtuose en pizzicati on démarre avec Heart Of Glass et engouement. Je reste coite : parfaite synchronisation des voix, une profondeur et une magie dans leurs expressions du faciès.

On fait un bond dans les années 1940 ! Costumes glamours, danse de manchot kitchissime à souhait, et accompagnement sur lit mélodique. Introduction réussie, totale participation du public, en plus elles nous présentent en français avec un charmant accent britannique « the mini puppini philharmonic » …  Stéphanie prend un violon électrique, Marcellia s’empare d’un accordéon et Kate un mélodica. Sway, It don’t mean nothing alternent langueur suave et pêche des grands jours. Cette performance reste très impressionnante, les voix se mélangent, et quand l’une sort du lot, elle est aussitôt chevauchée par sa voisine.

Plusieurs solos sont exécutés par les différents protagonistes au cours du spectacle-concert, chaque musicien a son moment de délire, chaque chanteuse déploie la puissance de sa cage thoracique seule face à un public de quinquagénaires déchainés.
J’en retiens deux particulièrement qui m’ont scotchés : le batteur nonchalant voire dédaigneux tout au long du concert avec un air ça-me-gave-d’être-là cependant vu son talent c’est vrai qu’il doit un peut s’ennuyer parfois mais là… waaa… hyperbalèze ! Il a tenu plus de 7 minutes se déchainant dans une course folle au rythme avec une fougue quasi-inhumaine. Et le second, où la fluette Marcella débordant d’énergie a puisé dans les tréfonds de ses poumons pour d’un coup d’un seul absorber tous les regards du public. A mon avis cette femme n’a pas du tout un rapport corps/voix normal ! Justesse, virtuosité, précision et montée sur piles.

La mise en scène m’a particulièrement interpellée (le fait d’avoir été assise m’a permis d’être très attentive aux détails!!), jeu de scène avec de l’humour à revendre. On a donc eu droit à « la chanson d’amour malheureuse italienne » dédiée à un certain Giovanni… Berlusconi Falling in Love Again qui a fait sont petit effet. Puis place à « la chanson culturelle » d’une compositrice américaine qui ressemblait farouchement à Crazy In Love. Avec un petit encouragement pour les pas de danse de Marcella « Shake it les filles » ! Tout leur répertoire y est passé, de Soho Nights à la reprise de Tu vuo fa l’Americano

Malgré des transitions intra morceau désolantes (perte de l’environnement créé par la chanson ou le solo) et un manque de pep’s dans l’accompagnement parfois (j’aurais bien rajouté une trompette et un sax) Don’t Sit Under The Apple Tree fut une de mes préférées avec le deuxième rappel (le premier était complètement décevant: solo hypertriste de la contre-basse), Walk like an Egyptian a levé toute la salle (enfin !).
Des frissons et du plaisir, ça ne vous rappelle rien?

Shake it

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l' auteur, Caro

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