Chronique de For New Beginnings – Friska Viljor Pop brûlante et festive venue du froid
Friska Viljor - For New Beginnings
Année : 2009
Genre : Pop-fanfare suédoise
Chanson(s) préférée(s) : Hibiskus Park, Wohlwill, People Are Getting Old
J’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus. J’avais juré de ne pas les suivre si ils ne se mettaient pas en danger. Car après deux albums pas loin d’être parfaits, je craignais qu’en continuant dans leur lancée, les surdoués suédois de Friska Viljor ne me laissent sur le bord du chemin, frustré de ne pas les entendre se renouveler.
Avant d’écouter ce disque, je m’en doutais, mais le fait est que For New Beginnings n’aurait pas pu être plus mal nommé. Car de nouveaux départs, il n’y en guère dans cette troisième galette. A peine plus ample et fanfaron, tout est encore là, mitonné aux petits oignons par deux barbus scandinaves décidément bien en peine lorsqu’il s’agit d’explorer de nouveaux horizons. Banjos, cuivres, refrains entraînants et léger vague à l’âme sont toujours leurs principales armes.
Énumérer les chansons ne servira à rien, il faut simplement que vous sachiez que Hibiskus Park a le refrain le plus addictif que j’ai entendu depuis longtemps, que Wolhwill a un pont dément et que People Are Getting Old est taillé pour la scène.
Et rien n’y fait, et le groupe de Stockholm renouvelle le charme. Cet album est comme une grosse cuite, la gueule de bois en moins. On se laisse gagner par l’ivresse de cette galette flamboyante et démonstrative, et son enthousiasme débridé fait peu à peu tomber nos inhibitions. On se retrouve à crier à tue-tête, la démarche mal assurée et les yeux dans le vague de cette nostalgie cachée derrière la joie. Mais on a un peu mauvaise conscience, pour son foie et sa réputation. On jure que plus jamais on se mettra aussi mal. Et on recommence.
On ne pourra pas leur enlever cette aisance mutine à tailler des mélodies qui vont droit au but, d’une efficacité redoutable. Certains y verront un repoussoir. Je préfère y trouver une forme de grandiloquence magnifique, frôlant sans jamais y sombrer le mauvais goût et l’excès.
Si il fallait encore faire une comparaison, je dirais que cet album est comme un feu d’artifice. Quand on y réfléchit bien, ce n’est pas très fin, un peu grossier. C’est plein de couleurs, ça explose de partout et on est obligé de se payer un torticolis à force de regarder le ciel. Mais on reste le nez en l’air, pas très finaud, un sourire au coin des lèvres, qui se transforme en moue de déception une fois le bouquet final achevé.
Lyssna på lite musik !
Friska Viljor – Hibiskus Park
Friska Viljor – Wohlwill
Et en acoustique c’est par là.
Paris – Stockholm, direct et sans escale
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- Une chronique sur la Quenelle (il découvre, mais il est enthousiaste !)
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