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Chronique de Danton Eeprom – Yes is more

Chronique de Danton Eeprom – Yes is more

Danton Eeprom - Yes is more

Année : 2009
Genre : Fourre-tout pour machines désirantes
Chanson(s) préférée(s) : Thanks for nothing, Confession of an english opium Eater, Give me pain

7/10

Danton Eeprom a un certain mérite étant donné son profil de jeune français sortant un premier album : il n’use point ad nauseam de vieux synthés saturés et de beat compressés, de basses slapées et distordues, bref, de tout le tralala de la dénommée french touch 2.0. Ouf !

Quand un artiste électronique français fait le buzz, il y a au moins cinquante pour cent de chance (ou de malchance) pour qu’il soit un sous-Justice qui est un groupe déjà bien under mais alors under ! Bon, certes, ça a tendance à s’effriter depuis un certain temps mais il faut le dire, j’ai souffert. Faut comprendre que ça me fait du bien de taper un peu sur toute la clique saturisante. Et Danton Eeprom dans tout ça, qu’est ce qu’il vient faire là ? quelle place occupe t-il dans ma névrose obsessionnelle (oui, je sais, c’est pas vraiment une névrose) ? On dit qu’il mêle électro et rock, on dit pareil de Justice et consorts, on peut alors penser qu’il va encore pousser le potard à fond sur ses machines. Et alors ? Bah non, Danton Eeprom fait dans la finesse.

Cependant, son premier album Yes is more est assez inégal.

Sur le premier track Thank for nothing, Danton la terreur fait penser à un Bowie post-Berlin qui aurait sorti Fashion cette année. C’est une chanson imparable avec des paroles assez trippantes. La suite jusqu’à un final émouvant va osciller entre techno de bon aloi plutôt minimale, cold-wave susurrée et post-post rock. On notera la sensuelle techno-balade expérimentale en duo avec Chloé avec The feminine man et un plutôt efficace exercice pop-rnb à la N.E.R.D sur Give me pain.

Au bout du compte, on a l’impression d’un peu trop hétérogénéité, on n’a pas le sentiment d’écouter le même artiste d’un morceau à l’autre. Après, à voir si c’est une qualité ou un défaut.

C’est plutôt un bon disque aux références multiples mais il y a ce quelque chose qui fait défaut. Pris à part, les morceaux sont excellents et sacrément bien produits mais considérés dans l’ensemble, il y a un manque. Au final, on en sort un peu mitigé. Peut-être que être que Yes is more fait partie de ces albums qui font découvrir leur splendeur au fil des écoutes, peut-être que je ne l’ai donc pas encore assez écouté. Peut-être.

Promis, si je change d’avis, je vous met au courant.

Adenddum : Mention spéciale pour la pochette qui est somme toute assez bien fournie.

Écouter

Aller plus loin

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l' auteur, Mutapop

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