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Live report : Les Transmusicales 2009

bantrans

Je n’étais jamais allé aux Transmusicales, mais depuis la conférence de presse fin Septembre au TruskelJean Louis Brossard nous avait présenté la programmation, je bouillais d’impatience d’aller me déboucher un peu les oreilles dans ma capitale bretonne adorée.

Bref, je débarque Vendredi soir à la gare, et je file illico à l’esplanade Charles de Gaulle afin de récupérer mon pass, en profitant de l’occasion pour remercier l’équipe des trans, et notamment Benjamin, d’avoir invité BTS au festival.

Je chope la navette et une vingtaine de minutes plus tard me voici à l’extérieur de Rennes au Parc des expositions adjacent à l’aéroport breton. Le site peut paraître glauque au premier abord mais j’ai trouvé qu’il se prêtait finalement particulièrement bien au déroulement du festival, les trois énormes halls (le Hall 9 notamment, vraiment gigantesque) pouvant accueillir énormément de population, comme je vais vous le montrer.

Avant toute chose, je tiens à féliciter toute l’organisation, vraiment très soignée, les concerts toujours à l’heure, des équipes de sécurité et d’accompagnement sympathique, ainsi que toute la technique, que ça soit les lumières ou le son, qui m’a permis d’assister à un spectacle de grande qualité dans des conditions d’écoute et de confort maximum.

Vendredi

Arrivé sur place, j’ai à peine eu le temps de boire un cidre pour me mettre dans l’ambiance qu’il était déjà 21h10, l’heure de Gaggle, qui lançait le Hall 9 pour la nuit.

GP1030560aggle

Vous savez Gaggle, tout le monde a un peu parlé ces derniers temps de cette chorale de 21 nanas londonienne un peu déjantée. Et ben, je trouve qu’on a fait un peu trop de bruit pour ce que leur prestation live valait, c’était sympa, c’étais frais, mais je n’ai pas non plus été transcendé par des compositions pas toujours fantastiques, bien que la prestation technique et la joie de vivre que nous on fait partager ces jolies filles ne pouvaient que me donner le sourire pour commencer le festival en douceur.

Myspace

Ensuite, je file au Hall 4 pour voir Lost Valentinos, et je me retrouve face à un vieil indien qui chante.

Slow Joe

Oui, vous avez bien lu, un vieil indien qui chante, alors que je m’attendais à voir les australiens de Lost Valentinos. Je demande au collègue photographe à côté de moi comment cela P1030684donc se fait-il, et il m’informe que les australiens ont annulé, et que pour les remplacer on a mis Slow Joe, le groupe dont toute la presse a parlé avant les Trans (à lire notamment l’article du Monde sur la formidable épopée qui a amené à la création du groupe), qui passait à l’Ubu Mercredi et que je regrettais de ne pas pouvoir voir. Tout excité par cette réjouissante nouvelle, j’admire avec impatience l’entrée en scène de ce tout petit bonhomme qui, de prime abord, ne paye pas de mine ; mais qui m’a par la suite totalement envouté durant l’heure irréelle que j’ai passé en sa compagnie. Quelle voix mes amis, quelle ambiance, quelles rythmiques qui te ramènent 50 ans en arrière, au temps du rock’n’roll et du blues américains des 60’s. Franchement, ce concert m’a mis dans une joie, voire même une euphorie, qui ne m’a pas quitté toute la nuit durant, tant j’ai été ébloui par la prestation vocale de Slow Joe, ainsi que par le superbe accompagnement musical collant parfaitement à la voix impressionnante du bluesman indien. A noté notamment une performance enP1030699 acapella qui m’a littéralement laissé sur le cul. Slow Joe : mon coup de cœur des Trans.

Myspace

Un peu assommé par ce que je venais de voir, j’ai été mangé un bout, oubliant d’aller voir Terry Lynn dont je n’ai vu qu’une demi-chanson, malheureusement.

Mais je ne payais rien pour attendre, car, à 00h30, avait lieu LE concert que je voulais voir, à savoir : Fever Ray.

Fever Ray

Il faut savoir que pour moi, ainsi que pour l’ensemble de la critique, Fever Ray fait incontestablement parti des albums de l’année. C’est peu dire comme j’attendais la prestation P1030875scénique d’un album que j’ai tant écouté ces derniers mois. Et ben franchement, je n’ai pas été déçu. Mon dieu, on aurait dit la fin du monde, on aurait dit l’apocalypse, tant l’ambiance lancinante, voire morbide, que nous proposent les compositions des suédois a été retranscrite à merveille lors de ce concert époustouflant, jubilatoire, angoissant, éternisant, j’en perds mes hyperboles. Difficile de vous décrire un tel moment, tout d’abord, ce n’était pas un concert, mais plutôt un spectacle mis en scène sur fond musical. Impossible de prendre des photos des musiciens, tant les fumées et les lumières sombres empêchaient de les apercevoir, c’est à peine si on les devinait derrière la brume profonde qui les entourait. Quel formidable performance technique etP1030879 artistique que celle qui a été accomplie ici, les jeux de lumières qui envahissaient la salle, parfaitement accordés à la musique sont indescriptibles, même les photos ne donnent qu’un léger aperçu de ce que cela pouvait donner sur place. D’un point de vue musical, toutes les chansons de l’album y sont passé, et, malgré tout les sons enregistrés, le rendu était fantastique, aucun titre n’est passé à côté, notamment la jouissance que When I Grow Up ou encore If I Had a Heart on put me procuré. Bref, ce concert est un des plus beaux que j’ai été amené à voir dans ma petite vie, le concert de la nuit, très certainement.

Myspace, Spotify, Deezer, Notre Chronique.

Bon après, j’étais sensé aller voir Major Lazer dont on m’avait dit du bien, ou encore The Field. Mais Aeroplane qui a enchainé directement après Fever Ray m’a littéralement scotché à ma chaise.

Aeroplane

Un DJ set en duo d’une heure et demie qui m’a clairement transporté, surement l’euphorie post Slow Joe-Fever Ray a-t-elle jouée, mais je n’ai pas pu bouger un cil tant le set était géré, calibré, calculé, organisé, un pur moment de bonheur musical, je ne saurais le décrire autrement, c’était juste une heure et demie d’oubli total de soi. J’ai kiffé sa maman, notamment la petite reprise de Money Money Money d’Abba, qui était du plus bon effet.

Myspace

P1030901

La fin de la nuit approchait, mais moi, j’étais encore super motivé et je n’attendais plus qu’une chose : Solillaquists of Sound.

Solillaquists of Sound

P1040033Ce groupe d’Orlando un peu inclassifiable avait retenu mon attention lors de la conférence de presse, l’écoute de leurs deux albums, No More Heroes et As If We Existed, m’avait conforté dans ma première impression, et j’écoutais depuis régulièrement les compositions des Solilla, entre Hip Hop, Funk et Rap. Et bien je n’ai pas été déçu,P1040026 leur hip hop qu’ils qualifient eux même de «métaphysique» a fonctionné à merveille et a réjouit le public nombreux qui dansait en rythme à cette heure avancée de la nuit. C’était super sympa, les quatre gonzes qui ressemblent un peu à des personnages de dessin animé avaient l’air trop content d’être là à nous jouer leur musique, et le bonheur était partagé, la métaphysique a fonctionné, et ce concert d’une heure s’est déroulé sous le symbole de la joie et des sourires agrémentés de beat hip hop réjouissants. En plus ça m’a donné la pêche et le courage pour prendre la navette et retourner dans Rennes.

Myspace, Site, Spotify

Samedi

Un gros dodo et quelques heures plus tard, me revoici au parc des expositions, pour une nouvelle nuit transmusicale.

Rodriguez

P1040085J’arrive juste à l’heure pour un concert au Hall 3 dont j’attendais beaucoup : Rodriguez, qui m’avait été présenté comme un prodige des années 70 resté dans l’ombre, et, en effet, à l’écoute ça m’avait bien plu ces chansons un peu dylanesques, notamment le tube Sugar Man. Mais je ne sais pas, je crois que la magie n’a pas fonctionné, je n’ai absolument pas accroché à l’ambiance, aux sonorités, bref je n’ai pas voyagé, donc une fois passé Sugar Man, j’ai décidé d’aller voir au Hall 9 si j’y étais, pour essayer de me remettre de cette déception.

Myspace, Sugar Man

The TwelvesP1040150

Un peu déçu, je me pointe donc au Hall 9 sans trop savoir ce que j’allais entendre. Je me retrouve face à deux DJs dans une salle dont l’ambiance était déjà bien chaude. C’était super, un mix diversifié, avec du Daft Punk et du Metric, entre autre, qui a permis de mettre la foule dans l’ambiance pour les véritables chocs à venir.

Myspace

The Japanese Popstars

P1040168Là, j’ai tout de suite senti que les choses sérieuses commençaient. Ce trio d’irlandais, armé d’un synthé et de deux macs books nous en a foutu plein la gueule, des beats (très) violents, des mélodies bien construites, en particulier sur les reprises de beats super bien placées lorsqu’on ne s’y attend pas. La foule était carrément en trans (ahah, fallait bien que je la fasse une fois), complètement emportée par cet électro vraiment bien mené, j’ai adoré entre autre la reprise de Peace de Depeche Mode, ainsi que celle de Be The One des Tings Tings, dépassant presque les originaux par moment. Bref, The Japanese Popstars c’était l’introduction parfaite au cataclysme qui allait venir, à savoir Mr Oizo.

Myspace

Mr OizoP1040462

Indéniablement le moment fort des transmusicales. Comment dire, imaginez (cf photo), l’immense Hall 9 plein à craquer, comme ça je dirais qu’il y avait 30000 personnes à mes pieds, étant donné que je m’étais placé en haut de la tribune, face à un Mr Oizo déchainé, mixant du Daft Punk, du Michael Jackson, ainsi que ses propres sons. Plus d’une heure de vision apocalyptique, absolument inoubliable, je n’ai pas grand-chose à rajouter en fait, bravo Mr Oizo, vous étiez au rendez vous, et c’était très très fort.
P1040424

MyspaceP1040588

The Carps

Ne sachant trop où aller après cela, j’ai atterri au Hall 3, face à The Carps, un duo drum-guitare canadien, qui déchirait bien sa maman. Une mise en scène particulièrement réussie, avec un fake de bagarre entre les deux artistes à la fin, une pêche incroyable, c’était vraiment un bon concert rock, tendant parfois vers le punk, et parfois vers le psychédélique. Je ne les connaissais pas et ils font partie de mes découvertes de ces Transmusicales, un groupe à suivre dans l’avenir, à mon humble avis.

Myspace

The Politics

Petite pause cidre avant d’enchaîner sur mon dernier concert des Trans, j’ai nommé The Politics, ces rockeurs danois dont on ne m’avait dit que du bien. Mais je ne sais pas si c’était l’heure, la fatigue, ou leur prestation, mais je n’ai pas accroché, malgré un son de qualité, et une bonne ambiance dans le public. Mais après un revisionnage du concert, je pense que le problème venait surtout de moi, donc j’éviterai toute critique !

Myspace

P1040629

En conclusion, j’ai passé un week-end vraiment inoubliable, entre découvertes, cidre, jouissance, fatigue et air breton. Merci à l’équipe des Transmusicales d’avoir rendu ce reportage possible, et bravo pour ce festival qui fut de mon point de vue une vraie réussite.

Aller plus loin

L’intégralité de mes photos : Part 1, Part 2, Part 3.

Les concerts de Slow Joe et de The Politics.

Le site des Transmusicales.


Delphic – Doubt
Villeneuve – Death Race

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l' auteur, Nao

Faux penseur. Mais vrai mélomane.

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