Serge Gainsbourg – Les Sucettes
Parfois, un peu d’introspection a du bon. C’est ainsi que, replongée dans mes souvenirs d’enfance, j’ai repensé à cette chanson que j’avais découverte une froide nuit d’hiver dans la voiture lors d’un retour de vacances. J’avais alors dans les cinq ans et demi, et je me souviens que dans ma petite tête d’enfant à moitié endormie, la voix que j’avais entendue était féminine, j’en déduis que j’étais tombée sur la version de France Gall, sortie en 1966.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, je l’ai retrouvée, chantée par Gainsbourg lui-même, en 1969 cette fois-ci, sur l’album Jane Birkin-Serge Gainsbourg. D’un coup, ça fait moins sucré. (Bon, vous jouez le jeu, vous ne prenez en compte que les premières minutes de la vidéo, et vous pouvez considérer que les autres chansons c’est des points bonus fidélité).
Sinon, vous avez aussi la version combinée des deux.
Et le drame, c’est que maintenant, je connais le lascar, et je comprends les paroles. Et mon enfance, passée à entonner innocemment cette chanson qui me faisait rire parce que ma maitresse d’alors s’appelait Annie, semble d’un seul coup différente. Vladimir Nabokov, me voici.
La légende veut que France Gall n’aie pas vraiment compris toutes les connotations diverses et variées du texte au moment où elle le chantait. Personnellement, je pense qu’il faudrait arrêter de prendre les blondes pour des connes. Surtout dans ce domaine, hi hi.
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