Le classement 2009 de Mercy – en vidéos
A quelques jours du réveillon, il me semble, si mes facultés mathématiques sont encore intactes, que BTS a bientôt neuf mois (le temps de faire un enfant. On ne vous dit pas tout ce qui se passe au sein de la Team BTS -wesh). Mon sonotone s’en trouve donc passablement débouché et idéalement branché, si vous voyez ce que je veux dire. Hors, au bout de neuf mois de ce régime, mes tympans fatiguent. La crise d’acouphènes me guette, et j’entends Julian Casablancas murmurer des mots doux à mon oreille avant même d’être en train de rêver, le soir, la tête sur l’oreiller, alors que le silence se fait (sauf dans ma tête) et que je suis censée dormir, non de Dieu.
Heureusement, un sens en chasse l’autre (non cette image n’est absolument pas bizarre), et ma vue a pris le relai. C’est pour cette raison (et pour tes beaux yeux, ami lecteur) que j’ai concocté, Ô combien fièrement, mon classement personnel des vidéos de 2009.
Alors, oui, effectivement, ça s’annonce consensuel et pas tellement ungerdround. Parce que les vidéos sont destinées à mettre en lumière de jolies trouvailles. Et parce que je veux inclure dans mon classement des vidéos représentatives de l’année 2009. Comme une rétrospective, mais avec des vidéos, arrête, je suis une artiste. Ne brime pas mon inspiration ou je vais encore me ruiner chez le psy.
1. Arctic Monkeys – Cornerstone
Dieu que j’aime cette vidéo. Pour ses indéniables qualités esthétiques et scénaristiques tout d’abord – non, je déconne. J’aime cette vidéo parce qu’elle résume pour moi une des plus grosses problématiques de l’année. Les Arctic Monkeys sont revenus, c’est bien. Leur album Humbug, sorti eu août, fait jaser et, qu’il plaise ou qu’il ne plaise pas, il assure au groupe une certaine forme d’avenir, c’est bien aussi. Maintenant, voila, ce clip est une énigme, je pense qu’on est tous d’accord là-dessus. Mais le vrai mystère, la véritable question, est ailleurs. Parce que c’est vrai, hein, quand on y pense, mais qu’est-il arrivé à tes cheveux, Alex Turner ? Toujours est-il que oui, dans mon petit monde, l’injection d’une dose renouvelée de la bande à Turner a constitué un événement fort agréable, appréciable, et plein de choses en –able. Et que je continue à me creuser la tête à propos de ce qu’on nous réserve pour la suite.
2. Yeah Yeah Yeahs – Heads will roll
Je fréquente pas mal le métro parisien. Quand je ne suis pas occupée à contempler les affiches de la tournée 2009 des Arctic Monkeys (voire plus haut), j’écoute de la musique pour me distraire (parce que le métro, c’est chiant). Eh bien, quiconque n’a jamais écouté Heads Will Roll à plein tube dans un wagon blindé de monde n’a pas vraiment vécu. Le bruit du synthé couvre le son nasillard du signal d’alarme. Tes synapses ne sont plus que vinyle et glam rock. Les passagers s’agitent dans ta tête et tu voudrais te joindre à eux. Mais tu ne peux pas, puisque tu es sanglé à un strapontin – si tu as de la chance. Mais tu l’avais oublié. Et voila. C’est ça, l’effet Kiss Cool Heads Will Roll. Une fille glapit des trucs mi-tribaux, mi-insensés, et personne n’en sait rien. Et c’est délicieux. Et c’est très 2009.
3. King of the dogs – Iggy Pop
Iggy Pop est un iguane punk torse nu qui a réussi à rendre rock and roll les pubs pour téléphones portables. C’est comme ça, un point c’est tout. Enfin, ça l’était. Jusqu’à ce que je croie entendre, aux alentours du mois de mai, qu’il nous concocterait un album de jazz inspiré par Michel Houellebecq. Excusez-moi, mais a priori, c’est un peu comme si Oprah Winfrey sortait un album de folk sponsorisé par Maïté. On-ne-voit-pas-le-rapport. Entre Iggy Pop et le jazz d’abord, entre Houellebecq et le jazz ensuite, et enfin, bien entendu, entre Iggy Pop et Michel Houellebecq (finalement, il semble qu’Iggy Pop se soit inspiré d’un livre de Houellebecq, La possibilité d’une île, pour composer ce fameux album). Iggy Pop qui lit Houellebecq, ça donne une de ces petites failles spatio-temporelles qui ont redoré un peu le blason de l’année 2009. C’est vrai qu’entre une crise financière et une épidémie, on commençait à s’ennuyer.
4. Revolver – Get around town
Revolver a indéniablement été ma bonne surprise de l’année. Get around town plus particulièrement. Je dirai même presque exclusivement, étant donné que j’ai peu entendu parler des autres chansons de l’album Music for a While. Certains diront, sans doute à raison, que je n’y ai pas mis du mien et que j’ai eu tort. Toujours est-il que des petits Français qui chantent avec un (bon) accent anglais, qui savent de quoi ils parlent question technique musicale, et qui réhabilitent l’harmonica (même si ça ne se voit pas trop dans le clip), j’aime.
5. Weezer – Porks and beans
C’est en regardant la pub d’une certaine banque que je ne nommerai pas (la Banque Postale) que j’ai découvert Weezer, leur chanson Island in the Sun étant utilisée comme fond sonore. Piquée, j’ai fait quelques recherches, et j’en suis venue à la conclusion que Weezer était un bon groupe, ce qui est un fait relativement rare dans un monde où il semble parfois que les publicitaires prennent les seules bonnes trente secondes de la seule bonne chanson d’un artiste et basta. C’est frustrant. Mais pas de panique, Weezer n’est pas de cette caste, puisqu’ils ont d’autres bonnes chansons, donc, et parce qu’en prime ils font aussi des clips cools. Certes, la vidéo dont il est question en a fait rire certains et vomir d’autres, elle n’en demeure pas moins cool. Pour peu qu’on m’offre une rétrospective des meilleurs PDG (Public Display of Geekness) en date, je n’en demande pas plus.
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