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Chronique de One Life Stand – Hot Chip

[28 janvier 2010 | 10 Commentaires | 833 visites ]
Chronique de One Life Stand – Hot Chip

Hot Chip - One Life Stand

Année : 2010
Genre : Dance sans âme
Chanson(s) préférée(s) : Alley Cats, Keep quiet

5/10

Autant le dire tout de suite, je n’ai jamais été un grand fan de Hot Chip. Leur premier album m’avait laissé plutôt indifférent, leur deuxième sur DFA un peu plus enthousiaste, et leur dernier Made in The Dark avait été toutefois une bonne surprise. Ce groupe anglais de geeks électroniques fait pourtant fondre la glace de la hype consensuelle mais dit-on tellement exigeante. Mais comme on dit dans le milieu « don’t believe the hype ». Ceci fait, on s’attarde tout de même à écouter le quatrième album du quintet anglais. Alex Taylor, le chanteur, n’a pas changé, il a toujours sa même voix quasiment insupportable. On lui pardonne. Mais peut-on pardonner l’écoute d’un tel album ? Oui, bien sûr ! Mais pas sans mal. La première écoute de ce nouveau disque intitulé One life stand m’a laissé l’empreinte d’une terreur sans nom.

Comme les logiciens de comptoir le disent : qui peut le plus peut le moins. Le sentiment que donne One life Stand est celui d’un gigantesque gâchis qu’on aurait même pas pris le temps d’achever. A croire que les joyeux nerds ont enregistré leur œuvre en 5 minutes sur une mauvaise application Iphone. On a l’impression d’avoir affaire à des squelettes de morceaux qui auraient perdu les os pour mettre au jour un dance de mauvais calibre.

Établissons la chronique d’une œuvre bâclée type non-annoncée.

Le premier titre Thieves in The Night fait croire à la B.O d’une adaptation ciné d’un manga de super-héros robotiques des années 80. La suite, Hand me Down Your Love, dénote une certaine qualité mélodique mais laisse pantois quant à la rythmique. I feel better débute par un gimmick de synthés que ne renieraient pas les plus beaux représentants d’une dance circa 90. Le clap fait limite vulgos. Le refrain, certes entêtant, trouverait  sa place dans le set d’un Dj de discothèque aux toilettes maculées d’ADN pré-pubères. Une fois le morceau terminé, on croirait pouvoir dire ouf mais voici que l’horreur éponyme de l’album débarque : One life stand laisse entendre son pied trop lourd mâtiné de lasers débiles et de marimba bontempi le tout sur une basse lénifiante.

Brothers fait penser à un Brian Eno du pauvre. S’ensuit la possibilité d’un réconfort sur le slow Slush, mais las, je préfère retourner aux toilettes et vomir un bon coup.

A partir de là, on se dit qu’on a touché le fond du bol, et en fait, Hot Chip, et c’est tout à son honneur rattrape son coup et sa crédibilité avec un Alley Cats ma foi sympathique.

Malheureusement, le fond du bol, on l’atteint amplement avec l’exécrable We have love et son gimmick vocal de bébé attardé saupoudré d’un orgue bontempi (encore) de barbarie musicale. Keep quiet ne peut pas faire pire et fait donc mieux dans un downtempo qui marque un point. Bientôt, ce sera fini, mais il faut passer par le morceau fédérateur de l’album, Take It In, ouais, bah il a juste fédéré mon ennui.

Que dire ? Déçu face au potentiel que pouvait représenter Made in The Dark mais en fait pas tellement surpris. On regrette amèrement tout de même que la justesse des mélodies (le seul point fort de l’album) se perde dans les méandres médiocres de la piètre qualité de la production des morceaux.

Que faire ? Euh. Juste ne pas croire la hype. Ne pas croire les zélateurs de cette dernière qui crieront au génie derrière la kitcherie geekienne de ce disque. Ne pas me croire aussi. Peut-être.

Ecouter

Clip de One Life Stand

Ailleurs

Le myspace du groupe.

La chronique de Chroniques Electroniques.



10 Commentaires »

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l' auteur, Mutapop

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