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Chronique de Travelling like the light – VV Brown

[2 février 2010 | 1 Commentaire | 310 visites ]
Chronique de Travelling like the light – VV Brown

VV Brown - Travelling like the light

Année : 2010
Genre : Musical mashed potatoes
Chanson(s) préférée(s) : Quick fix, Bottles, Travelling like the light

6/10

Une chanteuse anglaise au look rétro et à la coiffure extravagante ? Non, ce n’est pas un mauvais remake d’Amy Winehouse mais VV Brown, une artiste complète qui commence à creuser son trou avec beaucoup de brio. Artiste complète parce qu’en plus de ses évidents talents capillaires VV Brown est auteur, compositeur, interprète et productrice de ses morceaux. Et comme si ça ne suffisait pas, elle trouve aussi le temps d’être modèle, créatrice de mode et auteur de bande dessinée. Que dire alors de son premier album, Travelling like the light, sorti la semaine dernière en France ?

Malgré cette date de sortie très récente, VV Brown a su faire parler d’elle depuis de nombreux mois déjà, ne serait-ce qu’en se produisant aux Transmusicales de Rennes et sur divers plateaux télévisés. Je savais donc vaguement à quoi m’attendre en découvrant son album, mais cela ne m’a pas empêché de prendre une belle claque. Croyant avoir affaire à une énième production aseptisée (rappelons que VV Brown fut choriste pour les Pussycat Dolls), au premier abord j’ai été bluffé par un album dynamique et pimpant, bien loin de mes craintes.

Ainsi l’album démarre en fanfare avec l’énergique Quick fix, ses chœurs et sa guitare qui mettent assurément en forme et réveillent le plus endormi des paresseux, sans toutefois révéler pleinement la voix de VV Brown. Celle-ci ne s’exprime complètement qu’avec Game Over, où l’on commence à se rendre compte du vrai potentiel de la chanteuse. Hélas cet excellent début d’album est stoppé net par la troisième piste, Shark in the water, dans lequel on sent poindre la routine avec son répétitif refrain et l’éternel thème de la rupture amoureuse. C’est là qu’apparait le premier défaut de Travelling like the light : la quasi-totalité des textes ne traite que de ce sujet qui est pourtant épuisé depuis bien longtemps. Sincèrement, pourquoi tous les artistes sont de tels monomaniaques de la rupture amoureuse ? On frôle ici la caricature, ce qui gâche considérablement le plaisir de certaines excellentes mélodies. Les non-anglophones ont bien de la chance.

Au milieu de la mièvre masse d’amourettes gâchées, s’érige fièrement Bottles, qui a le mérite d’être très entraînant sans trop s’attarder sur un romantisme déplacé. A l’inverse, I Love you assume complètement son titre et se démarque des pistes précédentes par son rythme ralenti, bien différent des sons sautillants du reste de l’album. VV Brown nous livre ici une chanson simple et calme, très épurée avec ses quelques instruments qui laissent les voix s’exprimer pleinement. La piste allie parfaitement le doux piano, les discrètes percussions, le chœur féminin et la timbre brut de la chanteuse. L’album se clôt avec le morceau éponyme à l’album, qui prouve une fois de plus que VV Brown sait s’éloigner des rythmes brutaux pour laisser plus de place à sa voix qui le mérite bien.
A noter enfin pour ceux qui auront acheté l’album via l’iTunes Store,  on trouve en bonus track une reprise de Video killed the radio star, peu originale ni ambitieuse mais toutefois sympathique.

Cependant, au fil des écoutes, Travelling like the light perd énormément de sa saveur, et au plaisir initial succède une certaine lassitude. VV Brown a beau clamer que sa musique ressemble à des « musical mashed potatoes » ou à du « 50’s pop punk », l’album perd de son originalité pour finalement ressembler à toutes ces sous-musiques qui inondent la bande FM. L’écoute reste très agréable, mais on ne garde pas de souvenir impérissable de tel ou tel morceau. Comme la sentence le dit si bien, le son entre par une oreille et ressort par l’autre sans plus marquer la mémoire. Et c’est bien dommage, car on sent que VV Brown a un terrible potentiel, pas seulement par sa voix mais aussi par sa dynamique présence sur scène et sa forte personnalité. On en reste à espérer qu’à l’avenir elle saura façonner un style musical plus personnel et unique, à l’image du formidable rouleau de printemps qui lui coiffe le crâne.

On veut plus !

  • Écouter Travelling like the light sur Jiwa.
  • Visiter le site de VV Brown.
  • Voir le clip de Shark in the water :


1 Commentaire »

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l' auteur, Q