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Chronique de There is love in you – Four Tet

Chronique de There is love in you – Four Tet

Année : 2010
Genre : Du genre qui te montre qu'il y a "de l'amour en toi". Sinon Tech-Step c'est rigolo.
Chanson(s) préférée(s) : Love Cry, Angel Echoes, Plastic People, etc.

9/10

Je ne connaissais pas très bien Four Tet avant ce nouvel album. J’ai alors rattrapé mon retard en me retapant sa discographie, et par là, comprendre pourquoi on pouvait dire que les puristes du mec pouvaient en quelque sorte ne pas aimer ce disque. La première écoute avant connaissance approfondie de l’artiste m’a laissé une impression plutôt bonne. La deuxième bien meilleure, la troisième, très positive, et ainsi de suite. Au final, j’ai là un disque qui n’est pas prêt de quitter le labyrinthe de mes conduits auditifs. Et les puristes, ça sert à rien sinon à penser que cet album si joliment nommé puisse être un tantinet trop accessible pour l’auditeur dénué de snobisme.

Bref.

Four Tet, c’est d’abord un homme, Kieran Hebden qui après s’être baladé dans un groupe dit Post-rock nommé The Fridge crée en 1998 son pseudonyme électronique qui le confine alors dans une certaine autorité dans le milieu. On lui doit, dit-on encore, la création de la folktronica, genre dont il n’est pas aisé pour les spectateurs du néo-colonialisme version TF1  et par célébrités interposées de ne pas dissocier les deux composantes fondamentales.

Four Tet qui sait la signification des beats est l’homme d’une véritable Intelligent Dance Music qui parle autant au corps qu’aux  petits états mentaux de la conscience. Four Tet, c’est donc un peu Hegel qui fait un footing.

There is love in you débute par un Angel Echoes qui porte son nom à merveille, des samples de voix féminines soulful se font entendre dans une dé(construction) rythmique hypnotique et fascinante. Love Cry est un titre proprement génial : une rythmique implacable, un vrai riff de boite à rythmes qui fait tapoter des mains sur les genoux, les minutes passent et survient sur un nuage une subtile – mais dévastatrice dans son genre – boucle vocale qui monte à la tête – accompagnée plus tard d’un bass quasi-acid qui prend aux tripes. Le gracile Circling rappelle dans une construction mélodique à la Boards Of Canada sur un pied 4/4 la fragilité de nos âmes esseulées. Les battements pressés du cœur d’un certain Pablo (Pablo’s Heart) font la transition sur 9 secondes intenses à un Sing pas aussi accessible qu’il n’en parait, une sorte de Hot Chip minimal. This Unfolds commence par un rappel au folktronica que les habitués de Four Tet connaissent pour se poursuivre avec bonheur dans une techno mélodique que les Chemicals Brothers (sic !) aime à user (The Sunshine Underground sur Surrender par exemple). Four Tet joue le carte d’un minimalisme ambiant (Reversing), puis celle du parfait morceau de dubstep à la fois charnel et intellectuel (Plastic People). Pour finir, une guitare accompagne l’auditeur heureux dans une ballade électronique – She just likes to fights – pleine de nostalgie digitale.

Ce dernier opus de notre nouvel ami Kieran ne s’apprivoise pas comme  ça, il y a comme un jeu de séduction qui se réalise tout en douceur, lentement, mais surement. Une fois séduit, on se laisse aller dans cette musique électronique d’une subtilité extraordinaire. Le genre musical de l’artiste ne se laisse cependant pas identifier précisément comme on aime à le faire, et puis, nonobstant que dire pour finir sinon que son genre -  son attitude -  est celui de l’élégance.

Un grand disque, donc, que ce « Il y a de l’amour en toi ».

Love It

Love Cry

Love away

Le myspace de Four Tet

Le site de Four Tet

Four Tet à la plage

Everybody loves

La presse est unanime : lire la chronique de Benjamin sur Playlist Society, celle de B2B sur Chroniques Electroniques, celle de Twist sur I Left Without My Hat, ou encore celle Violaine Schütz sur le site de Tsugi.


L'avis des autres

Gorillaz – Stylo
Michal Kwiatkowski – « N’importe quoi ! »

4 Commentaires »

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l' auteur, Mutapop

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