Terry Riley – In C
Deux pages de partitions. 42 minutes d’exécution. En 1964, Terry Riley compose In C (do majeur en anglais), une œuvre composée de 53 motifs musicaux. Ainsi nait le premier morceau de musique minimaliste et répétitive de l’histoire de la musique contemporaine. Principalement américain, ce courant est représenté notamment par LaMonte Young ou encore Philip Glass, peut-être plus célèbre et auteur dans un style plus accessible des superbes bandes originales des films The Hours ou encore The Illusionist.
La musique minimaliste dans sa forme répétitive offre à l’instar de la techno minimale – sorte de lointaine rejeton électronique – (putain comment je dois choquer les puristes) des compositions aux phrases musicales répétées (sic) dans un rythme soutenu et régulier.
Hypnotique, entêtante, balancée, chiante, profonde, rêveuse, tels sont les adjectifs qui pourrait qualifier cette musique. Ce genre bien expérimental n’a pas manqué d’inspirer les compositeurs de la musique dite populaire, rappelez vous ce morceau des Who, Baba O’ Riley, sur Who’s Next. Aussi, l’influence est déterminante sur les débuts de la musique planante puis de l’ambiant avec entres autre Klaus Schulze ou Tangerine Dream.
Bref, la musique minimaliste et répétitive fait incontestablement partie de l’histoire musicale du XXème siècle. En voici l’œuvre originaire, In C, dans une version de 42 minutes. Je précise la durée car ces 53 motifs qu’on peut s’amuser à déceler et à isoler peuvent être répétés selon le souhait des musiciens, dès lors, In C peut durer bien plus longtemps. Mais 42 minutes, c’est tout de même bien raisonnable.
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