Public Enemy – By The Time I Get To Arizona
« Si Public Enemy prône l’afrocentrisme et le « Back To Black » , c’est uniquement parce que nous vivons dans une structure qui favorise les blancs. » Voici comment Chuck D – leader du mythique groupe Public Enemy – résume le combat mené par lui et son acolyte déjanté Flavor Flav.
Depuis leur premier album Yo! Bum Rush The Show, Public Enemy se fait le chantre de la cause afro-centriste au sein de l’univers musical américain. Inspiré par Louis Farrakhan et sa Nation of Islam, le groupe harangue les foules afro-américaines à coups de Fight The Power avec une marque de fabrique bien à lui : des discours forts sur des amoncellements de samples aux sons stridents.
Leur réputation n’est plus à faire au moment de la sortie de Apocalypse 91 : The Enemy Strikes Black dont est extrait le sublime titre By The Time I Get To Arizona. Nous sommes en 1991 – soit un an avant les émeutes de Los Angeles qui feront 38 morts – et Public Enemy est prêt au combat pour redonner une place de choix aux Noirs aux États-Unis.
Accompagnés de leurs danseurs qui répondent au doux nom de Security of the first World – habillés à la manière de paramilitaires Black Panthers – Public Enemy nous propose dans cette vidéo un voyage dans le temps. Pendant près de six minutes, on peut y voir la détresse dans laquelle vit la communauté noire-américaine au milieu du XXème siècle, dans le sud des États-Unis – théâtre de grandes discriminations raciales qu’a notamment subies Rosa Parks.
Au regard de ce lourd passé, Public Enemy décide donc de prendre son destin en main en mimant les préparatifs d’un coup d’état contre l’administration américaine, un attentat à l’explosif clôturant la vidéo. Si le groupe n’est naturellement jamais passé à l’acte, ce titre donne un bel aperçu de la puissance de certaines revendications afro-centristes dans le rap américain de la fin des années 1980.
nuage de tags & best-of


Q a dit :
1
C’est booooon.