Putain, un an !
Ça y est. On l’a fait. Cela fait un an aujourd’hui que le premier article fut publié sur Branche Ton Sonotone.
L’an dernier, alors que Pirhoo et moi manquions de mourir de froid perdus en haute montagne en pleine nuit, je me penchais sur son épaule et lui proposait l’idée peu originale mais néanmoins audacieuse d’écrire sur la musique. Une bien drôle d’idée.
Un an plus tard, grâce à Branche Ton Sonotone :
- 16 (très) bons copains.
- Plus de 800 articles publiés.
- Plusieurs centaines de commentaires quasiment toujours gentils hébergés.
- 3 plans dragues amorcés (par le webmaster principalement, sans vouloir balancer).
- Un premier stage décroché (même remarque)
- Des cousines par hasard retrouvées.
- Environ 145 personnes passionnantes rencontrées.
- Puis un autre stage décroché.
- Des centaines de CDs écoutés et pas toujours oubliés.
- De jolis badges confectionnés.
- Des milliers de lignes de codes triturées.
- 272,5 litres de sueur déversés.
- 765 litres de bière et autres liquides apparentés consommés.
- 156 875 « bite !! » prononcés.
- 93 projets dans les cartons encore empaquetés.
- Encore pas mal de paires d’oreilles à déboucher.
- Et au moins autant de sonotones à rebrancher.
Pour fêter ces premiers 12 mois de branlette élitiste, on avait décidé d’inviter 12 personnes, réelles ou fictives, qui nous sont très chères, qui nous ont supporté, promu, encouragé, intimidé ou motivé. Tout ces gens participent de cette bonne tranche de rigolade.
(Bon, finalement y’a que neuf personnes. Je sais ça fait pas très « pro ». Mais ces neuf personnes, c’est vraiment, vraiment de la balle. Et puis en même temps, est-ce qu’on a une gueule à être « pros », hein ?)
Quand il a fallu trouver un thème sur lequel les faire plancher, j’ai pensé à notre jeunesse. Celle de notre site, et puis la nôtre. Celle qui nous permet d’avancer sans trop se retourner. Celle qui nous autorise à s’en foutre un peu. Celle qui nous rend fier, aussi. On leur donc demandé de nous parler d’une chanson qui a marqué leur jeunesse, qui la leur rappelle, qui la symbolise.
Comme le dit (presque) un très estimé blogueur « Tout ce qui vous a plu sur cette page, c’est grâce à eux. Tout le reste, c’est entièrement de notre faute. ».
Merci à eux, merci à vous, merci à mon chien. Paix sur vos corps.
Martin et toute l’équipe de BTS.
Benjamin F
Ce grand garçon là, c’est une des plus belles plumes de la blogosphère. Le tenancier de l’indispensable Playlistsociety est en outre le plus régulier et rigoureux esthète que je connaisse, et chacun de ses articles qui tombe (avec la régularité et la rapidité d’une double-pédale dans un groupe de metal norvégien) est une perle, au sens littéraire du terme. Ce sémillant trentenaire n’est en outre pas le dernier à se lancer dans des projets pharaoniques et toujours de bon goût. Faisant partie des blogueurs les plus écoutés, son avis nous importe beaucoup. Ça tombe bien, il a été le premier commentateur régulier de nos lignes. Rien que pour ça, il a droit a toute notre reconnaissance, du fin fond du cœur. Ai-je précisé qu’en plus il était d’une gentillesse sans bornes ?
Pearl Jam – Better Man
« Pendant longtemps les journées se sont succédées sans mise en perspective, un certain équilibre permettant de maintenir la vie à un niveau acceptable. Éviter les coups, encaisser les railleries, poser son plateau sur une table désertée puis enfin retrouver la chaleur du foyer familial, se plonger dans ses films et ses livres et se laisser englober par son propre univers. Il y avait probablement une forme la facilité dans le fait d’accepter si bêtement de correspondre à l’image que chacun se faisait de vous. Non définitivement, il n’y avait pas de mise en perspective, pas d’autre souhait que de laisser le quotidien dessiner les contours de sa personnalité, pas d’envie d’agir sur sa propre vie. Si les œuvres me nourrissaient déjà, il s’agissait d’une alimentation passive qui ne créait jamais de pont entre les idées et l’être.
Combien de temps suis-je resté enfermé dans ce cercle vicieux ? Combien de temps ai-je vécu dans cette léthargie émotionnelle ? Peut-on vraiment passer sa vie à se contenter que le lendemain ne nous effleure pas plus que la veille ? J’étais seul, pas spécialement heureux, probablement mal dans ma peau. Je n’évoluais pas, je n’essayais pas de changer les choses et je trouvais ça normal, je trouvais tout normal. Je devais aimer les clichés, peut être me rassuraient-ils. Que pouvais-je bien m’imaginer ? Probablement que je m’accrochais à l’amour diffusé par le cocon et que j’usais du système d’inversion des valeurs de l’échelle sociale, ce mécanisme qui permet aisément de se persuader que le rejet découle de la bêtise des autres, de leur incapacité à vous comprendre.
Le punk et le hardcore ne me sauvaient pas, ils étaient des compagnons de route qui permettaient d’extérioriser le mal-être sans jamais canaliser et transformer la violence. Les seuls conseils de vie qu’ils avaient à m’offrir provenaient du straight-edge mais j’étais déjà un garçon bien sage ; ils ne servaient qu’à consolider un existant et nullement à m’aider à bifurquer. La bienveillance de Ian McKaye était juste un refuge, tout cela n’allait pas au-delà des bonnes intentions. Je ne le savais pas encore mais l’impact d’Eddie Vedder allait être tout autre.
A ce stade là, je ne peux que confirmer que je me complaisais dans une mythologie naïve, où il était possible de concevoir qu’une chanson puisse jouer un rôle de déclencheur. « Better Man » de Pearl Jam, de par l’espoir qu’elle dégageait et par l’évidence de l’association qui composait son titre, déboucha sur la prise de conscience attendue. Une idée simple qui malgré son évidence n’était pas le leitmotiv de vie de chacun, une idée dégoulinante de bons sentiments qui avait pourtant des répercussions philosophiques bien plus grandes. Devenir un homme meilleur était un projet empli de noblesse que les notes de Mike McCready semblaient activement cautionner. Il ne s’agissait pas de devenir le meilleur, il ne s’agissait pas de se prendre pour ce qu’on n’était pas, il s’agissait d’un petit projet, d’un projet à taille humaine, d’un projet que je me sentais capable de porter à bout de bras. Devenir un homme meilleur, pour soi, pour les autres, pour que chaque journée prenne une signification par rapport à la précédente ; devenir un homme meilleur pour sortir du cycle.
Cette volonté de s’améliorer n’était pas liée à la bonté ou à des valeurs morales et éthiques. C’était une démarche très personnelle par rapport à soi même, une mutation qui se vivait de l’intérieur sans interagir directement avec l’environnement, une simple modification du prisme, quelque chose de très candide qui m’a pourtant permis d’avancer. D’une part, cela a modifié mon rapport aux œuvres en les faisant interagir entre elles afin d’y puiser des orientations nouvelles, d’autre part cela a influencé mon rapport à l’amour. Devenir un homme meilleur, pour qui, pour quoi, pour elle.
« Better Man », il n’y a pas de morceaux qui définit mieux l’enfance pour moi. Il s’agit d’une chanson qui ne pouvait agir qu’à un moment précis de la vie, un moment où l’humain est vierge de toute mesquinerie envers le monde et de toute ironie méprisante envers soi même.
Aujourd’hui, les schémas de vie sont devenus anachroniques et il ne reste rien de plus qu’un regard attendri et la puissance du chant. Il n’est plus question de devenir meilleur mais juste de faire de son mieux. L’ambition n’est définitivement plus la même, du bien on passe au moindre mal. Les éléments internes sont définis et il s’agit de composer avec ceux externes. Il y a une forme de renoncement à ne plus chercher à être meilleur et à juste survivre, mais la vie est ainsi faite ; nous n’avons pas tous les mêmes capacités à encaisser. J’aurais pu conclure en disant que « Better Man » avait été remplacé par « Nothing Man » (l’autre grande ballade de « Vitalogy ») mais l’histoire est bien plus ironique que ça. Car en réalité, et je ne l’ai compris que bien plus tard, « Better Man » conte en fait l’histoire d’une femme qui s’est justement résignée à ne pas trouver l’homme de sa vie et à se contenter de celui qu’elle a (« Can’t find a better man »). Il n’y a pas de regret ici, pas de tristesse, juste le constat qu’il faut parfois mettre un terme aux quêtes qu’on ne pourra jamais mener à bout.
Ainsi le sens de « Better Man » se sera transformé en même temps que moi, passant d’une chanson de l’enfance à une chanson de vie. Au final le cocon est toujours là, il s’est juste étendu, et Pearl Jam en est toujours l’un des plus fondamentaux piliers. »
Que celui ou celle que ce texte a pas chopé par les tripes lève la main. Et qu’il relise le texte fissa. Merci pour tout Ben
Stéphanie
Stéphanie, on la connaît presque pas. Pourtant, elle a fait parler BTS dans un micro deux fois. Non, trois fois même. Et ça a suffit pour qu’on se rende compte que c’était quelqu’un de génial. Le genre de personne qui te donne de son temps, de sa présence, de son talent, sans rien attendre en retour. Parce que c’est le genre de fille qui compte pour Branche Ton Sonotone et parce qu’on sent que ce n’est que le début d’un autre grand et joyeux foutoir, elle avait sa place ici.
Phoenix – Second To None
C’est peut-être parce que je me suis toujours prise pour une princesse que j’ai toujours été fascinée par Versailles.
Aujourd’hui, alors que je viens (aussi !) de vieillir d’un an, la légende dorée semble disparaître. J’arrive désormais à avoir des rapports avec des Versaillais sans les imaginer en train de brandir un sceptre de sous leur manteau d’hermine. Depuis, je vais mieux, je le reconnais.
L’enfance a laissé place à l’adolescence. Je préfère désormais les pulls troués de Christian Mazzalai, les chemises chiffonnées de Laurent Brancowitz, le flegme de Deck d’Arcy et surtout les cheveux en bataille de Thomas Mars. C’est simple, Phoenix représente les soirées avec mes copines de lycée (oui, j’ai du mal avec les garçons), les quatre plus beaux concerts de mon embryon de vie et les pleurs d’émerveillement dans la fosse (oui, je suis ce genre de fille).
Il y a trois ans, j’étais au château de Versailles pour en prendre plein la vue. C’était mon premier « vrai » concert. Devant le bassin de Neptune, sous la pluie, je sautillais à pieds joints en secouant mes cheveux qui frisent sous la pluie. L’apothéose est venue au moment où les instruments furent noyés par la pluie, où les synthés sautèrent à tour de rôle (j’ai un humour – très – spécial) et où le leader du groupe a rejoint le public en traversant le bassin à la rame. A cappella et en se mêlant à la foule, il a chanté « Second To None ».
Emmenés par Phoenix et tous trempés de la tête aux pieds, on était bien, on était rayonnants, on était heureux. Alors même si les jours d’averse, je me surprends à secouer mes cheveux en rythme, ce ne sera jamais le lieu et surtout le moment. Ce morceau de Phoenix qui a ouvert le bal des prochains concerts de ma jeunesse, c’est la fraîcheur de mes 16 ans.
Ma jeunesse, c’est peut être ça ; ce cocktail de découverte, de rayonnement, de précipitation, d’éclat et de gaité.
Bordel. C’est… beau, juste. C’est tout.
(Figurez-vous que c’est aussi son anniversaire aujourd’hui. Bon anniversaire Stéphanie)
(Son twitter.)
Marie-George
Marie-George, vous l’avez tous vue. Plein de fois, sans le savoir. C’est la dame qui tend l’oreille, là-haut, perchée sur sa barre rouge. C’est peu dire qu’elle en a entendu. Beaucoup de musique et des bêtises, aussi. Elle nous raconte.
Donovan – Young Girl Blues
Voilà à peu près un an que je tends l’oreille, perchée en haut de ma page d’accueil. Mais n’allez pas en déduire que je suis sourde. Je fais ça pour dévoiler mon cou d’oiseau.
Croyez-moi, j’en ai vu, avant de me retrouver ici. Les fichiers JPEG ne vieillissent pas, c’est l’avantage. Je ne le porte pas sur ma figure, mais j’ai bourlingué, avant qu’une bande de jeunes ingrats ne me choisisse pour remplacer une dame respectable que le devoir appelait ailleurs. « Jeunes ingrats », donc, car personne n’avait encore osé faire de moi un second choix.
Mais je m’éloigne du sujet. Je disais, donc, que j’avais été jeune, encore plus que maintenant. Et dès mon plus jeune âge, j’ai tendu l’oreille. J’ai écouté les Rolling Stones en cachette à la radio, rêvé de prendre la place de Moe Tucker auprès du Velvet Undergound, rendu fous mes parents au son de mon tourne-disque. Mieux, j’ai piétiné devant le Chelsea Hotel pour apercevoir Leonard Cohen, suivi Bob Dylan jusqu’au Royaume-Uni en 1965, hué les Grateful Dead à Woodstock en 1969. S’il faut que l’on parle de ma jeunesse, je ne vais pas vous le cacher : moi, Marie-Georges, j’ai été une groupie. Dactylo, puis secrétaire, comme pas mal de jeunes filles de mon époque (regardez mon uniforme, vous pensez vraiment que j’ai l’air d’une plombière, banquière, camionneuse, fermière ?), j’ai vu passer sous formes de dépêches, entre une manifestation qui tournait mal et le Medicare du Président Johnson, les plus grands événements qui ont agité la sphère musicale. L’accident de moto de Bob Dylan en 1966, c’était moi. Les morts par overdose consécutives de Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison : moi aussi. L’envol de Donovan, qui est passé de sous-Dylan à musicien à part entière avec Mellow Yellow en 1967… J’étais trop jeune. Mais je l’ai vécu, à ma façon.
En 1967, dans mon mange-disque, il y avait Mellow Yellow. Et dans Mellow Yellow, il y avait « Young Girl Blues ».
Les cœurs des groupies sont faciles à conquérir. Je suis tombée amoureuse de Donovan dès les premières notes. Comme toutes les groupies, j’avais l’impression que les paroles avaient été écrites pour moi. « High heels, car wheels », c’étaient les rencards du samedi soir, le boyfriend qui me ramenait en voiture à temps pour le couvre-feu et me disait au revoir après un chaste baiser sous le porche (il faut savoir que j’ai grandi dans une série américaine). « The flowers on your stockings », les collants qui rendaient décentes mes jupes de moins en moins longues (l’avènement de la mini, c’était nous).
Mais avec « Young Girl Blues », donc, Donovan passait de petit joueur à musicien, et moi, je passais de petite groupie à prêteuse d’oreille attentive. C’est avec cette chanson, qui cristallisait toutes les nuances de ma folle jeunesse, que j’ai grandi. Que j’ai appris à prêter plus attention à une ligne de basse qu’au minois du chanteur. Et que je suis devenue la grande dame que l’on connait aujourd’hui : Marie-George, pour vous servir.
First Lady Patate
Des blogs de dessinateurs, y’en a plein. Des blogs de vrai(e)s artistes, comme celui que tient la première dame des patate (attention, pas sautée la demoiselle) y’en a pas deux. Chaque dessin dont la demoiselle garnit les pages de son moleskine est un délice. On ne sait pas qui elle est, où elle vit. On sait juste qu’elle a les oreilles affutées, le pinceau et le crayons foutrement agiles et une bonne humeur débordante et contagieuse. On l’aime beaucoup ici, on espère que c’est réciproque.
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(merci pour le dessin
!)
Max HeadRoom Art Of Noise – Paranoimia
Lorsque je songe à ma jeunesse musicale, je pense aux vinyles de mon frère. Je suis née avec sa platine et ses vinyles qui tournaient en boucle à la maison. Je me souviens avoir passé des heures à fouiller dans ses vinyles quand il était en cours et à les passer en douce. J’avais bien évidemment interdiction d’y toucher. Ce plaisir interdit a sans doute contribué à mon amour ultime pour la musique. Bref, je me souviens de The Art Of Noise. Je me souviens de ce drôle de personnage Max Headroom. Visuellement, il représentait pour moi un personnage de BD qui avait réussi, par je-ne-sais-quel-miracle, à devenir un humain. (Oui, j’étais perturbée enfant.)
The Art Of Noise a été une claque et je constate qu’avec les années leur musique est d’une extrême modernité et d’une extraordinaire efficacité. Leur son délirant et audacieux m’hypnotise encore aujourd’hui.
(Son Twitter. Son blog. Son Flickr.)
Valéry
On le sait peu, mais ce type est quand même l’homonyme de Pierro. Ce qu’on sait moins peu mais pas suffisamment quand même, c’est que le bougre tient un des tout meilleurs blogs sur la musique écrit en Français qui existe dans le monde entier de l’Internet. Oui. Ça parle de music business, d’Internet, des deux mélangés (souvent). C’est drôle, c’est intelligent, didactique et pédagogique. Pas gagné pourtant quand on parle de modèle économique et de monétisation. Et en plus, c’est un passionné. Un vrai de vrai, le genre qui te pond un article magistral sur Bruce Springsteen qui va te donner envie de chialer. Comme ça. Sans prévenir. Le con. On l’aime.
Jeune sache que je suis un rescapé. Toi qui est bercé par des sites d’informations musicales riches, éclectiques et généreux tel Branche Ton Sonotone, tu trouves normal de découvrir 15 pépites par jour. Sache qu’à une certain époque ce n’était pas le cas.
Je te parle d’un temps…
Lorsque j’étais petit, Brassens et Brel étaient à la mode. Leur anarchie avait été digérée, acceptée par le système. Et tout le monde aimait Brel et Brassens. Et tout le monde écoutait Michel Sardou. Ma mère écoutait donc Michel Torr, Hervé Vilard, Richard Anthony et autre chanteurs engagés. Engagés dans la destruction de la culture musicale française.
Puis vint Bruce Springsteen comme déjà raconté ici. Mais Bruce est à part. Bruce, c’est la première fois que j’ai écouté avec intention, avec envie d’aimer.
Mais avant? Qu’est-ce qui ma sorti de cette route amusicale tracée pour moi. Qu’est-ce qui fait que, non je n’irai pas voir la tournée Age tendre & têtes de bois, non Céline Dion n’est pas dans mon panthéon personnel et oui c’est avec un plaisir total que j’aime à détester Florent Pagny (sa musique comme ce que le personnage public dégage et représente) ?
Midnight Oil
Oui, Midnight Oil. Mais pas son Beds are burning tube planétaire de 1987. Justement c’est la première fois que j’ai eu envie d’aller au-delà du top 50. Au-delà de ce que l’on me proposait.. Première fois que j’ai fait le choix d’acheter (oui sache jeune foutriquet qui hante l’œil hagard ce BTS qu’à l’époque le jeune payait sa musique. Avec l’argent de la drogue certes mais quand même).
Et donc j’achète, en 33 tours, ce 10,9,8,7,6,5,4,3,2,1 puis le Red Sails In The sunset. Un album qui restera, à priori, mon album préféré. Et à l’époque, on écoutait les albums en entier et plutôt cent fois qu’une. Et sur cet album, il y a une chanson dont le début est l’un des plus chiants qu’on puisse imaginer. On dirait que le producteur payait les zicos à la note jouée ou qu’il voulait gagner le concours du morceau “dont le début ressemble le plus à rien mais qu’on peut pas s’endormir pendant même si on veut parce que parfois y-a un truc”.
Une note, du silence, une note, des “ah ah ah”, “ah ah ah” et LA voix, glaciale, presque bêlante, mais inquiétante de Peter Garrett (jeune, sache qu’à l’époque la musique menait à tout puisque le monsieur est aujourd’hui ministre australien). La première fois que je l’ai entendu j’ai pensé “ah ben merde on m’a salopé mon 33 tours. Y-a une grosse cochonnerie à la fin”.
La deuxième fois, n’ayant pas encore ce réflexe de jeune gandin malpoli consistant à zapper la moindre note qui ne lui revient pas, j’oublie de passer le titre et je me dis que “humf, y-a un truc”. Oui y-a un truc dans cette chanson. C’est un crescendo déjà et j’adore le crescendo (remarque en partant de 10 notes à la minute c’est dur de faire autre chose qu’un crescendo sauf à avoir un partenariat avec une secte de curés suicidaires).
Et depuis cette putain de chanson, il suffit que je l’écoute une fois les yeux fermés, et c’est assez drôle mais j’ai les larmes aux yeux. A partir de 3 minutes 30. Paf. Marche à chaque fois. 100% d’yeux mouillés et d’air un peu niais.
J’aime à penser que mon inconscient a identifié cette chanson comme ma salvatrice. La musique parle au cœur. Et cette chanson doit me dire “PUTAIN MEC T’AS FAILLI ÉCOUTER MICHELE TORR TOUTE TA PUTAIN DE VIE. FUCK MICHELE TORR, DEATH TO HERVE VILARD » ou un truc dans le genre.
Red sail in the sunset ? Non pour moi, red sail towards music…
Sans cet album, et sans ce Shipyards of New Zealand…
- Je n’aurais jamais tant apprécié ce Friska Vijor dégoté par Martin.
- Je me serais contre foutu de cette chronique si juste de l’avant dernier black keys par Florian.
- J’aurais trollé comme un porc sur cette critique assassine (et objectivement amusante) du dernier Miley Cyrus.
- Je n’aurai PAS trollé comme un porc sur cette critique assassine (et objectivement ridicule) du premier Them Crooked Vultures par cette Touffe blonde sociopathe à double arceau rotatif de Martin.
- J’aurais ptete même pas lu ce putain d’article sur le Clash.
- Je ne me serais même pas moqué de cette truffe de Pirhoo qui met 5/10 à un album de Eels qu’il défonce
Bref je n’aurais pas croisé, même virtuellement, cette équipe de barges de Branche Ton Sonotone. Vive la musique. Vive les fous. Longue vie à BTS…
(Ce type est fou. Son Twitter, son blog.)
Ulrich
Ce monsieur est quelqu’un de vénérable. Au sens noble du terme. Un type charismatique, sage, ultra pointu, râleur aussi. Mais c’est une vraie encyclopédie, capable de te pondre une playlist de post-punk longue de non pas 10h, non pas 15h, mais bien 24h ! Ce n’est qu’un exemple. Parmi beaucoup d’autre. En plus, même si il s’acharne à faire croire qu’il est un peu bourru (vous verrez bien son texte), on sait qu’il n’en est rien. La preuve, il est venu fêter l’anniversaire d’une bande de branleurs de notre espèce
!
XTC – Senses Working Overtime
Dans la cour de récré, je me rappelle encore de ces abrutis qui parlaient de Téléphone à n’en plus finir. Je n’en pouvais plus d’être un exilé dans ma propre école, alors je me suis mis à écouter Téléphone, histoire de faire pareil que les copains. Dure Limite, c’était le titre de l’album et à l’époque on ne savait pas encore que ce serait l’avant-dernier album du groupe. Grand merci. Je n’ai jamais aimé ce mauvais groupe français et ça m’avait littéralement arraché la tête et les oreilles de devoir les écouter. Lorsqu’on a la chance d’être branché directement sur les ondes britanniques, la production française me paraissait maladroite, pataude pour ne pas dire catastrophique. Pour moi, l’ennemi à abattre s’appelait Téléphone et du haut de mes 14 ans, j’étais bien décidé à ne plus me laisser marcher sur les oreilles par ce pathétique groupe. Ma réponse d’alors fut XTC et son English Settlement. Mon cousin, irlandais, m’avait prévenu « fuckin’ english group ». Le blème est qu’il y avait beaucoup de « fuckin’ english group », à l’époque. Et il fallait un certain talent de défricheur pour faire le tri. Mon cousin l’avait ce talent. Et je me souviens que nous étions tous les deux dans mon jardin à écouter ce »fuckin’ english group » sur un auto-radio K7. English Settlement. Dieu que cette pochette verte m’avait intrigué, pochette format K7, autant dire qu’on ne voyait rien. XTC fut un jour roi en pays de France, de mon jardin en particulier, je pouvais chanter les paroles de cet album sans m’arrêter, et singer ce One Two Three Four Senses Working Overtime. Avec XTC (et d’autres), je pouvais faire un joli doigt d’honneur aux fans de Téléphone et leur dire du haut de mon pommier : « And the world is football-shaped ». Ils n’y comprenaient que dalle et ça c’était juste jouissif.
Il le sait pas mais c’est lui qu’est jouissif !
(Son twitter. Son indispensable blog.)
Clémentine
Le Pierro là. Il en tient une couche déjà, voyez. Une bien belle d’ailleurs. Figurez-vous que Clémentine est la seule personne assez tarée pour supporter sa compagnie pendant une longue période sans devenir complètement barge elle-même. Probablement parce qu’elle en tient une bien belle de couche. Ces deux-là, on les aime sacrément, c’est pour ça qu’on a demandé à Clémentine de se lâcher un peu. Ce qu’elle fait de fort belle manière. Maouuuuw.
Pink Floyd – One Of These Days
Elles sont toutes là. Elles sont venues au rendez-vous, pour certaines affluant dans mon esprit concentré alors que je ne les attendais pas. Il y’a maintenant une foule de mains tendues, une marée de bras levés, brandissant des chiffres sur des cartons de couleur, se bousculant pour être entendues, pour vanter leurs charmes, leurs formes généreuses, leurs intensités et la place qu’elles occupent. C’est une vrai cacophonie. J’entend Dead can dance-Sanvean, secondée par Armand Amar, qui tente de m’agripper l’oreille, et me murmure d’une voix de sirène que maman l’écoutait et ressentait, pendant que je me roulais dans l’herbe folle en robe de coton blanc. Sa voix est couverte par Supertramp-School, qui furibonde, me tape sur l’épaule et tente de me remémorer qu’elle a longtemps fait briller les yeux de mon père, et qu’elle est la jeunesse de ma jeunesse. Et le chaos s’intensifie, toutes veulent faire valoir leurs anecdotes et leurs victoires.
Pow-wow-Le chat, m’amuse en me chatouillant l’appareil auditif de son air jovial, rubicond, m’enjoignant de la choisir parce que je riais aux éclats à ses côtés, babillant gaiement quelques paroles déformées.
Un doigt dans chaque pavillon d’oreille, je ferme mon ouïe au monde, pour mieux restituer l’ordre que je leur ai attribuées, méthodique. Celles que j’ai chassées dans un premier souffle déterminé, sont reparties le dos rond, les joues creusées, se cacher au creux d’un sillon de vinyle, en attendant d’être un jour dépoussiérées pour un tout autre thème.
J’élimine Animals-House of the rising sun, elle manque étrangement de motivation et frappe mollement à la porte de mes sensations, sans grande ambition. Je chasse aussi School-Supertramp et Goran Bregovic-Gypsy reggae, du plat de la main, sur le moment leur trop grande confiance ne m’inspire plus rien. J’enferme Mike Oldfield-Sentinel, Klaus Nomi et Vangelis-Conquest of Paradise dans un de mes profonds tiroirs sensoriels, elles m’évoquent quelque chose de trop personnel. Déçues, elles se lovent, opalescentes dans un dernier murmure de notes un peu chagrines, si douces.
Je feuillette mon journal de bord intérieur, où j’ai inscrit toutes les musiques et odeurs qui ont rythmé chaque instant de mon existence. Hésitante, je change encore l’ordre des cartons de couleur des musiques restantes, triomphantes de leur force sonore, dans une odeur de terre séchée.
Un peu embarrassée, j’ordonne à Serge Gainsbourg de partir, il m’est impossible de choisir un des membres de son immense équipage. Du coup l’ami Caouette me fait la tête.
J’écrase de la pulpe du doigt toutes les chansons qui ont laissé sur mon être un voile charmeur, caressant la surface lisse de mes attentes sans adhèrer.
Restent Born under punches -Talking head, Nina Simone – My baby just care for me et Pink Floyd – One of these days, que je regarde danser tour à tour dans mon âme, tapissant généreusement mes murs de souvenirs remplis de rires, éclaboussures de visages, première cigarette, cuillères en bois au chocolat, immigrés polonais dans ma cave, et glycines. Une par une, je les écoute argumenter, et je finis par choisir Pink Floyd-one of these days, dont le faciès n’est pas buriné et usé par le temps, malgré l’écoute compulsive.
[One of these days a été enfantée par le groupe britannique Pink Floyd, connu pour son univers psychédélique. Leur style pulse d'une acide singularité, puisant sa force dans le mélange de différents genres, qui confère à leur musicalité une aura de mystère et classifie leurs créations dans la catégorie rock progressif. Bien qu'en vérité, il n'y ait pas vraiment de frontières à apposer autour des bâtisses massives, érigées par le groupe, qui se détachent, noires, sur un ciel brumeux.]
Je discute avec cette musique au profil non dissimulé, composée de deux guitares basses qui jouent en simultané, amplifié par un jeu d’écho. Elle me livre à nouveau son secret. A chaque fois que je la laisse approcher, elle s’assoit sur mon ventre, de tout son poids. Et je sens le martèlement de sa respiration. Je me revois courir après mon insouciance perdue, et je me revois adolescente, boulotte et rieuse, ou roulotte et bileuse, je ne sais guère, cherchant toujours à déjouer les rouages de mon fonctionnement d’être humain. Quand elle me parle, je revois des visages sans corps, des corps sans voix, des voix sans noms, des noms sans souvenirs, des souvenirs sans renom. Elle a filtré l’essentiel.
Je n’ai pas peur d’elle, malgré son air lancinant, un peu obsessionnel et le vent qu’on entend s’engouffrer de toute part lorsque approche mon oreille, peut-être un peu grignotée par l’habitude.
Pourtant, elle véhicule un message ambigu, à la fois de terreur et de renouveau. Récemment je l’ai entendue au hasard, accompagnant un documentaire sur la chute du mur de Berlin, diffusé sur le mur briqué d’une place à Rome, ainsi que dans une salle du musée de la Terreur, traitant des points communs entre les régimes communistes et nazis à Budapest, donnant le ton à des images glauques de cadavres juifs (je ne raconte pas ça dans le seul plaisir de placer le mot juif, bien que cela me fasse un bien fou) . Elle n’était pas choisie au hasard, elle possède une dualité utile.
Ses notes marines déposent sur mes yeux une image de phare abandonné, et mon tympan devient salé. Je remonte la pente, et dans le temps. Tant. «One of these days, I’m going to cut you into little pieces » sont les seules paroles qu’elle prononce d’une métallique voix ralentie, anonyme, et ce pourrait être chaque part de moi qui me parle. Course effrénée à travers ses pas lourds. Elle scande, rauque et profonde. Parfois elle est élan, parfois elle est l’immobile. Et j’en connais chaque recoin, mais je la réinvente chaque jour, selon mes aspirations, et étrangement quand il faut mettre le doigt sur un son marquant, ce n’est jamais immédiatement sur elle que je le pose, comme un jeu d’invisible.
Voilà. La Classe.
(Son blog.)
Mr Olivier
Comme son titre l’indique, c’est un monsieur. Un très grand monsieur très précieux. Drôle, fin, incroyablement gentil et indispensable (au moins aussi indispensable que son site, Where Is My Song). Je crois que son texte, le plus beau jamais publié sur ce site, se suffit à lui-même. Bor-del.
108 Secondes
Pixies – Something Against You
Il paraît que ce que l’on écoute durant l’adolescence détermine ce que l’on écoutera à vie.
Je dis « il paraît » parce que ça ressemble un peu à des âneries quand même.
Moi, par exemple.
Je dis « moi, par exemple » parce que je vais parler de quelqu’un que je connais : moi.
Donc moi, par exemple.
A 16 ans, l’âge où les zazous du Sonotone (j’exagère pour les besoins de ma démonstration de fond, il sont un brin plus âgés) ont décidé de le montrer à tous les passants (leur Sonotone), j’éxhibais mon inculture discographique à tous les auditeurs (environ 50, au bas mot) d’une radio locale en compagnie d’un très chouette copain.
Pour l’instant, je vous le concède, ça n’a que peu d’intérêt et c’est moyennement 2.0.
Laissez moi finir, soyez gentil.
Le principe était simple : on passait des disques qu’on appréciait.
Un concept fort et novateur.
On parlait dans le poste pour expliquer le pourquoi du comment de nos choix pertinents. Nous étions jeunes. Nous étions fous. Nos voix qui muaient ânonnaient des sottises entre des morceaux souvent brillants, mais nous étions forts capables de nous enthousiasmer avec ferveur pour de bien belles fientes heureusement oubliées.
Puis on allait en concert, ou sauter des connes.
Ce genre.
Ha insouciance imbécile du jeune.
Qu’il est con, ce jeune, débordant de certitudes déjà avariées, étudiant avec minutie la discothèque d’un être humain avant de daigner lui adresser une parole qu’il ne mérite pas, se pavanant dans son costume trop grand de gardien d’un temple dont il ne connaît encore rien.
Oh qu’il est con le jeune amateur de musique du diable.
Je n’ai aucun souvenir du nom de l’émission. Mais alors aucun. On a changé plusieurs fois de nom, voyez-vous.
Le jeune se cherche, hein.
En revanche, je me souviens du générique. Lui n’a jamais changé en trois saisons : le « Something Against You » des Pixies. Toutes les semaines.
Ça donnait ceci :
« Something against you » : 108 secondes.
Un instrumental. Une bourrasque. Et les hurlements de Frank Black en fond, aboyant des trucs incompréhensibles.
Ca vous avait de l’allure. Ça annonçait la couleur.
Mais là n’est pas le propos.
Je pourrais écrire que les Pixies synthétisent un virage majeur dans ma culture musicale, que les Pixies étaient le meilleur groupe du monde, comme une bonne cinquantaine d’autres meilleurs groupes du monde. Je pourrais vous parler des aboiements surhumains du gros Frank, de la production à l’os d’Albini, de toutes ces idées condensées dans des morceaux foutraques, incarnées dans un album idéal gnagnagna tout ça blahblahblahblahblahblah.
Je pourrais écrire que j’écoute encore l’album « Surfer Rosa » (un putain de bordel de bon album, pardonnez-moi l’expression) plus de 20 ans après…
CE SERAIT CHIANT
Là n’est pas le propos, bougres d’obsédés musicophiles dégénérés, assoiffés de joli bruit et suintant l’amour du bon son.
Le propos, satanés monomaniaques de la mélodie, bande d’esthètes éructant la joie de la découverte musicale, la bave aux lèvres et le volume à 11 (ou 12, même pour les plus tarés), le propos donc, horde d’insatiables bouffeurs de décibels cultivant leur acouphène avec l’application de l’audiophile décérébré, le propos disais-je, c’est que ce Surfer Rosa (un putain de bordel de bon album, passez-moi l’expression), a fait plus pour ma foi en l’humanité que l’intégrale de Bernard Werber, ce qui n’est pas malaisé, je le concède.
Les jeunes zazous précoces du Sonotone le savent : la musique on s’en fout, ce qui compte, (c’est de choper des filles) c’est de la partager.
« Alors Il prit « Something Against You » et Il le partagea. Et Il vit que cela était bon. »
Puis Il dit :
« Je n’avais point foi en toi, Ami, je te croyais perdu et je t’ai trouvé.
Je te croyais aveugle, Ami, et tu m’as montré la lumière.
Je te croyais sourd, Ami – puisque tu écoutais de la merde – et tu m’as fait découvrir les Pixies. »
(Epîtres du Sonotone selon moi-même, III, 16)
(ici, insérer un instant de méditation)
Je n’aurais jamais posé l’oreille sur Surfer Rosa (un putain de bordel de bon album, passez-moi l’expression) en général et sur « Something Against You » en particulier sans celui qui est aujourd’hui mon ami.
Un vrai Ami majuscule.
Le genre précieux. Le genre qui n’a pas de prix.
La voilà l’histoire de « Something Against You », écouté plus de 150 fois en compagnie d’un autre jeune con.
Un jeune con de moins en moins con, avec qui je monterai un groupe, puis un autre groupe.
Un jeune con qui deviendra mon ami à vie. Qui sera là, toujours.
Une jeune con qui était là pour la naissance de ma fille.
Un jeune con qui sera là pour la mort de mon père.
Le genre qui vous dit « Ecoute ça, tu vas aimer. » Et vous aimez.
Le genre avec lequel vous fêtez vos succès.
Le genre avec lequel vous fêtez vos échecs.
Le genre qui vous fait rire quand vous n’avez pas envie de rire.
Le genre qui vous fait pleurer quand il n’a pas envie de rire (mais vous attendez qu’il ne vous voit pas)
Le genre qui vous héberge quand vous vous faites foutre à la porte par l’ex-femme de votre vie.
Le genre qui panse vos plaies, discrètement, sans le dire.
Le genre que vous tenez parfois à bout de bras, parce que la vie est une pute.
Le genre qui vous tient parfois à bout de bras, parce que la vie est une pute.
(tiens prends un kleenex, toi, je te vois, tu as les yeux rouges)
Un putain de bordel d’Ami à vie, passez-moi l’expression.
22 ans plus tard, au détour d’une fin de soirée, on aperçoit deux jeunes cons devenus vieux, écouter « Something Against You » sans rien dire. Parce que c’est inutile.
Il se sont arrêté de parler pendant 108 secondes.
Ce genre de secondes, je les souhaite de tout coeur au Sonotone et à ceux qui parlent dedans.
Happy Birthday, zazous.
Olivier R.
PS : Les 1002 mots qui composent ce texte n’auraient pas eu lieu d’être sans Anthony F. qui se reconnaîtra (il a intérêt).
Après ça, que voulez-vous dire de touchant ou d’intéressant ? Rien, mais peut-être que vous pouvez aller voir son blog, ou le suivre sur Twitter.
Merci aux contributeurs, merci aux gens, merci à l’Internet.
Bisous.
Photo CC sleepishly
nuage de tags & best-of







Et donc j’achète, en 33 tours, ce 



catnatt/belam a dit :
1
whaaw….
Bel anniversaire !!
Les textes sont tous tres bons,
mentions spéciales à Benjamin…. j’ai reconnu certaines choses
à FirstLadyPatate pour son talent
à Ulrich, evidemment. Entierement d’accord sur Téléphone. C’est le mâââl
Et Olivier. Ca fait un petit moment qu’on se dit qu’on a des points communs. Ben voilà.
Encore une fois bon anniversaire.
Benjamin F a dit :
2
Lire du Ravard en écoutant du XTC, voilà justement un fin plaisir d’esthète
Merci pour ces chaleureux (et touchants) mots et encore bon anniversaire !
FirstLadyPatate a dit :
3
Bon anniversaire ! Une playlist de rêve ! Que peut-on espérer de mieux ?
Merci beaucoup de m’avoir invité, c’est un véritable honneur d’être parmi tout ce beau monde sur un blog de qualité premium.
Longue vie à Branche Ton Sonotone !
P.S. Merci Catnatt pour ton petit mot. Ca me touche.
Valoche a dit :
4
Ce post est un tissu de mensonges et d’âneries. Je ne sais pas quel est le salopard qui a écrit à ma place mais cette histoire de michèle vilard est ridicule.
Je vais prendre conseil auprès de mon avocat pour faire retirer ce truc.
PS: p’tain y-a du bon quand même sur cette page.
PPS: les deux amis seront dans le jury de http://www.Net-Emergence.org ce mois-ci. Déjà c’était plutôt cool mais après ce 108 secondes, wow, pression, respect, content et tout ça.
pannouf a dit :
5
Joyeux anniversaire au Sonotone et big up à Marie Georges ! Bonne route à vous
dimup a dit :
6
Un bon anniversaire à vous, continuez comme sa !
Mercy a dit :
7
Dimup : Avec un pseudo pareil, Marie-George, la reine des bas en nylon, ne peut que te dire merci ! (un jeu de mots pourri s’est caché ici, saurez-vous le retrouver?)
Allomusic backstage a dit :
8
Et bien happy birthday et que de chouettes textes !