Emma Daumas – Freed From Desire, ou l’art de la reprise ratée
Le problème avec la mode de reprendre des tubes des années 90, c’est que ça ne réussit qu’une fois sur cinq. Ben l’Oncle Soul est l’un de ces talentueux qui accomplissent avec brio ce difficile exercice, comme l’a indiqué aujourd’hui même le non moins talentueux Byghosta. Vous l’aurez compris, le morceau que j’évoque dans ce billet est la parfaite antithèse de la reprise de Barbie Girl suscitée. Car c’est à un morceau aussi mythique que celui d’Aqua que s’est attaqué Emma Daumas dans Acoustic, son EP sorti ces derniers jours. Je ne m’étendrai par sur le reste de l’EP qui est si minable qu’il est sorti dans la plus complète discrétion : il n’est évoqué ni sur le site de l’artiste, ni sur sa page Wikipédia, et Deezer est bien une des seules plate-formes à le proposer à l’écoute.
Pour être tout à fait honnête, l’EP ne passe pas tout à fait inaperçu, mais c’est uniquement à cause de la fameuse reprise de Gala. Parce que oui, Emma Daumas comme la plupart des mauvais artistes a eu cette terrible pensée : « Ah ouais, j’ai qu’à reprendre un énorme hit de dance des 90′s et le mettre à la sauce pop-folk avec juste ma guitare et des maracas, ça me prend deux minutes et ça fait une pub d’enfer à mon disque qui est tout pourri« . Et ça marche terriblement : quand on s’est déchaîné un nombre incalculable de fois sur le dancefloor au son d’un morceau qui a bercé notre adolescence, on veut forcément écouter sa reprise, même si elle est faite par Emma Daumas. Mais le résultat est toujours le même, degré zéro de création et sensation de vide artistique complet. Alors on réécoute le morceau original et on se dit qu’avant ils savaient faire de la bonne musique, quand même.
Ou alors on écoute un artiste qui sait reprendre des tubes tout en sachant s’en démarquer et ajouter sa patte personnelle, et là outre Ben l’Oncle Soul je vous cite spontanément deux autres piliers de cet art qu’est la reprise : le sublime Twelve de Patti Smith ainsi évidemment que les albums de Nouvelle Vague.
nuage de tags & best-of


Mercy a dit :
1
Twelve, oh oui Twelve.
NTM a dit :
2
Et tu fais quoi toi ? Journaliste ? Je ne comprends rien, mis à part tes trois vannes, sur ce qui rend le disque bon ou mauvais, ce qui fait qu’une reprise est bonne ou pas. Moi, je veux bien que tu te persuades que tes jugements de valeur ont force d’arguments mais tu te branles. J’aime écouter du live au sunset, à la fin d’un concert, elle jouait en bas cette petite, et ben j’ai plutôt agréblement surpris : voix éthérée, interprétation juste, bien accompagnée (un flûtiste très bon), elle est plutôt bonne en plus. Si tu crois que vanner un artiste te rend moins médiocre, fais toi plaiz, on s’en branle…
Q a dit :
3
Loin de moi l’idée de me prétendre journaliste, mais ce que je dis n’en est pas moins clair : reprendre un morceau c’est bien, mais uniquement si derrière il y a de la réelle créativité musicale et une valeur ajoutée. Ou alors, au moins éviter de prendre un énorme hit comme Freed From Desire.
Et NON, mes jugements de valeur n’ont pas force d’arguments. Ce billet retranscrit mon avis personnel, je n’oblige personne à le suivre. Ce qui me permet de prendre un ton léger, sans tomber dans la méchanceté gratuite.
Et puis tiens, cadeau pour toi, NTM : http://twiturm.com/7ytkt
Branche ton Sonotone ! » Ballaké Sissoko – Sunday Bloody Sunday a dit :
4
[...] [...]
manu a dit :
5
La version d’emma freed for desire n’est qu’un plagiat de celle de Sagi Rei, décidemment emma n’est qu’une suiveuse copieuse!
michta a dit :
6
Emma Daumas n’est qu’une parodie d’artiste, de la merde musicale et heureusement que certains journalistes font encore leur boulot en échappant aux pressions du « commercial »!