Le Best-of du mois

6/10 7/10 8/10 9/10 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Allemagne Angleterre Australie Blues Canada clip concert disco enfant malien Etats-Unis Festival folk France Grande Bretagne Hip Hop house jazz live nouveau nouvel album pop post-rock punk rap reprise rock Royaume-Uni soul suède techno trip-hop UK USA électro

nuage de tags & best-of
Accueil » Concerts

Live Report : Jazzellerault 2010

Jazzellerault, festival de jazz de Châtellerault, fait venir chaque année, depuis dix-sept ans déjà, la crème mondial du jazz (Stéphane Grappelli, Herbie Hancock, Michel Petrucciani, Marcus Miller, Yuri Buenaventura,…). L’édition de cette année ne déméritait d’ailleurs en rien. Du 28 mai au 5 juin derniers, se succédaient l’Orchestre National de Barbès, Stacey Kent, Avishai Cohen, Tony Allen, Manu Katché, Roberto Fonseca et Eric Bibb. Ne pouvant malheureusement pas assister aux deux premiers concerts, j’ai toutefois profité, tous les autres soirs de la semaine de l’accréditation que les organisateurs avait gentiment accepté de m’attribuer. Un vrai régal dont voici le compte-rendu:

Avishai Cohen

Ambiance bleue et bougies sur l’avant-scène, le concert s’ouvre sur les enlacements sensuels du contrebassiste israélien avec son instrument. A l’archer ou avec les différents parties de sa main, il le fait geindre de manière saccadée mais mélodique. Puis, Avishai Cohen, de sa voix suave et chaude, entame en hébreu des arabesques vocaux. Accompagné d’un pianiste, d’un batteur, d’une choriste et d’un oudiste, il développe un jazz très moyen-oriental aux thèmes variés. Les belles ruptures de rythme y agrémentent les chants lancinants. Les solos impressionnants d’Avishai Cohen le font s’enrouler autour du manche à mesure que l’improvisation avance. Il remue, s’amuse, tire la langue, opine du chef et, en maître, récupère le thème original à l’apogée de son solo. La voix vacillante de la choriste habille, dans le morceau suivant, des phrases musicales complexes et sautillantes.

Puis, dans un nouveau solo Avishai Cohen se cambre et tend l’oreille. Son pianiste, réussissant à le suivre dans l’arythmie jazzy de ses élucubrations, permet la création d’une alchimie contagieuse. Tout tend peu à peu vers le dantesque malgré la si charmante retenue constitutive du jazz. L’explosion contenue entraîne des regards complices et des invectives en anglais à « se lâcher ». Le titre fait se balancer la salle. Presque funk par moment, il se clôt dans un solo rock suraigu de l’oudiste qui a, pour le coup, pris une guitare électrique. Le rythme oriental et hypnotique du morceau suivant laisse admirer le ballet de doigté de l’israélien qui, incontestablement, fait d’un instrument d’accompagnement un véritable outil créatif et prééminent. Puis, complice, il entame un solo où, rompant avec le thème, il s’approprie un à un quelques grands thèmes jazz. La salle, conquise par la sympathie et le talent du quintet, applaudit frénétiquement.

S’engage alors le dernier morceau, explosif et débridé. A demi debout, le public réclame le retour des musiciens. Seuls le piano et la chanteuse reviennent pour un duo sensuel et nuancé. Puis tous sont de nouveau là pour un titre rythmé et très oriental qui, tout à coup, se brise pour devenir une salsa envoûtante où le chant espagnol nous fait embarquer sans prévenir dans un nouvel univers. Un concert finalement aussi déroutant que jouissif. Joyeux et ensoleillés, Avishai Cohen et ses acolytes sont montés en puissance à mesure que le set avançait. Un petit bijou introspectif et débridé de recherche d’émotions.

Tony Allen

et Tony Allen – Secret Agent

J’attendais beaucoup de cette rencontre avec l’un des derniers mohicans de l’afrobeat. A près de 70 ans, l’ancien batteur de Fela égrène encore les salles du monde entier, cette fois-ci en tentet. Et, dès les premières mesures, pas de doute : ça pulse déjà ! Deux guitares, une basse, un clavier, deux saxs, une trompette, une chanteuse et « Doctor Beat » à la batterie (c’est du moins ce qu’indiquent les strass sur son t-shirt pourpre). Petit bonnet noir à bande doré et lunettes de soleil sur le haut du crâne, Tony donne le tempo à sa clique et perpétue la légende. D’une joie communicative (dès le premier morceau le guitariste et la chanteuse dansent sur scène), les neuf musiciens se lancent dans de longs thèmes à l’intensité sinusoïdale mais au funk indéniable.

Tête haute, le Nigérian, impassible, scrute ses acolytes. Les instruments à cordes sont tenus par des dreadeux aux costumes bariolés, tandis que le clavier et les musiciens à vent, eux, ont plus un style vestimentaire salsa-cubain. Or, si l’habit ne fait pas le moine en toute circonstance, il faut dire que là, le mélange s’avère aussi vrai qu’il est détonant. Avant de se lancer dans un second morceau, Tony Allen prend la parole et réagit au fait que le concert soit assis : « No time for talking now. I’m sure you’ll not seat down all the show along. » Et les voilà repartis de plus belle. Une incompréhension toutefois subsiste : comment la dame à ma droite peut-elle s’endormir ? Parce qu’il faut savoir que les cuivres impulsifs et saccadés rentrent alors dans la danse avec puissance. Impressionnant de facilité, Tony Allen se lance dans un solo sensé où les baguettes voyagent avec une folle fluidité de tom en tom, et de cymbales en caisse claire.

L’afrobeat très profond du tentet prend aux tripes. Les cuivres et les guitares plus aigus s’immiscent dans votre tête tandis que la basse et la batterie vous remuent l’estomac ; et c’est envahi que vous applaudissez la fin d’un thème qui perpétue et excède la tradition du Black President. Dans le bourdonnement bouillonnant du morceau suivant, Tony chausse ses verres fumés. « Secret agents see your life », serine la choriste. Happés par le beat, le public commence à se lever. A la fin du titre, l’enfant de Lagos reprend le micro : « I have a big problem ! … Ask me what my problem is ? » Un spectateur se dévoue et lui hurle : « What is your problem, Tony ? » Le batteur sourit à pleine dents, puis reprend : « We need you to jump ! », et dès qu’il prononce le dernier mot, la musique repart, enflammée et volubile. Convaincue, une partie du public se lève et vient se placer en dansant devant la scène. Les autres, restés debout, applaudissent en cadence. Sur la scène, il y a le feu. Le batteur lance un « Thank you » de ravissement, comme si le concert, enfin, était lancé.

A la fin du morceau, le Nigérian se lance dans une explication théorique de ce qu’il veut que sa musique nous apporte. Par un « take you back and bring you forward », il montre à quel point il a conscience que sa musique est en mouvement. Mélange métissé d’époques variées et de styles éparpillés, l’afrobeat de Tony Allen est une offrande. C’est d’ailleurs pour cela qu’il enchaîne avec une chanson aux paroles équivoques : « Every day, I say, is good to celebrate ». Les solos s’y multiplient : basse en slapping, trompette festive et guitare hurlante et compagnie. Mais déjà le set est fini. Un rappel vigoureux fait revenir la troupe tout sourire. En récompense le surpuissant « Afro-disco beat ». Le deuxième morceau de rappel, lui, s’ouvre sur un tonitruant solo d’intro. Et quand tout se clôt, ne reste qu’un unanime bravo pour celui qui, fièrement et à bout de bras, de l’afrobeat porte le flambeau.

Manu Katché

Pour la première fois depuis l’ouverture de cette édition, la salle est comble. Personnage médiatique qui s’est donné, un temps, le rôle de l’expert intransigeant des plateaux de la Nouvelle Star, Manu Katché est (c’est un fait) peu connu du grand public pour ce qu’il est réellement : l’un des tous meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Il a pu certes le prouver à plusieurs reprises sur le plateau de « One Shot Not », sa très belle émission de musique sur Arte, cependant, rien ne vaut la preuve en vrai. Quelque peu antipathique de prime abord, Katché n’est pas sur scène le personnage qu’il donne à voir. Batteur éclectique et arrangeur de talent, il est reconnu par le monde professionnel comme capable de donner de l’envergure rythmique à n’importe quel style de musique. La légion de musiciens avec qui il a eu l’occasion de jouer semble d’ailleurs le prouver : The Bee Gees, The Dire Straits, Jean-Jacques Goldman, Joe Satriani, Michel Jonasz, Jean Garbarek, Peter Gabriel, Laurent Voulzy, Tears For Fears, Simple Minds, Stéphane Eicher, Tracy Chapman, Yousou N’Dour, et j’en passe.

Ici accompagné d’un clavier, d’une basse et d’un saxophone, il entame un premier titre léger et aérien où la partition du saxophoniste (tout d’abord à la clarinette) s’en va virevoltante et joyeuse. Manu Katché semble, dans un premier temps, simplement accompagner l’instrument à vent. Après l’intro au piano solo du deuxième morceau, le thème, toujours subtil, s’accélère toutefois et mont d’un ton. Les rythmes donnés par Katché son complexes et carrés et permettent d’offrir un jazz extrêmement vivant, presque insouciant. La partition de batterie se fait ensuite un peu plus sourde, plus profonde tandis que le live monte en puissance et que le thème s’éteint à l’unisson.

Le morceau suivant, calme et lent, s’il est plus sombre, laisse cependant apprécier la gestuelle originale, très aérienne et mesurée, de Manu Katché. Très élégant, ce souci de précision fait presque penser au doigté d’un pianiste. Sur ce thème nostalgique, la partition minutieuse de la batterie joue dans le détail et illumine le contretemps. Y succède un nouveau titre beaucoup plus rapide. Chaude mais toujours un peu mélancolique, la trame de ce morceau demande plus d’engagement, comme le montre la partition de saxophone virevoltante et acharnée. Musicalement très varié, le set permet d’entrevoir avec une clarté grandissante l’hallucinante et irréprochable précision du batteur français. Sa gestuelle, ample et aérienne, rend en effet un son pur et clair, un son qui, s’il est retenu, est pourtant vif et prégnant. Aux mélodies suaves et recherchées, répondent les multiples subtilités du jeu de Katché.

A la fin du thème, le batteur prend un micro et s’avance. Il explique que si son dernier album est plus électrique que les autres, il a toutefois souhaité mélanger, pour le live, ses trois derniers albums, qu’il espère que c’est plaisant et qu’il remercie le public de s’être déplacé en masse. S’ensuit un morceau enivrant et impulsif où se déploie un jazz frénétique et puissant toujours aussi subtil. Le saxophoniste me fait forte impression. De manière assez surprenante, une heure et quart après que le set a démarré, s’annonce déjà la fin.

Au rappel, Manu Katché revient seul et nous offre une véritable démonstration déchaînée de ce qu’est un très bon batteur de jazz. Dégageant une incroyable sérénité, son amplitude singulière et sa précision à toute épreuve font mouche dans un solo de trois-quatre minutes mémorable. Avant qu’il ne s’arrête, les trois autres musiciens reviennent et reprennent dans un enchaînement parfait. Le morceau, dynamique et volontaire, laisse libre cours à la diversité et à la vitesse de jeu du batteur. En terminant par une ballade rassérénante, le quartet aura rendu une copie aussi convaincante que complète que Manu Katché clôt à merveille : « Devant un public comme vous, chaleureux, interactif et à l’écoute, eh ben, on est meilleur. Merci ! ».

Roberto Fonseca

et Roberto Fonseca – Zamazu

Plus décevant, le pianiste cubain qui joua un temps pour le Buena Vista Social Club m’est apparu un peu trop sûr de lui et expansif pour me plaire pleinement. Pourtant, tout était réuni pour ce quintet qui donnait là son dernier concert européen. Le premier morceau est très rythmé, presque mouvant. Fonseca chante le même thème que le saxophoniste. Un vieux monsieur qui dénote par rapport au batteur, au contrebassiste et au percussionniste qui, eux aussi, sont de jeunes musiciens. Toujours très expressif, Fonseca sourit et semble prendre un véritable plaisir à jouer. La majorité du temps de trois-quarts, il jette des regards complices à son batteur avec qui s’entame un savant jeu d’échos. Si d’un point de vue musical, les rythmes sont dansants et plutôt bons, le garçon se la raconte beaucoup, joue à une main, commente son propre jeu et paraît très fier de la musique qu’il nous offre. A la longue, c’est un peu exspérant. Et, alors que le saxophoniste fait désormais chanter sa clarinette, le pianiste cubain, lui, danse, se couche sur son piano puis soudainement se cambre.

Toutefois, le jeune homme, petite star de la musique cubaine, joue avec une grande facilité et une dextérité à toute épreuve. Véritable petite bombe d’outre-Atlantique, la salsa que le quintet développe est vive et entraînante. Fonseca, lui, s’amuse à improviser en réinventant sa propre musique sur l’instant. Cela lui permet de tester la réactivité de son batteur, ce qui le fait beaucoup rire. Le pianiste se lève de son siège et remue le bassin en hurlant de plaisir le bonheur qu’il a de jouer ainsi. Tous ses musiciens s’éclatent et se marrent. Il est dommage que j’aie peu accroché à cette ambiance très expansive car le niveau, pourtant, était très bon. S’ensuit un solo d’intro beaucoup plus calme où Fonseca exprime sa musique par de nombreuses petites mimiques, comme si les phrases musicales formaient pour lui des unités de sens, un dialecte intelligible.

On assiste alors à un petit « trou » de deux-trois morceaux dans le set où les thèmes semblent moins précis qu’au début, surtout dans les montées et les changements de rythme. Une heure après le début du concert, donc, je décroche un peu. Dans le morceau salsa qui suit, Roberto Fonseca en fait des tonnes. Commentant de grognements son propre jeu, il invective même ses musiciens à le suivre dans son solo. Plutôt que de nous raconter une histoire, il semble finalement se la raconter tout seul. Pourtant, les musiciens (surtout le batteur) sont assez impressionnants. Au morceau suivant, le jeune cubain se lève de son piano et vient chanter sur l’avant-scène. Il fait participer le public. Puis, charmant, il tente de parler français. Quelque peu perdu, il demande conseil à son batteur. Tous (y compris le public) sont morts de rire. Voilà qui finit de conquérir la salle qui maintenant se lève pour frapper en rythme les sérénades cubaines. Dans un morceau plus calme, Fonseca me séduit néanmoins de sa voix au registre très large dont les incantations frôlent le frénétique. Le dernier est une apothéose salsa où s’incorpore une très belle digression sur « Besame Mucho ». La salle de Châtellerault aura le droit, pour le dernier concert européen du pianiste cubain, à quatre morceaux de rappel : un véritable bonus de plaisir pur de la part d’un quintet qui se connaît par cœur et s’amuse.

Eric Bibb

et Eric Bibb – New Home

T-shirt rose large et délavé, pantalon de costard, chapeau à bord large noir, Eric Bibb, enfant spirituel du bayou, entre seul en scène avec sa guitare acoustique. Dès les premières mesures, un blues galvanisant envahit les sonotones. De sa voix caverneuse où pointe un grain, le bluesman se lance dans un chant repentant. Même au plus fort des solos d’entame, seule la tête d’Eric Bibb bouge. Pincements de cordes et remuages de guitare vibrants font de ce premier titre un titre blues très classique. Dès le deuxième morceau, une belle ballade mélancolique, Bibb chauffe et s’active, dansant légèrement d’un pied sur l’autre. A la fin de la chanson, arrivent ses musiciens (un batteur, un contrebassiste et un guitariste électrique).

Le titre qui s’ensuit, « Blues Walkin’ Again » fait monter le concert en puissance. L’indéniable apport des musiciens étoffe les partitions vocale et instrumentale de l’Américain. Au son d’« I’m building a new home », la salle cadence le rythme d’un  vrai bon blues. Puissante et tellement communicative, cette musique est ici maîtrisée à la perfection : c’est jouissif ! Alors qu’il finit sa chanson face au public en délire, Eric Bibb regarde, complice, ses musiciens et, heureux d’avoir une salle enflammée, reprend de plus belle le thème qu’il vient de clore. Je n’avais jamais assisté à une telle pratique (qu’il exécutera trois fois durant le set) en concert mais il faut avouer que c’est rudement efficace pour attiser encore un peu plus la ferveur d’un public conquis.

La chanson suivante, beaucoup plus calme et commémorative, revient sur la grande inondation de 1926-27 dans le Mississipi. La guitare électrique, distordu en suraigu, envoie des plaintes lancinantes abrasives. Sur la fin, la chanson va crescendo et Bibb, si souriant face au public acquis à sa cause, bouge un peu plus. Tanguant d’un pied sur l’autre avec plus d’amplitude, il tape en rythme les pulsations de son blues. Le guitariste new-yorkais prend le micro et déclare tout sourire : « Now, a song called ‘‘Connected’’, ‘cause that’s what we are, connected ». Sur ce morceau ultra entraînant, les mouvements saccadés de Bibb deviennent presque frénétiques. Comblé, il se déchaîne et sa voix se fait plus caverneuse encore. Les allants soul de ce titre viennent ponctuer en beauté les attentes de la salle. « Thank you so much. I’m feeling you tonight ! », lance-t-il avant de reprendre en alterné, trois morceaux durant, deux thèmes calmes et nostalgiques et un titre plus musclé aux paroles hédonistes. Pour le dernier morceau du set, le bluesman dévoile un titre unificateur à la rythmique contagieuse où résonne un appel au partage : « Open up the door. Get on board ». Et, pour conclure, il nous tend « For You » en rappel. La rythmique ensoleillée et communicative propulse des paroles d’union : « Give me your dreams : together we’ll make them come true ». Et, au bout d’un solo déchirant et en hommage à un public conquis, il ferme son concert en français, en s’époumonant : « Pour vous ! ».

Mieux les connaître :

<object width= »250″ height= »40″> <param name= »movie » value= »http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf » /> <param name= »wmode » value= »window » /> <param name= »allowScriptAccess » value= »always » /> <param name= »flashvars » value= »hostname=cowbell.grooveshark.com&widgetID=21577697&style=metal&p=0″ /> <embed src= »http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf » type= »application/x-shockwave-flash » width= »250″ height= »40″ flashvars= »hostname=cowbell.grooveshark.com&widgetID=21577697&style=metal&p=0″ allowScriptAccess= »always » wmode= »window » /> </object>

<object classid= »clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000″ width= »220″ height= »55″ codebase= »http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0″><param name= »src » value= »http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3169442&amp;colorBackground=0×555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0″ /><embed type= »application/x-shockwave-flash » width= »220″ height= »55″ src= »http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3169442&amp;colorBackground=0×555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0″></embed></object>

Pamela Hute – My Dear
Josh Ritter – Rattling Locks

Réagis mon ami !

S'abonner aux commentaires de cet article.

Ce blog est magistralement paramétré pour afficher des Gravatar. Si toi aussi tu veux une image à côté de tes commentaires (comme je te comprends), tu peux aller jeter un oeil chez Gravatar.

l' auteur, Dr. Javnaire

Quoi de neuf, Docteur ?

Creative Commons License
Les articles sur ce site sont placés sous licence Creative Common (by-nc-sa).