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Chronique de Kele – The Boxer

Chronique de Kele – The Boxer

Kele Okereke - The Boxer

Année : 2010
Genre : Platitude insignifiante
Chanson(s) préférée(s) : Rise, Yesterday Gone, Everything You Wanted

4/10

Kelechukwu Rowland Okereke sort son premier album en solo. Mais comme Kelechukwu Rowland Okereke, ça fait un peu long le leader de Bloc Party se fait appeler Kele tout court. Après trois albums de très bonne facture, les Bloc Party ont décidé de se mettre en stand-by quelques temps. Mais Kele, lui, il aime pas être en pause, alors il s’est dit qu’il allait faire un album sans ses copains, un truc sur lequel il aurait bien le contrôle tout ça tout ça.

Il y a toujours eu chez Bloc Party une influence bienvenue de teintes électroniques, du premier opus jusqu’au dernier en passant par les simples Flux et One More Chance. Sur son disque, notre ami a semble-t-il voulu balancer toute la sauce électro. Cette éjaculation en règle a produit The Boxer, sorti hier, objet étrange de dance british bien mal produite.

Le premier simple Tenderoni m’a – quand il a paru sur le net – réellement effrayé. Basse insignifiante, gimmick minable, beat indansable, et un vocal hors ton qui ne signifie rien … du bruit sans la fureur. Je me suis alors dit que ce morceau était un petit incident de parcours et que l’album à paraitre devait sans doute relever le niveau. Las ! Il n’en n’est rien ! L’impression d’assister à un grand fourre-tout incohérent est patente. Dans cette soupe primitive de musique protozoaire, la voix charismatique du chanteur de Bloc Party perd de sa verve, de son charme, et de son talent. Les mélodies frisent parfois le ridicule (The New Rules, Rise), la voix – donc – est complètement à côté de la plaque. Unholy thoughts revient à une sorte de rock post que dalle qui foire son effet. Walt Talk rappelle à mon souvenir mon antimilitarisme primaire qui m’empêche de souscrire à cette avalanche de basses énervées à la Spank Rock.

On the Lam fait atrocement peur et fait aisément préférer une bonne vieille eurodance digne de ce nom que cette daube que rien ne sauve et  surtout pas – encore une fois – la voix absurde de Kele Okereke et son versants féminin épouvantable. The Other Side fait mieux mais sans trop s’éloigner des calamités précédentes. Cette deuxième partie de l’album présage du mieux.

Ca devient pas trop mal on va dire, sur Everything you Wanted par exemple, et enfin sur la dernière moitié de Rise (dont le vocal rappelle sans mal Flux) qui inaugure le diptyque final Yesterday Gone et Meet Me in the middle qui rattrape (un peu) dans une dance downtempo la grosse première partie navrante du disque. Dommage, vraiment dommage, que ce reste n’ait pas été à la hauteur de ces quelques titres, oasis salvatrice en désert musical.

Crochet du bras

Le clip de Tenderoni

Uppercut

Le site de Kele Okereke sur lequel vous pourrez trouver les pistes séparées de Tenderoni afin d’en faire un remix. Ce sera pas dur de faire meilleur que l’original.

Les groupes au nom improbable #2 : The Jean-Paul Sartre Experience
The Roots feat Monsters of Folk – Dear God 2.0 (clip)

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l' auteur, Mutapop

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