Misteur Valaire – Sweet Charlemagne

Au détour d’un partenariat entre un curieux journal digital et ledit groupe arrivé du Québec, nous nous sommes posés quelques questions. Des questions soulevées par un modèle, celui suivi par Misteur Valaire, qui à l’instar d’autres groupes plus connus (Radiohead, Nine Inch Nails) propose d’offrir aux internautes sa musique en téléchargement et à prix libre.
Il est encore difficile de répondre à de telles questions: ce modèle est-il viable, pérenne ? Deviendra-t-il un nouvel indice pour estimer la valeur, marchande, cela va sans dire, d’un artiste ? Et quand bien même, suffira-t-il pour lui assurer un revenu décent ?… Si la situation actuelle, bien qu’encourageante (l’album est vendu en moyenne à 7,36$), n’est pas suffisante pour nous apporter des certitudes, il est indéniable que cette manœuvre participe à la réponse d’artistes un poil audacieux à l’industrie de la musique. Ce contrepoids doit s’affirmer par la pratique et ses premiers protagonistes, particulièrement les groupes indépendants, font preuve d’un courage qu’il est nécessaire de relever.
Le Pay What You Want (abrégé PWYW), aura sans doute aguiché notre curiosité mais là où le projet est brillant, c’est qu’il combine une ambition idéologique novatrice, à une substance musicale aux qualités remarquables. Mélangeant Jazz, Hip Hop et Électro, Misteur Valaire peut se vanter d’une certaine harmonie; pas seulement sonore, mais plutôt une harmonie des individus qui sur scène comme sur cd, illustrent leur épopée et leurs influences, décidément complémentaires.
Ce titre, Sweet Charlemagne, est extrait de l’album Golden Bombay, qu’on vous recommandera bien sûr d’aller vous procurer…
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