Chronique de Brian Wilson – Brian Wilson Reimagines Gershwin
Brian Wilson - Brian Wilson Reimagines Gershwin
Année : 2010
Genre : Beach Boys Wilson Pop
Chanson(s) préférée(s) : The Like In I Love You, Summertime, They Can't Take That Away From Me, etc.
Brian, Brian, Brian Wilson… Tu es un de mes héros (je me permet de te tutoyer, et puis tu parles anglais et l’anglais ne vouvoie ni ne tutoie depuis longtemps, alors…) C’est simple, sans toi, la musique pop – tu sais, ce style dont tout le monde parle mais dont personne ne parvient à donner une définition – ne serait pas ce qu’elle est. Bon, sans toi et quelques autres bien-sûr. Tu as su donner avec tes ex-potes les Beach Boys une ferveur harmonique inimitable, tu as fait pénétrer de la symphonie dans la musique populaire et aujourd’hui tu sais rendre hommage à un de tes précurseurs en la matière : George Gershwin. Le compositeur américain a prélevé dans la musique classique de quoi insuffler de la magie et de la qualité dans cette fameuse musique populaire. Il a participé au décloisonnement d’apartheid de cette musique que l’on disait – avec la plus immonde et crasse bêtise – de race, le jazz. D’ailleurs, nombre de ces compositions sont devenues des standards, repris par Miles Davis, Coltrane, et bien d’autres.
Oh Brian, que tu as bien fait de te décider à reprendre les mélodies de Gershwin. Ses classiques de Broadway ou quelques musiques de films. Tu imprimes si gracieusement de ta patte – tes harmonies vocales bien connues qui font la marque indélébile des Beach Boys et des immortels I Get Around et Good Vibrations – ces grands titres que sont Raphsody In Blue (en accapela sur ton disque) ou Summertime. Que de grâce dans cette reformulation d’un inédit de Gershwin Will You Remember Me ? ici nommé The Like In Love You From, futur ancien classique sauvé des oubliettes et absolument génial. Nothing But Love reprend également des bouts de partitions du compositeur new-yorkais pour recréer une nouvelle chanson presque aussi magique.
D’aucuns pourront trouver l’ensemble un brin pompeux mais quelques rumeurs laisseraient entendre que ceux là ont oublié d’avoir du goût, comme d’autres – si haut placés – ont oublié d’avoir du cœur. Brian, il faut comprendre que tout le monde ne sait pas t’apprécier à ta juste et grande valeur, mais il faut que tu saches, oh Brian, que moi, je suis derrière toi et que j’écoute ton album en boucle.
L’intemporalité, c’est peut être une des marques de la grande musique pop. Brian Wilson, tu es un archétype d’intemporalité. Tes arrangements, tes harmonies, ta voix fragile mais puissante t’assure une place sur le mont Olympe de la classe totale en musique.
… Bon, par contre, piquer ta pochette à Maxence Cyrin, c’est pas très gentil.
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vincenzo a dit :
1
ce disque est nul ! il est une insulte à Gershwin et à Petsounds !
Mutapop a dit :
2
C’est quoi Petsounds ? N’empêche c’est comme Rouget de Lisle qu’est une insulte à Gainsbourg.