Chronique de Kim Novak – The Golden Mean.

il y a 3 ans dans Chroniques par
8/10

The Golden Mean

Par Kim Novak

Année : 2011

Genre : Pop Indé

Chansons préférées : Broken Rope, Comfort, Loved and Saved, Monsters

Aujourd’hui on va parler de compatriotes Caennais. Il est possible que vous n’ayez encore jamais entendu parler de Kim Novak, du moins pas du groupe. Pourtant les normand ont été les auteur d’un premier LP, Luck & Accident, paru chez Talitres en 2007 et auréolé d’un succès critique unanime. On les avaient alors qualifiés d’héritiers d’Interpol et j’en passe. Ceci dit, les KN reviennent quatre ans plus tard pour tourner une page. Nouveau line up (passage de trois à quatre et deux nouveaux membres), nouveau label (Kütu Folk) et surtout exit la cold wave et bienvenu à des couleurs plus contrastées.

C’est là ce qui surprend pour l’auditeur habitué du groupe. Cet album baigne tout du long de ses 15 titres dans une lumière tantôt radieuse, tantôt plus terne. Radieuse sur le trio d’ouverture comptant la très catchy Montego Bay, le single spectorien Merry Go Round et surtout l’un des titres les plus fort du disque : Comfort. Une ritournelle obsédante au texte profondément touchant, interprétée à la perfection par cette voix toujours aussi gracile. Elle répond à la non moins belle Nowhere to Run fausse balade à la Walkmen pleine d’éspoir. C’est dans ces moments plus jouasses qu’auparavant que le quartet semble le plus libéré. Les litanies vocales sont parfaitement portées pas des mélopées de guitares se complétant parfaitement et une base rythmique aussi solide qu’audacieuse.

Mais le ciel s’assombrit aussi à l’occasion du duo Loved & Saved / Broken Rope. La première tire sa puissance de ses accents dylaniens à peine camouflés. La seconde est certainement la meilleure chanson de cet album. Une rythmique hypnotisante soulève en crescendo un chant fascinant. Jusqu’au final en forme d’explosion formidablement maitrisée. Bouleversant. La noirceur est aussi présente sur la très réussie Monsters et son appui féminin qui magnifie un refrain aussi inattendu que prenant.  Enfin on tremble sur la descente aux enfers de Falling Appart qui oscille entre le martial et la légerté jusqu’à la chute terrible.

Ceci dit ce disque n’est pas exempt de défauts. New York et Love Affair dénotent un peut dans l’ensemble et la clôture The Last Embrace semble anecdotique après l’excellente Crystal. Ceci dit, The Golden Mean n’en reste pas moins un excellent disque de pop indépendante. Kim Novak prouvent qu’ils ont su évoluer avec le temps tout en restant l’une des valeurs sure d’une scène indépendante française en plein renouveau. Une vraie belle réussite.

 

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  • Tu peut écouter des chansons de l’album (ou pas) sur l’excellent EP « Glory » ici.

 

3 commentaires

  1. RealCy

    Ceci-dit !

    Ceci-dit, cela donne envie de l’écouter cet album. Merci pour ta chronique.

    Au plaisir.

  2. riraito

    J’avais justement vu l’album plébiscité sur Deezer, la lecture de cet article me conforte dans l’idée qu’il faut que je l’écoute ! :-)

  3. Branche ton Sonotone ! » Interview de Kim Novak

    [...] Golden Mean à écouter très vite ici et sa chronique à lire ici !  « Article précédent K. Sparks & Payozo – Clair [...]