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Chronique de Kakkmaddafakka – Hest

Chronique de Kakkmaddafakka – Hest

Kakkmaddafakka - Hest

Année : 2011
Genre : Sexy pop insouciante norvégienne
Chanson(s) préférée(s) : Your girl, Make the first move, Heidelberg, Touching, Gangsta

8/10

Cette chronique a été écrite par Clément.

Vous vous souvenez le temps du lycée ? Rah, ce qu’on était insouciant quand même. On pensait pas à grand chose. Surtout nous les garçons. Bien avant le bac, notre sujet d’étude primordial restait les filles. On avait beau passer des heures à essayer de les comprendre, on accrochait difficilement la mention. Il fallait donc improviser et tenter de les impressionner. Mais ne vous inquiétez pas, aujourd’hui, si vous voulez faire remuer les leggings de tes copines, il existe autre chose que Justin Bieber.

Kakkmaddafakka. Encore un groupe scandinave avec un nom tarabiscoté, sans O barré cette fois ci. Ces Norvégiens ont sorti leur second album Hest en février dernier. Originaires de Bergen, comme les Kings of Convenience et Röyksopp, ils sont signés sur le même label que The Whitest Boy Alive. Pourtant, leur musique sonne davantage comme les débuts de la troupe pop suédoise d’I From Barcelona. De belles références pour ce groupe qui ne se prend pas au sérieux et qui veut juste vous faire danser.

Leurs premières chansons étaient plutôt électro-pop. Le synthé avait de la reverb et les paroles un poil vulgaires (Kakkmaddafakka est un nom loin d’être catholique) rappellent l’enfance, période dorée de l’apprentissage de gros mots et où on s’amuse à taper fort sur de nouveaux jouets. Mais sur ce Hest, le groupe débranche le clavier et accorde ses guitares afin de faire monter l’envie de danser chez son auditoire. Petit à petit, Kakkmaddafakka mûrit en ajoutant à sa palette musicale, du jazz, du funk et même du reggae. Le piano est déchaîné, spécialement sur Heidelberg, titre sur lequel on retrouve avec plaisir le riff de I Shot the Sheriff (Gangsta).

Surtout, ce groupe à composition variable (de 5 à 12 membres), adore parler des filles. Le sujet favori de tout homme intrigué par cette race étrange mais au combien délectable. On a beau grandir, elles restent nimbées de mystères. Pour ne pas être désemparé face à elles, Kakkmaddafakka vous rappelle simplement quelques règles : évitez d’être trop agités (Restless) ; faites le premier pas, ne les attendez pas (Make the first move). Avant de toucher, il faut demander (Touching). Et n’hésitez pas à faire le gangsta dans un break familial sur le port de Bregen pour faire votre intéressant.

Alors messieurs et mesdames, filez tous ensemble aux Transmusicales de Rennes le vendredi 2 décembre. En plus, il joue le même soir que Stuck in the Sound, Fuel Fandango et Totally Enormous Extinct Dinosaurs. Si avec tous ça, des couples ne se forment pas, j’y comprends plus rien.

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l' auteur, L'équipe de BTS

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