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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Dr. Javnaire</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Live Report : M83 (La Cigale, 15/03/12)</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 14:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Le son extatique du groupe français sur album se charge sur scène d’un côté abrasif surprenant.
On peut même dire que le quatuor guitare-basse-clavier-batterie a donné dans le saturé sans retenue. Les moulures de la Cigale en tremblèrent. Les oreilles en sifflèrent. Et c’est sur « Intro » que le set démarra.
La voix nasillardement envoûtante du chanteur fit son effet à grands coups de « Carry on ». Très vite, tout prît de l’ampleur et les décibels montèrent à mesure que les corps s’échauffaient. La recette M83, qui fonctionne si bien ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26600" title="m83-2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/m83-2.jpg" alt="" width="480" height="320" /></p>
<p>Le son extatique du groupe français sur album se charge sur scène d’un côté abrasif surprenant.</p>
<p>On peut même dire que le quatuor guitare-basse-clavier-batterie a donné dans le saturé sans retenue. Les moulures de la Cigale en tremblèrent. Les oreilles en sifflèrent. Et c’est sur « Intro » que le set démarra.</p>
<p>La voix nasillardement envoûtante du chanteur fit son effet à grands coups de « <em>Carry on</em> ». Très vite, tout prît de l’ampleur et les décibels montèrent à mesure que les corps s’échauffaient. La recette <strong>M83</strong>, qui fonctionne si bien outre-Atlantique, fait de plus en plus d’émules dans l’Hexagone. Et tout un public semble se réapproprier l’électro-rock voluptueuse du groupe antibois.</p>
<p>Sur scène, en tous cas, plus aucun doute sur sa qualité musicale : <strong>M83</strong> n’est pas qu’un groupe de studio. Les titres s’enchaînent bien, les musiciens se donnent et le courant passe.</p>
<p>Le batteur notamment, en maître incontesté du rythme de la bande à montrer toute l’ampleur de sa virtuosité. De temps à autres, aussi, quelques bidouillages électriques, des changements d’instruments, et la volonté de ne jamais laisser retomber la touffeur de leur électro-rock sauvage.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Xx1At7oyXVk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Xx1At7oyXVk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Porté par des lumières très abouties, <strong>M83</strong> s’est offert en ce 15 mars 2012 une vraie belle date parisienne. Toujours dans les tons de la pochette de l’album, les roses et les bleus se succédèrent une heure durant avec une douce rigidité : du balayage érotique au stroboscope épileptique se déroulèrent les multiples facettes de l’univers des jeunes Français.</p>
<p>Un frisson de jouissance traversa la salle lorsqu’arriva « Midnight City » en fin de set. Hurlements, sifflements et sautillements fébriles : eh oui, un tube reste un tube après tout… Et on se laisse prendre au jeu de la danse pour un titre déjà entendu des dizaines de fois.</p>
<p>Tout se clôt en beauté pour ce live rondement mené. Un gros rappel et le set est plié. Après une telle prestation et un tel engouement plus de doute : <strong>M83</strong> est enfin en odeur de sainteté dans le pays de ces premiers essais.</p>
<h3>La Cigale ayant chanté tout l&#8217;été&#8230; :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Hurry Up, We&#8217;re Dreaming</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/6MBuQugGuX7VMBX0uiBnAQ">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/m83/hurry-up-we-re-dreaming-1262368">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Hurry+Up+We+re+Dreaming/6616973">grooveshark</a>.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Live report : Vieux Farka Touré, « Au nom du père » (Petit Bain, 17/02/2012)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 13:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
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		<category><![CDATA[2011]]></category>
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		<category><![CDATA[vieux farka touré]]></category>

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		<description><![CDATA[
Et si jouer de la guitare pouvait être plus simple que d’éplucher une carotte ou faire ses lacets.
Et si la passion d’un père pouvait être génétique. Ou au mieux contagieuse.
Et s’il y avait des artistes qui dès les premières notes vous propulsaient leur don dans le sonotone.

Eh bien, il y en a pour qui c’est le cas. Et Vieux Farka Touré, le fils du premier grand guitariste électrique noir Ali Farka Touré, a la chance d’appartenir à ce club.
A trente ans tout juste sonnés, il a déjà joué sur tous ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26552" title="bannière_Vieux_Farka_Toure" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/bannière_Vieux_Farka_Toure.jpg" alt="" width="539" height="452" /></p>
<p>Et si jouer de la guitare pouvait être plus simple que d’éplucher une carotte ou faire ses lacets.</p>
<p>Et si la passion d’un père pouvait être génétique. Ou au mieux contagieuse.</p>
<p>Et s’il y avait des artistes qui dès les premières notes vous propulsaient leur don dans le sonotone.</p>
<p><object id="gsSong3254606693" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=32546066&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3254606693" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=32546066&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=32546066&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'&lt;span&gt;All The Same (feat. Dave Matthews) by &lt;a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Vieux+Farka+Tour/59085\&quot; title=\&quot;Vieux Farka Tour\u00e9\&quot;&gt;Vieux Farka Tour\u00e9&lt;/a&gt; on Grooveshark&lt;/span&gt;'}" alt="" /></object></p>
<p>Eh bien, il y en a pour qui c’est le cas. Et <strong>Vieux Farka Touré</strong>, le fils du premier grand guitariste électrique noir <strong>Ali Farka Touré</strong>, a la chance d’appartenir à ce club.</p>
<p>A trente ans tout juste sonnés, il a déjà joué sur tous les continents. Et continue de faire vivre la musique inventée par son père : celle qui n’a jamais eu de nom, mais des fans par millions ; celle qui fait se rencontrer le blues et la musique traditionnelle africaine.</p>
<p>Bien que trois chansons paternelles viennent encore hanter le set de <strong>Vieux Farka Touré</strong>, il serait injuste de réduire la prestation du malien à de la simple reprise.</p>
<p>La très grande majorité des compositions sont les siennes. Et il y a chez le jeune guitariste autant de filiation avec <strong>Ali</strong> que d’amour pour <strong>Hendrix</strong>.</p>
<p>On retrouve dans la décontraction rieuse et souriante du jeu de <strong>« Vieux »</strong>, cette désinvolture caractéristique du célèbre <strong>Jimmy</strong>. Aisance, fluidité et vivacité. Rien ne résume mieux l’inlassable course des doigts sur le manche de son électrique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26557" title="vieux_farka_toure2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/vieux_farka_toure2.jpg" alt="" width="360" height="240" /></p>
<p>Sur cette péniche au pied de la BNF, un bassiste et un batteur l’accompagnent. Totalement dévoués, en même temps très bons musiciens eux aussi, les deux hommes sont à l’affut de chaque nouvelle note du guitariste. Jamais ils ne le lâchent, toujours ils le portent. Ils forment la structure sur laquelle le Malien peut s’appuyer pour développer en volutes blues l’écriture automatique de compositions vagabondes.</p>
<p>C’est à un safari musical dans les rues de New-York que <strong>Vieux Farka Touré</strong> nous convie. Il mêle avec brio un blues moderne nord-américain avec la musique traditionnelle des rives du fleuve Niger. Et sa vivacité est telle que l’on croit parfois qu’il joue de la kora. Comme si, au lieu des six cordes de sa guitare, il avait les vingt-et-une de la demi-calebasse africaine.</p>
<p>Un vrai voyage dans un pays encore inexploré. Les pérégrinations d’un artiste prometteur. Et le talent à la fois brut et si technique d’un guitariste comme il m’a peu été donné l’occasion d’en voir.</p>
<p>A laisser vieillir :</p>
<ul>
<li><strong><em>The Secret</em></strong>, son dernier album sur <a href="http://open.spotify.com/album/0gGinv1UJ9R4wAPhimSjWc">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/vieux-farka-toure/the-secret-1119224">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/The+Secret/6333043">grooveshark</a>.</li>
<li><em><strong>Talking Timbuktu</strong></em>, rencontre entre <strong>Ali Farka Touré</strong> et <strong>Ry Cooder</strong> <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/03/20/chronique-de-talking-timbuktu-ali-farka-toure-with-ry-cooder/">chroniqué par BTS</a>, mais aussi sur <a href="http://open.spotify.com/album/4H6MYWzpBJJ4uTOtFkdC5I">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/ali-farka-toure/talking-timbuktu-1005656">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Talking+Timbuktu/2242165">grooveshark</a>.</li>
</ul>
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		<title>Live report : Rocé feat. Issam Krimi Power Trio (Trois Baudet, 10/02/2012)</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
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		<description><![CDATA[
Rocé a horreur qu’on le qualifie de « slammeur ».
Mais, malgré des textes acérés et un flow enragé, il donne aussi l’impression d’être plus qu’un rappeur.
C’est à se demander parfois s’il n’est pas sociologue ou philosophe. Et que sa manière de rendre publiques ses études et ses recherches soit la mise en musique.
Ses déambulations platoniciennes, le jeune homme les fait au gré du verbe. Le doute méthodique, il le fait jouer dans le tourbillon des assonances et l’algorithme de ses allitérations. La falsifiabilité de Popper, c’est pour lui le monde environnant. Celui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26523" title="bannière_rocé" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/bannière_rocé.jpg" alt="" width="512" height="342" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Rocé</strong> a horreur qu’on le qualifie de « <em>slammeur </em>».</p>
<p class="MsoNormal">Mais, malgré des textes acérés et un flow enragé, il donne aussi l’impression d’être plus qu’un rappeur.</p>
<p>C’est à se demander parfois s’il n’est pas sociologue ou philosophe. Et que sa manière de rendre publiques ses études et ses recherches soit la mise en musique.</p>
<p class="MsoNormal">Ses déambulations platoniciennes, le jeune homme les fait au gré du verbe. Le doute méthodique, il le fait jouer dans le tourbillon des assonances et l’algorithme de ses allitérations. La falsifiabilité de Popper, c’est pour lui le monde environnant. Celui qu’il dépeint à grands coups de mots, à grand renfort de métaphores, et finalement sans fard.</p>
<p class="MsoNormal">En album comme en concert, on peut prendre <strong>Rocé</strong> pour un intello. Un intello révolté qui aurait adopté les codes suburbains. Un intello raté qui aurait évité le chômage par le refrain. Mais ce ne sont que des caricatures : car Rocé est simplement un rappeur érudit.</p>
<p class="MsoNormal">Sur la scène des <strong>Trois Baudets</strong>, pantalon large et veste de sport, crâne rasé et œil profond, il tient fermement le micro et balance son flow sur des remous jazzy.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft  wp-image-26527" title="issam-piano" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/issam-piano-300x225.jpg" alt="" width="314" height="236" />La musique ce soir-là est signée <strong>Issam Krimi Power Trio</strong>. Jeune pianiste, grande tige en chemise à carreaux, <strong>Krimi</strong> laisse filtrer son amour du funk et du jazz. Entouré de ses trois claviers, et accompagné d’un bassiste et d’un batteur, il dépose avec agilité quelques notes justes sur les phrases de ce « rappeur qui n’en était pas un ».</p>
<p class="MsoNormal">La rencontre est surprenante, charmante et parfois extatique. <strong>Rocé</strong> est habitué à rappé sur du jazz, lui qui prend un malin plaisir à inviter <strong>Archie Shepp</strong> ou <strong>Jacques Coursil</strong> sur ses albums.</p>
<p class="MsoNormal">Cette association est tout de même une première. Et la prise de contact prend comme le béton : dès les premières mesures, le dialogue est fécond.</p>
<p class="MsoNormal">Dans les volutes de l’orgue Hammond, quelques phrases s’envolent :</p>
<p class="MsoNormal">« <em>Mais on garde ça pour soi car on te dirait parano / En fait on devient seul quand l’confident devient le ragot</em> » (Amitié et Amertume) ;</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>« <em>Le cliché s’apprivoise quand la vérité s’rebelle / La vérité s’envole et notre réflexion bat de l’aile / Je veux être celui qui garde le doute quand les autres le gèlent / Vous avez vos réponses, moi j’ai des questions pour elles</em> » (Des questions à vos réponses) ;</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>« <em>Comment aider Yakari à civiliser John Wayne / Les mondes me bousculent, s’esquissent en gravitation / L’art a pris tant d’avance sur la mondialisation / L’imaginaire invente c’que la vérité récupère / Et nous emmène à la lisière de nos futures actions </em>» (Carnet de voyage d’un être sur place).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26535" title="rocé2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/rocé21.jpg" alt="" width="384" height="307" /></p>
<p class="MsoNormal">Les titres s’enchaînent et les compositions jazz entraînent toute la salle à finalement se lever devant la scène. <strong>Issam Krimi</strong> se lance parfois dans des solos toujours justes, bien que de styles très différents : des notes éparses et lyriques au piano solo, le groove contagieux d’un funk ancestral, un rythme électro frénétique,…</p>
<p class="MsoNormal">Le rappel, enfin, est une confrontation. Celle de deux mondes musicaux.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Issam Krimi</strong> entame l’un de ses titres, une reprise très personnelle de « <em>The man who sold the world</em> » de <strong>Bowie</strong>. En cours de morceau, <strong>Rocé</strong> revient lui aussi sur scène. Et entame une reprise rappée des « <em>Singes </em>» de <strong>Jacques Brel</strong>. Sorte de choc ultime entre deux univers qui pourtant (étonnamment) communiquent si bien.</p>
<p class="MsoNormal">Et tout se clôt dans l’admiration.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Live report : &#171;&#160;Au Marchet de Noël&#160;&#187; (Café de la Danse, 15/12/2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 13:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
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		<category><![CDATA[noel's songs]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un concert spécial Noël est un événement à la fois interpelant et original. Y aller, par extension, est une réaction enfantine : je l’avoue.

Sur scène tout est kitsch : du rouge et du blanc, un grand sapin, des gros cadeaux. Et un premier titre qui place l’ambiance, « Noël tombe souvent bien mal ».
L’envie de Florent Marchet en ce 15 décembre, « jour de Noël selon le calendrier courchevellien », était d’offrir un spectacle sans comparaison. Un instant de magie simple et sincère à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Pourtant, la machine semble tourner un peu ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-26223 aligncenter" title="marchet_banniere" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/marchet_banniere1.jpg" alt="" width="580" height="384" /></p>
<p>Un concert spécial Noël est un événement à la fois interpelant et original. Y aller, par extension, est une réaction enfantine : je l’avoue.</p>
<p><object id="gsSong3373892033" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33738920&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3373892033" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33738920&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33738920&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>La marche des rois by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Florent+Marchet/307670\&quot; title=\&quot;Florent Marchet\&quot;>Florent Marchet</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /></object></p>
<p>Sur scène tout est kitsch : du rouge et du blanc, un grand sapin, des gros cadeaux. Et un premier titre qui place l’ambiance, « Noël tombe souvent bien mal ».</p>
<p>L’envie de <strong>Florent Marchet</strong> en ce 15 décembre, « jour de Noël selon le calendrier courchevellien », était d’offrir un spectacle sans comparaison. Un instant de magie simple et sincère à l’occasion des fêtes de fin d’année.</p>
<p>Pourtant, la machine semble tourner un peu en rond au bout du troisième titre. Les chœurs caricaturaux font rire, le style décalé de <strong>Marchet</strong> offre des perspectives nouvelles sur ce qu’est Noël. Mais pourtant, quelque chose manque. Vient « Courchevel », titre équilibré et collant bien à l’ambiance volontairement truculente de ce concert.</p>
<p>Puis vient la fille du Père Noël. Grande et travestie avec ces ongles rouges, son visage blanchi et ces talons hauts. <strong>Nicolas Martel</strong>, l’homme qui joue ce rôle est danseur, acteur et musicien. C’est lui qui danse avec <strong>Monica Bellucci</strong> dans le dernier <strong>Philippe Garel</strong>. Sorte de Bardem à la française, il possède toutefois ce côté félin et féminin qui lui permet d’être juste en androgyne.</p>
<p>Tout bascule alors. La justesse de l’acteur, sa gravité et sa dimension transgressive donne une image de Noël vraiment truculente. Les titres de <strong>Florent Marchet</strong> et de son Santa Claus Orchestra s’enchaînent comme des guirlandes de surprises. Un poème, une chanson triste et anecdotique, puis la reprise de « Vive le vent ».</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-26234" title="NoelsSongs FlorentMarchet" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/marchet_noel-300x179.jpg" alt="" width="240" height="143" />L’univers créé atteint son double objectif : offrir un moment de partage aux spectateurs présents et créer une vision de la fête de Noël différente de l’habituelle.</p>
<p>Le dernier titre, lui, appelle un bémol. Chanson pleine d’engagement, de sauts, de sincérité sans retenue, il pousse au constat que l’ensemble de ce concert unique aurait pu être plus festif. En plus du don, ce concert aurait aussi pu être une osmose.</p>
<p>Un seul petit regret… mais bon, il est un peu osé de se plaindre de ses cadeaux de Noël !</p>
<h3>Noël à Courchevel ? :</h3>
<ul>
<li>son album <strong><em>Noel&#8217;s Songs</em></strong> sur <a href="http://open.spotify.com/album/0siyXKGjFTyhmkflavqTyq" target="_blank">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/florent-marchet/noel-s-songs-1298899" target="_blank">deezer </a></li>
<li>son album <em><strong>Courchevel</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/6RGleslBEb3XsmC7r82ycA" target="_blank">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/florent-marchet/courchevel-672463" target="_blank">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Courchevel/4661705" target="_blank">grooveshark</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Live Report : &#171;&#160;Camille dans le plus simple appareil&#160;&#187; (Café de la Danse, 14/12/2011)</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 13:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[14/12]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[café de la danse]]></category>
		<category><![CDATA[camille]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
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		<description><![CDATA[
En toge beige et pieds nus. Une bouteille en verre emplie d’un liquide clair et saumâtre : du jus de citron ? Un univers bobo, gitanisant et décalé. Des ombres chinoises sur le rideau blanc en fond de scène ; la source de lumière, ampoule descendant du plafond par un fil, juste devant ses mains.
Camille est un personnage.

Un personnage auquel j’ai du mal à accrocher d’ailleurs. Un manque de sincérité, une distance entre ethos et logos, une fausse modestie… un je-ne-sais-quoi qui dérange.
Pourtant, derrière le personnage, il y a l’artiste. Et au-delà de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26195" title="camille_banniere" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/camille_banniere.jpg" alt="" width="554" height="370" /></p>
<p>En toge beige et pieds nus. Une bouteille en verre emplie d’un liquide clair et saumâtre : du jus de citron ? Un univers bobo, <em>gitanisant</em> et décalé. Des ombres chinoises sur le rideau blanc en fond de scène ; la source de lumière, ampoule descendant du plafond par un fil, juste devant ses mains.</p>
<p><strong>Camille</strong> est un personnage.</p>
<p><object id="gsSong3339535762" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33395357&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3339535762" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33395357&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33395357&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>Bubble Lady by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Camille/22391\&quot; title=\&quot;Camille\&quot;>Camille</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /></object></p>
<p>Un personnage auquel j’ai du mal à accrocher d’ailleurs. Un manque de sincérité, une distance entre <em>ethos</em> et <em>logos</em>, une fausse modestie… un je-ne-sais-quoi qui dérange.</p>
<p>Pourtant, derrière le personnage, il y a l’artiste. Et au-delà de la monstration scénique, il y a la création. Et à ce petit jeu, Camille n’a pas beaucoup de concurrence dans le monde de la chanson française.</p>
<p>Dès les premiers titres se développe un univers intimiste assez particulier. Car il y a chez <strong>Camille</strong> le sens du partage et le goût de la poésie. Trois multi-instrumentistes lui font office d’accompagnateurs. Et elle, qui se démultiplie par la voix.</p>
<p>J’ai été touché par l’abandon offert par <strong>Camille</strong> dans <strong><em>Ilo Veyou</em></strong>. Et elle a savamment su transmettre les mêmes émotions en live que dans son dernier album. De la même manière, par vagues séquencées au sein de cette ambiance intime, elle lâche des bribes de foutraque (« La France » avec une valse de deux spectatrices sur scène), de chamanisme (« My man is married but not to me ») et de luxure (« Pleasure »).</p>
<p>Et puis, de façon assez surprenante, elle sort de scène au bout d’une heure. Le rappel bat son plein. <strong>Camille</strong> revient.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-26186" title="Camille2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/Camille2-300x199.jpg" alt="" width="314" height="224" />Et le personnage n’est plus le même : robe noire et ambiance nettement plus fougueuse. <strong>Camille</strong> part à l’attaque d’une quinzaine de ces anciens titres, et se lâche pendant plus d’une heure encore ! On passe de « Cats and dogs » à « Paris », de « Ta douleur » à « Mon petit vieux ». Le tout se finit dans une osmose avec le public : tout le monde chante sur « Na Na Na », chanson où chaque couplet est la déclinaison mélodique d’une consonne.</p>
<p>Au Café de la Danse, <strong>Camille</strong> a joué six soirs. Hier était le dernier. Et tous étaient complets.</p>
<p><strong>Camille</strong> elle aussi semble avoir trouvé une certaine complétude dans sa carrière. On oublie très vite ce personnage qui fait tiquer au profit de l’artiste qui se donne, se dévoile et fait rêver.</p>
<p><em>Crédit photo : Frédéric Dugit et &laquo;&nbsp;Pirlouiiiit<strong>&laquo;&nbsp;</strong></em></p>
<h3>Plus ampoulé ? :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Ilo Veyou</strong></em> sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/camille/ilo-veyou-1275566" target="_blank">deezer</a>, <a href="http://open.spotify.com/album/029IbnpJXBnaS9A3uJ686w" target="_blank">spotify </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Ilo+Veyou/7097599" target="_blank">grooveshark</a></li>
</ul>
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		<title>Live report : Cœur de Pirate (Bataclan, 08/12/2011)</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 10:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Il y a dans le profil enfantin de la jeune Québécoise une part de fantastique. Comme si, au lieu du terrier, cette petite Alice était tombée dans une pop immémoriale et s’était réveillée au Pays des Orfèvres.
Il arrive que celui qui regarde le monde en critique se laisse surprendre par la beauté simple et sincère d’un acte de création. Ces moments sont rares et chers et il faut savoir les reconnaître pour en jouir pleinement.
Jeudi soir au Bataclan, la frêle pianiste blonde a su m’envoûter.

Dès son entrée sur scène, elle ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26144" title="banniere-coeur-de-pirate" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/banniere-coeur-de-pirate.jpg" alt="" width="550" height="365" /></p>
<p>Il y a dans le profil enfantin de la jeune Québécoise une part de fantastique. Comme si, au lieu du terrier, cette petite Alice était tombée dans une pop immémoriale et s’était réveillée au Pays des Orfèvres.</p>
<p>Il arrive que celui qui regarde le monde en critique se laisse surprendre par la beauté simple et sincère d’un acte de création. Ces moments sont rares et chers et il faut savoir les reconnaître pour en jouir pleinement.</p>
<p>Jeudi soir au Bataclan, la frêle pianiste blonde a su m’envoûter.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/uwZmtnmafUs?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/uwZmtnmafUs?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Dès son entrée sur scène, elle contredisait mes attentes. <strong><em>Blonde</em></strong>, son dernier opus, est une petite douceur pop aux mélodies bien faites. Rien de plus. Pourtant, en arrivant accompagnée de quatre grands jeunes hommes, <strong>Cœur de Pirate</strong> sautait d’entrée dans un univers parallèle, nettement plus rock. Une basse, une guitare, un clavier, une batterie. Et elle au chant et au piano.</p>
<p>Les premières mesures, déjà, firent tanguer la salle. La jeune fille partant tête baissée à l’abordage de ses propres titres.</p>
<p>Résolument rock, les instrumentations donnaient aux titres de <strong>Cœur de Pirate</strong> une dimension nouvelle : plus chaloupée, plus instinctive et, à mes yeux, plus sincère.</p>
<p>Avec brio, le cinquième titre se faisait interlude au piano. Puis le sixième repartit sur une ligne mélodique plus franche et appuyée. Quelques passages country, un titre en anglais, et un autre plus lent à la sensualité proche d’un tango. Et puis deux titres au violon en fin de concert.</p>
<p>Tous les enchaînements de ce set étaient savamment orchestrés : des transitions sans faute et sans temps-mort, et une scénographie calée au millimètre.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-26133" title="coeur-de-pirate" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/coeur-de-pirate-300x199.jpg" alt="" width="330" height="218" />La magie de ce live, sans doute, vient aussi des éclairages. Rarement j’ai vu aussi belle mise en valeur d’un(e) artiste et de son univers. Des éclairages jaunes et chauds qui illuminaient le visage de la chanteuse lorsqu’elle s’asseyait au piano, aux quadrilatères roses qui se mouvaient sur un rideau blanc en fond de scène, en passant par des guirlandes d’ampoules rondes et blanches et des rosaces ambrées parsemées de bleu : tout dans les éclairages faisait écho à ce qui se passait sur scène.</p>
<p><strong>Cœur de Pirate</strong>, elle, très nature, sympa, presque fraîche, retrouvait son accent québécois à chaque prise de parole. Heureuse d’être à Paris, ayant envie de faire danser son public, elle se lança dans une myriade de rappels, majoritairement au piano solo.</p>
<p>Le show se finit par des larmes. Des larmes de joie naissant d’une chair de poule. Celle de la prise de conscience, par les applaudissements plus que redoublés, d’avoir offert une partie de soi le temps d’un concert.</p>
<h3>Plus près de ma blonde :</h3>
<ul>
<li>le nouvel album de Cœur de Pirate sur <a href="http://open.spotify.com/album/4hy97neVcQ1YCWI3lU3Kee" target="_blank">spotify</a> et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Blonde/7201260" target="_blank">grooveshark</a></li>
<li>son <a href="http://www.coeurdepirate.com/" target="_blank">site officiel</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Live report : Didier Wampas (Bataclan, 05/12/2011)</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 16:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
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		<description><![CDATA[
Avant tout ne pas vieillir. Même si le texte dit le contraire.

Revenant dans le paysage musical avec un album solo, Didier Wampas ne lâche pas pour autant le punk-rock une fois sur scène. Accompagné de deux guitares, une basse, un clavier et une batterie, le set qu’il proposait en ce lundi 5 décembre au Bataclan ne s’éloignait pas vraiment de l’esprit de la troupe Wampas au complet.
Et, en parlant de complet, c’est avec un costume en tweed à carreaux que le déjanté Didier se ramène sur le devant de la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26123" title="banniere_wampas" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/banniere_wampas.jpg" alt="" width="580" height="288" /></p>
<p>Avant tout ne pas vieillir. Même si le texte dit le contraire.</p>
<p><object id="gsSong3334566735" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33345667&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed id="gsSong3334566735" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33345667&amp;style=metal&amp;p=0" /><!--[if !IE]>&#8211;><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33345667&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>La Propri\u00e9t\u00e9 C\&#8217;est Du Vol by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Didier+Wampas/1433379\&quot; title=\&quot;Didier Wampas\&quot;>Didier Wampas</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo;></img><!--<![endif]--></object></p>
<p>Revenant dans le paysage musical avec un album solo, <strong>Didier Wampas</strong> ne lâche pas pour autant le punk-rock une fois sur scène. Accompagné de deux guitares, une basse, un clavier et une batterie, le set qu’il proposait en ce lundi 5 décembre au Bataclan ne s’éloignait pas vraiment de l’esprit de la troupe Wampas au complet.</p>
<p>Et, en parlant de complet, c’est avec un costume en tweed à carreaux que le déjanté <strong>Didier</strong> se ramène sur le devant de la scène avec un premier titre en mode « gros rock qui envoie la sauce ».</p>
<p>Ce fut d’ailleurs la ligne directrice du concert. Quelques ballades vinrent ponctuer le live, mais dans l’ensemble, c’est à du vrai rock français que l’on faisait face. Je dirai même qu’il ressort au final de ce live une vraie expérience, une vraie culture du punk-rock qui fait de <strong>Didier Wampas</strong> à la fois un artiste majeur de la scène punk-rock française, et un des derniers Mohicans en la matière.</p>
<p>Entre des tours de lasso avec son micro, des bonds saccadés et des descentes dans le public, Didier Wampas a, en outre, confirmé une fois de plus sa qualité de <em>showman</em>.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-26120" title="wampas2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/wampas2-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" />Et puis, quelques reprises s’insinuèrent dans la tracklist : « Les Marionnettes » de <strong>Christophe</strong> en version punk, la démence communicative d’un « Marylène » ou encore la version française de « Brand New Cadillac » de <strong>The Clash</strong>.</p>
<p>Les textes de ses compositions ont pourtant évolué. On retrouve encore certains titres qui s’inscrivent dans la lignée de « Manu Chao » ou « Chirac en Prison ». C’est le cas de « La propriété c’est du vol » ou de « Punk ouvrier ».</p>
<p>Et puis, d’autres compositions sont plus calmes, comme emplies d’émotions. « Eternellement », « Magritte » ou « Magique » font office de parenthèse fleur bleue dans la discographie de l’artiste. Un côté plus variet’.</p>
<p>Si c’est moins convaincant en album, la pastille passe sur scène à coup de riffs.</p>
<p>Mais que cela signifie-t-il ? Un coup de blues pour <strong>Didier le punk </strong>? Une nouvelle sincérité montrant qu’il a le « rockeur sur la main » ?</p>
<p>Qui sait&#8230; Pourtant, une chose reste certaine, c’est que barjot, allumé et déglingué, tout ça <strong>Didier Wampas</strong> l’est !</p>
<h3>Taisez-le plus :</h3>
<ul>
<li>son nouvel album sur <a href="http://open.spotify.com/album/0ebliHom4oXj2FSgXu81Wg" target="_blank">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/didier-wampas/taisez-moi-1281600" target="_blank">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Taisez+Moi/7114871" target="_blank">grooveshark</a></li>
<li>son <a href="http://didier.wampas.com/" target="_blank">site officiel</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Live report : Shantel (Bataclan, 25/11/2011)</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2011/12/02/live-report-shantel-bataclan-25112011/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 17:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
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		<category><![CDATA[temps des gitans]]></category>

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		<description><![CDATA[
La métaphore de la cocotte-minute serait presque un euphémisme…
Le Batalcan ce soir-là était chauffé à blanc. Salle  presque comble, plus de 30°C sous plafond, et un public conquis d’avance (les gens dansaient déjà sur la musique qui passait avant le concert !).

Shantel est le genre d’artiste qui se fait précéder de sa réputation. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais la déception peut être forte et rapide. Seulement, Shantel, lui, finit par dépasser sa réputation : rien ne sert de courir, nous dirait Shantel, il faut vous faire cuire à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26041" title="bannière_shantel" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/banni%C3%A8re_shantel.jpg" alt="" width="531" height="353" /></p>
<p>La métaphore de la cocotte-minute serait presque un euphémisme…</p>
<p>Le Batalcan ce soir-là était chauffé à blanc. Salle  presque comble, plus de 30°C sous plafond, et un public conquis d’avance (les gens dansaient déjà sur la musique qui passait avant le concert !).</p>
<p><object id="gsSong37459520" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=3745952&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong37459520" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=3745952&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><!--[if !IE]>&#8211;><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=3745952&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>Fige Ki Ase Me by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Shantel/28825\&quot; title=\&quot;Shantel\&quot;>Shantel</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /><!--<![endif]--></object></p>
<p><strong>Shantel</strong> est le genre d’artiste qui se fait précéder de sa réputation. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais la déception peut être forte et rapide. Seulement, <strong>Shantel</strong>, lui, finit par dépasser sa réputation : rien ne sert de courir, nous dirait <strong>Shantel</strong>, il faut vous faire cuire à point.</p>
<p>Le DJ allemand sur cette tournée européenne innove. Finies les platines : il sort son manche et se fait <em>guitar hero</em>. Accompagné de 5 cuivres, un accordéoniste, un batteur et une choriste, il se déplace en formation étendue : à la roumaine.</p>
<p>Dès les premières mesures, on se retrouve dans un film de <strong>Kusturica</strong>. Un vrai bonheur. Le batteur, notamment, a exactement la tête à jouer le méchant dans <em>Chat Noir, Chat Blanc</em>.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-26035" title="shantel3_by_daniel_woeller-light-30x30" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/shantel3_by_daniel_woeller-light-30x30-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" />Avant même la fin du premier titre, la machine infernale déjà est lancée. La foule saute à s’en briser les ménisques. Les notes cuivrées fusent, la grosse caisse entame un rythme démoniaque, la guitare de <strong>Shantel</strong> excite, et lui assure le spectacle. D’entrée il pousse sa voix, nous hurle de sauter, tend l’oreille et bondit partout.</p>
<p>Il est 20h35. Le petit bonhomme chauve au costard blanc ne s’arrêtera pour reprendre son souffle que deux heures dix plus tard. A l’heure où mes vêtements sont juste bons à être essorés.</p>
<p>Tous ses tubes y passent. Pas un ne déplaît. Autour de moi, les chevelures envoient des perles de sueur. Entre les titres, certains se courbent, les mains sur les genoux, le souffle court. <strong>Shantel</strong> au Bataclan, c’est comme le marathon de Paris : tout le monde va jusqu’à l’épuisement et personne ne sait pourquoi !</p>
<p>La dernière demi-heure de concert ressemble à ces grand-messes du <em>Temps des Gitans</em>. <strong>Shantel</strong> d’abord descend dans le public. Il s’agenouille au milieu de la salle et fait s’asseoir un bon millier de personnes. Il prend son temps, se joue de nous, laisse les jeunes filles le toucher. Puis, dans un va-et-vient lancinant, il entame un « Bella Ciao » douloureusement lent. Peu à peu le rythme monte. La salle chante avec lui. Puis tout explose, tout le monde saute et plus rien ne peut arrêter la fulgurance des musiciens roumains qui, en nage, jouissent de faire ainsi se lever les foules.</p>
<p>Par la suite, une vingtaine de jeunes filles du public sont invitées à monter sur scène. S’ensuivent des scènes de danse lascive entre <strong>Shantel</strong> et une jeune demoiselle blonde en robe-éponge.</p>
<p>Quand tout s’arrête, après trois rappels, tous se regardent. Tristes que cela, déjà, soit fini et que la vie doive reprendre son cours. Mais heureux, profondément repus d’avoir pu danser jusqu’à épuisement et communier ainsi avec le son…</p>
<p>La musique de <strong>Shantel</strong> était, ce soir-là, l’opium du jeune peuple parisien.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26034" title="DSC_8113" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/DSC_8113.jpg" alt="" width="531" height="353" /></p>
<address><em>Crédit photos : Olivier Hoffschir (<a href="http://www.olivier-off.com/">son site</a>) et Daniel Woeller</em></address>
<address> </address>
<h3>Mieux connaître cet uluberlu :</h3>
<ul>
<li><a href="http://branchetonsonotone.com/2011/11/16/shantel-disko-boy-disco-partizani/" target="_blank">quelques clips</a> déjà sur BTS</li>
<li>sur <a href="http://open.spotify.com/artist/0F8l1raRpXvRCsTrfSVocA" target="_blank">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/shantel" target="_blank">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/artist/Shantel/28825" target="_blank">grooveshark</a></li>
<li>son <a href="http://www.bucovina.de/" target="_blank">site</a></li>
</ul>
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		<title>Live Report : Soirée pop à la Flèche d&#8217;Or (23/11/11)</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 09:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[!patti Smith]]></category>
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		<category><![CDATA[pop]]></category>
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La Flèche d’Or, ses fauteuils rouges, ces gros tuyaux métalliques, et cette ambiance désuète si agréable. L’ancienne gare rejoignant Paris à Londres accueillait en ce mercredi 23 novembre trois jeunes chanteuses anglophones. La Norvégienne Susanne Sundfør, l’Allemande Anna Aaron et l’Anglaise Emmy The Great.
Susanne Sundfør
Seule sur scène, un peu guindée, Susanne Sundfør entame les premières mesures de la soirée. Sur les notes lyriques qui s’échappent de son clavier, elle dépose une voix cristalline. Souvent juste. Au fil de compositions très épurées, elle fait montre de toute l’ampleur de sa tessiture. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-25812" title="bannière_fleche-dor" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/banni%C3%A8re_fleche-dor.jpg" alt="" width="584" height="190" /></p>
<p>La <strong>Flèche d’Or</strong>, ses fauteuils rouges, ces gros tuyaux métalliques, et cette ambiance désuète si agréable. L’ancienne gare rejoignant Paris à Londres accueillait en ce mercredi 23 novembre trois jeunes chanteuses anglophones. La Norvégienne <strong>Susanne Sundfør</strong>, l’Allemande <strong>Anna Aaron</strong> et l’Anglaise <strong>Emmy The Great</strong>.</p>
<h3><strong>Susanne Sundfør</strong></h3>
<p>Seule sur scène, un peu guindée, <strong>Susanne Sundfør</strong> entame les premières mesures de la soirée. Sur les notes lyriques qui s’échappent de son clavier, elle dépose une voix cristalline. Souvent juste. Au fil de compositions très épurées, elle fait montre de toute l’ampleur de sa tessiture. Rien n’est plus beau d’ailleurs que quand elle lâche vraiment sa voix.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-25819" title="susanne_sundfor" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/susanne_sundfor-300x200.jpg" alt="" width="210" height="140" />Sur le fond de la scène, des ombres d’oiseaux se détachent. On pense à la chambre rose d’une enfant, au temps fleuri d’un passé révolu. Les mélodies sont souvent nostalgiques, et toujours justifiées par sa voix.</p>
<p>Toutefois, quelques effets dirty sur un ou deux titres viennent casser (volontairement ?) l’ambiance très vaporeuse et intimiste installée par l’artiste norvégienne en ce début de soirée. De même, la propension de la jeune fille à faire bavarder son clavier, à s’éloigner de l’épure dans le surplus de notes, nuit parfois à l’ensemble de ses compositions.</p>
<p>Ce premier set de trois petits quarts d’heure restera pourtant le plus abouti et le plus touchant des trois de la soirée.</p>
<h3><strong>Anna Aaron</strong></h3>
<p>Guitares saturées, côté garage assumé et basses poussées, la jeune Allemande assure d’entrée le changement de style.</p>
<p>Pourtant, on ne la sent pas sûr d’elle, un peu dans l’excès, pas assez sincère dans la prestation qu’elle nous offre. Un petit truc indescriptible, mais pour autant bien perceptible, qui nous fait sentir que quelque chose cloche. Une sorte de petit air de <strong>Patti Smith</strong> mal assuré. Un décalage entre son ethos et son logos.</p>
<p>Le deuxième titre, meilleur, laisse espérer une reprise en main de la chanteuse sur sa prestation. Cependant, quelques platitudes, un manque d’engagement véritable, l’absence de dialogue des musiciens sur scène participent à l’instauration d’une ambiance de malaise.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-25820" title="DSC_9293-anna-aaron" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/DSC_9293-anna-aaron-300x200.jpg" alt="" width="210" height="140" />Puis vient un solo. Elle, seule, derrière son piano. De manière assez surprenante, ce titre est beaucoup plus juste que les autres, bien plus puissant : tout simplement sincère. Sa voix s’éraille au gré des notes, et on sent qu’elle se laisse emporter dans l’univers qu’elle déploie sous nos yeux. Finies les mimiques et les gestes christiques : <strong>Anna Aaron</strong> est avec nous, dans le partage, pour la première fois depuis le début du set.</p>
<p>Et puis, comme un joli soufflé au fromage, tout s’effondre dès le titre suivant. Les cordes et la batterie reviennent. Et tout redevient surfait…</p>
<p>Malgré quelques morceaux plus entraînants, la prestation de l’Allemande reste fade. On y trouve beaucoup de bruit et peu d’émotions. Le décalage avec l’artiste précédente était sans doute trop fort. La preuve : seul son solo nous l’a montrée vraie, sans aucun masque.</p>
<h3><strong>Emmy The Great</strong></h3>
<p>Une grosse déception. J’attendais beaucoup de cette petite Londonienne à l’album pétillant. Mais je n’ai pas su retrouver cette ambiance dans le live qu’elle nous a donné.</p>
<p>Débarquant sur scène avec un guitariste barbu et une guitare à paillette argentée, <strong>Emmy The Great</strong> débute par un titre solo très calme. Presque plan-plan.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-25821" title="emmy-the-great" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/emmy-the-great-300x200.jpg" alt="" width="210" height="140" />Le morceau suivant, « Dinosaur Sex », est le titre phare de <strong><em>Virtue</em></strong>, son dernier album. La mélodie est entraînante, sa voix belle et bien posée. Les chansons s’enchaînent et assènent des textes corrosifs et ironiques. Parfois les montées sont belles (comme dans « Paper Forest »). Mais l’ensemble reste plus calme qu’escompté.</p>
<p>Le set est très mélodique, mais la chanteuse semble manquer de soutien. Se faire épauler d’un clavier et d’un batteur, par exemple, ne pourrait lui être que bénéfique. D’ailleurs, un titre plus rock venant sur le tard vient confirmer cette impression : avec un back-up digne de ce nom et plus de mordant, la jolie <strong>Emmy</strong> n’en serait que plus convaincante.</p>
<h3>More girly sound :</h3>
<ul>
<li><strong>Susanne Sundfør</strong>, son <a href="http://www.susannesundfor.com/" target="_blank">site</a>, son <a href="http://www.myspace.com/susannesundfoer" target="_blank">myspace</a>, sur <a href="http://open.spotify.com/artist/54KCNI7URCrG6yjQK3Ukow" target="_blank">spotify </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/artist/Susanne+Sundf+r/402226/albums" target="_blank">grooveshark</a></li>
<li><strong>Anna Aaron</strong>, son <a href="http://www.annaaaron.com/" target="_blank">site</a>, son <a href="http://www.myspace.com/annaaron" target="_blank">myspace</a>, sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/anna-aaron" target="_blank">deezer</a> et <a href="http://open.spotify.com/artist/0yaptyutnlF0rkKBo1K46F" target="_blank">spotify </a></li>
<li><strong>Emmy The Great</strong>, son <a href="http://www.emmythegreat.com/" target="_blank">site</a>, son <a href="http://www.myspace.com/emmythegreat" target="_blank">myspace</a>, sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/emmy-the-great" target="_blank">deezer</a>, <a href="http://open.spotify.com/artist/3BniKY9Gw01zy21IDlVhaM" target="_blank">spotify </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/artist/Emmy+The+Great/403565/albums" target="_blank">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://www.flechedor.fr/" target="_blank">site </a>de la <strong>Flèche d&#8217;Or</strong></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Acid House Kings &#8211; Music Sounds Better With You</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 16:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[9/10]]></category>
		<category><![CDATA[Acid House Kings]]></category>
		<category><![CDATA[elvis]]></category>
		<category><![CDATA[felt]]></category>
		<category><![CDATA[Music Sounds Better With You]]></category>
		<category><![CDATA[Pop parfaite]]></category>
		<category><![CDATA[sarah]]></category>
		<category><![CDATA[smiths]]></category>
		<category><![CDATA[suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Une certaine perfection. Une perfection relative. Une perfection pop. Mais l’indéniable équilibre d’un album qui, dans sa globalité, fait œuvre.
Des Suédois, encore. Ils sont trois (deux hommes, une femme). Ils existent depuis 1991. Et je les ai découverts, par hasard, en mai dernier, à la sortie de Music Sounds Better With You.

Ce qui frappe d’abord dans ce dix titres c’est l’agrégation d’une qualité mélodique et vocale impressionnante (une sorte de justesse d’expression) et d’un côté désuet profondément charmant.
La pochette, en soi, résume l’ambiance de l’album : légèreté et sérieux, mise en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une certaine perfection. Une perfection relative. Une perfection pop. Mais l’indéniable équilibre d’un album qui, dans sa globalité, fait œuvre.</p>
<p>Des Suédois, encore. Ils sont trois (deux hommes, une femme). Ils existent depuis 1991. Et je les ai découverts, par hasard, en mai dernier, à la sortie de <strong><em>Music Sounds Better With You</em></strong>.</p>
<p><object id="gsSong299283057" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29928305&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong299283057" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29928305&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><!--[if !IE]>&#8211;><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29928305&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>(I\&#8217;m In) A Chorus Line by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Acid+House+Kings/5652\&quot; title=\&quot;Acid House Kings\&quot;>Acid House Kings</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /><!--<![endif]--></object></p>
<p>Ce qui frappe d’abord dans ce dix titres c’est l’agrégation d’une qualité mélodique et vocale impressionnante (une sorte de justesse d’expression) et d’un côté désuet profondément charmant.</p>
<p>La pochette, en soi, résume l’ambiance de l’album : légèreté et sérieux, mise en scène et sincérité, désuétude et modernité…</p>
<p>A en croire leur site, ils seraient l’un des groupes pop les plus célèbres de Suède. A écouter leur album, ça ne m’étonne pas beaucoup.</p>
<p>La recette pop est appliquée à merveille. On retrouve la simplicité efficace des mélodies, la pureté des arrangements vocaux, et cette touche d’inouï qui les démarque du reste du monde.</p>
<p>A la fois enfantins, poétiques et recherchés, pas un des titres de <strong><em>Music Sounds Better With You</em></strong> ne semble moins bon que l’autre. Chacun d’entre eux, en fait, est un tube.</p>
<p>Ne dépassant jamais les trois minutes trente, chaque piste s’apparente à un manifeste.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-25709" title="AcidHouseKings" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/AcidHouseKings-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-25710" title="890853f7da23dc6486d6eab3744a8c5a_w350" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/890853f7da23dc6486d6eab3744a8c5a_w350-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-25711" title="dlab033-S" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/dlab033-S-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" /></p>
<p style="text-align: left;">Et de dire ça n’est pas si exagéré quand on regarde de plus près la démarche du groupe. Les <strong>Acid House Kings</strong> sont un peu compulsifs, monomaniaques, drôles et intellos.</p>
<p>Leur trois premiers albums ont été produits en quinze ans (un tous les cinq ans), s’inspiraient explicitement des dix disques en dix ans de <strong>Felt</strong>, et assument leurs influences (des <strong>Smiths</strong> à <strong>Sarah</strong> en passant par <strong>Elvis</strong>).</p>
<p>Le quatrième, selon eux, « aurait dû être dans le Guiness Book ». Pourquoi ? Parce que les 2000 premières copies incluaient un DVD-karaoké. Un peu barjots, je vous le disais.</p>
<p>Et ce nouvel et dernier opus, lui, a juste la prétention de définir ce que sont, selon eux, le sens et l’essence de la pop. Tout un programme !</p>
<p>Seulement, ce qui est fantastique, c’est que la feuille de route est tenue. Et que ce qui naît de ce plan est une véritable madeleine de Proust. Une bouchée sucrée, un suspens de plaisir, une explosion gustative, un sourire, et une expérience marquante.</p>
<p>A la fois sophistiqué et accrocheur, <strong><em>Music Sounds Better With You</em></strong> s’approche de (si ce n’est entre dans) mon top 10 des albums pop.</p>
<p><object width="500" height="400" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KN2oCtb5aKA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="400" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/KN2oCtb5aKA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3>Plus on en a, meilleur c&#8217;est :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Music Sounds Better With You</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/78USCgcHP3QrkjeMW35gfx">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/acid-house-kings/music-sounds-better-with-you-936982">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Music+Sounds+Better+With+You/5753643">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://acidhousekings.com/">site </a>des<strong> Acid House Kings</strong></li>
</ul>
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	</channel>
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