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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Vicky C.</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Visti &amp; Meyland &#8211; s/t</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 15:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vicky C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
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		<description><![CDATA[On connaissait le label Bear Funk pour ses tropicaux protégés Lindstrom et Todd Terje ; il faudra dorénavant compter sur Visti &#038; Meyland, nouvel émule de la vague prog-disco venue de Scandinavie. Ce duo, déjà formé depuis 2003, conjugue les talents de Jakob Meyland et de Peter Visti, deux routard de la scène électronique nordique. Malgré la benédiction du soon-to-be pape du genre, Trentmoller, leur album éponyme sorti en 2010 n&#8217;attire pas les foules, en témoigne le peu d&#8217;information qui filtre à leur sujet sur la toile.
Première impression – certes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On connaissait le label Bear Funk pour ses tropicaux protégés Lindstrom et Todd Terje ; il faudra dorénavant compter sur Visti &#038; Meyland, nouvel émule de la vague prog-disco venue de Scandinavie. Ce duo, déjà formé depuis 2003, conjugue les talents de Jakob Meyland et de Peter Visti, deux routard de la scène électronique nordique. Malgré la benédiction du soon-to-be pape du genre, Trentmoller, leur album éponyme sorti en 2010 n&#8217;attire pas les foules, en témoigne le peu d&#8217;information qui filtre à leur sujet sur la toile.</p>
<p>Première impression – certes paradoxale &#8211;  à l&#8217;écoute de ce long-format, cette disco-là ne se danse pas. Plus capiteuse et organique que le commun des sèches extrapolations auxquelles on avait pu être habitués de ce coté là, les deux danois sont plus orienté couch-music que dancefloor. Attention cependant, rien d&#8217;ennuyeux ou de rédhibitoire de ce côté, au contraire. La musique des deux danois est un véritable vivier musical, foisonnant d&#8217;expérimentations. Alternant des montées fiévreuses (la monumentale Stars) et des chœurs d&#8217;un kitsch délicieusement à-propos, les clins d&#8217;oeil balearic d&#8217;un surprenant bon goût, et les ballades vocodées (something in the wind), Visti &#038; Meyland emballe souvent, agace parfois (ou devrait-on dire rarement).</p>
<p> Malgré la durée relativement longue de la galette (plus d&#8217;une heure de musique), les variations ne gênent pas et l&#8217;ensemble s&#8217;avère étonnement homogène. Cet album est résolument psychédélique, dans son plus pur sens hallucinatoire, en témoigne la pochette éthérée giclée d&#8217;une purple haze liquide, que ne renieraient pour rien au monde les grands noms du prog-tock d&#8217;antan. Loin des martèlements grossiers et saturés des traditionnelles productions du disco-revival, cette sortie brasse large et elargit les horizon d&#8217;un genre en devenir.</p>
<p>V&#038;M, avec cette exaltation sonore, nous offre son plus crâne argument et son plus flagrant défaut. Du bijou baroque à la bouillie rococo, la ligne est ténue.</p>
<h3>Écoutez &laquo;&nbsp;Stars&nbsp;&raquo;</h3>
<p><iframe title="YouTube video player" width="580" height="350" src="http://www.youtube.com/embed/xTiaB6pRTbk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Pour aller plus loin&#8230;</h3>
<ul>
<li>La chronique des <a href="http://www.desoreillesdansbabylone.com/2011/01/visti-meyland-st-2010.html">Oreilles Dans Babylone</a></li>
<li>Leur <a href="http://www.facebook.com/pages/Visti-Meyland/135676969787839">page Facebook</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de The Qemists &#8211; Join The Q</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/05/20/chronique-de-the-qemists-join-the-q/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 17:34:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vicky C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[7/10]]></category>
		<category><![CDATA[Join The Q]]></category>
		<category><![CDATA[Rock'n Bass]]></category>
		<category><![CDATA[The Quemists]]></category>
		<category><![CDATA[UK]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le petit monde snobinard de la musique indépendante, il est quelques écueils qu’il est nécessaire d’éviter. Un des grands classique revient à  ne plus juger un album ou un artiste pour sa musique, et les sensations que celle-ci nous procure, mais seulement pour sa notoriété. Il est certes de bon ton de prôner l’éclectisme, mais ne nous voilons pas la face : le phénomène de mode est une réalité dans nos société moderne, et l’est a fortiori dans la sphère culturelle. Mon but ici n’est pas de vous ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le petit monde snobinard de la musique indépendante, il est quelques écueils qu’il est nécessaire d’éviter. Un des grands classique revient à  ne plus juger un album ou un artiste pour sa musique, et les sensations que celle-ci nous procure, mais seulement pour sa notoriété. Il est certes de bon ton de prôner l’éclectisme, mais ne nous voilons pas la face : le phénomène de mode est une réalité dans nos société moderne, et l’est a <strong>fortiori</strong> dans la sphère culturelle. Mon but ici n’est pas de vous infliger un énième exposé sur la<em> hype</em>, mais plus de montrer que cet état de fait peut aisément dissimuler à l’auditeur moyen d’excellentes surprises.<br />
<span id="more-16017"></span><br />
A trop rechercher la sophistication, la déconstruction, l’originalité forcée, on en oublie simplement de jouir. Ce processus suit une pente régulière : la musique, d’un statut de loisir censé provoquer le plaisir, se transforme en simple outil social. Parmi les LPs récemment porté aux nues par les webzines faiseurs d’opinion, combien d’entre eux repasseront sur votre platine ? Assez peu, sans aucun doute. Ils vous auront cependant permis quelques instants de gloire devant votre cercle d’amis.</p>
<p>Dans ce sens là, je ne fais pas exception. Le premier contact avec les <strong>Qemists</strong> a été délicat. Groupe affublé de la fumeuse étiquette « rock’n bass », il jetterait des ponts entres les ténors du drum’n bass (<strong>Pendulum</strong>, <strong>Noisia</strong>) et le nouveau rock hardcore anglais (<strong>Test Icicles</strong>, <strong>Gallows</strong>, <strong>Enter Shikari</strong>), le tout transpirant les influences nu-rave mal digérées.</p>
<p>Une pochette aux relents adolescents des premiers pogos, un titre injonctif, des couleurs<em> fluo kids</em>, et en prime un sec 2.9 des sacro-saints <strong>Pitchfork</strong>. La signature sur le label branchouille <strong>Ninja Tune</strong> parachève le portrait ; cette galette ne peut manquer de repousser n’importe quel petit con amateur de musique. Mais comme le dit cet exasperant adage, « il faut bien connaitre son ennemi pour le combattre ». Un peu de curiosité aidant, et mes oreilles délicates s’apprêtent à passer un sale quart d’heure.</p>
<p>Mais, Ô ! Comme disait Charles Maurras, « Divine surprise ! ». Au sortir de ces écoutes ennuyeuses d’ambiant atmosphérique et de folk revêche que nous dictent l’actualité, l’écoute du premier titre, « Stompbox », est une sorte de révélation. Depuis combien de temps n’avait on pas gouté ce plaisir presque honteux, cette jouissance simple ? Le mélange est en effet simpliste : une base drum’n bass, nerveuse et claquée, alliée à une mélodie mutante, qui tire ses vertus cathartiques d’un hard rock huileux directement venu des seventies. L’alchimie est acide, tonique, et des sirènes nous hurlent de danser. Ce titre synthétise l’esprit de l’album : de la musique immédiate, à consommer sur l’instant. Le genre de produit anti-cérébral, lénifiant, abrutissant, dont on ressort épuisé et vide, mais paradoxalement comblé.</p>
<p>Néanmoins, <strong>Join the Q</strong> n’est pas qu’un magma de beats et de powerchords épars. L’écoute réserve son lot de surprises. D’abord, le changement fréquent d’ambiance musicale intrigue, puis séduit. D’influences teintées de métal jusqu’au au hip-hop, en passant par la beat-box, cet album impressionne par sa diversité. Ensuite, celui-ci est parsemé de featurings savoureux. La présence du grand <strong>Mike Patton</strong>, gourou de <strong>Faith No More</strong>, insuffle une solide vigueur, vite adoucie par le flow du rappeur <strong>Wiley</strong> sur Dem Na Like Me. Le single S.W.A.G. est porté par l’adorable <strong>Devlin Love</strong>, chanteuse des <strong>Alabama 3</strong>.</p>
<p>Cette diversité  excessive nuit bien sûr à la cohérence de ce premier effort des <strong>Qemists</strong>, mais qu’importe ? <strong>Join the Q</strong> est un enchevêtrement échevelé de bonbons acidulés, à usage excitant. Pour apprécier ce genre de musique, une seule exigence : se départir de ses <em>a priori</em>, rester humble et déguster.</p>
<h3>Aller plus loin&#8230;</h3>
<ul>
<li><strong>Join The Q</strong> sur <a href="http://open.spotify.com/album/2PR1r34fAnjP3ddJiNjlUT">Spotify</a></li>
<li><strong>Join The Q</strong> sur <a href="http://www.deezer.com/listen-3844509">Deezer</a></li>
<li>Le clip de <em>S.W.A.G</em> qui peut faire son petit effet carrément jouissif:</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="352" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1krmAcCdZ_Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="352" src="http://www.youtube.com/v/1krmAcCdZ_Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de The Elephants &#8211; Take It</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 14:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vicky C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[danemark]]></category>
		<category><![CDATA[fuzz-folk]]></category>
		<category><![CDATA[Take It]]></category>
		<category><![CDATA[The Elephants]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Danemark. A part le pittoresque quartier Christiania à Copenhague, je n’en connais pas grand-chose. Tout au plus quelques bons représentants d’une scène indépendante naissante, incarnée par les expérimentations des Mew, Under Byen, Mimas, ou encore Efterklang, et par la fougue électrique de The Ravoenettes. Avec la découverte de The Elephants, je gagerais que ce petit pays nordique à une place à se faire sur la scène pop-folk.
Selon certaines études, les Danois seraient le peuple le plus heureux du monde. Je n’ai aucune idée du bien-fondé scientifique de ce genre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Danemark. A part le pittoresque quartier Christiania à Copenhague, je n’en connais pas grand-chose. Tout au plus quelques bons représentants d’une scène indépendante naissante, incarnée par les expérimentations des <strong>Mew</strong>, <strong>Under Byen</strong>, <strong>Mimas</strong>, ou encore <strong>Efterklang</strong>, et par la fougue électrique de <strong>The Ravoenettes</strong>. Avec la découverte de <strong>The Elephants</strong>, je gagerais que ce petit pays nordique à une place à se faire sur la scène pop-folk.</p>
<p>Selon certaines études, les Danois seraient le peuple le plus heureux du monde. Je n’ai aucune idée du bien-fondé scientifique de ce genre d’affirmation, mais l’écoute de ce long format m’a conforté dans ce sentiment. La pochette de <strong>Take it </strong>respire la sérénité et annonce parfaitement la douceur et l’insouciance mélodieuse distillée par ces jeunes danois. On y voit un sous-bois fleurant la fin d’après-midi, les champignons et la mousse séchée, éclairé d’une jolie corolle de cheveux blonds au milieu des halliers.</p>
<p>Comme de nos jours, il faut tout cataloguer (sic), je vais essayer de trouver un qualificatif à la musique des <strong>Elephants</strong>. Fuzz-Folk semble être un terme approprié, tant ces fragiles accords caressés m’évoquent les plus belles heures du célèbre collectif <strong>Elephant 6</strong> (le nom du groupe serait-il un clin d’œil ?). En effet, il flotte ici un parfum désuet d’<strong>Apple (In Stereo)</strong> et de <strong>Neutral Milk Hotel</strong>, que répandent aisément quelques cuivres épars, et autres guitares aux mélodies alanguies et inattendues.</p>
<p>Mais <strong>The Elephants</strong> saupoudrent aussi leurs mélodies d’une pop fine et délicate, évoquant les chaudes envolées de <strong>Jens Lekman</strong>, dont la voix du chanteur est par ailleurs très proche. L’album forme un tout homogène, un amoncellement pastel rappelant parfois l’incertitude bricolo d’un <strong>Seabear</strong> qu’on aurait réveillé. Mêlant la clarté du glockenspiel, les fuyantes voix des trompettes, et parfois même quelques pirouettes électroniques, <strong>Take it</strong> témoigne d’une impressionnante maîtrise orchestrale.</p>
<p>Vous allez me dire que la recette est connue, et que l’album risque vite de tourner en rond. Pourtant, on se prend vite au jeu, et l’on rentre dans ces buissons danois pour s’y sentir vraiment bien. Jouissant de cet étrange plaisir que l’on a à rester dissimulé lors d’une longue partie de cache-cache. Parfois mélancolique, assombri, mais souvent chaleureux, cet album de canapé communique une agréable douceur de vivre, sans jamais ennuyer.</p>
<p>Alternant charmantes ballades (<em>Eva</em>), et ritournelles plus pêchues, comme le single <em>Take it ! </em>ou le conclusif <em>What Happened</em> ?, l’album repose sur une clé de voute, <em>Turtle Strugle</em>, une longue montée extatique parsemée de gimmicks digne du Postal Service, et d’une guitare fuzz dansante.</p>
<p>Si sur l’album précédent, nos doux pachydermes semblaient avoir du mal à se détacher de leurs influences, ils nous livrent là un joli disque ensoleillé de fuzzpop de chambre, à écouter en pique-niquant. Voilà donc un groupe prometteur qu’il faudra suivre de près.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>L&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/album/2AAkGkrboZZJgD9Mo9iWfU">Spotify</a></li>
<li>Le <a href="http://www.myspace.com/theelephantsdk">Myspace</a> du groupe</li>
<li>Le clip de <em>Take It</em>:</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="352" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JufT-6l1AOc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="352" src="http://www.youtube.com/v/JufT-6l1AOc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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