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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Chroniques</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Torgny K. Adam &#8211; Oslo 31. august EP</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Milou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Daft Punk]]></category>
		<category><![CDATA[Drive]]></category>
		<category><![CDATA[Electro-pop expérimentale]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[Oslo 31. august EP]]></category>
		<category><![CDATA[Torgny K. Adam]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’heure où la BO de Drive a définitivement parcouru tous les tympans, investi tous les casques et accaparé toutes les playlists, le moment est venu de changer de disque.
C’est aujourd’hui du dernier film de Joachim Trier qu’il faut parcourir la musique. Regard aérien sur la vie terrestre, Oslo 31 août est un vrai bijoux, et pas seulement visuel. Finement ciselée et soigneusement épurée, la bande originale est un bel et singulier objet, au même titre que le film lui-même.
Avec Daft Punk, Glass Candy, Sebastien Tellier et même Desire que ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où la BO de<strong> Drive</strong> a définitivement parcouru tous les tympans, investi tous les casques et accaparé toutes les playlists, le moment est venu de changer de disque.</p>
<p>C’est aujourd’hui du dernier film de <strong>Joachim Trier</strong> qu’il faut parcourir la musique. Regard aérien sur la vie terrestre, <em>Oslo 31 août</em> est un vrai bijoux, et pas seulement visuel. Finement ciselée et soigneusement épurée, la bande originale est un bel et singulier objet, au même titre que le film lui-même.</p>
<p>Avec <strong>Daft Punk, Glass Candy, Sebastien Tellier</strong> et même <strong>Desire</strong> que l’on trouvait déjà chez Nicolas <strong>Winding Refn</strong>, on entrevoyait déjà un bel opus. Mais c’est le talent du norvégien <strong>Torgny</strong> et ses trois titres sublimes qui placent la BO au sommet.</p>
<p>De<strong> Torgny K. Adam</strong> on sait peu de choses, si ce n’est le récent abandon de son groupe de punk hardcore (<strong><em>Amulet</em></strong>) pour se tourner vers l’électro-pop expérimentale. A propos de ce retournement, <strong>Torgny</strong> s’explique en se disant proche des « <em>artistes qui sont en constant débat avec leur signature, des artistes qui veulent défier leur marque de fabrique, sans nécessairement se perdre eux-mêmes</em> ».</p>
<p><object width="100%" height="225" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F1275869&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;show_playcount=true&amp;show_artwork=true&amp;color=ff7700" /><embed width="100%" height="225" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F1275869&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;show_playcount=true&amp;show_artwork=true&amp;color=ff7700" allowscriptaccess="always" /> </object></p>
<p>Pour <em>Oslo 31 august</em>, il crée un EP du même nom, trois titres bouleversants de pureté. Avec le titre <strong><em>Dying Hipster</em></strong>, il crée un paradis artificiel, un rêve éveillé, un monde hypnotique et vaporeux. Sur ses synthés froids, presque glaciaux, et ses basses régulières et ondoyantes, <strong>Maria Due</strong> vient placer sa voix fragile et lisse. Les mélodies sont lucides et glissent sur les ondes électroniques avec un naturel déconcertant. Naît alors en nous l’impression d’une exploration latente, d’une pénétration dans l’inconscient collectif d’un monde humain, trop humain.</p>
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		<title>Chronique de Trailer Trash Tracys &#8211; Ester.</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 12:11:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Ester]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[Trailer Trash Tracys]]></category>
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		<description><![CDATA[Deux ans et demi ont passé depuis que l’on a entendu pour la première fois le très beau single Candy Girl de la bande de britons aux initiales trois T, emmenés par la jolie blonde Suzanne Aztoria. Deux ans et demi et pourtant il semble toujours aussi frais. Toujours aussi froid. Basses perdues dans la brume et mélodies arctiques habitent un disque coincé entre rêveries estivales et terreurs nocturnes.

Les ambiances quasi-glauques, à l’image de l’introductive et désarticulée Kiss The Universe, rappellent un peu facilement aux spectres de la darkwave des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux ans et demi ont passé depuis que l’on a entendu pour la première fois le très beau single Candy Girl de la bande de britons aux initiales trois T, emmenés par la jolie blonde Suzanne Aztoria. Deux ans et demi et pourtant il semble toujours aussi frais. Toujours aussi froid. Basses perdues dans la brume et mélodies arctiques habitent un disque coincé entre rêveries estivales et terreurs nocturnes.</p>
<p><iframe src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F29226888&amp;show_artwork=true" frameborder="0" scrolling="no" width="100%" height="166"></iframe></p>
<p>Les ambiances quasi-glauques, à l’image de l’introductive et désarticulée Kiss The Universe, rappellent un peu facilement aux spectres de la darkwave des 80’s/90’s et à ses têtes de proues de Joy Division aux Jesus &amp; Mary Chains. Heureusement on est très loin d’une resucée indigeste comme beaucoup ont pu le proposer ces derniers temps. Non, Ester est un disque intelligent qui ne cède jamais à des facilités pourtant jamais très loin des gens brillants que sont ces anglais. Faciles, les gimmicks ultra efficaces qui hantent ce disques le sont (Dies in 55, Candy Girl, I Wish You Were Red). Mais là où ces jeunes gens touchent au génie c’est dans leur art de ne jamais se suffire de ceux-ci. Les dits gimmicks sont toujours les fondations d’un édifice complexe construit en forme de labyrinthe. Entre boucles de guitares hypnotiques, rythmiques rétro-électroniques et basses millimétrées, le disque s’installe sur la longueur dans une cohérence sonique de tous les instants épatante.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Zztx7FBMr04" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>De cette manière, TTT (les 3T mouahahaha !) ne rejoint pas la cohorte déjà trop fournie des revivalistes shoegazeux mais se place plutôt comme chef de file d’une avant-garde languissante et aux voix ténébreuses. Entre Jesus &amp; Mary Chains et Chairlift, entre Blonde Redhead et Still Corners. Un grand disque pour un groupe au futur qui s’annonce démesuré.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Chronique de C2C &#8211; Down The Road</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 09:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[C2C]]></category>
		<category><![CDATA[Cut KIller]]></category>
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		<category><![CDATA[électro]]></category>
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		<category><![CDATA[fuya]]></category>
		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;origine, le DJ tenait une place fondamentale dans la diffusion du mouvement hip hop. Des block parties aux salles de concerts, ce sont bien les Kool Herc et autres Grand Master Flash qui rythmèrent dans un premier temps le quotidien d&#8217;un nouveau public féru de scratchs, de pass-pass et de sampling. Au fil des années, les DJs ont poussé, peut-être inconsciemment, les MCs à troquer leur costume de simple maître de cérémonie pour celui de rappeur. Malheureusement, cette passe d&#8217;arme s&#8217;est révélée assassine pour les hommes aux platines qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;origine, le DJ tenait une place fondamentale dans la diffusion du mouvement hip hop. Des block parties aux salles de concerts, ce sont bien les <strong>Kool Herc</strong> et autres <strong>Grand Master Flash</strong> qui rythmèrent dans un premier temps le quotidien d&#8217;un nouveau public féru de scratchs, de pass-pass et de sampling. Au fil des années, les DJs ont poussé, peut-être inconsciemment, les MCs à troquer leur costume de simple maître de cérémonie pour celui de rappeur. Malheureusement, cette passe d&#8217;arme s&#8217;est révélée assassine pour les hommes aux platines qui ont continué à oeuvrer dans l&#8217;ombre des rappeurs. Les années 1990 ont tout de même vu quelques grandes figures apparaître dans le monde du rap français avec des DJs comme <strong>Cut Killer</strong> ou <strong>Kheops</strong> qui n&#8217;ont pas hésité à sortir leurs propres compilations.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122091&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122091&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Alors que le deejaying est né au sein de la communauté afro-américaine, que les sons mixés s&#8217;apparentaient traditionnellement au disco ou au rap, la figure du DJ a évolué au cours de cette dernière décennie. Aujourd&#8217;hui le terme DJ est un peu facilement accolé à tout un chacun. Il suffit de savoir manier quelques machines, de diffuser de la musique électronico-house et on vous considère comme le Fred Astair du vinyl alors que vous n&#8217;êtes qu&#8217;un vulgaire ambianceur (cf. <strong>David Guetta</strong> même s&#8217;il compose ses &laquo;&nbsp;musiques&nbsp;&raquo;). Mais attention, avec les <strong>C2C</strong>, vous avez affaire à de véritables orfèvres des platines pour plusieurs raisons. Le groupe composé de <strong>20Syl</strong>, <strong>DJ Greem </strong>(respectivement MC et DJ dans le groupe <strong>Hocus Pocus</strong>) <strong>Atom</strong> et <strong>Pfel</strong> (membres du duo de DJs <strong>Beat Torrent</strong>) propose tout d&#8217;abord un concept novateur dans l&#8217;univers du rap français : celui d&#8217;un quatuor de DJs qui mixent à l&#8217;unisson sur les mêmes morceaux.</p>
<p>Les quatre Nantais ont travaillé leurs automatismes lors des multiples compétitions de DJs auxquelles ils ont pu participer. Résultat : le groupe <strong>C2C</strong> a été sacré quatre fois champion du monde DMC entre 2003 et 2006. Autant dire qu&#8217;avec toute cette expérience accumulée, ils étaient fins prêts pour sortir leur premier projet musical. Enfin, là où <strong>C2C </strong>se démarque des traditionnels DJs français, c&#8217;est dans cette démarche de construire un objet musical nouveau. Ainsi le quatuor ne se contente pas de mixer des sons déjà connus du grand public mais crée et utilise ses propres samples à base de riffs de guitares, d’accords de rhodes ou de nappes de synthés des années 1980. J&#8217;aurais bien sûr pu attendre la sortie de l&#8217;album au printemps prochain pour évoquer plus longuement le travail de <strong>C2C</strong> mais l&#8217;envie de vous faire part de mes impressions sur cette première pierre posée à l&#8217;édifice de leur discographie était trop forte.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122094&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122094&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>The beat is my native language</em>.&nbsp;&raquo; Cette phrase, extraite du titre <em>The Beat</em>, décrit parfaitement la philosophie de vie des <strong>C2C</strong> qu&#8217;ils ont voulu appliquer, avec leurs platines, à l&#8217;EP <em>Down The Road</em>. Cet OVNI musical est à la fois terriblement déconcertant, du fait des diverses influences musicales qu&#8217;il contient, mais aussi, et surtout, jouissif au regard de la qualité de production des six tracks qui composent <em>Down The Road</em>. L&#8217;EP est inclassable. On voyage à travers les genres musicaux, bouge la tête au rythme des beats percutants, et sourit à l&#8217;écoute de scratchs que tout amateur de hip hop prend plaisir à entendre tant ils sont devenus rares dans le monde musical actuel. L&#8217;EP démarre fort avec le titre éponyme <em>Down The Road</em>, sorte de classique country revisité à la sauce électro-hip hop, sur lequel des solos d&#8217;harmonica et de guitare se marient à merveille aux scratchs et autres sample de voix. Le remix de <em>Down The Road</em> qui ferme l&#8217;EP diffère quant à lui totalement de cette version en adoptant un style plus funky dans lequel excelle le chanteur <strong>Irfane</strong> du groupe <strong>Outlines</strong> qui vient apporter sa touche personnelle. <em>Arcades</em>, la seconde piste de l&#8217;EP, transporte l&#8217;auditeur dans un univers radicalement différent : celui de sonorités plus électroniques que l&#8217;on pourrait aisément rencontrer dans des jeux vidéos des années 1980. L&#8217;écho de la voix présente sur <em>Arcades</em> donne d&#8217;ailleurs un caractère épique à ce morceau.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122093&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122093&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Une troisième frontière musicale est franchie lorsque l&#8217;on aborde <em>Someday</em>, qui ne peut cacher sa réelle filiation avec les productions d&#8217;<strong>Hocus Pocus </strong>(normal me direz-vous). Avec <em>Someday</em>, on revient à des sonorités plus soul et jazzy, un peu comme sur <em>The Beat</em>, le titre suivant sur la tracklist de <em>Down The Road</em>. Ces deux morceaux sont tout de même très différents, <em>The Beat</em> se rapprochant d&#8217;une production de rap plus classique avec son dynamisme et ses samples de voix que l&#8217;on croirait sortis d&#8217;un album des <strong>Beastie Boys</strong>. La dernière pierre posée à l&#8217;édifice de <em>Down The Road</em> relève du mystique. <em>FUYA</em> est un appel au mélange des genres en lui-même : l&#8217;électro frénétique côtoie des violons orientaux, ces phases étant entrecoupées de marches militaires.</p>
<p>Le quatuor de DJs connaît un succès retentissant depuis novembre dernier et la sortie de <em>FUYA</em>, premier extrait de l&#8217;EP <em>Down The Road </em>: la vidéo de FUYA a été visionnée plusieurs centaines de milliers de fois en l&#8217;espace de deux mois, les places de leurs concerts à la Gaîté Lyrique et à la Cigale ont été vendues en quelques jours. Heureusement, une date est d&#8217;ores et déjà prévue en novembre prochain dans la salle mythique de l&#8217;Olympia. J&#8217;ai encore en tête la soirée du 13 octobre 2010 durant laquelle <strong>C2C</strong> a fendu la foule venue assister au concert d&#8217;<strong>Hocus Pocus</strong> pour se diriger vers le fond de la salle et débuter un set magistral. Dans une ambiance déjà survoltée, le groupe de DJs avait mis le public en transe grâce à une incroyable énergie et une habileté aux platines à toute épreuve. Si vous avez apprécié <em>Down The Road</em>, je ne peux que vous conseiller d&#8217;aller les écouter en concert, l&#8217;extase n&#8217;en sera que plus forte.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1KOaT1vdLmc" frameborder="0" width="592" height="340"></iframe></p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Ecouter Down The Road en intégralité sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/c2c/down-the-road-ep-1498493?provider=singleWidget">Deezer</a></li>
<li>Revoir les sets des C2C aux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=iP-86de-oUA">championnats du monde DMC</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Chronique de Sudden Death of Stars – Getting up, Going Down</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/01/22/chronique-de-sudden-death-of-stars-getting-up-going-down/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 12:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Getting up]]></category>
		<category><![CDATA[Going Down]]></category>
		<category><![CDATA[Rennes]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[Sudden Death of Stars]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui n&#8217;aime pas écouter de la musique en roulant ? N&#8217;est-ce pas un des petits plaisirs de la vie ? Le son est à fond, les lunettes de soleil vissées sur le nez, le coude sur la portière, prêt à avaler les kilomètres comme dans Easy Rider. En fonction des goûts et des couleurs de chacun, c&#8217;est un bon vieux rock 60&#8242;s, de la minimale ou pourquoi pas du Henri Dès pour occuper les enfants et éviter d&#8217;entendre &#171;&#160;c&#8217;est quand qu&#8217;on arriveeuuh ?&#160;&#187;. Mais lors de nos rêveries asphaltées, il ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui n&#8217;aime pas écouter de la musique en roulant ? N&#8217;est-ce pas un des petits plaisirs de la vie ? Le son est à fond, les lunettes de soleil vissées sur le nez, le coude sur la portière, prêt à avaler les kilomètres comme dans <em>Easy Rider</em>. En fonction des goûts et des couleurs de chacun, c&#8217;est un bon vieux rock 60&#8242;s, de la minimale ou pourquoi pas du Henri Dès pour occuper les enfants et éviter d&#8217;entendre &laquo;&nbsp;c&#8217;est quand qu&#8217;on arriveeuuh ?&nbsp;&raquo;. Mais lors de nos rêveries asphaltées, il vous est peut-être déjà arrivé d&#8217;avoir cette réflexion en regardant le ciel défiler sous vos yeux : &laquo;&nbsp;Le jour où on pourra voyager dans l&#8217;espace, qu&#8217;est ce que j&#8217;écouterai ?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les <strong>Sudden Death of Stars</strong> sont une parfaite entrée en stratosphère. Ce groupe rennais a sorti au mois de septembre son premier LP, plutôt bien fourni, chez <em>Closed Up Records</em>. Ils ont fait sensation aux Transmusicales 2010 (j&#8217;y étais et c&#8217;est resté l&#8217;un de mes meilleurs concerts pendant un bon moment). Être accueilli par les notes lancinantes du sitar, rien de tel pour vous envoûter. L&#8217;orgue, le tambourin et la guitare à 12 cordes finissent de vous convaincre. Et le nom du groupe est parfait. Le moment précis de la mort d&#8217;une étoile, c&#8217;est ce qui se passe dans votre âme quand on écoute du rock psychédélique.</p>
<p>Concrètement, quand vous serez au bord de votre Peugeot 9006, vous lancerez <em>Getting up</em>, going down dans votre lecteur MPFlac48. Pour le décollage, <em>Supernovae</em> est la chanson parfaite. Ce morceau vous plaque dans votre fauteuil en cuir d&#8217;E.T tout en vous caressant tendrement. Sur votre route, vous croiserez aussi le fantôme Spoutnik sur <em>Song for Laïka</em> qui ère dans la mésophère, attendant que les Russes viennent le récupérer. Le reste est un hommage aux grands noms du rock psychédélique : la pop des 60&#8242;s des <strong>Byrds</strong> avec <em>Free and Easy</em>, <em>I&#8217;ll be there</em> et <em>Chilling Out at Set Time</em>, l&#8217;esprit tordu mais énergique d&#8217;<strong>Anton Newcome</strong> des <strong>Brian Jonestown Massacre</strong> sur <em>Two et Goodbye</em> et les frères <strong>Reid</strong> jouant du <em>Spacemen 3</em> avec un sitar sur <em>I&#8217;m not among believers</em>. Après ce long voyage, vous quittez enfin l’atmosphère terrestre. Devant vous, une immensité vide. <em>Space</em> est là pour parachever l&#8217;immense sourire béat sur votre visage. Aux dernières notes, il devient difficile de retourner sur Terre.</p>
<p>Le voyage ne dure que 45 minutes me direz-vous. Je ne sais pas. Personnellement, la notion du temps disparaît à l&#8217;écoute des <strong>SDOS</strong>. Ça dure et on ne souhaite pas que ça s’arrête. Leur premier EP promettait énormément avec des morceaux comme <em>Don&#8217;t ou The Vision of You</em>. Le LP confirme leur talent mais prouve aussi que le psychédélisme n&#8217;est pas mort, et surtout pas à Rennes où l&#8217;on trouve aussi les <strong>50 miles From Vancouver</strong>.</p>
<p>En cette période où fleurissent les best-of, j&#8217;annonce que c&#8217;est mon album de l&#8217;année 2011. Attendu pendant des mois, apprécié dès la première écoute, en boucle depuis lors. Je vous laisse, je vais faire du covoiturage avec Youri Gagarine.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Visiter les pages <a href="http://www.myspace.com/suddendeathofstars">Myspace</a> et <a href="http://www.facebook.com/pages/Sudden-Death-of-Stars/139663062729386">Facebook</a> des Sudden Death of Stars</li>
<li>Découvrir leur label <a href="http://www.closeupprod.fr/">Closed up Records</a></li>
<li>Accéder au Bandcamp du groupe avec <a href="http://suddendeathofstars.bandcamp.com/">le LP et l&#8217;EP en téléchargement libre</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique d’Oliver Tank &#8211; Dreams</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 10:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathilde</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un jeune type répondant au nom d’Oliver Tank nous a sorti il y a à peu près un mois un joli maxi assez doux mais néanmoins impressionnant, Dreams. Voici le topo : 22 ans, australien – de Sidney précisément -, produit par yes please, il fait penser à Jésus sur les photos qu’on trouve de lui et puis surtout à James Blake pour sa voix et ses échos laissés à la traîne sur ses morceaux, douces berceuses quelques fois.
En France, peu de gens semblent avoir écouté les quelques morceaux qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jeune type répondant au nom d’<strong>Oliver Tank</strong> nous a sorti il y a à peu près un mois un joli maxi assez doux mais néanmoins impressionnant, <em>Dreams</em>. Voici le topo : 22 ans, australien – de Sidney précisément -, produit par <strong>yes please</strong>, il fait penser à Jésus sur les photos qu’on trouve de lui et puis surtout à <strong>James Blake</strong> pour sa voix et ses échos laissés à la traîne sur ses morceaux, douces berceuses quelques fois.</p>
<p>En France, peu de gens semblent avoir écouté les quelques morceaux qui l’ont fait percer (<em>Last Night I heard everything in slow motion</em> et <em>The Last Time</em> avaient été laissés en libre écoute avant que ne soit édité son EP). Le morceau <em>Last Night I heard everything in slow motion</em> a pourtant bien fait le tour de l’Australie, propageant sa musique douce tout autour du désert Victoria et servant de fond à une réalisation qui visait à promouvoir le mariage homosexuel – j’ai décidé de vous renseigner sur l’actualité en même temps que je vous fais des critiques -. Et puis il est allé jouer à Reykjavik il y a quelques mois, ceci parce qu’il était parvenu à gagner la Northern Lights compétition de la FBi Radio. Enfin, tout ca n’est qu’un amoncellement d&#8217;éléments pour prouver qu’on gagnerait bien à mieux le connaître en France.</p>
<p><object id="gsSong3380671875" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806718&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3380671875" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806718&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806718&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>Up All Night by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Oliver+Tank/2157212\&quot; title=\&quot;Oliver Tank\&quot;>Oliver Tank</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /></object></p>
<p>Plusieurs façons de parler de <em>Dreams</em> viennent à l’esprit. D’abord les influences que l’on ressent à l’écoute. On saisit avec plaisir sur ce premier EP celles qui tirent <strong>Oliver Tank</strong> vers l’Ambient, à la <strong>Boards of Canada</strong>, adoucissant l’électro et les rythmes pop qui percent dans les premiers titres. Sa voix qui vient se poser délicatement sur les quelques notes de piano d’<em>Up all Night</em> peut ensuite venir rappeler à notre souvenir le premier album de <strong>Bon Iver</strong>. Mais ca n’est pas une pale copie des dernières têtes de l’électro chill-out que je vous livre là, seulement de quoi tenter de guider les amateurs.</p>
<p>L’EP de <strong>Tank</strong> a en lui-même un véritable caractère. Instaurant une ambiance douce et chaleureuse, c’est une invite au repos, à la réflexion ou à la rêverie qu’il nous livre ici. <strong>Fawn Myers</strong> vient le soutenir au chant tandis que les rythmes se font minimalistes sur <em>Embrace</em>, et ce duo de voix se fait mystérieux. <em>Last Night I Heard Everything In Slow Motion</em> parvient donc quant à lui à un joli mélange, laissant les rythmes assourdis qui scandent le morceau s’enrichir quelque fois d’un accompagnement plus énergique, celui de violons qui ajoutent à la profondeur du morceau. <em>The Last Time</em> et <em>I Love You</em> jouent elles l’apaisement, avec mélancolie. Et pour finir, l&#8217;aboutissement est atteint avec un somptueux <em>Grain of Sand</em> qui accompagne l’auditeur au bout de sa rêverie. La voix de <strong>Fawn Myers </strong> est remarquable, et complète le morceau d’une touche de nostalgie heureuse, celui-ci dégageant finalement une véritable puissance parfaitement jugulée.</p>
<p><object id="gsSong3380668361" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806683&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3380668361" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806683&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806683&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>Grain of Sand feat. Fawn Myers by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Oliver+Tank/2157212\&quot; title=\&quot;Oliver Tank\&quot;>Oliver Tank</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /></object></p>
<p>Mais quitte à découvrir ce premier maxi, autant découvrir l’artiste, et tout ce qu’il a pu faire jusqu’à aujourd’hui. Il est donc fortement conseillé d’aller écouter les autres morceaux de l’australien, <a href="http://soundcloud.com/oliver-tank">ici</a> par exemple. Un aperçu avec le planant <em>What have I become</em>.</p>
<p><object width="100%" height="81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F13353185" /><embed width="100%" height="81" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F13353185" allowscriptaccess="always" /> </object></p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li><em><a href="http://yespleaserecords.bandcamp.com/album/dreams">Dreams</a></em> en écoute complète</li>
<li>Le <a href="http://olivertank.tumblr.com/page/4">tumblr</a> d&#8217;Oliver Tank</li>
<li>Le <a href="http://yespleaserecords.com/">site</a> de <strong>Yes Please Records</strong></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Blu &amp; Exile  &#8211; Give Me My Flowers While I Can Smell Them</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 09:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[Rares sont les occasions d&#8217;écouter, et de chroniquer, des albums qui ne sont pas mixés ni masterisés. Rien que le fait d&#8217;y penser semble une idée loufoque tant une production musicale nécessite un degré élevé de peaufinage afin d&#8217;être agréable à l&#8217;écoute. Le producteur Exile et le rappeur Blu, complices de toujours, ont pourtant décidé de nous faire partager une oeuvre commune inachevée au nom étrange : Give Me My Flowers While I Can Smell Them. Enregistré entre 2008 et 2009 (!), ce LP débarque un peu comme une fleur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rares sont les occasions d&#8217;écouter, et de chroniquer, des albums qui ne sont pas mixés ni masterisés. Rien que le fait d&#8217;y penser semble une idée loufoque tant une production musicale nécessite un degré élevé de peaufinage afin d&#8217;être agréable à l&#8217;écoute. Le producteur <strong>Exile</strong> et le rappeur <strong>Blu</strong>, complices de toujours, ont pourtant décidé de nous faire partager une oeuvre commune inachevée au nom étrange : <em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em>. Enregistré entre 2008 et 2009 (!), ce LP débarque un peu comme une fleur &#8211; c&#8217;est le cas de le dire &#8211; sur Internet où les deux compères ont laissé leur dernière production en libre-écoute.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/Blu++Exile+bluExile.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26267" title="Blu++Exile+bluExile" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/Blu++Exile+bluExile.jpg" alt="" width="592" height="350" /></a></p>
<p>Dédicacé à la mère, la grand mère et l’arrière grand mère d’<strong>Exile</strong>, <em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em> est un chef d&#8217;oeuvre. Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Leurs différentes collaborations ont été à chaque fois couronnées de succès et leur parcours respectifs en cette année 2011 n&#8217;est pas moins remarquable. <strong>Exile</strong> a sorti l&#8217;album <em>4TRK MIND</em> (en collaboration avec <strong>Blu</strong>) alors que <strong>Blu</strong> nous a enchanté avec <em>Jesus</em> et <em>No York !</em>. Sur BTS, nous vous avions d&#8217;ailleurs parlé du titre <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/08/10/blu-feat-nia-andrews-my-sunshine/"><em>My Sunshine</em></a>, extrait de ce dernier opus.</p>
<p>Avec <em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em>, tout commence par une intro. Pas une simple intro que l&#8217;on zappe la plupart du temps pour passer le plus rapidement possible au reste de l&#8217;album, non. <em>A letter</em> est une réelle entrée en matière, à la fois mélancolique et chaleureuse. Le travail d&#8217;<strong>Exile</strong> sur ce sample extrait de <em>Moody&#8217;s Mood For Love</em> interprété par la chanteuse <strong>Patti Austin</strong> est en tous points admirable. Cette belle mise en bouche nous amène au coeur de <em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em>.</p>
<p>Après une première écoute, plusieurs sentiments traversent l&#8217;auditeur mais le plaisir prédomine. <em>More Out Of Life</em> incite à la rêverie avec ses samples de flûte et de voix divines avant que <em>The Only One</em> nous fasse redescendre sur Terre goûter au désespoir qui caractérise trop souvent le genre humain. Cette sensation de perdition se prolonge avec <em>Mask Your Soul </em> mais le piano jazzy et frénétique de <em>I am Jean</em> et la flûte traversière de <em>Money</em> donnent un coup de fouet à celui qui oserait détourner ses tympans de <em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em>.</p>
<p>Les sonorités s&#8217;entremêlent, on ne sait plus où donner de la tête. Revenir à de simples boucles de piano semble être la bonne solution que <strong>Blu </strong><strong>&amp; </strong><strong>Exile </strong> appliquent avec brio à <em>She Said It&#8217;s Ok</em>. <em>Good Morning Neighbor</em> s&#8217;apparente à un nouveau départ au sein-même de cet album. Amateur de samples sortis de nulle part, <strong>Exile</strong> utilise cette fois-ci <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7M7Tfl3DWwQ">le générique de la série pour enfants de la fin des années 1960 <em>Mister Rogers&#8217; Neighborhood</em></a> pour donner un peu de candeur et de joie de vivre à ce titre qui adoucirait certainement les réveils difficiles. Cet instant matinal, en apesanteur, s&#8217;arrête net avec le sublime <em>Don&#8217;t be Jelly</em>, sorte de complainte où <strong>Blu</strong> rappe en osmose totale avec un sample de veuve éplorée, qui marque cette instrumentale du sceau de la mélancolie. Sur cette chanson, on est également frappé par la présence d&#8217;une voix caverneuse, étrange mais toutefois incomparable à celle que l&#8217;on retrouve sur <em>Seasons</em> dont l&#8217;univers reste très proche de <em>Don&#8217;t be Jelly</em>.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/6a00d8341c630a53ef0112793f462e28a4-800wi.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26275" title="6a00d8341c630a53ef0112793f462e28a4-800wi" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/6a00d8341c630a53ef0112793f462e28a4-800wi.jpg" alt="" width="592" height="350" /></a></p>
<p><em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em> se démarque par une initiative de plus en plus rare dans le rap actuel : les featurings sont pratiquement absents hormis sur l&#8217;excellent <em>Everybody Nose</em>, titre sur lequel sont invités <strong>Johaz</strong> et <strong>Fashawn</strong>. Si <strong>Blu</strong> mène sa barque en solitaire, ça ne l&#8217;empêche pas d&#8217;être en totale symbiose avec les samples de voix allègrement utilisés par <strong>Exile</strong> et qui apportent leur part de dynamisme aux instrumentales de l&#8217;opus.</p>
<p>Seul point noir au tableau &#8211; qui frôle la perfection &#8211; peint par <strong>Exile &amp; Blu</strong> : la chanson &#8211; ou plutôt l&#8217;instrumentale &#8211; <em>John Mc Cain</em>. Dans un style proche de celui d&#8217;une bande originale de Super Mario Bros, le titre tranche brutalement avec l&#8217;atmosphère musicale homogène de l&#8217;album et n&#8217;apporte aucune plus-value, bien au contraire. Exceptée cette incartade, <em>Give Me My Flowers While I Can Smell Them</em> s&#8217;affirme comme l&#8217;un des albums incontournables de l&#8217;année tant par la qualité de ses productions que la prise de risque sonore de<strong> Blu &amp; Exile</strong> sur ce projet. Ne cherchez plus votre cadeau sous le sapin, <strong>Blu &amp; </strong><strong>Exile</strong> sont déjà passés vous le livrer.</p>
<p><iframe width="592" height="350" src="http://www.youtube.com/embed/kHxMfOglOjo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Chronique de My Brightest Diamond – All Things Will Unwind</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 10:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathilde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[All Things Will Unwind]]></category>
		<category><![CDATA[expérimentale]]></category>
		<category><![CDATA[Indie Rock]]></category>
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		<category><![CDATA[Shara Worden]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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		<description><![CDATA[Encore une claque. Je me prends des baffes tous les deux jours ces temps ci. Il y a deux mois, le 17 octobre, est sorti le troisième album de la chanteuse expérimentale pop Shara Worden, de Detroit, qui agit sous le nom légèrement mégalo au premier abord de My Brightest Diamond. Envoutant.

Je ne peux pas trop comparer. Si c’est un ordre d’idée que vous cherchez, il y a de l’influence de Tom Waits, des jeux musicaux à la Björk et puis Pierre et le Loup dans ce LP (je vais ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore une claque. Je me prends des baffes tous les deux jours ces temps ci. Il y a deux mois, le 17 octobre, est sorti le troisième album de la chanteuse expérimentale pop <strong>Shara Worden</strong>, de Detroit, qui agit sous le nom légèrement mégalo au premier abord de <strong>My Brightest Diamond</strong>. Envoutant.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/F0kJmsHPT3o" frameborder="0" width="592" height="315"></iframe></p>
<p>Je ne peux pas trop comparer. Si c’est un ordre d’idée que vous cherchez, il y a de l’influence de <strong>Tom Waits</strong>, des jeux musicaux à la <strong>Björk</strong> et puis Pierre et le Loup dans ce LP (je vais m’expliquer pour Pierre et Le loup, pas d’inquiétude). Sachez pour commencer que tous les morceaux ont expressément été écrits pour avoir la participation de l’orchestre de chambre yMusic, celui qui a joué pour <strong>Bon Iver</strong> et <strong>Anthony &amp; The Johnsons</strong>. Et puis de temps en temps, <strong>Shara</strong> est accompagnée, comme sur <em>Everything is in Line</em>, avec <strong>DM Smith</strong>. Avec ça, on abouti à une pièce de théâtre, un truc quelques fois onirique, souvent joyeux, et puis une voix douce qui nous raconte une histoire sur des instruments qui, déjà, discutent entre eux.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/ckd8a1dm26A" frameborder="0" width="592" height="25"></iframe></p>
<p>La voilà ma référence à Pierre et le Loup. Vous vous souvenez de ce conte musical composé par <strong>Prokofieff</strong> qui faisait jouer les cors pour le Loup, les cordes pour Pierre, et des trilles de flûtes traversières pour les oiseaux ? Et bien là, certains morceaux font penser à ce principe. Quand on écoute <em>In the Beginning</em> ou <em>We Added It Up</em>, on a le sentiment que les instruments dialoguent entre eux, un petit brouhaha provoqué par une discussion entre amis et sur lequel se pose la voix splendide de <strong>Shara Worden</strong>. C’est un opéra permanent que cet assemblage de morceaux, et <em>Reaching To the Other Side</em> peut en donner un bon aperçu.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/x1ZSfMBgDUo" frameborder="0" width="592" height="25"></iframe></p>
<p>Et tout ceci participe de la vitalité qui s’échappe de l’album. Après les deux précédents (<em>Tear It Down</em> et <em>A Thousand Shark’s Teeth</em> pour rappel) empreints d’une certaine tristesse, on ne peut que remarquer l’évolution qu’a connu la chanteuse. S’il reste quelques touches de mélancolie, comme dans le beau <em>She Does Not Brave The War</em>, et des moments bouleversants comme cette berceuse dédiée à son fils nouveau-né, <em>I Have Never Loved Someone</em>, la plupart des morceaux ne sont qu’énergie et joie, bien que l’on constate avec le temps (oui j’ai mis plus d’une semaine à finir cet article) que selon les jours, l’effet qui sera produit par les petites opérettes de <em>All Things Will Unwind</em> ne sera pas le même. Ce qui ajoute à son intérêt d’ailleurs.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.mybrightestdiamond.com/">Le site officiel</a></li>
<li>Ecouter All Things Will Unwind en intégralité sur <a href="http://open.spotify.com/album/2QuzfvTXt0o0fwhf2n3mRq">Spotify</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Chronique de Kakkmaddafakka – Hest</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 12:52:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Heidelberg]]></category>
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		<category><![CDATA[Kakkmaddafakka]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous vous souvenez le temps du lycée ? Rah, ce qu&#8217;on était insouciant quand même. On pensait pas à grand chose. Surtout nous les garçons. Bien avant le bac, notre sujet d&#8217;étude primordial restait les filles. On avait beau passer des heures à essayer de les comprendre, on accrochait difficilement la mention. Il fallait donc improviser et tenter de les impressionner. Mais ne vous inquiétez pas, aujourd&#8217;hui, si vous voulez faire remuer les leggings de tes copines, il existe autre chose que Justin Bieber.

Kakkmaddafakka. Encore un groupe scandinave avec un ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous vous souvenez le temps du lycée ? Rah, ce qu&#8217;on était insouciant quand même. On pensait pas à grand chose. Surtout nous les garçons. Bien avant le bac, notre sujet d&#8217;étude primordial restait les filles. On avait beau passer des heures à essayer de les comprendre, on accrochait difficilement la mention. Il fallait donc improviser et tenter de les impressionner. Mais ne vous inquiétez pas, aujourd&#8217;hui, si vous voulez faire remuer les leggings de tes copines, il existe autre chose que Justin Bieber.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=http://www.deezer.com/listen-9908811&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=http://www.deezer.com/listen-9908811&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p><strong>Kakkmaddafakka</strong>. Encore un groupe scandinave avec un nom tarabiscoté, sans O barré cette fois ci. Ces Norvégiens ont sorti leur second album <em>Hest</em> en février dernier. Originaires de Bergen, comme les <strong>Kings of Convenience</strong> et <strong>Röyksopp</strong>, ils sont signés sur le même label que <strong>The Whitest Boy Alive</strong>. Pourtant, leur musique sonne davantage comme les débuts de la troupe pop suédoise d&#8217;<strong>I From Barcelona</strong>. De belles références pour ce groupe qui ne se prend pas au sérieux et qui veut juste vous faire danser.</p>
<p>Leurs premières chansons étaient plutôt électro-pop. Le synthé avait de la reverb et les paroles un poil vulgaires (<strong>Kakkmaddafakka</strong> est un nom loin d&#8217;être catholique) rappellent l&#8217;enfance, période dorée de l&#8217;apprentissage de gros mots et où on s&#8217;amuse à taper fort sur de nouveaux jouets. Mais sur ce <strong>Hest</strong>, le groupe débranche le clavier et accorde ses guitares afin de faire monter l&#8217;envie de danser chez son auditoire. Petit à petit, <strong>Kakkmaddafakka </strong>mûrit en ajoutant à sa palette musicale, du jazz, du funk et même du reggae. Le piano est déchaîné, spécialement sur <em>Heidelberg</em>, titre sur lequel on retrouve avec plaisir le riff de <em>I Shot the Sheriff (Gangsta)</em>.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=http://www.deezer.com/listen-9908806&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=http://www.deezer.com/listen-9908806&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Surtout, ce groupe à composition variable (de 5 à 12 membres), adore parler des filles. Le sujet favori de tout homme intrigué par cette race étrange mais au combien délectable. On a beau grandir, elles restent nimbées de mystères. Pour ne pas être désemparé face à elles, <strong>Kakkmaddafakka</strong> vous rappelle simplement quelques règles : évitez d&#8217;être trop agités (<em>Restless</em>) ; faites le premier pas, ne les attendez pas (<em>Make the first move</em>). Avant de toucher, il faut demander (<em>Touching</em>). Et n&#8217;hésitez pas à faire le gangsta dans un break familial sur le port de Bregen pour faire votre intéressant.</p>
<p>Alors messieurs et mesdames, filez tous ensemble aux Transmusicales de Rennes le vendredi 2 décembre. En plus, il joue le même soir que <strong>Stuck in the Sound</strong>, <strong>Fuel Fandango</strong> et <strong>Totally Enormous Extinct Dinosaurs</strong>. Si avec tous ça, des couples ne se forment pas, j&#8217;y comprends plus rien.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5zltpe3YF8A" frameborder="0" width="592" height="335"></iframe></p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; font-weight: bold;">Aller plus loin</span></p>
<ul>
<li>Ecouter l&#8217;album en intégralité sur <a href="http://soundcloud.com/kakkmaddafakka/sets/hest">Soundcloud</a>.</li>
<li>Visiter leur <a href="http://kakkmaddafakka.com/">Tumblr </a>et leur <a href="http://www.myspace.com/kakkmaddafakka">Myspace</a>.</li>
</ul>
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		<title>Chronique de M83 – Hurry up, we’re dreaming</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 11:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathilde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hurry up]]></category>
		<category><![CDATA[M83]]></category>
		<category><![CDATA[we’re dreaming]]></category>

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		<description><![CDATA[En me faisant écouter le nouvel opus de M83, on m’a dit, je cite : « il m’a retourné le cerveau plusieurs fois ». M83, ce groupe français chéri par les yankees, nous a effectivement sorti un splendide sixième LP. Plus on avance, plus on voit grand : le groupe antibois, composé à l’origine de Nicolas Fromageau et d’Anthony Gonzalez, puis seulement du second depuis 2004, a sorti le 17 octobre un double album. Ou comment démontrer que l’ambition peut avoir des résultats assez fabuleux.

Parce que oui, Hurry up, we’re dreaming, c’est une ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En me faisant écouter le nouvel opus de <strong>M83</strong>, on m’a dit, je cite : « il m’a retourné le cerveau plusieurs fois ». <strong>M83</strong>, ce groupe français chéri par les yankees, nous a effectivement sorti un splendide sixième LP. Plus on avance, plus on voit grand : le groupe antibois, composé à l’origine de <strong>Nicolas Fromageau</strong> et d’<strong>Anthony Gonzalez</strong>, puis seulement du second depuis 2004, a sorti le 17 octobre un double album. Ou comment démontrer que l’ambition peut avoir des résultats assez fabuleux.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797120&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797120&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Parce que oui, <em>Hurry up, we’re dreaming</em>, c’est une odyssée, un voyage complet, une réussite assez époustouflante. De l’intro à l’outro, <strong>Anthony Gonzalez</strong> parvient à nous emmener dans un univers parallèle, dans des coins reculés de l’imagination, faisant planer l’auditeur bien loin. Comme les rêves des enfants présents sur la pochette, c’est la bande-son de tout un univers onirique, propre à chacun, que l’on trouve là. Jouissif. En fait, rarement on a vu titre mieux choisi pour un album. Tout y est dit. L’intro peut faire peur par sa longueur mais elle nous plonge directement dans l’atmosphère de l’album. Un mélange de mélancolie et de grandeur joyeuse, sentiments presque paradoxaux provoqués par ce mélange de voix lointaines, de chœurs en l’occurrence, et, dans les titres suivants, de cuivres ronflants et de cordes orageuses. Avec le splendide <em>Midnight City</em>, le décollage est consacré.</p>
<pre><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">L’alternance entre ces échos lointains et les apparitions de cordes et de cuivres donc, sonorités relativement nouvelles pour M83, est capable de faire passer de séances d’introspections languissantes à des envies de bouger irrépressibles. </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Hurry up, we’re dreaming</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;"> a cela de particulier qu’il parvient à faire l’agrégation de morceaux aux ambiances totalement différentes sans que l’écoute n’en soit perturbée, sans que l’on ne soit gênés par une quelconque rupture. On passe ainsi d’un </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Raconte moi une Histoire</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;"> où une voix juvénile nous raconte des histoires de grenouilles aux accents pop, soutenue par des cordes qui participent à ce trip finalement assez planant, à une exubérance dansante avec </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Ok Pal</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;"> ou le magistral </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Steve McQueen</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">.</span></pre>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797127&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797127&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>A l’opposé, Wait nous fait renouer avec les accents introspectifs de <em>Dead Cities, Red Seas &amp; Lost Ghosts</em>, tandis qu’<em>Echoes of Mine</em>, puis<em> Klaus I love You</em>, semblent être les parfaits témoins de cette espèce de magistralité urgente qui traverse tout l’album, comme une bande-son qui collerait à un visuel.  Chacun le sien, de visuel, et un truc probablement fantasmagorique, mais quelque chose d’imagé, de cinématographique. Il ne reste qu’à regretter et ne pas comprendre le peu de succès rencontré par le groupe auprès du difficile public français.</p>
<p>M83 est en concert le 30 Novembre à la Gaieté Lyrique – Complet – et le 15 mars à la Cigale, Paris.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Ecouter <a href="http://www.deezer.com/fr/music/m83/hurry-up-we-re-dreaming-1262368"><em>Hurry up, we’re dreaming</em></a> en intégralité</li>
<li>Visiter le <a href="http://ilovem83.com/">site officiel</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Acid House Kings &#8211; Music Sounds Better With You</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 16:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[9/10]]></category>
		<category><![CDATA[Acid House Kings]]></category>
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		<category><![CDATA[Pop parfaite]]></category>
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		<description><![CDATA[Une certaine perfection. Une perfection relative. Une perfection pop. Mais l’indéniable équilibre d’un album qui, dans sa globalité, fait œuvre.
Des Suédois, encore. Ils sont trois (deux hommes, une femme). Ils existent depuis 1991. Et je les ai découverts, par hasard, en mai dernier, à la sortie de Music Sounds Better With You.

Ce qui frappe d’abord dans ce dix titres c’est l’agrégation d’une qualité mélodique et vocale impressionnante (une sorte de justesse d’expression) et d’un côté désuet profondément charmant.
La pochette, en soi, résume l’ambiance de l’album : légèreté et sérieux, mise en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une certaine perfection. Une perfection relative. Une perfection pop. Mais l’indéniable équilibre d’un album qui, dans sa globalité, fait œuvre.</p>
<p>Des Suédois, encore. Ils sont trois (deux hommes, une femme). Ils existent depuis 1991. Et je les ai découverts, par hasard, en mai dernier, à la sortie de <strong><em>Music Sounds Better With You</em></strong>.</p>
<p><object id="gsSong299283057" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29928305&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong299283057" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29928305&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><!--[if !IE]>&#8211;><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29928305&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>(I\&#8217;m In) A Chorus Line by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Acid+House+Kings/5652\&quot; title=\&quot;Acid House Kings\&quot;>Acid House Kings</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /><!--<![endif]--></object></p>
<p>Ce qui frappe d’abord dans ce dix titres c’est l’agrégation d’une qualité mélodique et vocale impressionnante (une sorte de justesse d’expression) et d’un côté désuet profondément charmant.</p>
<p>La pochette, en soi, résume l’ambiance de l’album : légèreté et sérieux, mise en scène et sincérité, désuétude et modernité…</p>
<p>A en croire leur site, ils seraient l’un des groupes pop les plus célèbres de Suède. A écouter leur album, ça ne m’étonne pas beaucoup.</p>
<p>La recette pop est appliquée à merveille. On retrouve la simplicité efficace des mélodies, la pureté des arrangements vocaux, et cette touche d’inouï qui les démarque du reste du monde.</p>
<p>A la fois enfantins, poétiques et recherchés, pas un des titres de <strong><em>Music Sounds Better With You</em></strong> ne semble moins bon que l’autre. Chacun d’entre eux, en fait, est un tube.</p>
<p>Ne dépassant jamais les trois minutes trente, chaque piste s’apparente à un manifeste.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-25709" title="AcidHouseKings" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/AcidHouseKings-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-25710" title="890853f7da23dc6486d6eab3744a8c5a_w350" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/890853f7da23dc6486d6eab3744a8c5a_w350-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" /><img class="aligncenter size-medium wp-image-25711" title="dlab033-S" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/dlab033-S-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" /></p>
<p style="text-align: left;">Et de dire ça n’est pas si exagéré quand on regarde de plus près la démarche du groupe. Les <strong>Acid House Kings</strong> sont un peu compulsifs, monomaniaques, drôles et intellos.</p>
<p>Leur trois premiers albums ont été produits en quinze ans (un tous les cinq ans), s’inspiraient explicitement des dix disques en dix ans de <strong>Felt</strong>, et assument leurs influences (des <strong>Smiths</strong> à <strong>Sarah</strong> en passant par <strong>Elvis</strong>).</p>
<p>Le quatrième, selon eux, « aurait dû être dans le Guiness Book ». Pourquoi ? Parce que les 2000 premières copies incluaient un DVD-karaoké. Un peu barjots, je vous le disais.</p>
<p>Et ce nouvel et dernier opus, lui, a juste la prétention de définir ce que sont, selon eux, le sens et l’essence de la pop. Tout un programme !</p>
<p>Seulement, ce qui est fantastique, c’est que la feuille de route est tenue. Et que ce qui naît de ce plan est une véritable madeleine de Proust. Une bouchée sucrée, un suspens de plaisir, une explosion gustative, un sourire, et une expérience marquante.</p>
<p>A la fois sophistiqué et accrocheur, <strong><em>Music Sounds Better With You</em></strong> s’approche de (si ce n’est entre dans) mon top 10 des albums pop.</p>
<p><object width="500" height="400" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KN2oCtb5aKA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="400" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/KN2oCtb5aKA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3>Plus on en a, meilleur c&#8217;est :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Music Sounds Better With You</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/78USCgcHP3QrkjeMW35gfx">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/acid-house-kings/music-sounds-better-with-you-936982">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Music+Sounds+Better+With+You/5753643">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://acidhousekings.com/">site </a>des<strong> Acid House Kings</strong></li>
</ul>
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