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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Chroniques</title>
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		<title>Chronique de Ariel Pink&#8217;s Haunted Graffiti &#8211; Before Today</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 14:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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Copperhead, David Bowie, Robert Wyatt, Television, Elvis Costello, Pink Floyd, Roxy Music, The Kinks, The Beatles, Steely Dan, Monkees, Sweet Smoke, Public Image Ltd, King Crimson, Michael Jackson, The Rolling Stones, Can, Beach Boys, Cream, Hawkwind, Grateful Dead, Todd Rundgren, The Cure, Buddy Holly, Fleetwood Mac, Amon Düül, Joy Division, Deep Purple, Captain Beefheart, Jefferson ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>                                La vie en Rose</h2><p style="text-align: center;"><strong>Name-Dropping</strong></p>
<p>Copperhead, David Bowie, Robert Wyatt, Television, Elvis Costello, Pink Floyd, Roxy Music, The Kinks, The Beatles, Steely Dan, Monkees, Sweet Smoke, Public Image Ltd, King Crimson, Michael Jackson, The Rolling Stones, Can, Beach Boys, Cream, Hawkwind, Grateful Dead, Todd Rundgren, The Cure, Buddy Holly, Fleetwood Mac, Amon Düül, Joy Division, Deep Purple, Captain Beefheart, Jefferson Airplane, Jethro Tull, Seeds, Velvet Underground, Byrds &#8230;</p>
<p>Il fut un temps &#8211; que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaitre &#8211; où le name dropping était à la mode. Ca faisait cool, ça faisant Bret Easton Ellis, ça faisant cultivé, le mec qui connait tout un tas de truc. Voilà, et puis bon, là du coup c&#8217;est pratique pour donner les influences &#8211; pastiches &#8211; imitations &#8211; parodies &#8211; inspirations &#8211; muses &#8211; etc. de Ariel Rosenberg alias <strong>Ariel Pink</strong>. Et d&#8217;ailleurs, BTS est un webzine hyper interactif et vous pouvez poster en commentaires d&#8217;autres noms d&#8217;artistes ou groupes et compléter ce name-dropping introductif- et par là, entrer dans la coolitude d&#8217;il y a plus de dix ans. Ouais.</p>
<p>Donc voilà, on y est, ce disque tourne en boucle sur mon pc et dans mon portable depuis des jours. Quand je suis à fond dans un truc, c&#8217;est pas à moitié, on est pas comme ça par chez nous bon Dieu de bon Dieu. Je ne résiste pas à cette batterie sans queue ni tête à faire pâlir de jalousie la stricte régularité bonhomme d&#8217;un Tommy Ramone (ou batteur ultérieur du groupe homonyme), à ces guitares déglinguées, ces synthés débiles et jouissifs, ces basses irrésistibles, et la voix irrégulières d&#8217;un Ariel Pink en pleine forme.</p>
<p>Ariel Pink, c&#8217;est un peu le génie pop de Brian Wilson mêlé à la nonchalance élitiste d&#8217;un Elvis Costello tout aussi doué que le premier pour produire des mélodies brillantes. Parrain par célébrité de la scène lo-fi américaine, Ariel Pink officie depuis plus de dix ans dans le genre et occupe son temps à remplir des kilomètres de bandes de K7 audio de chansons éminemment rock n roll.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>La vie en <em>Pink</em></strong></p>
<p><strong><em>Before Today</em></strong> est  un objet sonore hautement recommandable. On apprendra plus sur l&#8217;histoire du rock avec ce disque qu&#8217;avec Patrick Eudeline et Nick Kent réuni (oui bon d&#8217;accord j&#8217;exagère un peu). Synthèse, rétrospective pastiche de la pop de ces quarantes dernières années, <em>Before Today</em> fait du vieux avec du neuf, enfin on sait plus trop. L&#8217;album démarre sur <em>Hot Ruy Rub</em> -  citation Eno-Bowieienne de <em>Art Decade</em> sur <em>Low</em> &#8211; quasi instrumental avec voix caverneuse et cartoonesque en synchronie. Puis démarre sans prévenir, en mash-up des Ramones et d&#8217;Elvis Costello meets the Beach Boys, <em>Bright Lit Blues Skies,</em> la basse est urgente, la batterie affolée, bref, un premier shoot enlevé avec son pont musical de fête foraine. Jeu de mot Anne Ricien (?), <em>l&#8217;Estat</em> fait débouler une sorte de speed-slow (sic) rock FM avec en prime des cris et des chœurs radieux.</p>
<p>Là, claque dans la gueule de soft rock irrésistible, <em>Fright Night</em> et sa litanie &laquo;&nbsp;Knock, Knock on the door&#8230;&nbsp;&raquo;, sa batterie binaire en veux tu tiens prends ça, sa ligne de synthé répétée comme sur un long orgasme, un must. La suite (<em>Round And Round</em>) commence par un petit chœur enjoué dans laquelle démarre sans crier gare une ligne de basse qui fait penser &#8211; par sa rythmique &#8211; à celle, ultra culte, de<em> Billie Jean</em> de on sait qui &#8211; et par sa mélodie qui se cache sans peine au<em> Broken English </em>de Marianne Faithfull.</p>
<p>Voici ce qui pourrait faire office de générique télé de vieilles séries (chéries ?!) bien kitch, <em>Beverly Kills </em>est terriblement irrésistible, ultra FM, pompière mais si délicieuse, du McDo avec du caviar dedans, du Coca avec des bulles de champagnes. Et cette basse ! Putain, cette basse !</p>
<p>On change d&#8217;horizon guitaristique avec <em>Butt House</em> qui démarre en trombe par une disto d&#8217;un goût douteux et un duo vocal fait d&#8217;un Ariel bien gothique et d&#8217;une meuf meurtrie au phasing intensif.  Et vas-y que je te fais un solo de gratte comme ça, sans prévenir, il est pas poli ce mec, mais alors pas pour un sou. Et <em>Little Wig</em>, ses chœurs défoncés, sa guitare schizo, son piano et ses sifflotements intempestifs, oui, ça c&#8217;est rock n roll mec.</p>
<p>Retour au calme avec <em>Can&#8217;t Hear My Eyes</em> (cherchez pas, je ne crois pas que l&#8217;on puisse trouver un sens aux titres et aux paroles d&#8217;Ariel Pink à moins de prendre un acid et de gober une quarantaine d&#8217;ectas), de loin plane l&#8217;ombre de Steely Dan. ET pour montrer que l&#8217;on maitrise deux ou trois décennies de rock et de pop, on peut se permettre un petit instru tranquille (<em>Reminiscenes</em>).</p>
<p>Chanson au titre extraordinaire, <em>Menopause man</em>, rappelle une nouvelle fois la basse de <em>Billie Jean </em>pour une petite ballade au pays menstruel. Les <em>divisions de la joie</em> président au dernier titre, <em>Revolution &#8216;s a lie</em>. Décidément Pink a tout piqué. Et on boude pas notre plaisir. Le mien en tout cas !</p>
<h3>Push play</h3>
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		<title>Chronique de Clubroot – II MMX</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 15:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;&raquo; Qu&#8217;est-ce que le dubstep ? &nbsp;&raquo; demande Hegel dans sa préface inédite à la <em>Phénoménologie de l&#8217;Esprit </em>de 1807 donnée dans la traduction de Pierre Benichou prévue pour 2014. <em>Was Ist Dubstep ? </em>Comme s&#8217;il fallait pas compliquer la première préface déjà bien coton à se taper que notre bon Hegel balance la question spéculative par excellence. &laquo;&nbsp;L&#8217;Esprit absolu&nbsp;&raquo; répondra le journaliste aux Inrocks. &laquo;&nbsp;Y&#8217;a pas que Burial dans le dubstep&nbsp;&raquo; fera le mec qui s&#8217;y connait et qu&#8217;il en a marre qu&#8217;on cite Burial à grande louche (bah ouais, faut affirmer toujours d&#8217;autres préférences pour affirmer sa distinction), le mec il dira par exemple, y&#8217; a aussi Kode9, alors lui c&#8217;est un bon, il dira, et <strong>Clubroot </strong>aussi, il a sorti un putain de premier album. Bon un peu comme Burial ça rassemble. Mais y a pas que Burial, il poursuit (dans sa tête en grommelant). Là dessus Hegel abandonne la question &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que le dubstep ?&nbsp;&raquo; et décide de s&#8217;atteler à l&#8217;<em>Encyclopédie des sciences philosophiques</em>. Oui oui donc, Clubroot qui en mai dernier a fait paraitre son deuxième opus baptisé singulièrement <em><strong>II MMX</strong> </em>est ici l&#8217;objet de notre excellente chronique.</p>
<p>Clubroot, comme le susnommé Burial (ta gueule le snob, je parle de Burial si je veux, et si t&#8217;es pas content, je fourre ton sonotone dans le cul, ouais, on est comme ça par chez nous) cultive l&#8217;anonymat et le mystère autour de sa personne. La musique parle pour l&#8217;artiste et pour l&#8217;homme. Et une musique tel que le dubstep (Hegel ta gueule) parle dans l&#8217;évanescence de la fusion entre l&#8217;organique et le technologique. <strong>Le dubstep est assurément la musique la plus inspirée et la plus inspirante qui a été créée ces dernières années.</strong> Cérébrale et futuriste, elle se tient un pas en avant sur la vie moderne qu&#8217;elle cherche à retranscrire dans ses linéaments d&#8217;infrabasses et de samples éthérés. Clubroot, là-dessus, n&#8217;apporte rien de nouveau à l&#8217;édifice mais contribue largement à le préserver solidement. II MMX fait un pont planant entre Burial et Future Sound Of London. Comme si <em>Papua New Guinea</em> avait servi de support à cette dizaine de titres bien sentie. Les mélodies trancey et les nappes qui viennent s&#8217;accrocher sur des beats plus ou moins régulier et toujours différents d&#8217;un morceau à l&#8217;autre oscillent entre neurasthénie joyeuse et mélancolie bondissante (O, art perdu de l&#8217;oxymore).</p>
<p>Certains titres auraient gagnés à être plus approfondis et d&#8217;autres à perdre de leur facilité mais la cohérence artistique demeure et donne à l&#8217;auditeur l&#8217;écoute d&#8217;un très bon disque de dubstep aérien et accessible.</p>
<h3>Ecoute et arrête de lire mes conneries</h3>
<p style="text-align: center;">Toe To Toe</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="280" height="227" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zp_T-RwEP00" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="280" height="227" src="http://www.youtube.com/v/zp_T-RwEP00" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Orbiting</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="278" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kcKDc9SgexY" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="278" height="225" src="http://www.youtube.com/v/kcKDc9SgexY" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Va voir ailleurs si Clubroot y est</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.myspace.com/clubroot">myspace</a> de Clubroot.</li>
<li>Le<a href="http://france.fr/"> site</a> de la France qui marche pas.</li>
</ul>
<h3><strong>Corporatisme</strong></h3>
<p>Les chroniques de <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/06/clubroot-ii-mmx-710.html">Playlist Society</a>, <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-clubroot-ii-mmx-50377866.html">Chroniques Electroniques</a>, <a href="http://www.goutemesdisques.com/chroniques/album/iimmx/">Goûte mes Disques</a>.</p>
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		<title>Chronique de Deftones &#8211; Diamond Eyes</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 15:30:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Certaines œuvres d’art naissent dans la douleur, et le dernier opus des compères de Sacramento fait partie de celles-là. En effet, le bassiste étant tombé dans le coma, le groupe engagea un remplaçant temporaire. Et l’enregistrement de l’album initialement prévu (Eros) fut repoussé, pour laisser place à celui de Diamond Eyes. Mais plutôt que de laisser éclater pleinement leur rage face au triste coup du sort ayant frappé leur camarade, comme on aurait pu s’y attendre, les Deftones ont préféré nous livrer un album très contrasté, à la fois rempli ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Certaines œuvres d’art naissent dans la douleur, et le dernier opus des compères de <strong>Sacramento</strong> fait partie de celles-là. En effet, le bassiste étant tombé dans le coma, le groupe engagea un remplaçant temporaire. Et l’enregistrement de l’album initialement prévu (<strong>Eros</strong>) fut repoussé, pour laisser place à celui de <strong>Diamond Eyes</strong>. Mais plutôt que de laisser éclater pleinement leur rage face au triste coup du sort ayant frappé leur camarade, comme on aurait pu s’y attendre, les Deftones ont préféré nous livrer un album très contrasté, à la fois rempli de riffs surpuissants, mais également de passages beaucoup plus doux et mélancoliques.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21735237&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21735237&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Du fait de la rapidité de création de cet album, qui, au fond, n’est « que » le remplaçant du futur Eros, les titres semblent très spontanés, mais aussi, aux premières écoutes, plutôt simplistes. La recette habituelle du groupe, mélange subtil entre metal et new wave, fait toujours mouche, mais on ne retrouve pas forcément la même folie que sur les précédentes galettes. De plus, l’album est beaucoup plus calme qu’à l’accoutumée, surtout en seconde partie, ce qui pourra déplaire aux fans de la toute première heure…</p>
<p>Et pourtant ! Après de nombreuses écoutes, force est de constater que, finalement, cet opus est peut-être l’un de leurs plus aboutis. Le simplisme des riffs n’est en réalité qu’apparent, car  leur agencement au sein de chaque morceau apporte une énergie peu commune à  l’album. Les différentes structures s’éloignent la plupart du temps des standards, et le jeu du batteur, hallucinant d’inventivité, renforce l’état d’équilibre instable présent tout le long de l’écoute. Ainsi, le refrain de la très pop <strong>976-EVIL</strong> s’impose comme le meilleur jamais créé par le groupe, avec de multiples variations de rythme sublimant la chanson.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21735465&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21735465&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Au-delà de la structure des morceaux, il me semble également important de souligner le talent des différents musiciens qui, à l’instar du batteur, possèdent tous leur propre style. Le guitariste tout d’abord, crée des plans metal d’une efficacité redoutable, marqués par une certaine lenteur et lourdeur, qui instaurent une ambiance très pesante. Mais il sait également jongler avec des mélodies beaucoup plus légères pour transporter l’auditeur, et apporter de la fraîcheur à de nombreux titres. Le bassiste, lui, donne beaucoup de puissance rythmique aux morceaux, mais est aussi à l’origine de nombreux riffs, notamment dans les refrains, où il est habilement accompagné d’un synthé, assez discret, mais néanmoins essentiel au rendu quelque peu étrange de certaines chansons. Quant au chanteur enfin, sa voix est juste magnifique. Très claire la plupart du temps, elle nous fait voyager de cieux en cieux. Pour de temps à autre nous aspirer dans un gouffre infernal rempli de cris agonisants.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21735480&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21735480&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
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<p lang="en-US">
<p>Les titres se suivent donc, mais ne se ressemblent pas… Et ce malgré une grande cohérence, assurée par une production sonore aux petits oignons très particulière. En effet, le rendu global de l’album est très homogène, tout en étant marqué par un son à la fois très lourd et très aérien. C’est justement ce paradoxe sonore qui fait toute la beauté de ces yeux de diamant, dans lesquels nous nous noyons sans retenue.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qksTlo_1Tpw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/qksTlo_1Tpw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de Kylie Minogue &#8211; Aphrodite</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 14:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est un peu aussi ça Branche Ton Sonotone, des chroniques pointues de disques obscurs pour aficionados de folk underground et, là, aujourd&#8217;hui, sans crier gare, une échappée belle du crabe à la mamelles, une (attention expression passe-partout et galvaudée jusqu&#8217;à la nausée) icône gay depuis deux décennies, une Kylie Minogue, doit-on dire sans paraphrases et vagues descriptions définies. L&#8217;australienne de 42 ans sort ce mois-ci son onzième album nommé Aphrodite (genre je me la pète déesse de l&#8217;amour, non mais oh, genre comme sur la pochette qu&#8217;on dirait une pub ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un peu aussi ça Branche Ton Sonotone, des chroniques pointues de disques obscurs pour aficionados de folk underground et, là, aujourd&#8217;hui, sans crier gare, une échappée belle du crabe à la mamelles, une (attention expression passe-partout et galvaudée jusqu&#8217;à la nausée) icône gay depuis deux décennies, une<strong> Kylie Minogue</strong>, doit-on dire sans paraphrases et vagues descriptions définies. L&#8217;australienne de 42 ans sort ce mois-ci son onzième album nommé <strong><em>Aphrodite</em></strong> (genre je me la pète déesse de l&#8217;amour, non mais oh, genre comme sur la pochette qu&#8217;on dirait une pub de parfum à la con et qu&#8217;on la reconnait même pas dessus), le quatrième depuis<em> Fever</em> en 2001 qui a propulsé à nouveau la midinette oversexy dans la sphère des premières places des charts et du <strong>consensus hype en matière pop </strong>dont profite aujourd&#8217;hui et allégrement la Lady Gaga. Souvenez-vous, des images se mêlaient alors, des tours qui s&#8217;effondraient et la combi de Kylie dans le clip de<em> Can&#8217;t Get </em><em>You </em><em>Out Of My Head.</em><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/b49745abdab75b018637e2b241d8309f.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-18336 alignleft" title="b49745abdab75b018637e2b241d8309f" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/b49745abdab75b018637e2b241d8309f-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Oussama et le Mollah <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/44114346_kyliewhite_220.jpg"><img class="size-thumbnail  wp-image-18337   alignleft" title="_44114346_kyliewhite_220" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/44114346_kyliewhite_220-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>sur leur moto et le désormais classique refrain la la la la la la la la la la la la la mêlés aux accents de la nouvelle guerre en Afghanistan. Voilà. Depuis Abd-Al-Malik et Kylie Minogue, <strong>le 11 septembre est pop</strong>, et sans nul doute, un Warhol vivant eut réalisé quelques sérigraphie fluo de ces tours incandescentes. Heureusement qu&#8217;il y a ce bon <strong>Alain Finky</strong> pour nous rappeler tous à l&#8217;ordre et dénoncer les synesthésies hasardeuses &#8211; et d&#8217;un mauvais goût affreux &#8211; d&#8217;un chroniqueur amateur de musiques dérisoires sur des webzine indigents qui profitent des handicaps auditifs des personnes mal entendantes pour attirer le chalant aussi &#8211; décidément &#8211; immoral.</p>
<p>Bon, pour résumer le truc, parce qu&#8217;on à quand même pas que ça à foutre, Kylie Minogue s&#8217;en sort toujours bien en single qui sont toujours assez proprets et bien produits, assez agréable et tout le bazar. Le problème, c&#8217;est que sur long format, ce n&#8217;est que naze <strong>remplissage</strong> réalisé par des professionnels de la chose (Calvin Harris, feu talent, ou Stuart Price, responsable tout de même d&#8217;un bon disque de Madonna, et d&#8217;autres hommes et femmes de l&#8217;ombre), on a quelques trucs sympa et efficace comme le gimmick de <em>Illusion</em> (prochain single ?) et les deux derniers morceaux dont je sais plus les noms mais dont les mélodies sont <strong>sympatoches histoires de</strong>.. oh tiens un oiseau.</p>
<h3>Complot de l&#8217;ordre mondial</h3>
<p style="text-align: center;">Le clip de All The Lovers (zzzzzz)</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="584" height="354" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/frv6FOt1BNI&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_detailpage&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="584" height="354" src="http://www.youtube.com/v/frv6FOt1BNI&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_detailpage&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Consensus</h3>
<p style="text-align: center;">Le clip de <em>Slow</em> (single de l&#8217;album <em>Body Language</em> de 2003) peut-être le meilleur morceau, peut-être le meilleur clip &#8230;</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1xSLpoQdRrU&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_detailpage&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="350" src="http://www.youtube.com/v/1xSLpoQdRrU&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_detailpage&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de John Grant &#8211; Queen Of Denmark</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 15:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, pour l’instant, ma plus belle découverte pop-folk de l’année. Il y a quelque mois déjà, j’étais tombé sous le charme pop désuet des Morning Benders, mais me voilà maintenant happé par l’univers singulier, caustique et ravagé de John Grant et de sa Queen Of Denmark.

Le bonhomme ne prend pas de détour. Il se présente aux journalistes comme un « homo, ex-junkie et alcoolo en rémission douloureuse ». On fait difficilement plus franc.
Enfant d’une famille hyper-catho du Michigan où l’on allait à la messe trois fois par semaine, John Grant lançait aux ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà, pour l’instant, ma plus belle découverte pop-folk de l’année. Il y a quelque mois déjà, j’étais tombé sous le charme pop désuet des <strong>Morning Benders</strong>, mais me voilà maintenant happé par l’univers singulier, caustique et ravagé de <strong>John Grant </strong>et de sa <em><strong>Queen Of Denmark</strong></em>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706484&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706484&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Le bonhomme ne prend pas de détour. Il se présente aux journalistes comme un « homo, ex-junkie et alcoolo en rémission douloureuse ». On fait difficilement plus franc.</p>
<p>Enfant d’une famille hyper-catho du Michigan où l’on allait à la messe trois fois par semaine, <strong>John Grant</strong> lançait aux <strong><em>Inrocks</em></strong> début mai : « <em>Dès l’âge de 8 ou 9 ans, j’ai pris conscience de ma différence sexuelle et compris qu’il me faudrait partir de là où j’habitais si je voulais vivre à peu près normalement. J’ai découvert la langue allemande à la même époque en écoutant les disques de <strong>Nina Hagen </strong>et, quand j’ai eu l’âge requis, je suis parti pour l’Allemagne dans l’idée de devenir interprète. Apprendre d’autres langues était une façon d’entrer en communication avec les autres mais je cherchais d’une certaine façon à susciter l’admiration pour mieux être accepté comme homosexuel. C’était assez puéril. »</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Puéril, peut-être, mais <strong>Grant</strong> se venge pourtant d’un entêtant « Jesus Hates Faggots » (Jésus déteste les PDs). Presque sale dans les couplets, le titre devient quasiment une comptine dans le refrain. Dénonçant tous les mensonges et les préjugés que ses parents véhiculaient dans leur éducation, Grant règle ses comptes avec un brio folk-rock où pointent quelques cascades électro.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-18186" title="johngrant1" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/johngrant1-260x300.jpg" alt="" width="275" height="318" />A son retour d’Allemagne dans les années 90, et après un détour en Russie d’où il revient fasciné par les empereurs russes, <strong>John Grant</strong> fonde les <strong><em>Czars</em></strong> (normal !). Seulement, ce groupe au rock élégant, parfois fiévreux mais sans succès (six albums et pas un qui a percé) vivote sans qu’il y ait d’affinité entre ses membres. Au bout de sept ans, en 2004, le groupe se sépare, pour le plus grand plaisir du songwriter qui déjà commençait à sombrer dans la drogue et l’alcool. Seulement, peu après, son ami de longue date met fin à leur relation qui, passionnelle, permettait à <strong>Grant</strong> de garder l’équilibre. C’est alors pour lui le grand saut dans la dépression, la défonce et la solitude. Survivant entre New-York et Denver de petit boulot en petit boulot, <strong>John Grant</strong> traverse la vie comme son pays.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706496&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706496&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Planant plus haut qu’il ne le peut, <strong>Grant</strong> se détruit. « I Wanna Go To Marz », second titre de l’album semble être une métaphore de l’un de ces voyages extatiques dans des sphères sans oxygènes où l’accès se paie en petites coupures. Thème hypnotico-romantique à la folk très seventies, la piste s’appuie sur des énumérations incohérentes, liquides et fruitées. Tentative de recomposer de mémoire les méandres d’un trip, cette piste développe toute la sensibilité musicale et émotionnelle de <strong>John Grant</strong>.</p>
<p>Et puis, qui sait comment, qui sait pourquoi, il décide en 2008 de sortir la tête de l’eau et de reprendre les choses en main. Passe difficile pour reprendre goût aux choses. Période délicate où <strong>Grant</strong> doit de nouveau se confronter aux réalités. « Chicken Bones » le prouve sans aucun mal. Réveil ardu et humeur de chien toujours portés par la même précision musicale, presque maniérée.</p>
<p><strong>Simon Raymonde, </strong>le patron de son label <strong>Bella Union</strong>, écrit au sujet de <strong><em>Queen Of Denmark</em></strong> : « <em>C’est aujourd’hui l’un des disques dont je suis le plus fier</em>. <em>D’autant plus qu’il y a deux ans il n’était même pas envisageable que John puisse être en mesure de réaliser un album solo. »</em> Et <strong>Grant</strong> lui-même de surenchérir :<em> « Je reviens de tellement loin que ce disque tient du miracle. J’ai dû batailler durement contre la drogue et l’alcool, nettoyer en profondeur tout ce qui était en train de pourrir en moi avant d’envisager de me remettre à écrire. Je devais également m’inventer une nouvelle peau, changer d’enveloppe musicale, repartir de zéro. »</em><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706504&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706504&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-18192" title="JohnGrantImageDtail22625" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/JohnGrantImageDtail22625-200x300.jpg" alt="" width="125" height="189" />Et la mue de l’Américain est tellement réussie qu’il débarque, pour son premier album solo, avec une véritable pépite d’ironie mordante livrée sur un plateau folk aux allants électro-lyriques. « TC And The Honeybear », piste d’ouverture est un morceau ample et duveteux traversée de voix cristallines. L’ambiance, d’entrée est donnée : <strong>Grant</strong> se range dans la catégorie des esthètes aux inspirations multiples. De <strong>Bowie</strong> aux <strong>Carpenters</strong> en passant par <strong>Neil Young</strong> et <strong>Adam Green</strong>, <strong>John Grant</strong> s’appuie sur une foule d’influences qui viennent enrichir un univers déjà foutraque et sensitif.</p>
<p>« Silver Platter Club » répond à merveille à cette définition du chanteur. Critique acerbe du mépris bourgeois s’envolant sous les piques acérées d’un humour ravageur, cette piste est un bijou de second degré et de pop transgenre. Mais si depuis le début je vous parle de la perfection de la finition de cet album, c’est aussi qu’il y a une raison. En réalité, <strong>Grant</strong> n’est pas seul. Il a été aidé par les membres de <strong>Midlake</strong> qui, appartenant au même label, ont savamment réussi à organiser ce qui fleurissait dans la caboche en jachère de l’ancien Tsar. S’installant avec eux à Denton, <strong>Grant</strong> y retrouve la sérénité et l’envie d’à nouveau créer et innover. <strong><em>Queen Of Denmark</em></strong> est un opus harmonieux parce qu’empli de complicité ; telle est la recette de <strong>Midlake</strong>. Et la transposition méthodique fonctionne ici à merveille.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-18197" title="johngrant" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/johngrant-150x150.jpg" alt="" width="160" height="160" /></strong>Le groupe texan a donc aidé le songwriter à parer son cynisme froid et cocasse d’une enveloppe acoustique irréprochable. Quel meilleur exemple que l’inénarrable et superbement ciselée quatrième piste de l’album : « Sigourney Weaver » ? Les volutes sinusoïdales du clavier en intro symbolisent les conséquences des abus de la veille. La voix perchée et sensuelle de <strong>Grant</strong> vogue au gré des contretemps du piano. Les paroles sont tout d&#8217;abord celles d’une douleur intérieure. Puis tout dérape :<em> « Et je me sens comme <strong>Sigourney Weaver</strong> / Lorsqu&#8217;elle devait tuer ces aliens / Et qu’un mec essayait de les ramener sur Terre / Sans qu’elle puisse en croire ses oreilles ». </em>Torturé mais burlesque, <strong>Grant</strong> enchaîne avec <strong>Winona Ryder</strong> et son <em>« film sur les vampires ». </em>Cette capacité à créer deux univers parallèles entre fond et forme, voilà ce qui me touche réellement dans cet album.<strong> John Grant</strong> donne l’impression de maîtriser une pop-folk synesthésique directement héritée de ses expériences de junky.</p>
<p><em> </em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706508&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21706508&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>En créant une telle distorsion entre ses textes et la musique, entre une perfection millimétrée de l’arrangement et un sarcasme dévastateur et plein d’humour, le songwriter américain innove et crée, je crois, un ensemble aussi puissant que personnel.</p>
<p><em><strong>Queen Of Denmark</strong></em> est définitivement une pépite folk où les mélodies de dentelles servent des textes taillés dans la rancœur et la désillusion. <strong>John Grant</strong>, quant à lui, se révèle être l’un de ces cyniques au grand cœur qui, ayant bourlingué et connu le fond, peuvent se permettre une telle distance avec eux-mêmes et le monde qui les entoure. Et ce, tout en restant très vrais et très sincères.</p>
<p>Sans hésitation donc, voilà un 9/10 mérité pour le premier album émouvant et frais d’un homme rongé, au talent pourtant intact.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/grant2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18201" title="grant2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/grant2.jpg" alt="" width="580" height="220" /></a></p>
<h3>S&#8217;échapper un peu plus :</h3>
<ul>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/johnwilliamgrant">myspace</a> de <strong>John Grant</strong></li>
<li>le <a href="http://www.bellaunion.com/">site</a> de <strong>Bella Union</strong></li>
<li><em><strong>Queen Of Denmark </strong></em>sur <a href="http://listen.grooveshark.com/#/album/Queen+of+Denmark/4285491">grooveshark</a> et <a href="http://open.spotify.com/user/marinto/playlist/3dTsh6GtMAQyHrt7Su7gQo">spotify</a></li>
<li>Ci-dessous, <strong>John Grant</strong> en live :</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="540" height="325" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Yz0ggk0eITg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="540" height="325" src="http://www.youtube.com/v/Yz0ggk0eITg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de Vinc2 &#8211; Dreams and Hopes</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dreams And Hopes]]></category>
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		<description><![CDATA[D’aucuns font de la musique pour faire danser les filles et d’autres pour les faire rêver. En archange romantique, en candide adolescent, Vinc2 est de la deuxième trempe. Vincent Coudert de son vrai nom est un jeune musicien électronique savoyard qui est tombé dans la marmite onirique après l’écoute du très éthéré – et sublime – () de Sigur Ros. A l’âge de 17 ans, il élabore des compositions aux claviers qui paraitront sur un album autoproduit d’une belle maturité Exoplanète en 2005. Récemment, comme dans une sorte d’interlude vers ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’aucuns font de la musique pour faire danser les filles et d’autres pour les faire rêver. En archange romantique, en candide adolescent, <strong>Vinc2</strong> est de la deuxième trempe. Vincent Coudert de son vrai nom est un jeune musicien électronique savoyard qui est tombé dans la marmite onirique après l’écoute du très éthéré – et sublime – <em>()</em> de Sigur Ros. A l’âge de 17 ans, il élabore des compositions aux claviers qui paraitront sur un album autoproduit d’une belle maturité <em>Exoplanète</em> en 2005. Récemment, comme dans une sorte d’interlude vers un deuxième LP, Vinc2 fait le point avec un EP ambitieusement intitulé <strong><em>Dreams and Hopes</em></strong> – rien que ça ! <em>Rêves et espoirs</em>.</p>
<p>L’auteur y assume pleinement ses influences : « L&#8217;univers de &laquo;&nbsp;<em>Dreams And Hopes</em>&nbsp;&raquo; a été très marqué par l&#8217;univers onirique, carillonnant et scintillant de Mercury Rev (album &laquo;&nbsp;The Secret Migration&nbsp;&raquo; notamment), ainsi que par des groupes comme Air ou The Album Leaf » écrit-il sur son site – et Sigur Ros assurément, en figure tutélaire.</p>
<p>Comme en littérature, le pastiche d’un maitre est un art propédeutique qui amène à trouver son style et sa patte. Vinc2 use ainsi allégrement de citations aux islandais (<em>Amy, The Funny Boat, Springtown</em>) –  et qui sont, encore une fois, pleinement assumée –  et parvient à assurer sa personnalité malgré cela. A l&#8217;aide de sa panoplie de claviers notamment.</p>
<p>Attention &#8211; donc &#8211; <em>Dreams and Hopes </em>est un album de synthétiseurs (flagrant sur <em>Crystal Broken Chords </em>ou <em>Swans</em>). Dis comme ça, ça fait mal. Genre Jean-Michel Jarre, mais rassurez vous, les sons choisis par Vinc2 échappent à toute connotation ringardisante et sauvent la mise a priori mal partie. Aussi, la production de l’ensemble est calibrée avec justesse (superbe sur <em>Swans</em>). S’il n’est évidemment pas sans défauts (le clavecin de <em>Crystal Broken Chords</em> peut paraitre de mauvais goût ainsi que le son de la batterie trop cheap peut-être ; un très bon <em>Interlude </em>d&#8217;un genre electronica pas assez assumé dirons-nous), les mélodies ambiant sont efficaces et confinent joliment à une rêverie simple mais jamais trop profondes – entendre jamais trop lourde.</p>
<p>A suivre donc dans un format plus long, et ce,  afin de pouvoir mieux juger d&#8217;un potentiel somme toute assez prometteur.</p>
<h3>Rêves</h3>
<p style="text-align: center;">Le clip de Distant Clouds</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="495" height="364" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/X0raAub9sAA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="495" height="364" src="http://www.youtube.com/v/X0raAub9sAA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=fr_FR&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Et espoirs !</h3>
<p>Le <a href="http://vinc2creations.free.fr/vinc2creations/">site officiel</a> de Vinc2.</p>
<p><a href="http://www.deezer.com/fr/music/album/261947">Ecouter</a> <em>Exoplanète</em> (le premier album de Vinc2) sur Deezer.</p>
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		<title>Chronique de Spiritualized &#8211; Ladies And Gentlemen We Are Floating In Space</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 15:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[1997]]></category>
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		<description><![CDATA[« Ladies and gentlemen we are floating in space ». La voix d’accueil crépitante de l’hôtesse de l’air (ou plutôt ici du manque d’air) engage d’entrée l’album de Spiritualized dans un autre espace-temps. Et il faut dire que le pilote de cette fusée, qui lentement vient vers nous, est un grand mégalo extatique. Vous plaçant d’entrée dans un univers sans gravité, le premier titre éponyme et un ouvrage pop d’orfèvrerie galactique. Les longues montées intenses poussées par un chœur bourdonnant laissent s’immiscer quelques bips qui ancrent définitivement ce morceau dans une autre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Ladies and gentlemen we are floating in space ». La voix d’accueil crépitante de l’hôtesse de l’air (ou plutôt ici du manque d’air) engage d’entrée l’album de <strong>Spiritualized</strong> dans un autre espace-temps. Et il faut dire que le pilote de cette fusée, qui lentement vient vers nous, est un grand mégalo extatique. Vous plaçant d’entrée dans un univers sans gravité, le premier titre éponyme et un ouvrage pop d’orfèvrerie galactique. Les longues montées intenses poussées par un chœur bourdonnant laissent s’immiscer quelques bips qui ancrent définitivement ce morceau dans une autre atmosphère. La presque-perfection de l’équilibre pousse à laisser tomber le sonotone, monter le son plus fort qu’à l’accoutumée et se laisser envelopper du doux cocon de velours qu’est le vaisseau de <strong>Jason Pierce</strong>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4762477&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4762477&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>Le jeune homme (32 ans quand sort cet album en 1997) et l’ancien leader des <strong>Spacemen 3</strong>, groupe de rock alternatif psychédélique séparé à la fin des années 80 pour mésentente. Il a formé <strong>Spiritualized</strong> en 1990, mais ses caprices font qu’il est l’unique membre permanent d’une formation autour de laquelle gravite une bonne quinzaine de musiciens différents. Quelques mois avant l’enregistrement de <strong><em>Ladies And Gentlemen</em></strong>, <strong>Pierce</strong> s’est séparé de <strong>Kate Radley</strong>, sa muse/amante et organiste sur l’album, qui s’est secrètement mariée avec un autre. C’est à elle qu’appartient la voix ouvrant l’album et il semble que beaucoup des titres résonnent de la souffrance de <strong>Pierce</strong>. La première minute du disque, par exemple, bruit d’une douloureux leitmotiv : « All I want in life&#8217;s a little bit of love to take the pain away ».</p>
<p>Profondément blessé, noyant le déchirement dans son image de junkie mélancolique, <strong>Jason Pierce</strong> réussit pourtant, comme si la souffrance le sublimait, à créer une œuvre pleine et hétérogène. Le second titre « Come Together », plus incisif, se veut aussi fédérateur. Les solos distordus de guitare sont repris en canon par des cuivres fougueux. <strong>Pierce</strong> bondit sur les consonnes et lance un appel à l’union. Presque punk par moment, la piste se clôt dans un lointain dissonant.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-18084" title="cosmonaute" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/cosmonaute-200x300.jpg" alt="" width="220" height="329" />Lorsque par la suite, <strong>Pierce</strong> balance, sans transition, son « I Think I’m In Love », vrombissement spatial, la référence à <strong>Kate</strong> est évidente. « But, I don’t care about you / I got nothing to do » est une mordante vengeance  de deux minutes trente. Après cela, le titre devient plus bruyant et, se taisant un temps, <strong>Pierce</strong> laisse place à la musique. Il en fait presque sa maîtresse. C’est du moins ce que pousse à croire ses propos, puisqu’en 2001 il répondait aux <strong><em>Inrocks</em></strong> : « La musique est la seule chose importante : rien d&#8217;autre ne doit entraver ma route. Ce qui me pousse, c&#8217;est ma passion pour elle : elle est mon amour. Tout ce qui est en dehors d&#8217;elle ne m&#8217;intéresse pas. Pour beaucoup de musiciens, être dans un groupe, c&#8217;est voyager, rencontrer des filles et faire occasionnellement un peu de musique : ce n&#8217;est jamais ce qui m&#8217;a poussé. Mes motivations n&#8217;ont jamais été l&#8217;argent ou la notoriété. »</p>
<p>Seulement, <strong>Pierce</strong> vient reposer sa voix sur la piste après cet interlude. Et là, il chante sa désillusion, mettant à mal, seul, toutes ses croyances. Le chœur, lui servant ici de conscience, est un démiurge acerbe qui lui interdit le rêve : « I think I’m in love (probably just hungry) / Think I’m your friend (probably just lonely) / […] Think I’m can fly (probably just falling) / […] Think my name is on your lips (probably just claiming) / […] Think I’m alive (probably just breathing) / […] Think I’m on fire (probably just smoking) / […] Think I can be your man (oh, probably just think you can) ». Malgré les longues sinusoïdes de sa pop spatiale, <strong>Jason Pierce</strong> semble se déchaîner sur son propre tourment.</p>
<p>Le clavier qui seul démarre la piste suivante (celui de <strong>Kate</strong>, ne l’oublions pas) est repris par la voix monocorde et lancinante de <strong>Pierce</strong> : « Don&#8217;t know what to do by myself / &#8216;Cause all of my time was with you / I just don&#8217;t know what to do on my own ». S’ensuit un furieux et inattendu magma country-rock de trente secondes qui, à nouveau laisse place au calme extatique du début de titre. Le procédé se répète : aussi triste qu’endiablé, Pierce se plaint puis expulse dans un magistral rituel psychotique.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4762478&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4762478&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>Vient ensuite le titre qui me transporte le plus de tout l’album. Avec « Stay with me », <strong>Pierce</strong> touche à son graal : une musique planante et organique qui se suffit à elle-même. Piste amèrement nostalgique où le son se propage comme dans un univers parallèle. Voilà mon sonotone qui frissonne</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-18086" title="live" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/live-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Traversée de trou noir pour le morceau suivant. « Electricity » retrace un road-trip sous acide. En appelant à <strong>Dieu</strong>, <strong>Jason Pierce</strong> pond un titre sale, presque garage, où le volume est poussé à l’extrême. Titre crépitant et bourré d’effets, « Electricity » est une ode fuzz aux particules chargées, un mur de son sur lequel s’appuie, pour ne pas tomber, le pilote intergalactique du vaisseau acoustique qu’est <strong>Spiritualized</strong>.</p>
<p>« Home of the brave » qui chevauche la piste précédente sans temps d’arrêt s’apparente à une supernova. Vous savez ces explosions d’étoiles. <strong>Pierce</strong>, se rendant compte de sa solitude, s’invite lui-même à pleurer, à boire et se droguer. Et puisqu’il a perdu la sienne, d’étoile, il débloque et vient s’empaler sur quatre minutes de pur instrumental psychédélique. « The Individual », c’est la brève mais immense luminosité qui suit l’explosion d’un astre, c’est l’inspiration crasseuse et dissonante du mal-être, mais c’est, aussi et surtout, le prélude d’une nouvelle pépite.</p>
<p>« Broken Heart » est un joyau, une gemme astéroïdale qu’on voit lentement dériver dans l’espace et venir à notre rencontre comme sur un tapis roulant. Sa masse imposante semble flotter dans la stratosphère. Nouvelle adresse à <strong>Dieu</strong> pour ce fils de prêcheur. <strong>Jason Pierce</strong> y avoue ne pas avoir le temps de penser à Lui, occuper qu’il est à oublier son cœur brisé. Symphonie formellement pure, ce titre est un bijou de langueur émotionnelle qui s’étale en longs mouvements jusqu’à sortir de notre champ de vision, où il ne reste, comme dans les mauvais films, que le soleil et l’immensité du vide. Comme dans les mauvais films, sauf que là, c’est beau.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4762482&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4762482&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>Une messe spatiale s’ouvre avec « No God Only Religion ». Nouvelle piste instrumentale pour <strong>Spiritualized</strong>. Toujours la même dissonance extatique, planante et psychédélique. Envois de signaux à qui veut les entendre, leçon de fougue contenue, slalom de champ de comètes. Puis vient, « Cool Waves », panorama pivotant sur la Voie Lactée. Bâti autour de la voix larmoyante de <strong>Pierce</strong>, le titre invoque les phrases romantiques des cordes et la finesse d’une flûte. S’ensuit la lourde basse de la grosse caisse et l’imploration d’une chorale gospel de cent vingt chanteurs. Ces fraîches vagues dont <strong>Pierce</strong> veut s’entourer composent la seule et unique pause de l’album, le seul instant de plénitude. Un rêve dans le passé.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-18088" title="smocking" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/smocking-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" />Que dire enfin de la dernière piste ? « Cop Shoot Cop » est un demi-EP à lui tout seul. Dix-sept minutes quatorze. C’est long mais c’est bon. Un premier mouvement semble se clore au bout de deux minutes. Mais ce n’est qu’un leurre puisque <strong>Pierce</strong> enchaîne, totalement barré : « Hey man theres a hole in my arm where all the money goes / Jesus christ died for nothin I suppose ». En savantes oscillations, <strong>Pierce</strong> jongle de la pop cosmique au rock garage interstellaire. Dépassant la vitesse de la lumière (comme en atteste les grincements du vaisseau), <strong>Spiritualized</strong> semble nous faire voguer d’univers en univers, là où plus rien n’est distinct. Et ça dure. Interminable mais jouissif, « Cop Shoot Cop » vaut son pesant de folie douce. Le pilote semble perdre les pédales mais récupère finalement correctement le manche. Et, en guise de conclusion sublime, il nous offre le résumé des soixante-dix minutes précédentes : « Hey man there’s a hole in my reason that I gotta close cause / All my love died for nothing I suppose ».</p>
<p>Acclamé par la critique à sa sortie, nommé album de l’année par l’hebdomadaire <strong><em>NME</em></strong>, noté dix sur dix par <strong><em>Pitchfork</em></strong>, <strong><em>Ladies And Gentlement We Are Floating In Space</em></strong> est un monument de space-rock psychédélique, une œuvre magistralement cathartique qui vous prend aux tripes et vous fait planer très haut. C’est d’ailleurs ce qu’indique le livret : « <strong>Spiritualized</strong> is used to treat the heart and soul ». Présentée comme une tablette de médicament, la pochette est une pilule singulière et sans posologie : à consommer sans modération.</p>
<h3>D&#8217;autres pilules :</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.spiritualized.com/">site officiel</a> totalement déjanté de Spiritualized</li>
<li>Leur <a href="http://www.myspace.com/spiritualized">myspace</a></li>
<li>L&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/user/marinto/playlist/0Wzd9dD8UU7gcJTL4rBxZq">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/spiritualized-j-spaceman-sean-cook-kate-radley-roddy-lorimer-b-j-cole-the-london-community-gospel-choir-john-coxon/ladies-gentlemen-we-are-floating-in-space-438404">deezer</a>.</li>
</ul>
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		<title>Chronique de The National &#8211; High Violet</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jun 2010 14:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Rock. C&#8217;est devenu le terme le plus &#171;&#160;fourre-tout&#160;&#187; avec Pop. Ça n&#8217;est pourtant pas faute d&#8217;avoir essayé de le définir. Longtemps le rock voulait dire guitares brisées, grosses caisses trouées, chanteur cocké. Dieu merci le rock est aujourd&#8217;hui bien d&#8217;autre choses. Le rock c&#8217;est la pop, le blues, le stoner, l&#8217;indie, la soupe aussi. Si ce joyeux mélange est une heureuse chose, il a aussi contribué à tuer le genre. On ne s&#8217;outrage plus de voir rangé, aux côtés d&#8217;un Pavement, un Pony Pony Run Run. Le rock s&#8217;est ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Le <strong>Rock</strong>. C&#8217;est devenu le terme le plus &laquo;&nbsp;fourre-tout&nbsp;&raquo; avec Pop. Ça n&#8217;est pourtant pas faute d&#8217;avoir essayé de le définir. Longtemps le rock voulait dire guitares brisées, grosses caisses trouées, chanteur cocké. Dieu merci le rock est aujourd&#8217;hui bien d&#8217;autre choses. Le rock c&#8217;est la pop, le blues, le stoner, l&#8217;indie, la soupe aussi. Si ce joyeux mélange est une heureuse chose, il a aussi contribué à tuer le genre. On ne s&#8217;outrage plus de voir rangé, aux côtés d&#8217;un <strong>Pavement</strong>, un <strong>Pony Pony Run Run</strong>. Le rock s&#8217;est oublié, grande victime du melting pot ambiant et l&#8217;on entend depuis les colporteurs pseudo indépendants crier sa mort, annonçant fièrement que depuis les <strong>Ramones</strong>, on a rien fait de mieux (yeux aux ciels).</p>
<p style="text-align: left;">Ce nouvel opus de The National est là pour rappeler au rock qui il est, tout en pleurant de nostalgie. Un disque de rock habité par un vague à l&#8217;âme terrifiant. Déjà <strong>Boxer</strong>, foudroyant trait de lumière noire de l&#8217;année 2007, portait un message quelque peu similaire. Une idée précise de la musique. Ce mélange de nudité absolue et de grandiloquence émotionnelle. Il était donc relativement compliqué pour le groupe de passer après leur dernier essai, encensé par la presse et plébiscité par le public.</p>
<p style="text-align: left;">Et pourtant, le choc est à la hauteur de l&#8217;attente. <strong>Berninger </strong>et ses acolytes redéfinissent leur musique sans renier leurs acquis. Les morceaux de ce<strong> High Violet </strong>sont plus habillés, des choeurs et des arrangements de cuivre et cordes viennent se greffer sur certains titres comme le très beau <strong>Bloodbuzz Ohio</strong>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6010766&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0x000000&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0" /><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6010766&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0x000000&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6010766&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0x000000&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0" data="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6010766&amp;colorBackground=0xFFFFFF&amp;textColor1=0x000000&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">Mais ce qui frappe tout au long de ce disque c&#8217;est la puissance des émotions délivrées par le groupe. Le triptyque d&#8217;introduction formé par <strong>Terrible Love, Sorrow</strong> et <strong>Anyone&#8217;s Ghost</strong> en est la plus belle preuve. Hypnotisant et puissant le métronome implacable, recouvert de guitares fuzzées, porte les lyrics tantôt étranges : &laquo;&nbsp;It&#8217;s a terrible love that I&#8217;m walking with spiders&nbsp;&raquo;, tantôt décharnée et sans détours : &nbsp;&raquo; Sorrow found me when I was young / Sorrow waited, Sorrow won.&nbsp;&raquo; . C&#8217;est en cela, peut être, que ce <strong>High Violet</strong> est le plus rock&#8217;n roll. Dans cet ultime dénuement des sentiments, cette sincérité de tous les instant. Certes le leader du groupe à toujours mis un point d&#8217;orgue à utiliser sa voix éthérée dans cette optique, mais ici on sent une envie nouvelle, plus forte que précédemment peut être.</p>
<p style="text-align: left;">Ce disque de <strong>The National</strong> est un pur bijou, un diamant brut qu&#8217;il ne faudrait surtout pas polir. C&#8217;est un grand disque de Rock, rêveur et le moral un peu bas, mais oui rock. Un rock qui a appris la retenue, qui ne se cache toujours pas, qui sait taper là où ça fait mal sans hurler comme une brute. <strong>The National</strong> c&#8217;est du rock oui, mais du rock classe.</p>
<h3>Fais tes devoirs !</h3>
<p style="text-align: left;">Truc indispensable à voir en parallèle à l&#8217;écoute de l&#8217;album, ces sessions enregistrées dans un château abandonné. Je vous laisse ici Terrible Love et vous laisse le soin de regarder de vous même les deux autres.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JUhpzyun8SE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x5d1719&amp;color2=0xcd311b" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/JUhpzyun8SE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x5d1719&amp;color2=0xcd311b" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Pour le reste, l&#8217;album écoutable <a href="http://www.deezer.com/listen-6010761" target="_blank">ici </a>.</p>
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		<title>Chronique de Kele &#8211; The Boxer</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 12:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[4/10]]></category>
		<category><![CDATA[Bloc Party]]></category>
		<category><![CDATA[Kele Okereke]]></category>
		<category><![CDATA[Platitude insignifiante]]></category>
		<category><![CDATA[Rise]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Tenderoni]]></category>
		<category><![CDATA[The Boxer]]></category>

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		<description><![CDATA[Kelechukwu Rowland Okereke sort son premier album en solo. Mais comme Kelechukwu Rowland Okereke, ça fait un peu long le leader de Bloc Party se fait appeler Kele tout court. Après trois albums de très bonne facture, les Bloc Party ont décidé de se mettre en stand-by quelques temps. Mais Kele, lui, il aime pas être en pause, alors il s’est dit qu’il allait faire un album sans ses copains, un truc sur lequel il aurait bien le contrôle tout ça tout ça.
Il y a toujours eu chez Bloc Party ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kelechukwu Rowland Okereke sort son premier album en solo. Mais comme Kelechukwu Rowland Okereke, ça fait un peu long le leader de Bloc Party se fait appeler <strong>Kele</strong> tout court. Après trois albums de très bonne facture, les Bloc Party ont décidé de se mettre en stand-by quelques temps. Mais Kele, lui, il aime pas être en pause, alors il s’est dit qu’il allait faire un album sans ses copains, un truc sur lequel il aurait bien le contrôle tout ça tout ça.</p>
<p>Il y a toujours eu chez Bloc Party une influence bienvenue de teintes électroniques, du premier opus jusqu’au dernier en passant par les simples <em>Flux</em> et <em>One More Chance</em>. Sur son disque, notre ami a semble-t-il voulu balancer toute la sauce électro. Cette éjaculation en règle a produit <strong><em>The Boxer</em></strong>, sorti hier, objet étrange de dance british bien mal produite.</p>
<p>Le premier simple <em>Tenderoni</em> m’a – quand il a paru sur le net – réellement effrayé. Basse insignifiante, gimmick minable, beat indansable, et un vocal hors ton qui ne signifie rien … du bruit sans la fureur. Je me suis alors dit que ce morceau était un petit incident de parcours et que l’album à paraitre devait sans doute relever le niveau. Las ! Il n’en n’est rien ! L’impression d’assister à un grand fourre-tout incohérent est patente. Dans cette soupe primitive de musique protozoaire, la voix charismatique du chanteur de Bloc Party perd de sa verve, de son charme, et de son talent. Les mélodies frisent parfois le ridicule (<em>The New Rules</em>, <em>Rise</em>), la voix – donc – est complètement à côté de la plaque. <em>Unholy thoughts</em> revient à une sorte de rock post que dalle qui foire son effet. <em>Walt Talk</em> rappelle à mon souvenir mon antimilitarisme primaire qui m’empêche de souscrire à cette avalanche de basses énervées à la Spank Rock.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21597532&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21597532&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><em>On the Lam</em> fait atrocement peur et fait aisément préférer une bonne vieille eurodance digne de ce nom que cette daube que rien ne sauve et  surtout pas – encore une fois – la voix absurde de Kele Okereke et son versants féminin épouvantable. <em>The Other Side </em>fait mieux mais<em> </em>sans trop s&#8217;éloigner des calamités précédentes. Cette deuxième partie de l&#8217;album présage du mieux.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21597524&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21597524&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Ca devient pas trop mal on va dire, sur <em>Everything you Wanted </em>par exemple, et enfin sur la dernière moitié de <em>Rise</em> (dont le vocal rappelle sans mal <em>Flux</em>) qui inaugure le diptyque final <em>Yesterday</em> Gone et <em>Meet Me in the middle qui</em> rattrape (un peu) dans une dance downtempo la grosse première partie navrante du disque. Dommage, vraiment dommage, que ce reste n’ait pas été à la hauteur de ces quelques titres, oasis salvatrice en désert musical.</p>
<h3>Crochet du bras</h3>
<p style="text-align: center;">Le clip de Tenderoni</p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p><object style="height: 344px; width: 425px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bdQioZHYpvQ" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="height: 344px; width: 425px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/bdQioZHYpvQ" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3><strong>Uppercut</strong></h3>
<p>Le <a href="http://www.iamkele.com/">site</a> de Kele Okereke sur lequel vous pourrez trouver les pistes séparées de <em>Tenderoni </em>afin d&#8217;en faire un remix. Ce sera pas dur de faire meilleur que l&#8217;original.</p>
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		<title>Chronique de The Chemical Brothers &#8211; Further</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 13:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[5/10]]></category>
		<category><![CDATA[big-beat]]></category>
		<category><![CDATA[chemical brothers]]></category>
		<category><![CDATA[Ed Simmons]]></category>
		<category><![CDATA[électro-rock]]></category>
		<category><![CDATA[EMI]]></category>
		<category><![CDATA[Expérience foireuse]]></category>
		<category><![CDATA[further]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[the chemical brothers]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Rowlands]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Chemical Brothers, à l’image de The Prodigy ou Fatboy Slim, font partie de ces quelques groupes cultissimes de la scène électronique des années 90, qui firent forniquer sans vergogne la radicalité du son rave avec un aspect hip-pop irrésistible à même d’enflammer la jilted generation. Le big-beat était né, étiqueté par autant de journaleux soucieux de catégoriser et de rationaliser absolument la production musicale pour pouvoir écrire des papiers plus facilement.
J’ai découvert que j’aimais la musique électronique &#8211; ses montées endiablées, ses mélodies acides, ses breaks jouissifs &#8211; en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les <strong>Chemical Brother</strong>s, à l’image de <strong>Th</strong><strong>e Prodigy</strong> ou <strong>Fatboy Slim</strong>, font partie de ces quelques groupes cultissimes de la scène électronique des années 90, qui firent forniquer sans vergogne la radicalité du son rave avec un aspect hip-<strong>p</strong>op irrésistible à même d’enflammer la <em>jilted generation</em>. Le big-beat était né, étiqueté par autant de journaleux soucieux de catégoriser et de rationaliser absolument la production musicale pour pouvoir écrire des papiers plus facilement.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai découvert que j’aimais la musique électronique &#8211; ses montées endiablées, ses mélodies acides, ses breaks jouissifs &#8211; en m’abreuvant jusqu’à plus soif des galettes des susdits groupes, à fond sur ma chaine stéréo <strong>Darty</strong>, comme n&#8217;importe quel rejeton prépubère de catégories socioprofessionnelles supérieures blanches et sans histoire. Je dodelinais du chef en faisant consciencieusement mes devoirs, et tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le casque vissé à l’occiput, arrivant au collège puis au lycée, j’étais dans une petite bulle et le monde alentour ne pouvait imaginer les déferlantes de mélodies catchy et de beats monstrueux qui transformaient la grisaille scolaire urbaine en chevauchée astrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sera donc très difficile pour moi d’admettre que <strong>Further</strong>, le dernier opus des <strong>Chemical Brothers</strong>, est passablement merdique et que leur virage vers les années 2010 confirme leur statut d’icônes sympathiques confites dans un miel sirupeux qui frise l’aigreur. Bon. Depuis leurs débuts le son des Frères Chimistes est reconnaissable entre tous, sorte d’hybride entre ferveur psychédélique et moiteur house, immédiateté pop et construction mécanique. Du premier album de 1995 <strong>Exit Planet Dust </strong>jusqu’à l&#8217;avant dernier <strong>We are the night</strong> de 2007, la recette marchait très bien, car il existait ce je-ne-sais-quoi génial propice à envoyer l’auditeur, où qu’il soit, se frotter à des supernovae charnelles et mentales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Further</strong> : plus loin, c&#8217;est trop loin. Maladroitement, les grandioses éruptions solaires des Frères Chimistes se sont transformées en poussifs geysers de boue volcanique, plop, plop, s’enlisant dans des mélodies pataudes et pâteuses, atteignant difficilement un auditeur qui <span style="text-decoration: line-through;">se fait chier à en crever</span> ne peut qu’écouter poliment. L’évidente obsolescence du magma sonore des chimistes est un coupable trop vite désigné : la magie opérait, au bout du compte, même sur <strong>We are the night</strong>, pourtant bien plus pop que ses prédécesseurs. Non, la raison semble être que <strong>Tom Rowlands</strong> et <strong>Ed Simmons</strong> vieillissent et avec eux leurs talents de bricoleurs. Les morceaux peinent vraiment à trouver leur rythme, à prendre une vraie ampleur, alors même que les montées psychédéliques entre rock et house sont toujours au rendez-vous comme sur <strong>Wonders of the Deep </strong>ou <strong>Dissolve</strong>. La magie organique est devenue un prêchi-prêcha séminal (pas au sens abusif et pédant qui noircit inlassablement les brèves musicales des magazines culturels les plus délicieux de la presse française, mais au sens juteux et collant du terme).</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, la déception reste minime. D’abord parce que en réalité <span style="text-decoration: line-through;">tout le monde s’en fout </span>personne n’attend vraiment ce disque. Ensuite parce que le désenchanté Further recèle tout de même son lot de tueries, à commencer par l’épique <strong>Escape Velocity</strong>, véritable cavalcade de météores qui colle des baffes et arrache tout sur son passage pendant douze minutes épidermiques, ou le vocodé <strong>Horse Power</strong>, petit tourbillon d’acidité agressive émaillé d&#8217;hennissements distordus qui parvient presque à réveiller les sonotones endormis, voire l&#8217;entêtant <strong>Swoon</strong>. Et finalement parce que tout cela n’a, au fond, pas grande importance : les Chemical Brothers sont conscients d’appartenir au passé et entretiennent donc sans grande conviction une sorte de mythe, qui, s’il est falot sur cet album, sera forcément ravageur dans la chaleur de la fosse bruyante, embuée de sueurs grasses, piétinée de danses païennes, vibrant au son d&#8217;immortelles hymnes : <strong>Hey boy hey girl, Come with us, Believe, Block Rockin&#8217; Beats, Star Guitar </strong>et tant d&#8217;autres. Le meilleur n&#8217;est plus à venir, il est derrière les deux londoniens, mais putain, même 10 ans après, qu&#8217;est ce que c&#8217;est bon !</p>
<h3>Hey boy, hey girl, superstar DJs, here we go !</h3>
<p>Ecouter Further sur <a href="http://open.spotify.com/album/5EOAvD6xmE1g9XV49wFzNG" target="_blank">Spotify</a>.</p>
<p>Ecouter Further sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/the-chemical-brothers#music/the-chemical-brothers/further-575198" target="_blank">Deezer</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xg52f" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xg52f" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le délicieux clip de Believe (feat. Kélé Oréké)</em></p>
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