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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Concerts</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Report hypothétique du Sonar 2010 de Barcelone</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 14:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[

Nous partons à Barcelone du 16 au 20 Juin 2010 pour nous la coller grave et aller découvrir l’un des festivals de musique électronique les plus respectés depuis 17 ans : le Sonar. La programmation officielle s’étend du 17 au 19, soit trois jours et trois nuits de gros son pour une bonne centaine d’euros avec au menu entre autres Plastikman, DJ Hell, The Chemical Brothers, Booka Shade, Fuck Buttons, Aufgang, Magda, 2ManyDJ’s, Claude Vonstroke ou Ryoji Ikeda… Mais ce sont les coulisses du festival qui sont encore plus intéressantes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p><a style="text-decoration: none;" href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/sonar-2010.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18308" title="sonar-2010" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/sonar-2010.jpg" alt="" width="500" height="373" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous partons à Barcelone du 16 au 20 Juin 2010 pour nous la coller grave et aller découvrir l’un des festivals de musique électronique les plus respectés depuis 17 ans : le Sonar. La programmation officielle s’étend du 17 au 19, soit trois jours et trois nuits de gros son pour une bonne centaine d’euros avec au menu entre autres </em><strong><em>Plastikman, DJ Hell, The Chemical Brothers, Booka Shade, Fuck Buttons, Aufgang, Magda, 2ManyDJ’s, Claude Vonstroke ou Ryoji Ikeda</em></strong><em>… Mais ce sont les coulisses du festival qui sont encore plus intéressantes : pendant une dizaine de jour des kyrielles de soirées « off-Sonar » et d’after fleurissent un peu partout dans la ville de Gaudi : </em><strong><em>Dave Clark, James Holden, Gregor Tresher, Josh Wink, Nicolas Jaar, Marco Carola, David Squillace, Loco Dice, Boys Noize, Matias Aguayo, Seth Troxler</em></strong><em> j’en passe et des meilleures. Petites chroniques festivalières.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Jour 1 : Découverte</h3>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">Nous arrivons à 21h15 dans l’aéroport low-cost de Reus à une centaine de kilomètres de la grande ville. A Beauvais il faisait beau et chaud, ici il pleut et il fait froid : c’est la décadence. Nous attendons pendant une demi-heure un bus trop petit pour loger 150 personnes. Nous continuons donc d’attendre. Pendant le trajet, nous consultons le programme des soirées-off et nous optons pour une orgie au Boulevard menée par le gros teuton synthétique <strong>Gregor Tresher</strong>, connu pour ses petites mélodies tranceys et enveloppées, et l’ascète frisé<strong> Josh Wink</strong> qui cache des gros beats sous sa petite moustache de coquinou. Nous arrivons à Barcelone sur les coups de minuit, la température extérieure est de 22 degrés, l’air est humide, mon caleçon aussi. L’auberge de jeunesse, sise juste à côté de la maison casse-gueule de Gaudi, est un joyeux bordel cosmopolite pleine d’Anglais duveteux et racistes qui se bourrent la gueule sur nos lits de fortune. Nous partageons le pain et le verre de l’amitié avant de les virer de notre chambre avec des grands gestes rigolos et sans équivoque. Il est 2h30 du matin, nous sommes ronds comme des queues de pelle : il est temps d’onduler nos corps échaudés par la moiteur vespérale qui sinue dans les artères achalandées de la ciudad. Ainsi, nous pénétrons hardiment dans le<strong> Boulevard Club </strong>sur les coups de trois heures en espérant voir Gregor Tresher balancer la sauce. Son dernier album, <strong>The Life Wire</strong>, inintéressant à écouter au casque, mais bourré d’hymnes visqueux et musclés, m’avait fait l’effet d’une petite bombe dancefloor potentielle. Le son du club est à peu près le même dans les deux salles, une techno minimale de bonne facture, un peu plus deep dans la grosse salle que dans la seconde, que nous abandonnerons bien vite. Déçus, nous ne verrons pas le set de Gregor Tresher car le yankee <strong>Josh Wink</strong> s’agite déjà derrière les platines. Mais celui-ci aura bien vite fait de transformer notre déception en transe musicale, bien aidé, il est vrai, par le taux d’alcoolémie conséquent qui s’étale, létal, dans nos veines molles. Ce set conforte mon intime conviction qu’il existe une corrélation entre le port de la moustache et la qualité du son électronique : voyez <strong>Arnaud Rebotini, David Carretta, Sascha Funke </strong>ou <strong>Adolf Hitler</strong>. Les exemples parlent d’eux-mêmes : la minimale vicieuse et bien montée de Wink également. On retiendra la reprise énorme de <strong>Cm</strong> du suscité Rebotini. Les moustachus, comme les juifs, restent entre eux, c’est bien connu. A cinq heures du mat’, nous regagnons nos pénates non sans chercher mollement quelque after : en vain. Alors nous mangerons du chocolate, assis sur un banc, écoutant l’aube s’installer tranquillement sur les Ramblas qui ne désemplissent jamais.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Jour 2 : Galères<span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">. </span></h3>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"><strong>13 heures </strong>: nous nous levons décalqués, il fait 30 degrés, sieste sur le toit de l’auberge duquel on peut apercevoir la piscine d’un hôtel quatre étoiles où les corps extrêmement oints de sexagénaires friqués attendent la mort sur leurs transats en PVC. <strong>16h </strong>: Nous leur jetons des noyaux de concombres et partons visiter la Sagrada Familia, ses coupes de fruits, son architecture rigolote et blasphématoire (pléonasme, oui, bon). <strong>18h</strong> : comme n’importe quel touriste grassouillet, nous partons ensuite nous assommer de soleil sur la plage. La mer est fraiche, mais pas les chinoises / tamouls / pakistanais qui veulent nous masser / tatouer / habiller pour cinq / dix euros. C’est absolument fou à quel point le secteur tertiaire illégal est développé dans cette ville : tous les dix mètres en moyenne, le chaland est accosté et se voit proposer bières, drogues ou samoussas pour quelques euros. Comment voulez-vous, dans ces conditions, rater une soirée ? <strong>20h30</strong> : la France joue contre le Mexique, et nous nous enfilons des fajitas de poulet en riant jaune. <strong>22h30</strong>, nous regagnons l’hôtel et buvons des mojitos sucrés pour oublier que nous sommes amers. <strong>00h00</strong> : <strong>Ryoji Ikeda</strong> joue dans une demie-heure le live de <strong>Test Pattern</strong>, son dernier album, au <strong>Teatre Grec</strong>. Nous tentons de motiver les troupes : « tu vois, c’est un musicien expérimental Japonais qui bidouille les ondes, les fréquences et les résidus sonores pour faire des expérimentations de minimale électroacoustique, tiens, écoute, c’est vraiment quelque chose à vivre, tu vois ».<strong> 00h15 </strong>: nous buvons toujours des mojitos, Ryoji commence dans un quart d’heure, et on fait toujours semblant d’y aller. <strong>00h30</strong> : nous buvons encore des mojitos, et Ryoji ne nous a sans doute pas attendu. Au loin, depuis le toit, nous apercevons un gigantesque rai de lumière qui monte, comme le haricot magique, jusqu’à la voûte nocturne. C’est l’installation <strong>Spectra</strong> d’Ikeda&#8230; « Mais non espèce de gros gogol, c’est une boîte de nuit, ils font ça partout, même au <strong>Rancho de Royan</strong> ! » C&#8217;était donc, de toute façon, mal parti pour Ryoji. <strong>01h00 </strong>: Mojito acte IV, putain on a loupé Ryoji ! mais qu’est-ce qu’on fout là ? Pendant ce temps, <strong>DJ Doug</strong>, un gros américain libidineux à la coupe afro qui partage notre chambre, pérore en nous montrant les vinyles old-school qu’il conserve jalousement dans une glacière. Il est au <strong>Sonar</strong> pour se faire connaître et rencontrer les bonnes personnes, pour, un jour, à l’instar des <strong>Kevin Saunderson</strong> ou <strong>Plastikman</strong>, mixer ses grosses tapes d’acid-house confidentielles. « Tonight, I’m gonna party. And you know why ? Because I can ». Ouais, gros. Des canadiennes en string font les bitches sur le toit de l’auberge. </span><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"><strong>01h30</strong></span><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"> : vomi, taxi, c’est parti pour une super soirée au bord de la plage au <strong>Ghoa Beach Club </strong>de<strong> Sant Adria de Besos</strong> avec un line-up exotique et bandant de minimale solaire : les italiens <strong>Marco Carola</strong> et <strong>David Squillace Loco Dice</strong> ! Ouais ! Et puis finalement non, la place coûte TRENTE PUTAIN d’euros. On finira donc sur le ténébreux rivage à se boire des bières chaudes les pieds dans l’eau fraiche, bercés par les échos lointains des mélopées synthétiques, nus sous la Lune, dansant sur un air d’opéra-bouffe. Et l&#8217;adipeux Doug de ramper vers des corps de femmes endormies pour un téton frais : &laquo;&nbsp;Gimme some human contact, baby.&nbsp;&raquo; UH, BOY.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Jour 3 : Intéressant<span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">. </span></h3>
<p><img class="size-medium wp-image-18316 alignleft" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="4118292935_315e178268" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/4118292935_315e178268-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /><br />
<span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">Aujourd&#8217;hui, plus question de se chier dessus et de passer une soirée de loser à danser à poil sur une plage de banlieue à deux pas d&#8217;une grosse soirée. Non, aujourd&#8217;hui, c&#8217;est CONCERTS TOUTE LA JOURNEE PUIS TOUTE LA NUIT ! OUAIS ! A moins que&#8230; non, attendez, il est déjà 17h, nous sommes toujours à l&#8217;auberge de jeunesse et le concert d&#8217;Aufgang que je ne voulais rater pour rien au monde est déjà commencé au <strong>Sonar by Day</strong> ! Yes ! La gagne ! Qu&#8217;à cela ne tienne, il est 17h15, <strong>Aufgang</strong> n&#8217;a fait que commencer, le programme annonce qu&#8217;ils joueront entre 17h et 19h, il est encore temps : nous trouvons un quidam prêt à nous vendre des billets pour le Sonar de jour pour seulement 25 euros (au lieu des 40 normalement demandés). En fait, le Sonar de Jour se déroule au <strong>Centre national et Musée d&#8217;Art Contemporain</strong> de Barcelone, juste à côté de l&#8217;Université, dans une enceinte créée de toute pièce par des grosses barrières opaques. A l&#8217;intérieur, c&#8217;est une profusion cosmopolite de clubbers et clubbeuses qui se dandinent en American Apparel et autres tenues excentriques sous le soleil revigorant de cette ville délicieuse. Nous pénétrons enfin dans l&#8217;enceinte à 17h30, gogo Aufgang : il y a foule qui se masse devant leur salle, qui est trop bondée. 17h45, nous y sommes enfin, oui, les voici, la Trinitié batterie-machine-pianos, <strong>Tristano</strong>, <strong>Khalifé</strong>, <strong>Westrich</strong>, qui finissent tranquillement <strong>Barock</strong> et enchaînent avec l&#8217;énorme <strong>Soumission, </strong>les musiciens se déchaînent sur leurs instruments dans une frénésie totale, les longs cheveux volent dans tous les sens, les agiles mains deviennent des poings rageurs qui choquent, vibrent, transpercent les thoraxs, la sueur ruisselle, danse païenne, Armageddon, fin. <strong>18h </strong>: Applaudissements, au revoir Aufgang, bonjour frustration. 25 euros pour 10 minutes d&#8217;Aufgang (mais quelles minutes), what else ? Déçus, nous partons en vadrouille dans l&#8217;enceinte, prêtant sans trop d&#8217;attention une oreille aux girrllsss de <strong>New Young Pony Club</strong> qui se déchaînent&#8230; finalement l&#8217;instant marquant sera la rétrospective consacrée à l&#8217;artiste français méconnu <strong>Gil J. Wolman </strong>(1989 &#8211; 1995), pilier central du mouvement lettriste, inspirateur du futur situationnisme, dont &laquo;&nbsp;l&#8217;oeuvre&nbsp;&raquo; majeure, <strong>l&#8217;Anticoncept, </strong>est diffusé dans une petite salle obscure : gros globe en papier éclairé, ou non, assorti de discours syncopés et insensés, d&#8217;un patchwork décousu de textes, de mots purs et étranges. Excellent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-medium wp-image-18314 alignright" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="plastikman" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/plastikman-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" />Le soir, nous nous dirigeons vers le <strong>Sonar de Nuit </strong>dans le Parc des expos de Barcelone : au menu <strong>Plastikman, Booka Shade, Claude Vonstroke, 2Many DJ&#8217;s. </strong>C&#8217;est l&#8217;énorme minimale infectieuse distillée par <strong>Richie Hawtin</strong> et sa mèche, alias <strong>Plastikman</strong>, qui nous emporte d&#8217;emblée avec <strong>I don&#8217;t know</strong>, bien caché derrière l&#8217;installation géante et kaléidoscopique qui illustre la partouze sonore millimétrée à laquelle le grand prêtre Canadien nous convie. Une heure et demie durant, ma tête, mon corps, mon ego et sa musique ne feront plus qu&#8217;un, comme si chacune des boucles mécaniquement diluées par le machiniste entrait dans mon (?) corps et commandait un mouvement, un organe, une posture, comme si chaque morceau convoquait à chaque fois une nouvelle naissance, accouchait, comme une sorte de maïeutique moderne, d&#8217;une nouvelle perception de la réalité. Non, j&#8217;affirme qu&#8217;il n&#8217;y a pas besoin de prendre de drogue pour rentrer dans le son de <strong>Plastikman</strong> : c&#8217;est un principe actif à elle toute seule. Quel live mes amis, quel putain de live ! Difficile après ça de se traîner dans la plus grosse salle, couverte, pour se prendre la déferlante de beats putassiers et jouissifs des frères Dewaele, a.k.a. 2Many DJ&#8217;s. Vingt ans qu&#8217;ils tournent ces deux là, et Dieu sait qu&#8217;ils savent marier les modes de tous poils avec leurs connaissances musicales encyclopédiques et un certain goût pour la fête. Leur live est un gigantesque mash-up délicieux qui fait forniquer, de mémoire, des trucs comme<strong> Guns&#8217;n'roses, Queen, Vitalic, Mr. Oizo, Justice, MGMT, Hot Chip, DJ Hell, Tiga, LCD Soundsystem, Boys Noize, Erol Alkan, David Carretta, Zombie Nation</strong>&#8230; de l&#8217;hédonisme pop en barre, assorti d&#8217;un écran rigolo qui anime les covers des tracks joués et crée donc des univers visuels et musicaux hybrides et bien foutus. Bon, tout de même un poil trop turbineux à mon goût (le <strong>Waves d&#8217;Erol Alkan &amp; Boys Noize</strong> a quand même été joué deux fois) : je décide de me diriger vers les gros teutons de <strong>Booka Shade</strong>, l&#8217;autre prestation que j&#8217;attend beaucoup, au prochain morceau de <strong>Justice</strong> joué par les deux larrons : gagné, 3 minutes plus tard, <strong>Stress</strong> déclenche une crise d&#8217;épilepsie et moi je décampe. Je prends le live en cours de route, les deux trublions balancent leur techno mélodique et efficace, et les boucles enroulées de synthé remportent toute mon adhésion. <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/booka_shade2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-18312" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="booka_shade" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/booka_shade2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Le live est très rigolo car il y a une batterie installée sur la scène et l&#8217;un des deux gus fait joujou comme percussionniste, debout, ombre majestueuse derrière la déferlante d&#8217;image, pour nous donner l&#8217;illusion que le beat n&#8217;est pas synthétique mais bien réel. Un superbe show qui s&#8217;achève par l&#8217;incontournable <strong>Mandarine Girl</strong>. Il est 5h30 du matin, le jour point déjà, le hot-dog aussi. Que reste-t-il de nos amours ? <strong>Claude Vonstroke,</strong> ou <strong>Carte Blanche</strong> (le duo de <strong>Riton</strong> et <strong>DJ Mehdi</strong>). Boum, boum, boum, le choix est vite fait, retour dans la grande salle, dorénavant à moitié vide, jonchée de détritus divers, la house du dodu <strong>Vonstroke</strong> est bien charpentée, je danse musclé, il y a de l&#8217;espace, des regards étonnés se posent sur moi, détonnant : <strong>Beware of the bird, </strong>dude ! Il est 6h30, je ne suis pas fatigué, la soirée ne fait que commencer, plus que motivé je décide de tenter la <strong>Carte Blanche</strong>, retour dans la salle extérieure, et là, surprise, c&#8217;est une arrivée sur le daté mais imparable <strong>Good Life d&#8217;Inner City </strong>(<strong>Kevin et Ann Saunderson, Paris Grey</strong>) : putain, ce morceau me fait toujours un effet boeuf, le chant groovy, le gros son <strong>Detroit Techno</strong> de la fin des années 90, l&#8217;aube solaire et les vapeurs opiacées, YES ! Et puis, et puis, et puis&#8230; <strong>Pedro Winter </strong>arrive pour prendre des tofs des deux gars, brun et blond, chacun avec sur le t-shirt le visage de l&#8217;autre, et là, ça se gâte sévère en mode rouleau compresseur <strong>Edbangerisé</strong>, la magie est définitivement partie. Pas grave, l&#8217;oncle Claude est toujours là. Il est 7h30 : la soirée est finie, mes jambes aussi. Un after sur la plage ?</p>
<h3 style="text-align: justify;">Jour 4 : On oublie&#8230;</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce soir, dernière soirée, il y a, au choix : <strong>Seth Troxler, Damian Lazarus, Shaun Reeves, Luciano, Reboot ou&#8230; Nicolas Jaar</strong>. Que du beau monde, en particulier l&#8217;enfant prodige de la house, voilà ce que le Sonar a à offrir aux plus motivés ! Ce qui n&#8217;était pas notre cas dans cette dernière journée&#8230; échec musical absolu, navette pour l&#8217;aéroport de Reus à 3h45&#8230; le Sonar s&#8217;achève sur une fausse note, mais qu&#8217;à cela ne tienne, c&#8217;était une très bonne première expérience et j&#8217;y retournerai l&#8217;année prochaine avec un grand plaisir <span style="text-decoration: line-through;">et du Guronzan.</span></p>
<h3>Je veux encore du Sonar :</h3>
<p style="text-align: justify;">Le <a href="http://2010.sonar.es/en/" target="_blank">site</a> de l&#8217;édition 2010 du Festival avec des photos, etou etou.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spotify.com/fr/" target="_blank">Spotify</a>, où vous pouvez quand même trouver un bon paquet des artistes suscités. Sinon il y a Youtube (pour Plastikman par exemple). Ou Grooveshark. Ou Deezer, Jiwa, MusicMe, Wormee et j&#8217;en passe. Mais je vais pas vous mâcher le travail bordel. Ca fait cinq heures que j&#8217;y suis à ce report. J&#8217;en peux plus. Vous comprenez ? VOUS COMPRENEZ PUTAIN ? VOUS COMPRENEZ CE QUE C&#8217;EST QUE DE PASSER UNE HEURE A HARMONISER TROIS PHOTOS AVEC LE RESTE DU TEXTE ? AAAAAH.</p>
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		<title>Live report : Touré Kunda</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 14:52:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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Le Conseil Général de la Vienne organise tout au long de l’été un festival gratuit et ambulant. Les Heures Vagabondes, anciennement baptisées « L’Eté Couleur Vienne », tentent depuis 2004 de diffuser la culture musicale en milieu rural. Jusqu’au 27 août, une scène itinérante sillonnera le département pour s’arrêter, à quinze dates différentes, dans des lieux improbables de la campagne poitevine. En plein air et pour tous, des artistes d’horizons divers vont venir animer, tour à tour, l’été du département.
Samedi dernier, 10 juillet, c’était le groupe Touré Kunda, pionnier de la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/tk.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18375" title="tk" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/tk.jpg" alt="" width="586" height="584" /></a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21813036&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21813036&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Le Conseil Général de la Vienne organise tout au long de l’été un festival gratuit et ambulant. <strong>Les Heures Vagabondes</strong>, anciennement baptisées « <strong>L’Eté Couleur Vienne</strong> », tentent depuis 2004 de diffuser la culture musicale en milieu rural. Jusqu’au 27 août, une scène itinérante sillonnera le département pour s’arrêter, à quinze dates différentes, dans des lieux improbables de la campagne poitevine. En plein air et pour tous, des artistes d’horizons divers vont venir animer, tour à tour, l’été du département.</p>
<p>Samedi dernier, 10 juillet, c’était le groupe <strong>Touré Kunda</strong>, pionnier de la musique africaine en France, qui se chargeait d’ouvrir le festival dans les jardins de l’église de Quinçay, petite bourgade champêtre de 2000 âmes à quinze kilomètres de Poitiers. Devant plus de 2500 personnes, les deux Sénégalais ont superbement lancé l’édition 2010.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/vagabondes.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-18580" title="vagabondes" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/07/vagabondes-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Depuis maintenant trente ans qu’ils égrènent les scènes internationales, les deux frères<strong> Touré</strong> n’ont pas perdu la main, et encore moins la voix ! Auteurs d’une prestation vocale toujours aussi percutante, les deux compères et leurs huit acolytes (batterie, percus, clavier, guitare, basse, saxophone alto et deux choristes) ont réjoui les sonotones pendant près de deux heures. Reprenant ses grands tubes et quelques titres de <strong><em>Santhiaba</em></strong>, son excellent dernier album (introuvable, on ne sait pourquoi sur les sites d’écoute libre), le groupe a fait monter la température à mesure que la lumière déclinait.</p>
<p>Chantant en plus de six langues différentes (wolof, soninke, mandingue, dioula, créole, portugais, etc.), ceux qui firent un temps les premières parties de <strong>Carlos Santana</strong> sont maintenant des seniors au talent et à la fougue inentamés. Véritables chantres de la world music, les deux frangins n’hésitent pas à puiser dans le funk, le rock, le jazz ou le reggae pour donner un tremplin à des textes joyeux et plein d’humanité. Ils ont fait de ce concert un événement véritablement populaire en invitant, tour à tour, des spectateurs à venir danser avec eux sur scène. Le maire de la commune de Quinçay, <strong>Joseph Puaut</strong>, pressé par la foule, y est même allé de son petit déhanché.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdzt7v_toure-kunda-a-quincay-86_music" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdzt7v_toure-kunda-a-quincay-86_music" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Inarrêtables, les deux sexagénaires ont fait durer le plaisir jusque tard dans la nuit en offrant au public poitevin pas moins de six morceaux de rappel ! Définitivement festif, ce set prolongé était un pur moment de bonheur que les deux Sénégalais ont mené crescendo avec brio.</p>
<p>Quant au festival organisé par le Conseil Général de la Vienne, il se poursuivra pour tous les goûts, dès ce soir et jusqu’à fin août avec, notamment, <strong>Face à la Mer</strong>, <strong>Manu Dibango</strong>, <strong>la Chanson du Dimanche</strong>, <strong>Murray Head</strong>, <strong>Manau</strong> ou encore <strong>Hugues Aufray</strong>.</p>
<h3>Vagabonder encore :</h3>
<ul>
<li>le <a href="http://www.toure-kunda.com/new_site/index.html">site officiel</a> de Touré Kunda</li>
<li>un peu d&#8217;eux sur <a href="http://listen.grooveshark.com/#/artist/Tour+Kunda/17505">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://lesheuresvagabondes.cg86.fr/index.html">site</a> des Heures Vagabondes</li>
<li>le <a href="http://www.facebook.com/album.php?aid=19905&amp;id=127993943895265#!/lesheuresvagabondes">facebook</a> du festival avec photos et vidéos à l&#8217;appui</li>
</ul>
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		<title>Live Report : Jazzellerault 2010</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 12:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Avishai Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Blues]]></category>
		<category><![CDATA[buena vista social club]]></category>
		<category><![CDATA[châtellerault]]></category>
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Jazzellerault, festival de jazz de Châtellerault, fait venir chaque année, depuis dix-sept ans déjà, la crème mondial du jazz (Stéphane Grappelli, Herbie Hancock, Michel Petrucciani, Marcus Miller, Yuri Buenaventura,&#8230;). L&#8217;édition de cette année ne déméritait d&#8217;ailleurs en rien. Du 28 mai au 5 juin derniers, se succédaient l&#8217;Orchestre National de Barbès, Stacey Kent, Avishai Cohen, Tony Allen, Manu Katché, Roberto Fonseca et Eric Bibb. Ne pouvant malheureusement pas assister aux deux premiers concerts, j&#8217;ai toutefois profité, tous les autres soirs de la semaine de l&#8217;accréditation que les organisateurs avait gentiment ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/jazzellerault.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-17687" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/jazzellerault-e1276978719985.jpg" alt="" width="569" height="363" /></a></h3>
<p><em>Jazzellerault, festival de jazz de Châtellerault, fait venir chaque année, depuis dix-sept ans déjà, la crème mondial du jazz (Stéphane Grappelli, Herbie Hancock, Michel Petrucciani, Marcus Miller, Yuri Buenaventura,&#8230;). L&#8217;édition de cette année ne déméritait d&#8217;ailleurs en rien. Du 28 mai au 5 juin derniers, se succédaient l&#8217;Orchestre National de Barbès, Stacey Kent, Avishai Cohen, Tony Allen, Manu Katché, Roberto Fonseca et Eric Bibb. Ne pouvant malheureusement pas assister aux deux premiers concerts, j&#8217;ai toutefois profité, tous les autres soirs de la semaine de l&#8217;accréditation que les organisateurs avait gentiment accepté de m&#8217;attribuer. Un vrai régal dont voici le compte-rendu:<br />
</em></p>
<h3>Avishai Cohen</h3>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-17666" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/avishai-cohen-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" />Ambiance bleue et bougies sur l’avant-scène, le concert s’ouvre sur les enlacements sensuels du contrebassiste israélien avec son instrument. A l’archer ou avec les différents parties de sa main, il le fait geindre de manière saccadée mais mélodique. Puis,<strong> Avishai Cohen</strong>, de sa voix suave et chaude, entame en hébreu des arabesques vocaux. Accompagné d’un pianiste, d’un batteur, d’une choriste et d’un oudiste, il développe un jazz très moyen-oriental aux thèmes variés. Les belles ruptures de rythme y agrémentent les chants lancinants. Les solos impressionnants d’<strong>Avishai Cohen</strong> le font s’enrouler autour du manche à mesure que l’improvisation avance. Il remue, s’amuse, tire la langue, opine du chef et, en maître, récupère le thème original à l’apogée de son solo. La voix vacillante de la choriste habille, dans le morceau suivant, des phrases musicales complexes et sautillantes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3169442&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3169442&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>Puis, dans un nouveau solo <strong>Avishai Cohen</strong> se cambre et tend l’oreille. Son pianiste, réussissant à le suivre dans l’arythmie jazzy de ses élucubrations, permet la création d’une alchimie contagieuse. Tout tend peu à peu vers le dantesque malgré la si charmante retenue constitutive du jazz. L’explosion contenue entraîne des regards complices et des invectives en anglais à « se lâcher ». Le titre fait se balancer la salle. Presque funk par moment, il se clôt dans un solo rock suraigu de l’oudiste qui a, pour le coup, pris une guitare électrique. Le rythme oriental et hypnotique du morceau suivant laisse admirer le ballet de doigté de l’israélien qui, incontestablement, fait d’un instrument d’accompagnement un véritable outil créatif et prééminent. Puis, complice, il entame un solo où, rompant avec le thème, il s’approprie un à un quelques grands thèmes jazz. La salle, conquise par la sympathie et le talent du quintet, applaudit frénétiquement.</p>
<p>S’engage alors le dernier morceau, explosif et débridé. A demi debout, le public réclame le retour des musiciens. Seuls le piano et la chanteuse reviennent pour un duo sensuel et nuancé. Puis tous sont de nouveau là pour un titre rythmé et très oriental qui, tout à coup, se brise pour devenir une salsa envoûtante où le chant espagnol nous fait embarquer sans prévenir dans un nouvel univers. Un concert finalement aussi déroutant que jouissif. Joyeux et ensoleillés, <strong>Avishai Cohen</strong> et ses acolytes sont montés en puissance à mesure que le set avançait. Un petit bijou introspectif et débridé de recherche d’émotions.</p>
<h3>Tony Allen</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=224677&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=224677&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>et <a href="http://open.spotify.com/track/70iLM5Voe53LYdU4irJpZY">Tony Allen – Secret Agent</a></p>
<p>J’attendais beaucoup de cette rencontre avec l’un des derniers mohicans de l’afrobeat. A près de 70 ans, l’ancien batteur de <strong>Fela</strong> égrène encore les salles du monde entier, cette fois-ci en tentet. Et, dès les premières mesures, pas de doute : ça pulse déjà ! Deux guitares, une basse, un clavier, deux saxs, une trompette, une chanteuse et « Doctor Beat » à la batterie (c’est du moins ce qu’indiquent les strass sur son t-shirt pourpre). Petit bonnet noir à bande doré et lunettes de soleil sur le haut du crâne, <strong>Tony</strong> donne le tempo à sa clique et perpétue la légende. D’une joie communicative (dès le premier morceau le guitariste et la chanteuse dansent sur scène), les neuf musiciens se lancent dans de longs thèmes à l’intensité sinusoïdale mais au funk indéniable.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-17668" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/tony-allen-2-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" />Tête haute, le Nigérian, impassible, scrute ses acolytes. Les instruments à cordes sont tenus par des dreadeux aux costumes bariolés, tandis que le clavier et les musiciens à vent, eux, ont plus un style vestimentaire salsa-cubain. Or, si l’habit ne fait pas le moine en toute circonstance, il faut dire que là, le mélange s’avère aussi vrai qu’il est détonant. Avant de se lancer dans un second morceau, <strong>Tony Allen</strong> prend la parole et réagit au fait que le concert soit assis : « No time for talking now. I’m sure you’ll not seat down all the show along. » Et les voilà repartis de plus belle. Une incompréhension toutefois subsiste : comment la dame à ma droite peut-elle s’endormir ? Parce qu’il faut savoir que les cuivres impulsifs et saccadés rentrent alors dans la danse avec puissance. Impressionnant de facilité, <strong>Tony Allen</strong> se lance dans un solo sensé où les baguettes voyagent avec une folle fluidité de tom en tom, et de cymbales en caisse claire.</p>
<p>L’afrobeat très profond du tentet prend aux tripes. Les cuivres et les guitares plus aigus s’immiscent dans votre tête tandis que la basse et la batterie vous remuent l’estomac ; et c’est envahi que vous applaudissez la fin d’un thème qui perpétue et excède la tradition du Black President. Dans le bourdonnement bouillonnant du morceau suivant, <strong>Tony</strong> chausse ses verres fumés. « Secret agents see your life », serine la choriste. Happés par le beat, le public commence à se lever. A la fin du titre, l’enfant de Lagos reprend le micro : « I have a big problem ! … Ask me what my problem is ? » Un spectateur se dévoue et lui hurle : « What is your problem, Tony ? » Le batteur sourit à pleine dents, puis reprend : « We need you to jump ! », et dès qu’il prononce le dernier mot, la musique repart, enflammée et volubile. Convaincue, une partie du public se lève et vient se placer en dansant devant la scène. Les autres, restés debout, applaudissent en cadence. Sur la scène, il y a le feu. Le batteur lance un « Thank you » de ravissement, comme si le concert, enfin, était lancé.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-17680 alignleft" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/allen3-300x300.jpg" alt="" width="128" height="128" />A la fin du morceau, le Nigérian se lance dans une explication théorique de ce qu’il veut que sa musique nous apporte. Par un « take you back and bring you forward », il montre à quel point il a conscience que sa musique est en mouvement. Mélange métissé d’époques variées et de styles éparpillés, l’afrobeat de <strong>Tony Allen</strong> est une offrande. C’est d’ailleurs pour cela qu’il enchaîne avec une chanson aux paroles équivoques : « Every day, I say, is good to celebrate ». Les solos s’y multiplient : basse en slapping, trompette festive et guitare hurlante et compagnie. Mais déjà le set est fini. Un rappel vigoureux fait revenir la troupe tout sourire. En récompense le surpuissant « Afro-disco beat ». Le deuxième morceau de rappel, lui, s’ouvre sur un tonitruant solo d’intro. Et quand tout se clôt, ne reste qu’un unanime bravo pour celui qui, fièrement et à bout de bras, de l’afrobeat porte le flambeau.</p>
<h3>Manu Katché</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1156468&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1156468&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>Pour la première fois depuis l’ouverture de cette édition, la salle est comble. Personnage médiatique qui s’est donné, un temps, le rôle de l’expert intransigeant des plateaux de la Nouvelle Star, <strong>Manu Katché</strong> est (c’est un fait) peu connu du grand public pour ce qu’il est réellement : l’un des tous meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Il a pu certes le prouver à plusieurs reprises sur le plateau de « One Shot Not », sa très belle émission de musique sur Arte, cependant, rien ne vaut la preuve en vrai. Quelque peu antipathique de prime abord, <strong>Katché</strong> n’est pas sur scène le personnage qu’il donne à voir. Batteur éclectique et arrangeur de talent, il est reconnu par le monde professionnel comme capable de donner de l’envergure rythmique à n’importe quel style de musique. La légion de musiciens avec qui il a eu l’occasion de jouer semble d’ailleurs le prouver : The Bee Gees, The Dire Straits, Jean-Jacques Goldman, Joe Satriani, Michel Jonasz, Jean Garbarek, Peter Gabriel, Laurent Voulzy, Tears For Fears, Simple Minds, Stéphane Eicher, Tracy Chapman, Yousou N’Dour, et j’en passe.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-17669 aligncenter" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/manu-katché-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></p>
<p>Ici accompagné d’un clavier, d’une basse et d’un saxophone, il entame un premier titre léger et aérien où la partition du saxophoniste (tout d’abord à la clarinette) s’en va virevoltante et joyeuse. <strong>Manu Katché </strong>semble, dans un premier temps, simplement accompagner l’instrument à vent. Après l’intro au piano solo du deuxième morceau, le thème, toujours subtil, s’accélère toutefois et mont d’un ton. Les rythmes donnés par <strong>Katché</strong> son complexes et carrés et permettent d’offrir un jazz extrêmement vivant, presque insouciant. La partition de batterie se fait ensuite un peu plus sourde, plus profonde tandis que le live monte en puissance et que le thème s’éteint à l’unisson.</p>
<p>Le morceau suivant, calme et lent, s’il est plus sombre, laisse cependant apprécier la gestuelle originale, très aérienne et mesurée, de <strong>Manu Katché</strong>. Très élégant, ce souci de précision fait presque penser au doigté d’un pianiste. Sur ce thème nostalgique, la partition minutieuse de la batterie joue dans le détail et illumine le contretemps. Y succède un nouveau titre beaucoup plus rapide. Chaude mais toujours un peu mélancolique, la trame de ce morceau demande plus d’engagement, comme le montre la partition de saxophone virevoltante et acharnée. Musicalement très varié, le set permet d’entrevoir avec une clarté grandissante l’hallucinante et irréprochable précision du batteur français. Sa gestuelle, ample et aérienne, rend en effet un son pur et clair, un son qui, s’il est retenu, est pourtant vif et prégnant. Aux mélodies suaves et recherchées, répondent les multiples subtilités du jeu de <strong>Katché</strong>.</p>
<p>A la fin du thème, le batteur prend un micro et s’avance. Il explique que si son dernier album est plus électrique que les autres, il a toutefois souhaité mélanger, pour le live, ses trois derniers albums, qu’il espère que c’est plaisant et qu’il remercie le public de s’être déplacé en masse. S’ensuit un morceau enivrant et impulsif où se déploie un jazz frénétique et puissant toujours aussi subtil. Le saxophoniste me fait forte impression. De manière assez surprenante, une heure et quart après que le set a démarré, s’annonce déjà la fin.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-17684" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/manu_katche_one_shot_not-e1276978352424.jpg" alt="" width="130" height="123" />Au rappel, <strong>Manu Katché</strong> revient seul et nous offre une véritable démonstration déchaînée de ce qu’est un très bon batteur de jazz. Dégageant une incroyable sérénité, son amplitude singulière et sa précision à toute épreuve font mouche dans un solo de trois-quatre minutes mémorable. Avant qu’il ne s’arrête, les trois autres musiciens reviennent et reprennent dans un enchaînement parfait. Le morceau, dynamique et volontaire, laisse libre cours à la diversité et à la vitesse de jeu du batteur. En terminant par une ballade rassérénante, le quartet aura rendu une copie aussi convaincante que complète que <strong>Manu Katché</strong> clôt à merveille : « Devant un public comme vous, chaleureux, interactif et à l’écoute, eh ben, on est meilleur. Merci ! ».</p>
<h3>Roberto Fonseca</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5274683&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5274683&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>et <a href="http://open.spotify.com/track/6ajRZIS454a07Jh1e6XBdd">Roberto Fonseca – Zamazu</a></p>
<p>Plus décevant, le pianiste cubain qui joua un temps pour le <strong>Buena Vista Social Club</strong> m’est apparu un peu trop sûr de lui et expansif pour me plaire pleinement. Pourtant, tout était réuni pour ce quintet qui donnait là son dernier concert européen. Le premier morceau est très rythmé, presque mouvant. <strong>Fonseca </strong>chante le même thème que le saxophoniste. Un vieux monsieur qui dénote par rapport au batteur, au contrebassiste et au percussionniste qui, eux aussi, sont de jeunes musiciens. Toujours très expressif, <strong>Fonseca</strong> sourit et semble prendre un véritable plaisir à jouer. La majorité du temps de trois-quarts, il jette des regards complices à son batteur avec qui s’entame un savant jeu d’échos. Si d’un point de vue musical, les rythmes sont dansants et plutôt bons, le garçon se la raconte beaucoup, joue à une main, commente son propre jeu et paraît très fier de la musique qu’il nous offre. A la longue, c’est un peu exspérant. Et, alors que le saxophoniste fait désormais chanter sa clarinette, le pianiste cubain, lui, danse, se couche sur son piano puis soudainement se cambre.</p>
<p>Toutefois, le jeune homme, petite star de la musique cubaine, joue avec une grande facilité et une dextérité à toute épreuve. Véritable<img class="alignright size-medium wp-image-17670" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/roberto-fonseca-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /> petite bombe d’outre-Atlantique, la salsa que le quintet développe est vive et entraînante. <strong>Fonseca</strong>, lui, s’amuse à improviser en réinventant sa propre musique sur l’instant. Cela lui permet de tester la réactivité de son batteur, ce qui le fait beaucoup rire. Le pianiste se lève de son siège et remue le bassin en hurlant de plaisir le bonheur qu’il a de jouer ainsi. Tous ses musiciens s’éclatent et se marrent. Il est dommage que j’aie peu accroché à cette ambiance très expansive car le niveau, pourtant, était très bon. S’ensuit un solo d’intro beaucoup plus calme où <strong>Fonseca</strong> exprime sa musique par de nombreuses petites mimiques, comme si les phrases musicales formaient pour lui des unités de sens, un dialecte intelligible.</p>
<p>On assiste alors à un petit « trou » de deux-trois morceaux dans le set où les thèmes semblent moins précis qu’au début, surtout dans les montées et les changements de rythme. Une heure après le début du concert, donc, je décroche un peu. Dans le morceau salsa qui suit, <strong>Roberto Fonseca</strong> en fait des tonnes. Commentant de grognements son propre <img class="alignleft size-medium  wp-image-17674" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/Roberto+Fonseca-187x300.jpg" alt="" width="150" height="241" />jeu, il invective même ses musiciens à le suivre dans son solo. Plutôt que de nous raconter une histoire, il semble finalement se la raconter tout seul. Pourtant, les musiciens (surtout le batteur) sont assez impressionnants. Au morceau suivant, le jeune cubain se lève de son piano et vient chanter sur l’avant-scène. Il fait participer le public. Puis, charmant, il tente de parler français. Quelque peu perdu, il demande conseil à son batteur. Tous (y compris le public) sont morts de rire. Voilà qui finit de conquérir la salle qui maintenant se lève pour frapper en rythme les sérénades cubaines. Dans un morceau plus calme, <strong>Fonseca</strong> me séduit néanmoins de sa voix au registre très large dont les incantations frôlent le frénétique. Le dernier est une apothéose salsa où s’incorpore une très belle digression sur « Besame Mucho ». La salle de Châtellerault aura le droit, pour le dernier concert européen du pianiste cubain, à quatre morceaux de rappel : un véritable bonus de plaisir pur de la part d’un quintet qui se connaît par cœur et s’amuse.</p>
<h3>Eric Bibb</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2375072&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2375072&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>et <a href="http://open.spotify.com/track/1nEkhpSHtcESmtvu9KEMoc">Eric Bibb – New Home</a></p>
<p>T-shirt rose large et délavé, pantalon de costard, chapeau à bord large noir, <strong>Eric Bibb</strong>, enfant spirituel du bayou, entre seul en scène avec sa guitare acoustique. Dès les premières mesures, un blues galvanisant envahit les sonotones. De sa voix caverneuse où pointe un grain, le bluesman se lance dans un chant repentant. Même au plus fort des solos d’entame, seule la tête d’<strong>Eric Bibb</strong> bouge. Pincements de cordes et remuages de guitare vibrants font de ce premier titre un titre blues très classique. Dès le deuxième morceau, une belle ballade mélancolique, <strong>Bibb</strong> chauffe et s’active, dansant légèrement d’un pied sur l’autre. A la fin de la chanson, arrivent ses musiciens (un batteur, un contrebassiste et un guitariste électrique).</p>
<p>Le titre qui s’ensuit, « Blues Walkin’ Again » fait monter le concert en puissance. L’indéniable apport des musiciens étoffe les partitions vocale et instrumentale de l’Américain. Au son d’« I’m building a new home », la salle cadence le rythme d’un  vrai bon blues. Puissante et tellement communicative, cette musique est ici maîtrisée à la perfection : c’est jouissif ! Alors qu’il finit sa chanson face au public en délire, <strong>Eric Bibb</strong> regarde, complice, ses musiciens et, heureux d’avoir une salle enflammée, reprend de plus belle le thème qu’il vient de clore. Je n’avais jamais assisté à une telle pratique (qu&#8217;il exécutera trois fois durant le set) en concert mais il faut avouer que c’est rudement efficace pour attiser encore un peu plus la ferveur d’un public conquis.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/Eric-Bibb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-17701" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/Eric-Bibb-247x300.jpg" alt="" width="247" height="300" /></a>La chanson suivante, beaucoup plus calme et commémorative, revient sur la grande inondation de 1926-27 dans le Mississipi. La guitare électrique, distordu en suraigu, envoie des plaintes lancinantes abrasives. Sur la fin, la chanson va crescendo et <strong>Bibb</strong>, si souriant face au public acquis à sa cause, bouge un peu plus. Tanguant d’un pied sur l’autre avec plus d’amplitude, il tape en rythme les pulsations de son blues. Le guitariste new-yorkais prend le micro et déclare tout sourire : « Now, a song called ‘‘Connected’’, ‘cause that’s what we are, connected ». Sur ce morceau ultra entraînant, les mouvements saccadés de <strong>Bibb </strong>deviennent presque frénétiques. Comblé, il se déchaîne et sa voix se fait plus caverneuse encore. Les allants soul de ce titre viennent ponctuer en beauté les attentes de la salle. « Thank you so much. I’m feeling you tonight ! », lance-t-il avant de reprendre en alterné, trois morceaux durant, deux thèmes calmes et nostalgiques et un titre plus musclé aux paroles hédonistes. Pour le dernier morceau du set, le bluesman dévoile un titre unificateur à la rythmique contagieuse où résonne un appel au partage : « Open up the door. Get on board ». Et, pour conclure, il nous tend « For You » en rappel. La rythmique ensoleillée et communicative propulse des paroles d’union : « Give me your dreams : together we’ll make them come true ». Et, au bout d’un solo déchirant et en hommage à un public conquis, il ferme son concert en français, en s’époumonant : « Pour vous ! ».</p>
<h3>Mieux les connaître :</h3>
<ul>
<li>le<a href="http://www.festival-jazzellerault.com/"> site officiel</a> de Jazzellerault.</li>
<li>le <a href="http://www.orchestrenationaldebarbes.com/Site/Rendez-vous.html">site officiel</a> de l&#8217;Orchestre National de Barbès, leur <a href="http://www.myspace.com/orchestrenationaldebarbes">myspace</a>, et sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/orchestre-national-de-barbes">deezer</a> et <a href="http://open.spotify.com/artist/5N3sPtDHs7cuLS1CUwc5Cw">spotify</a>.</li>
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<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US">&lt;object classid=&nbsp;&raquo;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&#8243; width=&nbsp;&raquo;220&#8243; height=&nbsp;&raquo;55&#8243; codebase=&nbsp;&raquo;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&#8243;&gt;&lt;param name=&nbsp;&raquo;src&nbsp;&raquo; value=&nbsp;&raquo;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3169442&amp;amp;colorBackground=0&#215;555552&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0&#8243; /&gt;&lt;embed type=&nbsp;&raquo;application/x-shockwave-flash&nbsp;&raquo; width=&nbsp;&raquo;220&#8243; height=&nbsp;&raquo;55&#8243; src=&nbsp;&raquo;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=3169442&amp;amp;colorBackground=0&#215;555552&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0&#8243;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;</span></p>
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		<title>Live report : Jazz Sous Les Pommiers 2010</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 11:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-16516  aligncenter" title="logo2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/logo21-e1275337070896.jpg" alt="" width="564" height="237" /></p>
<p>Du 8 au 15 mai derniers se déroulait la 29<sup>ème</sup> édition de <strong>Jazz Sous Les Pommiers</strong>, l’un des principaux festivals du genre dans l’hexagone. 37 000 personnes ont ainsi investi les salles de Coutances, petite cité normande qui, le temps d’une semaine, palpite bien plus qu’à l’accoutumée. Peu convaincu par la bourgade, <strong>Dick Annegarn</strong> alla même jusqu&#8217;à en faire une <a href="http://www.deezer.com/fr/music/galaxie-500/on-fire-deluxe-edition-508990#music/result/all/coutances">chanson éponyme</a> pour narrer l’ennui des dimanches en province. Seulement, chaque année, en cette semaine d’Ascension, tout le fait mentir. Pour ma part, j’ai pu assister, grâce à une accréditation, aux trois derniers jours du festival, dont voici, de manière très subjective, les moments forts :</p>
<h2>Jeudi</h2>
<h3>« Jack l’Eventreur »</h3>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-medium wp-image-16485" title="Jack-l-eventreur" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/Jack-l-eventreur-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" />Absorbant</span>: Ce fut pour moi une ouverture de festival dans la noirceur. Une noirceur double. Il y eut avant tout la profonde pénombre dans laquelle se déroula la pièce. Un choix de mise en scène déroutant qui permit de décupler le caractère onirique et surprenant de l’univers de <strong>Robert Desnos</strong>. Dans le noir, s’immisçait un peu plus le fantastique et l’inattendu créait la peur. Hors-d’œuvre de noirceur aussi par la cruauté du sujet, celle du « tristement célèbre <strong>Jack the Ripper</strong> ». Mais pourquoi commencer par vous parler de théâtre pour rendre compte d’un festival de jazz, vous demandez-vous sûrement ? Eh bien, c’est parce que ce n’était pas simplement du théâtre, voyons !</p>
<p>Ce qu’il y avait d’encore plus original dans cette performance théâtrale, c’est qu’elle était accompagnée des improvisations d’un jeune contrebassiste et du célèbre saxophoniste de jazz britannique <strong>Andy Sheppard</strong>. Il y avait une certaine magie à entendre l’instrument à vent illustrer les propos, susurrer des suggestions d’interprétations, imiter le souffle du tueur, ou encore siffloter un air populaire. L’intrusion musicale créait ainsi tout au long de la pièce une chape de velours qui maintenait le spectateur au cœur du suspense.<br />
Pour débuter cette édition 2010, une telle création de la troupe <strong>Dodeka</strong>, en résidence à Coutances (tout comme <strong>Andy Sheppard</strong>, d’ailleurs) était la bienvenue. Outre les quelques longueurs liées, je crois, au manque de rodage de cette toute nouvelle pièce, l’alliance du théâtre et de la musique me toucha tout particulièrement, et c’est absorbé que je ressortis de cette expérience phosphorescente dans l’esprit d’un psychopathe.</p>
<h3>Dhafer Youssef quartet</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5337716&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5337716&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object><br />
<span style="text-decoration: underline;"><img class="size-medium wp-image-16468  alignleft" title="DSCF9040" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9040-225x300.jpg" alt="" width="186" height="248" />Puissant</span>: J’avais déjà écouté et apprécié <em><strong>Abu Nawas Rhapsody</strong></em> et j’attendais donc beaucoup de ce concert. Je n’ai, ma foi, pas été déçu. Le chanteur tunisien, tout de blanc vêtu, vint s’asseoir dans la lumière orangée de l’avant-scène alors que commençait la virevoltante sérénade de son jeune virtuose d’acolyte, « un petit Mozart arménien ». Puis s’élança, si puissante, la voix chaude de <strong>Dhafer Youssef</strong>. Débutait alors une improvisation tellurique qui se conclut, à bout de souffle, d’un revers de main. L’ambiance déjà s’installa : un mélange parfaitement nuancé de musique orientale et de jazz. Très conscient de ses musiciens (il y avait aussi sur scène une contrebasse et une batterie), le chanteur-oudiste donna en permanence du regard et mena d’une main de maître impalpable les multiples digressions qui se firent autour des thèmes de l’album. Possédant un registre vocal phénoménal, le Tunisien joua aussi avec l’originalité et réussit ainsi à créer des échos cristallins en se servant de sa paume gauche incurvée. Un concert plein, charmant et singulier qui aboutit sur les applaudissements d’une salle debout.</p>
<h3>Omar Sosa &amp; Trilok Gurtu with Afreecanos</h3>
<p><a href="http://open.spotify.com/track/4SYdEey6bix8dLE4iNR4zh">&laquo;&nbsp;Ollù&nbsp;&raquo; &#8211; extrait de l&#8217;album Afreecanos</a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-medium wp-image-16488" title="DSCF9097" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9097-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />Stupéfiant</span>: Le petit rituel qu’<strong>Omar Sosa</strong>, petites lunettes rondes et djellaba rouge, effectue avant de s’asseoir place déjà le concert dans une autre dimension. Arrive ensuite, pour la première fois sur la même scène que le pianiste cubain, le percussionniste hindou <strong>Trilok Gurtu</strong>. Ce soir est une grande première. S’entame alors un échange chamanique, un tête-à-tête inattendu entre deux chantres d’univers si éloignés qui ici, dans la magie du live, se rejoignent. Les deux hommes se toisent, se cherchent, et très vite, les rythmes profonds des tablâs viennent porter le doigté de dentelle du pianiste cubain et les notes très enjouées du flûtiste (l’un des deux <strong>Afreecanos</strong>). La tension et le niveau montent de plus en plus, et soudain,<strong> Sosa</strong> tout en jouant se lève, se marre, fixe <strong>Trilok Gurtu</strong> et teste sa réactivité face à l’improvisation. Puis tout déraille lorsque <strong>Gurtu</strong> se lève, va à l’avant-scène et entame un subtil <em>beat-boxing</em>, tout en sifflements et rauquements. Tout bonnement incroyable ! Au fil des titres et voyant qu’ils retombent immanquablement sur leur pattes, les deux artistes laissent naître entre eux une véritable complicité. C’est envoûté que je me laisse jusqu’au bout porter par les rythmes diaboliques de ces deux grands maîtres, pour qui, finalement, créer n’est pas sorcier.</p>
<h3>Mario Canonge trio</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2054843&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2054843&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-medium wp-image-16481" title="DSCF9152" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9152-225x300.jpg" alt="" width="125" height="167" />Entraînant</span>: Quatrième et dernier concert de cette première longue journée de festival, ce trio de musique caribéenne était prévu en clôture de soirée. Il leur fallut une bonne demi-heure avant de conquérir la salle. Seulement, après cela, peu de spectateurs résistèrent aux déhanchements provoquées par une musique si rythmée et enjouée. Un concert aussi tardif que sympathique qui alla toujours crescendo. Le public chantant durant le rappel se laissa donc submerger par ce joli rayon de soleil.</p>
<h2>Vendredi</h2>
<h3>John Mc Laughlin &amp; the 4th Dimension</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qUAAfxElv7c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/qUAAfxElv7c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-medium wp-image-16478" title="DSCF9022" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9022-225x300.jpg" alt="" width="174" height="233" />Royal</span>: Que dire de la nonchalance extrême de l’artiste qui domine parfaitement son sujet ? Costar noir taillé sur mesure, guitare caramel et jack sans fil, <strong>John Mc Laughlin</strong> fait partie de ses <em>guitar heroes</em> vieillissants pour qui la ‘classe’ n’est qu’un quotidien. Il était ce soir-là accompagné d’un bassiste, d’un batteur et d’un organiste qui n’étaient là que pour donner plus de relief à la vitesse folle et la précision diabolique de son doigté jazzy. Seulement, l’image du <em>king</em> impassible se ternit à mesure que se systématise les solos. Déjà entré sur scène avec dix minutes de retard, <strong>Mc Laughlin</strong> s’avèra vite n’être que représentation et par la même occasion me déçut. Bien qu’il suive sans écueil aucun la &laquo;&nbsp;fine line&nbsp;&raquo; (un titre de l’un de ses morceaux), l’ex comparse de <strong>Santana</strong> et <strong>Miles Davis</strong> incarne désormais l’image d’un <strong>Clint Eastwood</strong> de la guitare : un homme aussi âgé que talentueux qui s’essouffle quelque peu à reproduire sans cesse les mêmes schémas. Un artiste royal, avec tout ce que comporte de néfaste la fonction de monarque.</p>
<h3>Fanga</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210125&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210125&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="size-medium wp-image-16473  alignleft" title="DSCF9093" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9093-225x300.jpg" alt="" width="180" height="240" />Total</span>: L’invité afrobeat du festival a tenu sa réputation. Face aux vagues dansantes d’une salle en transe, ce septuet fit sans forcer couler notre <em><strong>Natural Juice</strong></em>. Au rythme de solos de saxo transcendants, d’un beat abyssal et d’un son rétro rénové, <strong>Fanga</strong> légitima son nom qui, en bambara, signifie ‘force’. Ce set fut un souffle de vigueur à la conclusion dantesque. En guise de rappel, ces jeunes montpelliérains nous offrirent une version prolongée et personnalisée d’« I.T.T » de <strong>Fela Kuti</strong>. Démentiel !<br />
Je vous invite à retrouver la chronique de leur album <em><strong>Natural Juice</strong></em> <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/05/22/chronique-de-natural-juice-fanga/">ici</a>. Une interview arrivera en outre sous peu…</p>
<h2>Samedi</h2>
<h3>Andy Sheppard « Glossolalia »</h3>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="size-medium wp-image-16466    alignleft" title="DSCF9057" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9057-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />Progressif</span>: Le saxophoniste susmentionné, artiste en résidence à Coutances, devait, tout comme l’année dernière offrir au festival une création. Le britannique prit ainsi le parti de travailler en compagnie d’amateurs et sélectionna cent choristes de la région pour accompagner son quartet et les quelques chanteurs lyriques professionnels conviés pour l’occasion. Le tout promettait une belle émulsion. Tout commença très calmement, par le simple souffle sirupeux du saxophone. Puis, peu à peu, aux ordres de la chef d’orchestre, une femme immense et expressive aux gestes communicateurs et originaux, les chanteurs entamèrent leur partition. Le début fut un peu trop calme à mon goût, mais à mesure que les voix chauffèrent, l’ambiance monta. S’engagea alors un tête-à-tête entre <strong>Andy Sheppard</strong> et son percussionniste puis entre le percussionniste et le chœur. Après quoi, tout repartit avec plus de vigueur. Le spectacle était lancé, et l’émulation créée par cette rencontre fut agréable. Les chanteurs amateurs, unis et encadrés par des professionnels, nous offrirent même quelque chose de très abouti d’un point de vue vocal. Ce spectacle, construit en six mois lors de répétitions hebdomadaires, se conclut sur un si et offrit ainsi la rime à ‘réussi’. Le public local salua, dans une salve d’ovation, cette belle création qui, encore une fois, alla crescendo. Petite frustration finale, tout de même, devant l’impossibilité de jouer un rappel puisqu’aucun n’était prévu.</p>
<h3>Vincent Segal et ses amis (Ballaké Sissoko, Nathalie Natiembé, Fred Piot et Piers Faccini)</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4274535&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4274535&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-medium wp-image-16486" title="vincent-segal" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/vincent-segal-300x300.jpg" alt="" width="250" height="250" />Démonstratif:</span> Voilà un concert original ! Le principe : carte blanche à <strong>Vincent Segal</strong>, célèbre violoncelliste de jazz. Le résultat : quatre de ses plus chers amis musicaux venant partager avec lui pendant deux heures. Tous sont en scène dès le début et <strong>Segal</strong> annonce que ce set sera des plus informels et qu’il n’y aura ni entrée, ni sortie. Pour ce faire, un canapé et deux fauteuils sont installés côté jardin. Une plongée intense dans le mélange des genres. <strong>Ballaké Sissoko</strong> vient s’asseoir avec sa kora à côté du violoncelliste qui lui lance au dépourvu : « Tiens, joue-moi un morceau dans le style de ton père ! » Grand sourire complice, et voilà les deux hommes partis dans un échange improvisé. Vient ensuite <strong>Nathalie Natiembé</strong>, chanteuse créole, que j’ai trouvée toujours à la limite de la fausseté (une sensation assez dérangeante). <strong>Segal</strong> se charge de nous la présenter : elle chante en créole, ce qui a peu d’importance puisqu’il y a, de toute façon, « la moitié des chanteurs francophones qu’on ne comprend pas. » Vient ensuite <strong>Piers Faccini</strong>, « ami de vingt ans » avec qui <strong>Segal</strong> jouait des reprises de<strong> Fela</strong> à Montmartre. Sa voix d’une clarté profonde, presque christique, imbiba la salle d’émotion. Un second titre plus blues, puis revint la chanteuse créole avec une ode sexuelle au plaisir orgasmique. Nouvel aller-retour avec la réapparition de<strong> Ballaké</strong> sur l’avant-scène. Avant d’entamer un nouveau morceau, <strong>Vincent Segal </strong>cherche soudain dans sa poche et s’écrie : « Je vais d’abord éteindre mon portable, peut-être ». Le spectacle multi-dimensionnel se poursuit et les voyages multiples et oniriques, tous liés par l’attache de l’amitié et du partage, se succèdent. Une expérience déroutante, détendue et inattendue.</p>
<h3>Get The Blessing</h3>
<p><a href="http://open.spotify.com/track/3akFh2V43ATpHjLyY4Gs4B">&laquo;&nbsp;Bugs In Amber&nbsp;&raquo; &#8211; extrait de l&#8217;album Bugs In Amber<br />
</a><br />
<span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-medium wp-image-16475" title="DSCF9012" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/06/DSCF9012-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" />Impulsif</span>: Début calme, trop calme, pour une formation d’une telle envergure. Récompensés du prix du <em>BBC Jazz Award</em> en 2008 pour leur premier album <em><strong>All Is Yes</strong></em>, les membres de la formation anglo-saxonne sont réputés pour leur habileté à mêler punk-rock et free jazz. Le set tourne très vite au frénétique. Aux longs solos d’improvisation succèdent des changements de rythmes déroutants et, à la limite de la dissonance, les quatre musiciens (saxophone, trompette, batterie, basse) restent malgré tout très carrés. Ce concert est très bruyant, certains sons parfois se chevauchent, et pourtant, sans que l’on sache pourquoi, rien dans leur musique ne paraît superflu ou inadéquat. Les instruments hurlent, captivent et enivrent mais les membres de cet OVNI musical retombent toujours sur leurs pattes. Sans jamais se poser sur un style, <strong>Get The Blessing</strong> papillonne en bruyants arabesques pour puiser aux sources de tout ce que l’on connait et en faire quelque chose de très neuf. Un récital aussi inattendu qu’<em>inentendu</em>. Le sonotone de prime abord chamboulé se voit conquis puis fasciné. C’est d’ailleurs pour cela que la salle en délire fait revenir par deux fois le quartet qui a ainsi clôt le festival dans la jouissive moiteur d’un concert sans bavure.</p>
<h3>En quête de live :</h3>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Jack l&#8217;Eventreur&nbsp;&raquo; par la Cie <strong>Dodeka</strong> : <a href="http://www.cie-dodeka.fr/#/jack-leventreur/3468738">le site</a> de la pièce</li>
<li><strong>Dhafer Youssef</strong> : son album <a href="http://www.deezer.com/fr/music/home#music/dhafer-youssef/abu-nawas-rhapsody-489095"><em><strong>Abu Nawas Rhapsody</strong></em></a> / un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TIhOZ6LxeMA&amp;feature=related">extrait</a> du concert / son <a href="http://www.dhaferyoussef.com/">site officiel</a></li>
<li><strong>Omar Sosa</strong> : son album <a href="http://open.spotify.com/album/2MdhtjrbfFJt9ybsmpW3Is"><em><strong>Afreecanos</strong></em></a> / un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=42_41Y8krsg">extrait</a> du concert / son <a href="http://omarsosa.com/">site officiel</a></li>
<li><strong>Mario Canonge</strong> : son album <a href="http://www.deezer.com/fr/music/home#music/mario-canonge/rhizome-206848"><em><strong>Rhizome</strong></em></a> / son <a href="http://www.enzoproductions.com/artistes.php?id=2&amp;artiste=Mario_Canonge">site</a> et son <a href="http://www.myspace.com/mariocanonge">myspace</a></li>
<li><strong>John McLaughlin</strong> : quelques titres sur <a href="http://listen.grooveshark.com/#/artist/John+Mc+Laughlin/21701">Grooveshark</a> / un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=5-e6c0aUN0o">extrait</a> du concert / son <a href="http://www.johnmclaughlin.com/">site officiel</a></li>
<li><strong>Fanga</strong> : leur album <a href="http://www.deezer.com/fr/music/home#music/fanga/natural-juice-40689"><em><strong>Natural Juice</strong></em></a> / un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=CZ1W-j6bMV8&amp;feature=related">extrait</a> du concert / leur <a href="http://www.myspace.com/afrofanga">myspace</a> / la <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/05/22/chronique-de-natural-juice-fanga/">chronique</a> et l&#8217;<a href="http://">interview</a> de BTS</li>
<li><strong>Andy Sheppard</strong> : son album <a href="http://www.deezer.com/fr/music/andy-sheppard/movements-in-colour-286565"><strong><em>Movements In Colour</em></strong> </a>/ un <a href="http://culturebox.france3.fr/all/23140/andy-sheppard-presente-glossolalia-au-festival-de-jazz-sous-les-pommiers#/all/23140/andy-sheppard-presente-glossolalia-au-festival-de-jazz-sous-les-pommiers/">extrait</a> du concert / son <a href="http://www.andysheppard.co.uk/andysheppard/index.html">site officiel</a></li>
<li><strong>Vincent Segal</strong> : son album <a href="http://open.spotify.com/album/5w3XG1AKLV1GgM0Z5j3785"><em><strong>Chamber Music</strong></em></a> / son <a href="http://www.bumcello.com/page.php">site</a></li>
<li><strong>Get The Blessing</strong> : leur album<em><strong> <a href="http://open.spotify.com/album/7lA3qTzcUTUADJ8WCA9CHw">Bugs In Amber</a></strong></em> /  le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=PFtnpQUsmic">clip</a> d&#8217; &laquo;&nbsp;Einstein  Action Figure&nbsp;&raquo; / leur <a href="http://www.theblessing.co.uk/">site officiel</a> / l&#8217;<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/23/interview-de-get-the-blessing-music-without-cheese/">interview</a> de BTS</li>
</ul>
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		<title>Live report : LoneLady &amp; Jenny Wilson @ Grenoble (Le Ciel) – 26/03</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 19:52:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elmera</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[26 mars 2010]]></category>
		<category><![CDATA[filles]]></category>
		<category><![CDATA[flûte traversière]]></category>
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Toujours dans le cadre du festival &#171;&#160;Les Femmes S&#8217;en Mêlent&#171;&#160;, je me suis rendue le 26 mars dernier au Ciel de Grenoble pour découvrir LoneLady et Jenny Wilson en live.
Vous vous souvenez peut-être de LoneLady. J&#8217;avais publié son morceau &#171;&#160;Immaterial&#171;&#160; il y a quelques mois. C&#8217;est elle qui m&#8217;a tout de suite donné envie d&#8217;assister à ce concert. J&#8217;avais aimé son style épouillé et son sens du rythme. Sur scène, elle est accompagnée d&#8217;un batteur et d&#8217;un claviériste multifonctions. Elle ne prononce presque aucun mot à son entrée, ni durant ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/banwilson.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-14428" title="banwilson" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/banwilson.png" alt="" width="585" height="195" /></a><br />
Toujours dans le cadre du festival &laquo;&nbsp;<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/03/17/les-femmes-s%E2%80%99en-melent-bientot-pres-de-chez-vous/"><strong>Les Femmes S&#8217;en Mêlent</strong></a>&laquo;&nbsp;, je me suis rendue le 26 mars dernier au <strong>Ciel </strong>de Grenoble pour découvrir <strong>LoneLady </strong>et <strong>Jenny Wilson </strong>en live.</p>
<p>Vous vous souvenez peut-être de <strong>LoneLady</strong>. J&#8217;avais publié son morceau <a href="http://branchetonsonotone.com/?p=8491&amp;preview=true">&laquo;&nbsp;<strong>Immaterial</strong>&laquo;&nbsp;</a> il y a quelques mois. C&#8217;est elle qui m&#8217;a tout de suite donné envie d&#8217;assister à ce concert. J&#8217;avais aimé son style épouillé et son sens du rythme. Sur scène, elle est accompagnée d&#8217;un batteur et d&#8217;un claviériste multifonctions. Elle ne prononce presque aucun mot à son entrée, ni durant le set et regarde peu le public. On se dit qu&#8217;elle est distante. La musique est bonne, mais manque de profondeur. On sent même que la guitare de LoneLady, alias <strong>Julie Campbell</strong>, est moyennement maitrisée, comme sur &laquo;&nbsp;<strong>Nerve Up</strong>&laquo;&nbsp;. On a toujours l&#8217;impression qu&#8217;elle va déraper ou tomber à côté du rythme, ce qui serait peu opportun étant donné la grande place sonore qu&#8217;occupe son interprétation minimaliste. Le très bon jeu du batteur, rapide et technique donnera tout de même du relief et de l&#8217;élan à des morceaux qui peinent à avancer. Cela reste tout à fait agréable, bien entendu. C&#8217;est bien écrit, la voix est jolie. Pas transcendant cependant.</p>
<div id="attachment_14375" class="wp-caption alignnone" style="width: 600px"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/DSC_0941.jpg"><img class="size-large wp-image-14375" title="DSC_0941" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/DSC_0941-1024x685.jpg" alt="" width="590" height="393" /></a><p class="wp-caption-text">@Elmera</p></div>
<p>Puis débarque <strong>Jenny Wilson </strong>et sa petite troupe : un batteur, une bassiste, un percussionniste et une flûtiste/saxophoniste. Ce soir, ils viennent présenter leur nouvel album, &laquo;&nbsp;<strong>Hardships</strong>&laquo;&nbsp;. D&#8217;entrée, la soirée prend un tournant nouveau. En 2 minutes, la salle bat des mains; en 5 elle est debout. La suédoise est souriante, dynamique, drôle&#8230; à mille lieux d&#8217;une LoneLady qui ne s&#8217;est même pas donné la peine d&#8217;un rappel. Jenny prend à part le public en anglais : &laquo;&nbsp;OK, what&#8217;s your name ?&nbsp;&raquo;. Sa musique est à son image : fraiche, enjouée et dansante. Et surtout inclassable. C&#8217;est pop, indéniablement, mais avec une dimension insoupçonnée.</p>
<p>La flûtiste est très bonne. Elle donne beaucoup de subtilité à l&#8217;ensemble, malgré le charisme captivant de la chanteuse. L&#8217;étant moi-même (flûtiste), j&#8217;ai été ravie de pouvoir entendre cet instrument que j&#8217;estime beaucoup mais qui est peu présent en dehors des auditoriums de musique classique, dommage. Le percussionniste est très étonnant. Il a une espèce de xylophone électronique qui lui permet de jouer toutes sortes de sons. Parfois, il tape sur une percu sphérique d&#8217;inspiration plus ou moins africaine elle-aussi électro. Déroutant, mais efficace.</p>
<p>La bassiste et le batteur se font discrets, car la vraie star ici c&#8217;est bien elle, Jenny Wilson. Elle chante (fort bien), discute, sautille, va au piano, à la guitare, en revient. Elle centralise tous les yeux et les oreilles. Elle réussit à merveille le pari de mêler une rythmique et une mélodie soignées, se permettant toutes les fantaisies : délires vocaux,  claps de doigts à tout va, sons de l&#8217;espace&#8230; Une vraie diva (et en plus, elle est belle et s&#8217;habille bien, ô jalousie).</p>
<p>A la fin, le quart de la salle est sur scène. Le reste est debout et applaudit à tout rompre. La musique s&#8217;en va, la salle hurle (littéralement). Et ils reviennent tous pour un dernier tour de piste, avant de nous laisser, enchantés.</p>
<div id="attachment_14394" class="wp-caption alignnone" style="width: 600px"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/DSC_0970.jpg"><img class="size-large wp-image-14394" title="DSC_0970" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/DSC_0970-1024x685.jpg" alt="" width="590" height="394" /></a><p class="wp-caption-text">@Elmera</p></div>
<p>En définitive, une très bonne soirée, qui m&#8217;a donnée envie de ressortir   ma flûte de son étui qui prend la poussière. Un festival &laquo;&nbsp;où on peut aller les yeux fermés&nbsp;&raquo;, m&#8217;a-t-on dit.</p>
<h3>Sur Spotify</h3>
<p><a href="spotify:artist:0BwRrZKiv4NIiVcLgONuOh:popular-tracks">LoneLady</a> &amp; <a href="spotify:album:00avgNqb6OhpbQmh2EOdBo">Jenny Wilson</a></p>
<p><img src="file:///C:/Users/Admin/Pictures/LoneLady%20+%20Jenny%20Wilson%20@Ciel/DSC_0941.JPG" alt="" /></p>
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		<title>Live report : Dance Yourself To Death et Tender Forever @ Alhambra &#8211; 02/04</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 16:56:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mercy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dance Yourself To Death]]></category>
		<category><![CDATA[girly]]></category>
		<category><![CDATA[Les femmes s'en mêlent]]></category>
		<category><![CDATA[Tender Forever]]></category>

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Hier, Les Femmes s’en Mêlent ont élu résidence à l’Alhambra, pour une soirée tout en rock and roll et girl power (expression que j’honnis habituellement, mais en l’occurrence, je l’utilise dans un sens positif). Retour sur la clôture d’un festival (très) féminin.
Je suis arrivée en retard pour cause d’incapacité à lire un plan, à anticiper correctement mon temps de trajet, et aussi à cause de la méconnaissance que les gens du dixième arrondissement ont de leur quartier – je veux dire, l’Alhambra, c’est pas la MJC de Plouc-les-Ajoncs, ils auraient ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/lfsm.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-14168" title="lfsm" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/lfsm.png" alt="" width="585" height="220" /></a></p>
<p>Hier, <strong>Les Femmes s’en Mêlent</strong> ont élu résidence à l’Alhambra, pour une soirée tout en rock and roll et <em>girl power</em> (expression que j’honnis habituellement, mais en l’occurrence, je l’utilise dans un sens positif). Retour sur la clôture d’un festival (très) féminin.</p>
<p>Je suis arrivée en retard pour cause d’incapacité à lire un plan, à anticiper correctement mon temps de trajet, et aussi à cause de la méconnaissance que les gens du dixième arrondissement ont de leur quartier – je veux dire, l’Alhambra, c’est pas la MJC de Plouc-les-Ajoncs, ils auraient pu savoir me l’indiquer, mais non. Cela étant dit, je m’égare.</p>
<p>A mon entrée dans la salle, les quatre Canadiens du premier groupe de la soirée, <strong>Dance Yourself To Death</strong>, était déjà sur scène. Autrement dit, leur chanteuse et bassiste, <strong>Jen</strong>, (que l’on a pu réentendre pendant l’<em>after</em> qui a marqué la fin du festival) était déjà en train de donner de la voix, entourée de sa très énergique guitariste (j’ai un faible pour les guitaristes qui gigotent dans tous les sens en jouant), de sa non moins pêchue batteuse, et d’un type qui avait l’air de s’être égaré en plein festival <em>girly</em> (ce mot faisant écho à <em>girl power</em>) mais qui faisait quand même de l’excellent boulot au synthétiseur. <strong>Dance Yourself To Death</strong>, c’est un jeu de scène très rock and roll, des Dr. Martens, des maquillages d’Halloween sur les bras et le visage de la batteuse, une voix qui porte, des paroles qui tiennent la route, et derrière tout ça, un parrain très classe, dont on me souffle à l’oreillette qu’il n’est autre qu’Elton John. <strong>Dance Yourself To Death</strong>, c’était donc la parfaite ouverture de la fermeture de ce festival, si vous me suivez.</p>
<p>Mais le paroxysme de cette soirée reste pour moi la prestation de <strong>Tender Forever</strong>, qui a suivi. Je suis bien embêtée, ce que fait <strong>Tender Forever</strong> est indescriptible, et pourtant, je suis là précisément pour  vous donner une petite idée de ce qui s’est passé hier soir.  <strong>Tender Forever</strong>, c’est une fille, seule sur scène. Elle est grande et mince et elle a les cheveux coupés au bol. Elle est accompagnée d’un ordinateur, et d’autres petites machines qu’on ne peut pas identifier d’un seul coup d’œil. Elle a une voix toute voilée quand elle parle, mais incroyablement puissante quand elle chante. D’ailleurs, quand elle chante, on entend plusieurs voix, mais toutes correspondent à la sienne, de voix, c’est magique. Parfois, elle se place entre l’écran (au sens <em>vintage</em> du terme, en l’occurrence, une surface qui renvoie la lumière) et les projecteurs, et on voit ses pieds en ombre chinoise esquisser une petite gigue entre le tribal et le féérique (avouez que ce n’est pas commun). Elle chante avec ses mains, aussi, c’est gracieux, c’est joli, ça suit impeccablement le rythme de la musique. Elle raconte des histoires aussi (j’adore les musicien(ne)s qui racontent des histoires), comme cette fois où elle a failli mourir dans l’avion qui la ramenait à Paris depuis Seattle, qui s’est retrouvé dans une position alambiquée telle qu’elle voyait la piste par le hublot (visualisez le truc deux secondes et vous vous rendrez compte des perturbations d’ordre physique que la vue de la piste par le hublot implique). Mais surtout, <strong>Tender Forever</strong> est bouleversante (oui, je l’ai dit, bouleversante), parce qu’elle donne tout d’elle-même sur scène. Elle s’agite, elle transpire, elle crie parfois, elle se raconte, elle s’offre. Et elle le fait avec un talent, une justesse, un sens de l’innovation (elle a quand même joué un solo de batterie avec des Wiimotes – des manettes de Wii, quoi) et une poésie tout simplement remarquables.</p>
<p>C’est à regrets que j’ai du partir avant la fin de la fin du festival. A regrets, vraiment, avec « regrets » au pluriel. Mais des obligations m’attendaient autre part (car je suis très demandée, comme chacun sait), et puis, j’avais appris quelques heures plus tôt que les stoïciens considèrent qu’il est tout à fait compréhensible de se suicider une fois qu’on est heureux, le plus heureux possible. Eh bien moi, j’ai suicidé mon festival, parce que je savais que ça ne pourrait pas être mieux qu’au moment où je suis partie. Voila. Pardonnez-moi pour mon stoïcisme. Sur ce, je m’en vais finir mes jours dans un tonneau en guise de protestation contre l’hérésie du monde entier.</p>
<p>(pendant que je croupis dans mon tonneau, vous pouvez aller voir notre <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/02/12/les-femmes-sen-melent-13eme-edition/" target="_blank">article</a> à propos du festival Les Femmes s&#8217;en mêlent, le <a href="http://http://www.myspace.com/danceyourselftodeath" target="_blank">Myspace</a> de <strong>Dance Yourself to Dance</strong>, <a href="http://http://www.myspace.com/tenderforever" target="_blank">celui</a> de <strong>Tender Forever</strong>, et le <a href="http://http://www.lfsm.net/" target="_blank">site</a> du festival Les Femmes s&#8217;en mêlent).</p>
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		<title>Live Report : Friska Viljor @ Stockholm (Strand) &#8211; 01/04</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 14:26:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2010]]></category>
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Lancer et animer Branche Ton Sonotone, c’est beaucoup de boulot. Y écrire, inlassablement, tous les jours,  c’est parfois un sacerdoce, une lutte contre la page blanche, du temps perdu. Ce sont des centaines d’albums dispensables écoutés, des milliers de chansons oubliées, des centaines de blogs lus, bookmarqués et abandonnés.
Mais ces milliers d’heures de travail, ces centaines de mots jetés dans l’immensité du web m’ont amené devant une scène où j’ai vécu le plus beau moment musical de ma vie.  Alors je suis prêt à signer pour un an ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/friskaban.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-14126" title="friskaban" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/friskaban.png" alt="" /></a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=20670763&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=20670763&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Lancer et animer Branche Ton Sonotone, c’est beaucoup de boulot. Y écrire, inlassablement, tous les jours,  c’est parfois un sacerdoce, une lutte contre la page blanche, du temps perdu. Ce sont des centaines d’albums dispensables écoutés, des milliers de chansons oubliées, des centaines de blogs lus, bookmarqués et abandonnés.</p>
<p>Mais ces milliers d’heures de travail, ces centaines de mots jetés dans l’immensité du web m’ont amené devant une scène où j’ai vécu le plus beau moment musical de ma vie.  Alors je suis prêt à signer pour un an supplémentaire, sans hésitation.</p>
<p>Peut-être que j’étais fatigué, un peu usé. Peut-être que j’étais dans un état particulier de vulnérabilité émotionnelle. Peut-être qu’au fond de moi, quelque chose avait besoin d’être débloqué. Des tensions, des angoisses. Peut-être aussi que ce groupe est le meilleur groupe live que ma trop courte expérience live m’a amené à croiser. Je n’en saurai jamais rien.</p>
<p>Ce soir, le groupe Suédois m’a pris par les épaules, cloué sur devant la scène, sans possibilité de me détacher ne serait-ce que pour une seconde du feu d’artifice qui sévissait sur les planches. La sensation que les émotions remontaient en moi, comme autant de bulles à la surface de l’eau. La sensation d’une musique qui emplit le corps jusqu’à submerger le cœur.</p>
<p>C’est la deuxième fois que j’allais voir <strong>Friska Viljor</strong> en concert. Après le premier concert, je n’avais rien écrit, comme si je savais qu’il manquait quelque chose. Comme si je savais qu’ils n’avaient pas atteint le niveau de grandiose, de sublime de ce deuxième concert. «<em> I don’t mind being overcome</em> », chantent-ils sur le fantastique refrain de <em>Hibiskus Park</em>. Par une telle explosion de joie et de nostalgie, moi non plus.</p>
<p>Et quand je rentrais, en train de danser sous les étoiles et de chanter à tue-tête à la lune ; j’avais encore envie de pleurer. Je m’imaginais en train de me jeter au cou de tous les passants. Mais j’avais aussi au creux du ventre cette sensation étrange, de savoir pertinemment qu’aucun concert ne s’élèvera jamais au niveau de celui-là. De savoir qu’il y avait un avant, qu’il y aurait un après.</p>
<p>A aucun moment je n’ai dit que j’avais été ému par ce concert. Car ce mot est décharné, vide de sens, d’une faiblesse sans commune mesure avec ce que j’ai reçu ce soir. Les anglais ont un mot que j’aime beaucoup. <em>Moved</em>. Parce que je n’ai pas seulement été ému. Après ce concert, j’y vois plus clair. Sur qui je suis, où je vais, avec qui.</p>
<h3>Setlist</h3>
<ol>
<li>I gave my life</li>
<li>Monday</li>
<li>Gold</li>
<li>If I Die Now</li>
<li>People Are Getting Old</li>
<li>The Cure</li>
<li>On and On</li>
<li>Hibiskus Park</li>
<li>Wohlwill Strasse</li>
<li>Arpeggio</li>
<li>Oh Oh</li>
<li>Old Man</li>
</ol>
<p>Crédits Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/timov/3784938050/in/set-72157623024429518/" target="_blank">Timov</a> (CC)</p>
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		<title>Live report: Sydney Wayser &amp; The Tiny @ Grenoble (Le Ciel) &#8211; 27/03</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 10:55:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pirhoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Les femmes s'en mêlent]]></category>
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		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[À Grenoble ce samedi 27, la bruine couvrait la ville d&#8217;un mince filet d&#8217;humidité. À Grenoble ce samedi 27, la lumière perçait si peu les nuages que les rues s&#8217;étendaient à l&#8217;infini dans le brouillard d&#8217;un crépuscule fantomatique. C&#8217;était l&#8217;une de ces journées qu&#8217;on saurait immortaliser dans l&#8217;aquarelle, qui donne au temps l&#8217;écho d&#8217;une boite à musique, ni lugubre, ni féérique.
Ce jour ne pouvait pas s&#8217;achever autrement qu&#8217;avec cette soirée. Le Ciel, petite salle obscure, sans être cachée, elle est invisible pour qui ne veut pas la trouver. On y ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/sydneywayser.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13903" title="sydneywayser" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/sydneywayser.jpg" alt="" width="585" height="389" /></a>À Grenoble ce samedi 27, la bruine couvrait la ville d&#8217;un mince filet d&#8217;humidité. À Grenoble ce samedi 27, la lumière perçait si peu les nuages que les rues s&#8217;étendaient à l&#8217;infini dans le brouillard d&#8217;un crépuscule fantomatique. C&#8217;était l&#8217;une de ces journées qu&#8217;on saurait immortaliser dans l&#8217;aquarelle, qui donne au temps l&#8217;écho d&#8217;une boite à musique, ni lugubre, ni féérique.</p>
<p>Ce jour ne pouvait pas s&#8217;achever autrement qu&#8217;avec cette soirée. <strong>Le Ciel</strong>, petite salle obscure, sans être cachée, elle est invisible pour qui ne veut pas la trouver. On y croise des fauteuils rouges sur d&#8217;étroites rangées et une douce lumière orangée baignant la scène avant son concert (lumière qui aura d&#8217;ailleurs eu raison de nos photos); difficile de ne pas se sentir apaisé dans cette ambiance confortable et intime. Un beau concert ça se prépare et là, la préparation était parfaite.</p>
<p>Il n&#8217;est pas loin de<strong> 21h</strong>, je ne sais plus trop, quand <strong>Sydney Wayser</strong> prend place, devant le piano, accompagnée à la guitare par <strong><a href="http://www.adamtressler.com/">Adam Tressler</a></strong>. Pas plus d&#8217;un sourire, pas même quelques mots, la jeune chanteuse commence à chanter a capella. Ce petit corps a du coffre, il ne lui faudra que quelques secondes pour envahir la salle. Inutile d&#8217;en dire plus, les présentations sont faites. On ne refuse pourtant pas les quelques mots en français qui suivront, <strong>Sydney</strong> est d&#8217;ailleurs franco-américaine.</p>
<p>Les titres s&#8217;enchainent ensuite, doux et surprenants, les deux musiciens, complices, taquins, prennent possession d&#8217;une série d&#8217;instruments: kazoo, grelot, cymbale, glockenspiel, qui seront mis en scène plus comme des jouets que comme des instruments. Ce n&#8217;est pas stigmatisant, il sont tous acteurs d&#8217;un minimalisme touchant et sans faux pas, élégant et soigné qui sonne au diapason avec le <strong>Colorful</strong> que la chanteuse a composé. En outre il ne leur faudra pas plus qu&#8217;une boite à rythmes, parfaitement maîtrisée par <strong>Adam</strong>, pour enlacer la salle de sonorités vaporeuses, abstraites et saturées.</p>
<p>Quand <strong>Sydney</strong> se saisit du ukulélé, on se dit qu&#8217;elle le porte bigrement bien, et que l&#8217;artiste pétille de naturel, bien au delà de ce moment intime qu&#8217;elle nous a accordé. Peu avant la fin, la jeune fille reprend <em>Lilac Wine</em> de <strong>Jeff Buckley</strong> (<a href="http://open.spotify.com/track/4ltsEpa7lR2TLQ2QBw6bIT">spotify</a>), une nouvelle fois l&#8217;interprète porte son timbre sur une mélodie délicate et progressive. La scène lui va à ravir, le public en redemande et ce petit animal qui se déplace en faisant grincer le plancher nous redonne de son charme et de sa personne toute entière&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="271" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcbozi" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="271" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcbozi" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcbozi_sydney-wayser-ladida_music">Sydney Wayser &#8211; Ladida</a></strong></p>
<p>J&#8217;attendais avec impatience la deuxième partie. Souvenez vous, le duo suédois <a href="http://branchetonsonotone.com/tag/the-tiny">The Tiny</a> s&#8217;était déjà aventuré dans ces colonnes virtuelles, on le retrouve aussi à la 18ème place du <a href="http://www.topdesblogueurs.fr/">Top 2009 des Blogueurs</a>. Un duo de qualité, celui d&#8217;une voix unique, entre <strong>Björk</strong> et <strong>Patti Smith</strong>, tant par la puissance que par les perceptibles et presque irritantes imperfections.</p>
<p>Le concert débute sur trois mots d&#8217;<strong>Ellekari Larsson</strong> &laquo;&nbsp;merde&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;shut up&nbsp;&raquo; puis les rires. La suédoise est manifestement très détendue. Ou peut-être est-ce une parade pour dissimuler son trac ? Au regard de l&#8217;incroyable performance qui va suivre, on est en droit de se demander comment la chanteuse fait-elle pour garder son calme? Ce petit morceau de femme recèle une énergie formidable, en témoigne sa musique d&#8217;une beauté transcendante&#8230;</p>
<p>Difficile de ménager les qualificatifs quand on a reçu ce qu&#8217;on a reçu ce soir-là. Après quelques grognements, <strong>The Tiny</strong> entame la plus touchante des expériences qu&#8217;il m&#8217;ait été donnée de vivre lors d&#8217;un concert.</p>
<p>L&#8217;intro, inédite, est un véritable tremplin hallucinatoire pour nos petites têtes bientôt prisent dans un curieux tournis. Le jeu de <strong>The Tiny</strong> repose en effet  sur une manipulation délicate des dissonances et arythmies. Les aspérités de cette musique sont aussi variées que les vocalises de la chanteuse sont rugueuses. Passant sans cesse du grave au suraiguë, du murmure au cri, la suédoise en impose tant par la grâce qui semble toucher sa musique, que par le puissant exercice auquel elle se livre sous nos yeux. Complémentaire, <strong>Leo Svensson</strong> au violoncelle s&#8217;abandonne dans un jeu endiablé.</p>
<p>Ce qui se passe après, se situe à peu près entre frénésie et violence. Le duo joue sur la corde raide, mélangeant délicatesse charnelle et discontinuité grinçante. Sans sourciller le moindre instant <strong>Leo</strong> frotte les lames du glockenspiel, qui quelques minutes avant sonnaient à contre-temps. Se courbe ensuite l&#8217;onduleuse scie musicale du violoncelliste, démonstration encore parfaite de l&#8217;âpre douceur qui résonne dans la salle.</p>
<p>Les interprétations de <em>Last Weekend</em>, <em>Burn</em>, <em>Ten Years</em> ou encore <em>Never  Coming Back</em> sont toutes d&#8217;une incomparable amplitude. Si cette deuxième partie de soirée se résume en fait à peu de choses, ces qualités n&#8217;en restent pas moins maîtresses et la dimension offerte par le live est un tel spectacle qu&#8217;on se satisfait de ses fascinants attraits.</p>
<p>Ce soir là les deux chanteuses tenaient chacune à leur tour une place centrale. Ce soir là était intime et féminin. Un délice surnaturel, sombre et apaisant.</p>
<p><em>Photo: </em><em>©</em><em> <a href=" http://www.flickr.com/photos/chrystelelacene/4376463698/in/set-72157623355680455/">Christène Lacène</a> &#8211; 29.01.2010<br />
Vidéo: © <a href="http://val3rie.com/">Valerie Toumayan</a></em><em> et <a href="http://www.le-hiboo.com/">Rod du hiboo</a></em><em> &#8211; 29.01.2010</em></p>
<h3>Allez plus loin&#8230;<em> </em></h3>
<ul>
<li>sur le site de <a href="http://www.sydneywayser.com/">Sydney Wayser</a></li>
<li>sur le site de <a href="http://www.thetiny.net/">The Tiny</a></li>
<li>sur notre article du <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/02/12/les-femmes-sen-melent-13eme-edition/">Festival Les Femmes S&#8217;en Mêlent</a> (qui encadre ce concert)</li>
<li>avec notre chronique de <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/01/14/chronique-de-gravity-grace-the-tiny/">Gravity &amp; Grace</a></li>
</ul>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 518px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Et bon moi je le fais en avril parce qu&#8217;après Sydney repart au USA</div>
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		<title>Live report : Revolver @ Poitiers (Confort Moderne) &#8211; 23/03</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/03/27/live-report-revolver-poitiers-confort-moderne-2303/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 13:45:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[23/03]]></category>
		<category><![CDATA[Confort Moderne]]></category>
		<category><![CDATA[get around town]]></category>
		<category><![CDATA[music for a while]]></category>
		<category><![CDATA[noah and the whale]]></category>
		<category><![CDATA[poitiers]]></category>
		<category><![CDATA[revolver]]></category>
		<category><![CDATA[the first day of spring]]></category>

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		<description><![CDATA[
A la sortie de Music for a while en juin dernier, j&#8217;avais véritablement accroché à l&#8217;univers si inspiré et harmonieux de la &#171;&#160;pop de chambre&#160;&#187; de Revolver. Un premier album d&#8217;une facture mélodique véritablement pure où se mêlait la pop des Beatles à celle d&#8217;Elliot Smith et des Beach Boys tout en laissant s&#8217;insinuer quelques quintes et nuances qui trahissaient leur formation très classique. Un douze titres de jeunes musiciens connaisseurs comme on en fait peu.  Seulement, Music for a while reste un premier album et, ayant les défauts de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/revolver_189.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13757" title="revolver_189" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/revolver_189.jpg" alt="" width="585" height="354" /></a></p>
<p>A la sortie de <strong><em>Music for a while</em></strong> en juin dernier, j&#8217;avais véritablement accroché à l&#8217;<a href="http://branchetonsonotone.com/2009/06/05/revolver-get-around-town-clip/">univers</a> si inspiré et harmonieux de la &laquo;&nbsp;pop de chambre&nbsp;&raquo; de <strong>Revolver</strong>. Un premier album d&#8217;une facture mélodique véritablement pure où se mêlait la pop des <strong>Beatles</strong> à celle d&#8217;<strong>Elliot Smith</strong> et des <strong>Beach Boys</strong> tout en laissant s&#8217;insinuer quelques quintes et nuances qui trahissaient leur formation très classique. Un douze titres de jeunes musiciens connaisseurs comme on en fait peu.  Seulement, <strong><em>Music for a while</em></strong> reste un premier album et, ayant les défauts de ses qualités, il m&#8217;apparaissait, bien que je l&#8217;écoutais en boucle, un peu trop sage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-13720  aligncenter" title="revolver1" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/revolver1-e1269606376655.jpg" alt="" width="586" height="220" /></p>
<p>Alors, quand j&#8217;ai croisé leurs têtes de premiers de la classe sur le campus de Poitiers, je n&#8217;ai pu résister à la tentation de voir si six mois de tournée leur avait permis d&#8217;affûter quelque peu leurs cordes. Et, ma foi, c&#8217;est le cas. Sûrs d&#8217;eux et pleins d&#8217;humour, les trois garçons (Ambroise, Christophe et Jérémie) se sont munis d&#8217;un batteur et se permettent désormais de véritables écarts rocks.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-13725  aligncenter" title="noah1" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/noah1-e1269615467338.jpg" alt="" width="530" height="200" /></p>
<p>Toutefois, <strong>Revolver</strong> n&#8217;était que la seconde partie de cette soirée pop anglophone. L&#8217;ouverture était tenue par les très bons anglais de <strong>Noah and the Whale</strong> que j&#8217;ai découvert l&#8217;été dernier avec leur <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/07/09/noah-and-the-whale-the-first-day-of-spring">nouvel album</a> efficace et lancinant :<em><strong> The First Day of Spring</strong></em>. Un très bon premier set, donc (un peu trop systématique peut-être) où le violon donne un plus certain à cette jeune formation. Le chanteur à la tignasse de jais a exactement le même type de voix qu&#8217;<strong>Adam Green</strong>, donnant un côté désinvolte à des mélodies en perpétuel crescendo. Un groupe qu&#8217;il faudra, je pense, ne pas perdre de vue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-13727  aligncenter" title="noah2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/noah2-e1269615557552.jpg" alt="" width="517" height="248" /></p>
<p>Puis, ce fut le tour des petits français de <strong>Revolver</strong> qui dès le deuxième titre nous offraient une reprise déchaînée de &laquo;&nbsp;Get Around Town&nbsp;&raquo;. Le concert était à triple-détente puisqu&#8217;il fut vif et rock dans le premier temps, plus posé et intimiste la seconde demi-heure, pour finalement terminer par des bonds sur scènes et des applaudissements frénétiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13723" title="revolver2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/revolver2-e1269614989526.jpg" alt="" width="557" height="209" /></p>
<p>J&#8217;ai donc ressenti un relâchement évident du trio parisien qui semble avoir trouvé sa vitesse de croisière scénique avec un style pop-rock impulsif. Unique petit bémol, la seconde partie, très &laquo;&nbsp;pop de chambre&nbsp;&raquo;, dénote avec le reste du set et dure un peu trop. Ce fut cependant une très belle soirée musicale. La preuve que la musique et la jeunesse sont encore prometteuses.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-13731  aligncenter" title="revolver3" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/revolver3-e1269616024726.jpg" alt="" width="526" height="188" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-13736" title="revolver4" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/revolver4-e1269616822825-1024x811.jpg" alt="" width="491" height="390" /></p>
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		<title>Live report : Slagsmålsklubben @ Stockholm (Strand) &#8211; 11/03</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 17:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[11 mars]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[live report]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[Slagsmalsklubben]]></category>
		<category><![CDATA[strand]]></category>
		<category><![CDATA[suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Slagsmålsklubben est aussi connu en Suède qu&#8217;il est invisible en France. Est-ce dû au froid, au manque de lumière qui baigne l&#8217;hiver scandinave d&#8217;une ambiance sombre et mélancolique ? Les Suédois semblent en tout cas beaucoup plus réceptifs que les Français aux élucubrations colorées et hétéroclites de leurs six compatriotes.
Pour ma part, je ne crois pas éprouver pour aucun groupe ce que j&#8217;éprouve pour ces six gaillards. Leur premier album m&#8217;inspire une sorte de rejet délicieux, une fascination morbide pour quelque chose qui m&#8217;échappe.
Entre le gif animé, la boule de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/banslag.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-13072" title="banslag" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/banslag.png" alt="" width="585" height="206" /></a><strong>Slagsmålsklubben </strong>est aussi connu en Suède qu&#8217;il est invisible en France. Est-ce dû au froid, au manque de lumière qui baigne l&#8217;hiver scandinave d&#8217;une ambiance sombre et mélancolique ? Les Suédois semblent en tout cas beaucoup plus réceptifs que les Français aux élucubrations colorées et hétéroclites de leurs six compatriotes.</p>
<p>Pour ma part, je ne crois pas éprouver pour aucun groupe ce que j&#8217;éprouve pour ces six gaillards. Leur premier album m&#8217;inspire une sorte de rejet délicieux, une fascination morbide pour quelque chose qui m&#8217;échappe.</p>
<p>Entre le gif animé, la boule de noël à paillettes et la danse scandinave folklorique, ce sont un peu des punks modernes. Sans penser une seule seconde aux convenances et autres traditions dans lesquelles la musique moderne s&#8217;empêtre, ces Suédois nous aspirent dans une sorte de mauvais goût assumé, maîtrisé et transcendé. Assumé parce que leur musique transpire le kitsch suranné, la brillantine et les bibelots de mémé. Maîtrisé, parce que s&#8217;ils jouent avec le feu, leur musique garde cette formidable capacité à te tirer un sourire, à faire danser, à faire un grand pied de nez aux absurdités du monde. Transcendé, parce que la musique de <strong>Slagsmålsklubben </strong>dit en réalité bien plus qu&#8217;elle n&#8217;en a l&#8217;air.</p>
<p>Je l&#8217;affirme, <strong>Slagsmålsklubben </strong>est le groupe pop absolu. Agrégeant des influences allant de la musique classique au cinéma en passant par les jeux vidéos et Internet, il a la capacité de te faire perdre la conscience de ton corps et te plonger dans une transe joyeuse, où chacun de tes neurones malmenés répond aux tressautements épileptiques d&#8217;une bande de jeunes sous acides.</p>
<p>A des années lumières des codes, des chemins balisés et des repères musicaux, six musiciens qui ont pour unique ambition de s&#8217;amuser, d&#8217;aller là où personne ne s&#8217;aventure, par peur de l&#8217;échec. Cela rend leur réussite encore plus belle.</p>
<p>Ce soir là, j&#8217;ai assisté au plus grand concert de ma vie. Parce qu&#8217;il y a quelque chose dans leur musique que je ne comprends pas. Et qui m&#8217;échappe encore.</p>
<h3>Écoute :</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1YII3oD9OA8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x5d1719&amp;color2=0xcd311b" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="25" src="http://www.youtube.com/v/1YII3oD9OA8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x5d1719&amp;color2=0xcd311b" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Slagsmålsklubben &#8211; Han Som Tuggar Med Öppen Mun Dör</p>
<p style="text-align: center; font-size: 9px;">(ce qui dans la langue de Strindberg veut dire &laquo;&nbsp;celui qui mâche la bouche ouverte&nbsp;&raquo;. Oui.)</p>
<h3>Setlist (approximative)</h3>
<ul>
<li>Övningsköra</li>
<li>Smedby Eyes</li>
<li>Brutal Weapons</li>
<li>Smart drag mr. Christer</li>
<li>Svenska tennis</li>
<li>Grovhuggen kepsgubbe</li>
<li>Nouvelle chanson</li>
<li>Nouvelle chanson</li>
<li>Hänt</li>
<li>Kom igen kommissarien</li>
<li>Tjeckien, Slovakien och tillbaks igen</li>
<li>Sponsored By Destiny</li>
</ul>
<p>On a déjà parlé de <strong>Slagsmålsklubben </strong>super souvent. Va <a href="http://branchetonsonotone.com/?s=slagsmalsklubben">par là</a>.</p>
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