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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Événement</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Live report : Masta Ace, Marco Polo &amp; Wordsworth (@Glazart, 13/05/12)</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 15:04:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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La venue d&#8217;un rappeur américain sur le sol français est toujours un évènement, même dans une ville comme Paris qui propose une large offre de concerts toute l&#8217;année. J&#8217;avais donc mis une croix dans mon agenda à la date du 13 mai. Car &#171;&#160;immanquable&#160;&#187; est l&#8217;adjectif qui caractérise le mieux le concert de Masta Ace, Marco Polo et Wordsworth au Glazart. Ce n&#8217;était donc pas une seule légende du rap U.S. qui posait ses valises du côté de la Villette mais trois. Masta Ace tout d&#8217;abord, membre éminent du Juice ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-28.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26942" title="MASTA ACE-28" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-28.jpg" alt="" width="590" height="400" /></a></p>
<p>La venue d&#8217;un rappeur américain sur le sol français est toujours un évènement, même dans une ville comme Paris qui propose une large offre de concerts toute l&#8217;année. J&#8217;avais donc mis une croix dans mon agenda à la date du 13 mai. Car &laquo;&nbsp;immanquable&nbsp;&raquo; est l&#8217;adjectif qui caractérise le mieux le concert de <strong>Masta Ace</strong>, <strong>Marco Polo</strong> et <strong>Wordsworth</strong> au Glazart. Ce n&#8217;était donc pas une seule légende du rap U.S. qui posait ses valises du côté de la Villette mais trois. Masta Ace tout d&#8217;abord, membre éminent du Juice Crew &#8211; avec <strong>Big Daddy Kane</strong>, <strong>Marley Marl</strong>, <strong>Kool G Rap</strong>&#8230; &#8211; qui fit bouger les têtes au tournant des années 1990. Le MC new yorkais traversa les décennies, jonglant entre un style parfois &laquo;&nbsp;west coast&nbsp;&raquo; et des sonorités propres aux poncifs du rap de la ville qui l&#8217;a vu naître. <strong>Marco Polo</strong> était aussi de la partie. Fidèle collaborateur du rappeur de Brooklyn, c&#8217;est lui qui a notamment produit <em>A Long Hot Summer</em>, sublime album de <strong>Masta Ace</strong> sorti en 2004. Enfin, le duo était accompagné d&#8217;un troisième larron pour ce concert : <strong>Wordsworth</strong> du groupe <strong>eMC</strong>. Chargé de faire la transition entre la première partie &laquo;&nbsp;française&nbsp;&raquo; du concert et l&#8217;entrée en scène de <strong>Masta Ace</strong>, <strong>Wordsworth</strong> ne savait probablement pas que sa tâche allait être plus que primordiale au regard de la piètre prestation de ceux qui l&#8217;avaient précédé sur scène.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/XbsPTkwqWCI" frameborder="0" width="590" height="350"></iframe></p>
<p>La longue traversée de Paris pour arriver au Glazart m&#8217;a fait rater les prémices du concert. Frileux à l&#8217;idée de subir une sempiternelle médiocre première partie, je dois avouer avoir inconsciemment forcé mon retard. Une fois la porte d&#8217;entrée du Glazart franchie, la salle est à moitié vide. Étonnant. Les amateurs du bon vieux Masta ont-ils préféré attendre la venue de leur poulain pour pénétrer à l&#8217;intérieur de cette petite salle ? Impossible de le savoir. Par curiosité, je prête une oreille attentive aux derniers rappeurs français venus mettre un point final à la première partie. Dans un premier temps, je suis agréablement surpris par <strong>Radikal MC</strong> qui manie les rimes et les instrumentales de qualité &#8211; ce qui est plutôt rare dans le rap français &#8211; avec une certaine virtuosité. Les quelques dizaines de personnes présentes dans le public sont sensibles au talent du rappeur et lui rendent la pareille par de chaleureux applaudissements.</p>
<p>Vient le tour de <strong>Nemir</strong>, MC originaire de Perpignan, et de ses acolytes. Et là, c&#8217;est la catastrophe. Mon ressenti est naturellement subjectif mais la souffrance auditive lors du passage de Nemir semblait partagée par mes voisins dans l&#8217;assistance. Faut-il beugler dans un micro comme un mort de faim pour se faire entendre ? Le rôle d&#8217;un rappeur de première partie ne se résume-t-il qu&#8217;à celui d&#8217;un vulgaire &laquo;&nbsp;ambianceur&nbsp;&raquo; sans inspiration ? Je ne crois pas&#8230; Ajoutez à cela des relances du public maladroites et des instrumentales qui malmènent les tympans, vous aurez compris que mon impatience à l&#8217;idée de voir enfin <strong>Masta Ace</strong> était grandissante.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26950" title="MASTA ACE-22" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-22.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p>On m&#8217;avait pourtant prévenu. <strong>Masta Ace</strong> n&#8217;est pas quelqu&#8217;un de très ponctuel. Au final, le MC de Brooklyn débarquera sur scène avec une petite heure de retard. Raisonnable. Heureusement, ils avaient prévu le coup en invitant <strong>Wordsworth</strong> pour réellement chauffer un Glazart qui se remplissait peu à peu. L&#8217;effet fut immédiat. Ces Américains ont quand même ce &laquo;&nbsp;je ne sais quoi&nbsp;&raquo; qui fait d&#8217;eux de réelles bêtes de scènes. Pour eux, pas besoin de s&#8217;égosiller pour mettre l&#8217;ambiance. Le concert se doit d&#8217;être un lieu d&#8217;échanges d&#8217;histoires personnelles, de sentiments. La petite taille du Glazart est propice à ce type d&#8217;interactions qui sont impossibles dans des salles comme Bercy ou le Zénith.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26965" title="MASTA ACE-21" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-21.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p>S&#8217;installe alors une relation amicale avec le public. <strong>Wordsworth </strong>ne fait pas que rapper, il partage, communique et vibre avec la salle. Pour plaire aux uns, il interprète des titres &laquo;&nbsp;hardcore&nbsp;&raquo;. Pour satisfaire les envies des autres, il se mue en amoureux transi et déballe ses sentiments. On y est. Voici ce qu&#8217;un amateur de rap veut entendre. Le large panel de thématiques et de sonorités propres au rap fait d&#8217;ailleurs toute la beauté de cette musique. Mené de main de maître par un rappeur devenu acteur, le concert est un vrai show dans lequel le jeu tient une place prépondérante. <strong>Wordsworth</strong> l&#8217;a bien compris. Il s&#8217;amuse du public en empruntant casquettes et autres appareils photos pour illustrer ses rimes. C&#8217;est un Glazart désormais bien garni qui saute, chante et transpire au rythme du rap américain.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26958" title="MASTA ACE-18" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-18.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p>Pas le temps de souffler que <strong>Masta Ace</strong> arrive enfin. Niveau mise en scène, il est pas mal non plus dans son genre. Pour symboliser le long périple qu&#8217;il vient de réaliser depuis Brooklyn, il débarque avec un énorme sac à dos et des coudières. Le ton est donné. L&#8217;homme est un dur à cuire. Malgré la fatigue du voyage, <strong>Masta Ace </strong>se donne corps et âme pendant plus d&#8217;une heure. Accompagné de <strong>Stricklin</strong> du groupe <strong>eMC</strong>, le rappeur revient sur sa longue carrière en interprétant ses classiques comme <em>Good Ol&#8217; Days</em>, <em>Nostagia</em> ou <em>Brooklyn Masala</em>. Dans un élan de nostalgie, il se réapproprie certains classiques du rap U.S. devant un public naturellement réceptif. Comme s&#8217;il se sentait dans l&#8217;obligation de transmettre un message, <strong>Masta Ace</strong> profite de certains temps morts pour évoquer son amour du hip hop. Il tient également à rappeler combien le hip hop est un mouvement porteur de valeurs qu&#8217;il est indispensable de faire perdurer. Belle initiative.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26963" title="MASTA ACE-41" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/MASTA-ACE-41.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p>La prestation de <strong>Masta Ace</strong> n&#8217;avait pas seulement pour but de parcourir son imposante discographie. Le MC était également venu présenter son nouvel album <em>MA DOOM Son of Yvonne</em>, produit par <strong>MF DOOM</strong>. Comme il a tenu à le préciser, cet opus est dédié à sa mère &#8211; Yvonne &#8211; décédée en 2005 &#8211; mais pas seulement. C&#8217;est en fait une sorte d&#8217;autobiographie dans laquelle <strong>Masta Ace</strong> évoque son enfance, sa découverte de la musique&#8230; Au final, <strong>Masta Ace </strong> aura su jouer avec les émotions de son public au cours d&#8217;une prestation, certes succincte, mais terriblement délicieuse.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/P6a7dVbCIdo" frameborder="0" width="590" height="350"></iframe></p>
<p>Un grand merci<a href="http://www.flickr.com/photos/fjludo"> à Ludo </a>pour ses superbes photos !</p>
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		<title>Interview de Gaël Faye : &#171;&#160;Cet album c’est un peu le roman que je ne peux pas écrire&#160;&#187;</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/05/10/interview-de-gael-faye-cet-album-solo-cest-un-peu-le-roman-que-je-ne-peux-pas-ecrire/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 15:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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Deux ans après la sortie de l&#8217;album de Milk Coffee &#38; Sugar, Gaël Faye se lance en solo avec Pili Pili sur un croissant au beurre. Cette autobiographie musicale, qui puise ses influences dans les sonorités du monde entier, sortira le 24 septembre prochain. En attendant, Gaël a accepté de confier à BTS ses premières impressions concernant ce nouveau projet.
BTS : Vendredi dernier, tu présentais ton nouvel album « Pili Pili sur un croissant au beurre » à la MPAA. Comment as-tu vécu ce moment ?
Gaël Faye: C&#8217;était particulier parce ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-26883" title="GF-2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-2-1024x679.jpg" alt="" width="592" height="350" /></a></p>
<p><em>Deux ans après la sortie de l&#8217;album de Milk Coffee &amp; Sugar, Gaël Faye se lance en solo avec </em>Pili Pili sur un croissant au beurre<em>. Cette autobiographie musicale, qui puise ses influences dans les sonorités du monde entier, sortira le 24 septembre prochain. En attendant, Gaël a accepté de confier à BTS ses premières impressions concernant ce nouveau projet.</em></p>
<p><strong>BTS : Vendredi dernier, tu présentais ton nouvel album « Pili Pili sur un croissant au beurre » à la MPAA. Comment as-tu vécu ce moment ?</strong></p>
<p>Gaël Faye: C&#8217;était particulier parce que c&#8217;était la première fois que je faisais la plupart des morceaux. Y&#8217;a certains morceaux que j&#8217;ai écrits y&#8217;a des années donc c&#8217;est bizarre de les faire sur scène. Et puis surtout, comme c&#8217;est un album autobiographique dans lequel je parle des gens qui m&#8217;entourent, il fallait gérer l&#8217;émotion à l&#8217;état brut. C&#8217;était surtout le cas sur <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em>, titre dans lequel j&#8217;évoque mes parents alors que ma mère était dans la salle ! Après, le fait que c&#8217;était la première fois qu&#8217;on faisait ces morceaux, on était un petit peu &laquo;&nbsp;sur des oeufs&nbsp;&raquo;. C&#8217;est aussi une autre énergie de faire un concert entier sans mon acolyte de <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong> (<em><strong>Edgar Sekloka</strong> ndlr</em>). C&#8217;est le saut dans le vide quoi !</p>
<p><strong>BTS : Si tu devais présenter cet album en quelques mots à quelqu’un qui ne te connait pas, que dirais-tu ?<br />
</strong><br />
Je dirais déjà que c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un enfant exilé qui interroge son exil, son métissage et qui se questionne sur sa place dans la société. C&#8217;est un album qui se veut &laquo;&nbsp;rap&nbsp;&raquo; mais traversé par tous les courants qui ont circulé dans ma vie : la musique africaine, la musique cubaine, la chanson française aussi. Autant au niveau de l&#8217;écriture que de la musique, c&#8217;est quelque chose de métissé même si c&#8217;est galvaudé ce mot-là mais c&#8217;est ce que j&#8217;ai essayé de faire.</p>
<p><strong>BTS : Comment tu décrirais ton rap, le fait que tu aies notamment un flow très changeant ?<br />
</strong><br />
Ah ben merci ! Dernièrement on m&#8217;a dit que j&#8217;avais un flow monocorde donc merci ! J&#8217;ai effectivement travaillé pour que ça change, qu&#8217;on puisse avoir plusieurs humeurs et plusieurs couleurs sur cet album là tant au niveau de la musique&#8230;</p>
<p><strong>(Sacha, son homme à tout faire musical, l&#8217;interrompt pour lui servir un café, normal pour un membre des Milk Coffee &amp; Sugar&#8230;)<br />
</strong><br />
Donc je te disais quoi&#8230;</p>
<p><strong>BTS : On parlait de ton flow changeant&#8230;<br />
</strong><br />
J&#8217;ai vraiment voulu que ce soit un voyage dans tous les sens du terme. Géographique d&#8217;abord parce que l&#8217;album commence avec mon arrivée en France et se termine avec la dernière chanson, <em>L’ennui des après-midi sans fin</em>, où je retourne dans le Burundi de mon enfance. C&#8217;est un voyage spatial mais aussi musical, on touche un peu à tout. C&#8217;est pour ça qu&#8217;au niveau de mon flow, de ma manière de poser, du BPM (<em>battement par minute ndlr</em>), c&#8217;était important pour moi qu&#8217;il y ait des choses très lentes et très rapides. Souvent, quand j&#8217;écoute des albums de rap actuel, le BPM dépasse jamais les 90. Moi je voulais retrouver des trucs à l&#8217;ancienne avec des trucs à 130, voire 140 même si c&#8217;est pas forcément du rap pur et dur. Y&#8217;a des morceaux de musique africaine où je rappe vite mais c&#8217;est pas le &laquo;&nbsp;boom-tchak&nbsp;&raquo; que l&#8217;on connait&#8230;</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-1-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-26888" title="GF-1 (1)" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-1-1-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><strong>BTS : L’album est musicalement très hétérogène. On passe par exemple du rap hardcore de <em>Fils du Hip Hop</em> à un simple piano-voix avec <em>L’ennui des après-midi sans fin</em>. Tu n’as pas peur que l’auditeur soit déboussolé par ce parti pris ?</strong></p>
<p>Si on aborde <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em> en ayant en référence l&#8217;album de <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong>, je pense pas qu&#8217;on soit déboussolé parce qu&#8217;on avait déjà cette vision des choses avec &laquo;&nbsp;Milk Coffee&nbsp;&raquo;. On avait des morceaux très posés, piano-voix, d&#8217;autres beaucoup plus incisifs et plus &laquo;&nbsp;rap&nbsp;&raquo; comme <em>Allumez les briquets</em>. Il y avait déjà toute cette nuance dans<strong> Milk Coffee &amp; Sugar</strong>. Peut-être que je suis allé un peu plus loin sur mon album mais ce panel-là existait déjà sur Milk Coffee. Par contre, quelqu&#8217;un qui se dirait : &laquo;&nbsp;J&#8217;attends un disque de rap classique, pur et dur&nbsp;&raquo;, il peut être déboussolé. Moi je fais un album comme j&#8217;aimerais en écouter. J&#8217;aime les albums où tu retrouves plusieurs couleurs. <em>Pili Pili sur un croissant au beurre </em>ne s&#8217;écoute pas d&#8217;un bout à l&#8217;autre avec la même humeur. Si on est triste, il y a des chansons qu&#8217;on pourra moins écouter sur l&#8217;album. Par contre, si on a vraiment envie de voyager, d&#8217;écouter une histoire, je pense que l&#8217;album peut être intéressant.</p>
<p><strong>BTS : Dans le titre « Fils du Hip Hop », on a l’impression que tu essayes de défendre ton appartenance au mouvement hip hop. Est-ce que tu te sens à l’écart du rap actuel du fait de choix musicaux particuliers ?<br />
</strong></p>
<p>Non je me sens pas à l&#8217;écart. Après c&#8217;est toujours la même chose : y&#8217;a le rap mainstream, que tout le monde a en tête parce qu&#8217;on l&#8217;entend en boucle à la radio et à la télévision. Ils ont une posture, des thématiques dans lequelles je me reconnais pas trop même si je voudrais pas généraliser. Le rap est tellement riche et pluriel. Plein de potes à moi sont dans l&#8217;<em>indé</em>, dans l&#8217;<em>underground</em>, qui ont la même philosophie que nous même s&#8217;ils ont un style de musique un peu différent. Ils n&#8217;ont pas ce côté acoustique qu&#8217;on essaye d’insuffler dans nos instrumentales mais ils gardent un même état d&#8217;esprit. Ils veulent faire quelque chose de qualité, faire perdurer le rap et le mouvement hip hop, amener encore une exigence supérieure. En tout cas, quand je fais un album, j&#8217;essaye d&#8217;apporter quelque chose de neuf. Même si tout a peut-être été déjà dit, il faut le présenter avec un nouveau regard.</p>
<p><strong>BTS : On pourrait te répondre qu&#8217;en apportant des instruments comme tu le fais, tu renonces à certaines caractéristiques du rap comme le scratch. Est-ce tu conserveras toujours cet angle d&#8217;attaque musical pour tes prochaines productions ?<br />
</strong><br />
Je pense que c&#8217;est la richesse du rap et c&#8217;est pour ça que j&#8217;aime cet art. Il n&#8217;y a pas de mode d&#8217;emploi. Rapper c&#8217;est finalement assez flou. Pour moi le rap c&#8217;est quand même de la métrique. Après la manière dont tu poses, que ce soit sur un guitare-voix ou sur un &laquo;&nbsp;platine-scratchs&nbsp;&raquo;, c&#8217;est finalement pas si important. Mon album référence est <em><strong>The Score</strong></em> des <strong>Fugees</strong>. C&#8217;est vrai que quand il est sorti, quand j&#8217;ai vu Wyclef à la guitare et les autres rapper, ça m&#8217;avait beaucoup parlé. C&#8217;est pas pour rien que c&#8217;est un album qui a très bien marché ! Je pense qu&#8217;il amenait le rap dans une autre dimension. Donc le scratch j&#8217;en referai naturellement parce que je reste un grand fan des DJs. D&#8217;ailleurs je suis en train de travailler sur des projets où je suis juste accompagné de DJs. Tout ça dépend de l&#8217;humeur, de ce que tu veux raconter et là ça correspondait pas à <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em>.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26894" title="GF-5" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-5.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p><strong>BTS : Même si tu rappes en solitaire, quel rôle a joué ton acolyte Edgar dans la conception de cet album ?<br />
</strong></p>
<p>Edgar a joué son rôle de beatmaker en m&#8217;apportant beaucoup d&#8217;instrumentaux. C&#8217;est lui qui a produit beaucoup de sons comme &laquo;&nbsp;Ma femme&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Pili Pili sur un croissant au beurre&nbsp;&raquo;. Grâce à lui j&#8217;ai pu beaucoup écrire. Il était toujours à mes côtés en studio et avait presque un rôle similaire au mien. Il discutait avec Guillaume (<em>Poncelet, le compositeur ndlr</em>) pour les arrangements. C&#8217;est un travail collectif, même pour la pochette de l&#8217;album. A chaque fois que je faisais un texte, il était le premier à l&#8217;écouter et à valider&#8230; ou pas.</p>
<p><strong>BTS : Pourquoi avoir voulu faire cet album solo et non pas un nouvel album avec Milk ?<br />
</strong><br />
Cet album solo est un projet que j&#8217;avais depuis longtemps. J&#8217;ai eu cette envie très profonde de faire un album solo en 2002 quand j&#8217;ai écrit le premier texte &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, qui ouvre <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em>. Avec ce texte, j&#8217;ai réussi à mettre des mots sur des sensations que j&#8217;éprouvais depuis longtemps mais que j&#8217;arrivais pas à faire sortir. A ce moment-là, je me suis dit qu&#8217;il fallait que je fasse cet album. Si ça a été long à se faire, c&#8217;est parce que je voulais rencontrer quelqu&#8217;un qui puisse m&#8217;amener musicalement là où je voulais aller. Avec un beatmaker, je pouvais pas. Je voulais absolument travailler avec un musicien doué et j&#8217;ai eu la chance de tomber sur Guillaume. Comme il était toujours occupé à d&#8217;autres projets, on n&#8217;a jamais pu finaliser l&#8217;album. Entre-temps on a sorti l&#8217;album <strong><em>Milk Coffee &amp; Sugar</em></strong>. Mais la volonté de faire un album solo était antérieure au projet avec Edgar. Ça tombait bien de faire cet album à ce moment-là puisque d&#8217;Edgar était en train d&#8217;écrire son deuxième roman (<em>Adulte à présent ndlr</em>) et son recueil de poésie. Tout concordait parfaitement.</p>
<p><strong>BTS : Et toi les romans et la poésie ça ne t&#8217;intéresse pas ?<br />
</strong><br />
Ça m&#8217;intéresse mais je suis pas doué ! C&#8217;est quelque chose de très difficile donc mon mode d&#8217;expression reste la musique. Cet album solo c&#8217;est un peu le roman que je ne peux pas écrire. Edgar sort ses romans et moi je sors cet album solo.</p>
<p><strong>BTS : Est-ce que tu penses que ton album s’inscrit musicalement comme un prolongement de l’œuvre de Milk ou c’est un projet totalement différent ?<br />
</strong></p>
<p>C&#8217;est un prolongement. Déjà dans <em><strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong></em>, y&#8217;avait le morceau &laquo;&nbsp;Hope Anthem&nbsp;&raquo; dans lequel j&#8217;abordais des choses très personnelles. Je parlais de l&#8217;exil, du génocide des Tutsis au Rwanda, de mon métissage&#8230; C&#8217;était déjà une porte d&#8217;entrée pour mon album. Avec Edgar, on partage certaines choses (nos origines différentes, la volonté de mélanger les sonorités&#8230;). Donc quelqu&#8217;un qui aime <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong> devrait a priori adhérer à mon projet. J&#8217;ai pas décidé de faire de la musique électro ou du rock ! Après, c&#8217;est beaucoup plus personnel. J&#8217;aurais pas pu faire ces morceaux avec Edgar parce que ça me paraît impensable de faire une chanson sur ma femme ou ma fille sur un album du groupe. <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong> est une porte d&#8217;entrée pour mon album solo qui est lui-même le prolongement du projet mené avec Edgar puisqu&#8217;on a la même équipe de musiciens, c&#8217;est la même famille !</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26901" title="GF-10" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-10.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p><strong>BTS : Un mot sur tes featurings ?<br />
</strong><br />
J&#8217;ai pas de featurings rappeurs&#8230; Enfin si <strong>Tumi</strong> mais je ne l&#8217;ai pas invité en tant que rappeur mais en tant que chanteur. En fait, sur la chanson &laquo;&nbsp;Blend&nbsp;&raquo;, je voulais un chanteur mais j&#8217;en trouvais pas en France. J&#8217;ai repensé à <strong>Tumi</strong>, qui était sur l&#8217;album de <em><strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong></em>. Je me suis souvenu de lui en live. Il a un flow tellement chantant qu&#8217;il était parfait pour le titre que je voulais faire. Sinon y&#8217;a <strong>Pytshens Kambilo</strong>, un chanteur guitariste congolais que j&#8217;ai invité sur &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, <strong>Julia Assar</strong> excellente chanteuse qui est venue prêter sa voix sur &laquo;&nbsp;Slowoperation&nbsp;&raquo;. <strong>Ousman Danedjo</strong> est sur &laquo;&nbsp;Metis&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Je pars&nbsp;&raquo;. <strong>Ben l&#8217;Oncle Soul</strong> chante sur &laquo;&nbsp;Isimbi&nbsp;&raquo;. D&#8217;ailleurs, l&#8217;instrumentale de cette chanson, qui est une composition de Guillaume, devait être sur le premier album de Ben. Finalement il l&#8217;avait pas prise. Du coup, quand j&#8217;ai écouté ce son, j&#8217;ai tout de suite accroché. Le pattern de l&#8217;instru me faisait penser à &laquo;&nbsp;Zion&nbsp;&raquo; de <strong>Lauryn Hill</strong>. Comme je voulais écrire une chanson sur ma fille, le truc était tout trouvé. Je voulais de la voix, un son un peu gospel. Mais la collaboration dont je suis le plus fier est celle avec <strong>Bonga</strong> sur &laquo;&nbsp;Président&nbsp;&raquo; parce que c&#8217;est un rêve qui se réalisait. Malheureusement, il n&#8217;est pas très connu du grand public en France mais c&#8217;est une légende au Cap-Vert, en Angola ou au Portugal. Pour les gens passionnés de musique africaine, <strong>Bonga</strong> c&#8217;est le top, aussi haut que <strong>Cesaria</strong> ou <strong>Manu Dibango</strong> ! Juste pour ça, je suis content d&#8217;avoir fait cet album. C&#8217;est magique&#8230;</p>
<p><strong>BTS : Comment s&#8217;est déroulée la rencontre avec Bonga ?<br />
</strong><br />
Cette rencontre a été très compliquée parce qu&#8217;on n&#8217;arrivait pas à trouver quelqu&#8217;un qui pouvait lui faire remonter la chanson, même en passant par la maison de prod&#8217;. Finalement, après des mois et des mois, il a reçu la chanson et il a été interpellé par le texte. Il a donc voulu me voir et la rencontre s&#8217;est très bien passée. Quelques jours après, il est venu en studio et on a fait le morceau. Ça restera un grand moment pour moi.</p>
<p><strong>BTS : Ton rap est fortement marqué par les questions politiques comme sur &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Président&nbsp;&raquo;, ou les titres des MC’s. Est-ce que tu t’impliques à ton niveau pour faire bouger les choses ?<br />
</strong></p>
<p>Je m&#8217;implique au niveau associatif. Le travail de la justice concernant le génocide des Tutsis au Rwanda est très important pour moi. Je suis secrétaire du collectif des parties civiles pour le Rwanda qui s&#8217;occupe de poursuivre les présumés génocidaires rwandais vivant en France. Et il y en a beaucoup&#8230; C&#8217;est une cause pour laquelle je milite depuis des années et des années. Ensuite, au niveau politique, je n&#8217;ai pas la volonté de militer dans un parti politique. On agit souvent à travers notre musique, on travaille avec Amnesty International sur certaines questions, on participe à des ateliers d&#8217;écriture avec des associations&#8230; On baigne constamment dans le milieu associatif. De là à s&#8217;engager dans des partis, parce que c&#8217;est la période, ça reste de l&#8217;ordre personnel tout comme la religion par exemple. J&#8217;ai aimé certains artistes qui ont pris des engagements politiques qui m&#8217;ont déçu. Après ça, j&#8217;ai écouté leur musique différemment. J&#8217;ai pas forcément envie que des gens, qui apprécient ma musique, se sentent &laquo;&nbsp;trahis&nbsp;&raquo; en quelque sorte parce que je soutiendrais telle ou telle personne. En écoutant mes morceaux, je pense qu&#8217;on peut s&#8217;imaginer à quel bord politique j&#8217;appartiens&#8230;</p>
<p><strong>BTS : Tu suis quand même ça de près ?<br />
</strong><br />
Complètement ! Mais je me sens, comme disait <strong>Nas</strong>, comme &laquo;&nbsp;un reporter de l&#8217;actualité&nbsp;&raquo;. On n&#8217;a pas de caméra mais un micro. Ça fait partie de ma vie de tous les jours. C&#8217;est pour ça que j&#8217;écris. A travers mes mots, j&#8217;ai envie de gueuler. Je fais du rap conscient ! On se regarde pas le nombril, on essaye de parler de ce qui nous entoure. Même si mon album est autobiographique, c&#8217;est de la petite histoire qui s&#8217;inscrit dans la grande histoire. Je vais pas parler d&#8217;un déménagement ou d&#8217;une rupture avec ma copine. Même quand je fais un morceau sur ma fille, j&#8217;aborde la question du génocide parce qu&#8217;on lui a donné le prénom de sa grand-mère qui a été tuée. Je me questionne en tant que père. Pourquoi je mets tant de poids sur les frêles épaules de ma fille ? On renaît aussi après un génocide. Une naissance après un génocide, c&#8217;est le vrai combat : ils pensaient nous anéantir mais on est toujours là ! La chanson &laquo;&nbsp;Bouge à Buja&nbsp;&raquo; a par exemple l&#8217;air festive, c&#8217;est du ndombolo soukous comme j&#8217;en ai écouté quand j&#8217;étais petit. Je parle de cette ville de façon apolitique mais c&#8217;est très engagé parce que Bujumbura est une ville marquée par vingt ans de guerre. C&#8217;est une ville avec énormément de violence. Et moi quand j&#8217;arrive et je te dis : &laquo;&nbsp;Viens chez moi, on va boire une bière, tu vas aimer mon pays&#8230;&nbsp;&raquo; C&#8217;est une manière de dire, malgré tout, la vie continue. J&#8217;essaye toujours d&#8217;avoir un fond d&#8217;engagement dans mes chansons.</p>
<p><strong>BTS : Ta famille est également très présente sur l’album (« Isimbi », « Pili Pili sur un croissant au beurre »). Pourquoi t’être dévoilé à ce point, alors que tu dis toi-même que tu es très pudique ?<br />
</strong></p>
<p>J&#8217;aime le rap français depuis longtemps. Je me suis rendu compte que souvent, les textes qui m&#8217;ont le plus marqué sont des textes personnels. Je pense que c&#8217;est ça la force du rap. Tu peux beaucoup parler contrairement à la chanson où tu dis un mot et ça dure quatre mesures&#8230; J&#8217;aime bien quand c&#8217;est intime mais pas de l&#8217;étalage. J&#8217;ose espérer, même si j&#8217;ai la confirmation de certaines personnes qui ont pu écouter l&#8217;album, que même s&#8217;il s&#8217;agit de moi, ça peut parler à d&#8217;autres personnes. Dans un texte comme &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, où je parle de mon exil, de ma situation, de mon envie de rentrer parce qu&#8217;il faut reconstruire le pays, de la distance avec la famille&#8230; C&#8217;est des choses personnelles mais qui touchent d&#8217;autres personnes ! Dans &laquo;&nbsp;Pili Pili sur un croissant au beurre&nbsp;&raquo;, au delà de l&#8217;histoire de mes parents, c&#8217;est aussi une histoire du divorce. Je parle de deux êtres qui se rencontrent, qui s&#8217;aiment et qui se séparent, en laissant des enfants au croisement de cette route. Même si c&#8217;est mon histoire, elle peut arriver à tout le monde ! Pour le morceau &laquo;&nbsp;Isimbi&nbsp;&raquo;, tu ne peux pas écrire sur la politique sans écrire sur la plus belle chose qui puisse arriver à un homme : un enfant. Je pensais pas mais le jour où est née &laquo;&nbsp;Isimbi&nbsp;&raquo;, ça a été la plus grosse émotion de ma vie. Même faire un concert à Bercy ne me procurera jamais autant d&#8217;émotion que le jour où j&#8217;ai tenu ma fille pour la première fois dans mes bras. Un artiste fait finalement parler ses émotions. Avant d&#8217;aborder n&#8217;importe quel sujet, j&#8217;avais besoin, comme chez un psy, de parler de moi et de mettre les choses à plat par rapport à mon histoire qui était dense à un moment de ma vie. Il fallait que ça sorte avant de passer à autre chose.</p>
<p><strong>BTS : Tu es franco-rwandais ayant grandi au Burundi. L’Afrique est très présente sur cet album (&laquo;&nbsp;Bouge à Buja&nbsp;&raquo;…) Quelles relations entretiens-tu avec l’Afrique, et plus particulièrement avec le Burundi et le Rwanda ?<br />
</strong></p>
<p>Je retourne au Burundi chaque été. C&#8217;est mon pays d&#8217;enfance. Quand je rentre là-bas, j&#8217;ai vraiment l&#8217;impression d&#8217;être à la maison. Le Rwanda c&#8217;est un pays que je connais pas trop parce que ma mère était réfugiée. On a connu le pays après le génocide, au moment où tout a commencé à changer. Je reste très lié au Rwanda parce que j&#8217;ai vécu la lutte armée de ma famille pour retourner là-bas. Du coup, c&#8217;était un peu notre Terre promise à nous ! Tous les matins je me lève entre Paris, Bujumbura et Kigali. J&#8217;écoute RFI tous les matins pour me tenir au courant de ce qui se passe là-bas.</p>
<p><strong>BTS : Dernière question : qu&#8217;est-ce que tu écoutes en ce moment ?<br />
</strong><br />
J&#8217;écoute beaucoup <strong>Nneka</strong> en ce moment. J&#8217;aime beaucoup son dernier album. Elle arrive à mélanger les sonorités hip hop, musiques nigérianes, afrobeat&#8230; c&#8217;est très fort ! Sinon je réécoute des vieux trucs de rap français : Time Bomb, les X-Men, Lunatic&#8230; Et là, avec Guillaume, on écoute beaucoup la &laquo;&nbsp;37ème chambre&nbsp;&raquo;, des reprises du Wu-Tang faites par des musiciens.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/XTF2pwr8lYk" frameborder="0" width="590" height="350"></iframe></p>
<p>Un grand merci à Ludo pour ses magnifiques photos ! Pour admirer le reste de son oeuvre, c&#8217;est par <a href="http://www.flickr.com/photos/fjludo">ici</a>.</p>
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		<title>Interview de Nneka : &#171;&#160;Wake Up World !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 15:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément</dc:creator>
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« En tant qu&#8217;artiste, je suis consciente de ce que je vois. Je n&#8217;aurais rien à dire s&#8217;il n&#8217;y avait rien à dénoncer »
Le ton est donné. Emmitouflée dans sa doudoune et son bonnet péruvien, Nneka impressionne par son naturel et sa sincérité. Elle prend son temps pour donner les réponses les plus claires possibles et ne se cache pas derrière son statut d&#8217;artiste. « Je ne fais pas de la musique parce que je dois donner au monde quelque chose qu&#8217;il n&#8217;a pas. C&#8217;est plus une bataille personnelle avec des sujets qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://branchetonsonotone.com/2012/04/30/interview-de-nneka-wake-up-world/entetebis-2/" rel="attachment wp-att-26754"><img class="aligncenter  wp-image-26754" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/entetebis1.jpg" alt="" width="485" height="727" /></a></p>
<p><em>« En tant qu&#8217;artiste, je suis consciente de ce que je vois. Je n&#8217;aurais rien à dire s&#8217;il n&#8217;y avait rien à dénoncer »</em></p>
<p style="text-align: justify">Le ton est donné. Emmitouflée dans sa doudoune et son bonnet péruvien, <strong>Nneka</strong> impressionne par son naturel et sa sincérité. Elle prend son temps pour donner les réponses les plus claires possibles et ne se cache pas derrière son statut d&#8217;artiste. <em>« Je ne fais pas de la musique parce que je dois donner au monde quelque chose qu&#8217;il n&#8217;a pas. C&#8217;est plus une bataille personnelle avec des sujets qui me touchent comme la religion, la politique, mes interrogations sur la vie et tout ce qui va avec. »</em></p>
<p>Ancienne étudiante en anthropologie, <strong>Nneka</strong> fait de la musique avec passion. Mais elle ne veut pas se laisser enfermer dans l&#8217;image de chanteuse. <em>« Ma &nbsp;&raquo;carrière&nbsp;&raquo; dans la musique m&#8217;a appris comment apprécier la vie et faire attention aux gens qui nous entourent en dehors de ce système. Même si je ne faisais pas de la musique, j&#8217;aurais la même passion, la même volonté de mieux faire, quoique je fasse. »</em></p>
<p>Son dernier album <em>Soul is Heavy</em>, produit dans son appartement au Nigeria, est la preuve de cet aspect intime de son travail.«<em> Il a été écrit pendant une période très compliquée dans le monde : les révolutions, les mouvements Occupy comme au Nigéria&#8230; Ces sujets sont très proches de moi car je les voyais de mes propres yeux. Ça a eu un impact sur ma musique ».</em></p>
<p><iframe width="580" height="326" src="http://www.youtube.com/embed/xkDgnVJa7SU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Nneka</strong> ne fait pas semblant et ça se voit. L&#8217;interview devait durer 15 minutes. Au final, je reste une heure avec elle et le journaliste suivant. Sur scène, même chose. <strong>Nneka</strong> est généreuse et fidèle à elle-même. Après la première partie assurée par <strong>Toguna</strong>, groupe réunionnais qui a séduit le public de l&#8217;Observatoire, notre indignée commence son set par <em>Lucifer (No Doubt)</em>, traitant de la corruption. Les 4 musiciens qui l&#8217;accompagnent sur scène, elle les considère comme sa famille.</p>
<p><em>« J&#8217;ai passé beaucoup de temps avec Nas et Damian (Marley). J&#8217;ai vu comment ils étaient avec leurs groupes et cela m&#8217;a appris le lien familial qui s&#8217;installe dans un groupe et l&#8217;importance que cela a ».</em> Dans cette équipe fidèle, elle n&#8217;oublie pas <strong>Dj Farhot</strong>, ami de longue date et partenaire indispensable <em>« On a commencé ensemble. Il n&#8217;y a jamais eu de rapport de subordination entre nous. On se respecte énormément, et il apporte beaucoup à ma musique et à sa diversité ».</em></p>
<p>Un batteur déjanté, un guitariste maîtrisant tous les styles, et <strong>Nneka</strong> en prêtresse soul et reggae, les spectateurs étaient emballés et donnaient de la voix. Il faut dire que sur scène, les morceaux explosent. Entendre plus de 500 personnes criées le <em>Wake up World </em>du titre <em>Africans</em>, ça renvoie n&#8217;importe quel meeting politique aux oubliettes. Même chose pour <em>V.I.P.</em>, où rythmes hispaniques se mêlent à la dénonciation de la corruption des politiques, ces <em>Vagabonds in Power</em>. «<em> Certes, je défends l&#8217;Afrique et le Nigeria, car je suis à moitié africaine et je passe la majorité de mon temps là-bas. Mais la corruption est partout et elle doit être combattue dans tous les pays »</em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://branchetonsonotone.com/2012/04/30/interview-de-nneka-wake-up-world/corpus/" rel="attachment wp-att-26769"><img class="wp-image-26769 aligncenter" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/corpus-678x1024.jpg" alt="" width="238" height="357" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Si <strong>Nneka</strong> est engagée politiquement, elle est aussi en quête spirituelle. Les morceaux <em>Shining Star</em>, <em>Do You Love Me Now</em> et <em>My Home </em>joués samedi en sont la preuve. La musique se fait plus douce, sa voix plus sensuelle. Ces questionnements pèsent sur l&#8217;âme de la chanteuse et la musique permet de trouver des réponses. «<em> </em><span style="font-family: Liberation Serif,serif"><em>À</em></span><em> un niveau spirituel, on cherche tous d&#8217;où nous venons, pourquoi nous sommes là et dans quelle direction nous devons aller. La musique le permet. Elle permet de trouver un équilibre, c&#8217;est comme une thérapie publique ».</em></p>
<p>Cette recherche l&#8217;amène à être d&#8217;un optimisme réaliste. Lorsque nous l&#8217;interrogeons sur la meilleur façon d&#8217;apprendre, elle ne donne pas de faux espoirs : <em>« Par soi-même. Même si nous rencontrons des guides dans notre enfance, tout le reste dépend de soi. On vient au monde seul, on marche seul, on meurt seul. Mais il ne faut pas s&#8217;isoler, c&#8217;est pour ça qu&#8217;il faut que nous travaillions tous ensemble pour trouver de nouvelles voies, de nouvelles solutions ».</em></p>
<p>Son engagement auprès de sa fondation <strong>Grab the Rope</strong> en témoigne. Elle veut changer les mentalités et la façon dont ses compatriotes se considèrent. <em>«  Avec cette fondation, nous voulons aider les enfants, les jeunes adultes, les femmes à utiliser les arts comme une plate-forme pour s&#8217;exprimer soi-même face aux enjeux de notre société. Auparavant, la violence faisait partie de l&#8217;éducation, je l&#8217;ai moi-même vécue. Mais je sais que ce n&#8217;est pas la bonne voie. Les Nigérians continuent de croire que cela fait partie de leur nature alors que non. Cela doit être éradiqué et c&#8217;est ce que nous essayons de faire ». </em></p>
<p>En ces temps électoraux troublés, le concert de <strong>Nneka</strong> fait un bien fou. Elle nous rappelle à quel point il est important de se battre contre les abus de ce monde et à travailler tous ensemble. Sur scène elle donne tout, même après une longue tournée qui commence à fatiguer sa voix. Elle reste encore un moment pour signer des autographes et discuter avec l&#8217;équipe. <strong>Nneka</strong> en Igbo veut dire <em>la Mère Suprême.</em> Ce prénom ne pouvait pas mieux lui convenir.</p>
<h3>Bonus :</h3>
<ul>
<li>Dernier livre lu : <em>« Je lis la Bible tous les jours. Je commence le livre de Jonas »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernier album écouté : <em>« C&#8217;était hier en coulisses. <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Roforofo+Fight/1955228" target="_blank">Roforofo Fight</a> de Felah Kuti »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernier film vu : <em>« Un documentaire sur Idi Amin Dada, l’ancien président du Ouganda »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernière mauvaise nouvelle entendue : <em>« La mort d&#8217;un proche, cela rappelle à quel point la vie est courte et qu&#8217;il faut se dépêcher de faire ce que tu veux vraiment »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernière bonne nouvelle entendue : <em>« D&#8217;être ici à Cergy pour la première fois ! »</em></li>
</ul>
<p>Retrouvez l&#8217;album Soul is Heavy sur <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Soul+Is+Heavy/7049891" target="_blank">Grooveshark</a></p>
<p>Merci à Pierre Bertho pour les photos. D&#8217;autres photos disponibles sur son <a href="http://pierrebertho.blogspot.fr/2012/04/nneka.html" target="_blank">site web</a></p>
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		<title>Interview de Kim Novak : &#171;&#160;Nous sommes toujours vierges&#160;&#187;.</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/04/25/interview-de-kim-novak/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 15:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[Kim Novak]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur d&#8217;un des plus beaux albums hexagonaux de l&#8217;année dernière, le quartet caennais défend toujours sur la route son Golden Mean. Rencontre avec Jérémie (chant) et Hugo (Basse) au Cargö à Caen, leur terre natale, où ils ouvraient pour Baxter Dury.

Branche Ton Sonotone : Nouvelle année, nouveau line-up, comment expliquez vous ces changements de musiciens ? 
Jérémie : Kim Novak a connu de nombreux changements de line up en fait. Mais à un moment, je crois qu&#8217;on est obligé de garder uniquement les gens très motivés. Avec une expérience de groupe aussi longue que la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Auteur d&#8217;un des plus beaux albums hexagonaux de l&#8217;année dernière, le quartet caennais défend toujours sur la route son Golden Mean. Rencontre avec Jérémie (chant) et Hugo (Basse) au Cargö à Caen, leur terre natale, où ils ouvraient pour Baxter Dury.</em></p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/kim-novak-band1.jpg1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26743" title="kim-novak-band.jpg" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/kim-novak-band1.jpg1.jpg" alt="" width="400" height="266" /></a></p>
<p><strong>Branche Ton Sonotone : Nouvelle année, nouveau line-up, comment expliquez vous ces changements de musiciens ? </strong></p>
<p>Jérémie : Kim Novak a connu de nombreux changements de line up en fait. Mais à un moment, je crois qu&#8217;on est obligé de garder uniquement les gens très motivés. Avec une expérience de groupe aussi longue que la nôtre c&#8217;est inévitable que des gens aient envie de partir et du coup c&#8217;est à nous de réagir en conséquence.</p>
<p><strong>BTS : L&#8217;album est maintenant sorti il y a quelques mois. Avec le recul quel regard vous portez sur votre bébé ? </strong></p>
<p>Jérémie : Moi je le trouve vraiment bien cet album. On le voit beaucoup figurer dans des tops de meilleurs albums de l&#8217;année et avoir cette reconnaissance, même si elle n&#8217;émane que de quelques blogueurs et certains journaux et que ça ne nous fait pas bouffer, c&#8217;est une vraie fierté.</p>
<p><strong>BTS : Et avec ce même recul, des chansons un peu regrettées ? Certaines dont vous êtes vraiment fiers ?</strong></p>
<p>Jérémie : Euh la dernière, <em>Last Embrace</em> peut être. C&#8217;est le seul titre que je n&#8217;aurais pas refait. J&#8217;adore <em>Comfort</em>, j&#8217;aime bien cette direction. <em>Broken Rope</em>, peut être plus proche du premier Kim Novak, mais j&#8217;aime bien aussi. <em>Merry Go Round</em> j&#8217;aime bien la direction aussi. J&#8217;apprécie vraiment cette direction américaine en fait.</p>
<p><strong>BTS : Tu parles de direction à l&#8217;américaine. Justement comment voyez vous la scène musicale actuelle par rapport aux USA ?</strong></p>
<p>Jérémie : Effectivement, je pense qu&#8217;on est très porté vers les Etats-Unis. Surtout côte ouest&#8230; Représente, t&#8217;as vu (rires)! Toute cette scène-là nous branche. Des villes comme Los Angeles ou Baltimore nous parlent énormément. Baltimore notamment avec Future Islands, Animal Collective&#8230; Enfin y&#8217;a de sacrés viviers de bonne musique. Je trouve que l&#8217;Angleterre, ces derniers temps, est un peu à la traîne à ce niveau-là. A part Willy Moon peut être. C&#8217;est cool Willy Moon. Mais je pensais qu&#8217;il était Allemand.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/551c8765a0da07f641d17bbf32bb3ee7_h.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-26740" title="551c8765a0da07f641d17bbf32bb3ee7_h" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/551c8765a0da07f641d17bbf32bb3ee7_h-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p><strong>BTS : Vous êtes beaucoup sur la route en ce moment. Comment vous appréhendez le live ?</strong></p>
<p>Hugo : Moi c&#8217;est quelque chose que j&#8217;appréhende bien, parce que je sais qu&#8217;on sait plutôt bien le faire. Après ce qui peut être intéressant c&#8217;est de chercher à embellir les titres de l&#8217;album ou à les rendre différents. Ce soir, par exemple, est avec quatre choristes, c&#8217;est chouette ça apporte vraiment un truc différent.</p>
<p><strong>BTS : Vous évoquez beaucoup l&#8217;amour dans vos textes. Comment apportez-vous un nouveau regard sur ce thème un peu éculé ?</strong></p>
<p>Jérémie : Finalement, c&#8217;est pas très grave que ça soit éculé, généralement j&#8217;aime beaucoup la sodomie (rires). Nan mais sérieusement ca me semble pas du tout éculé comme sentiment. Enfin, je veux dire qu&#8217;on est tous encore vierges d&#8217;amour et c&#8217;est un sentiment qui habite tout le monde. Moi toutes les chansons qui m&#8217;ont marqué parlait d&#8217;amour. Des trucs à la Brel, tu vois.</p>
<p><strong>BTS : Vous jouez ce soir à Caen et vous y vivez. Quel attachement portez-vous à la ville ? </strong></p>
<p>Jérémie : Je pense qu&#8217;on s&#8217;est trouvé des accointances avec certains groupes ici. Y&#8217;a un très gros vivier et on en parle beaucoup. Je sais pas trop d&#8217;où ça vient, mais les gosses d&#8217;ici ont l&#8217;air d&#8217;avoir plus envie de faire de la musique qu&#8217;ailleurs. Je trouve ça vraiment fou de voir à quel point on parle de la scène caennaise au niveau national.</p>
<p><strong>BTS : Et comment s&#8217;est fait la passerelle avec Kütu Folk, votre label clermontois ? </strong></p>
<p>Hugo : Ca s&#8217;est fait à Caen, ici au Cargö. Alex, le patron du label est rentré avec le CD dans la voiture et a accroché directement. Il nous a appelé dans la foulée et de là ça s&#8217;est fait très naturellement.</p>
<p><strong>BTS : De quelle manière abordez-vous la composition et cette importance du songwritting dans tout ça ? </strong></p>
<p>Jérémie : Je sais pas trop, c&#8217;est assez hasardeux en fait. J&#8217;aimerais qu&#8217;on ait le temps de composer plus en groupe, mais c&#8217;est compliqué. Moi je ne fais que ça de mes journées, je compose un maximum et parfois ça marche. Après je ne fais pas pour autant les parties des autres tu vois. J&#8217;apporte, une guitare, un chant et on brode autour ensemble.</p>
<p>Hugo : Moi ce que j&#8217;apprécie vraiment, c&#8217;est que Jérém&#8217; apporte une ambiance qui nous permet d&#8217;avoir la couleur et de partir dans une direction précise.</p>
<p><strong>BTS : Un producteur rêvé pour le troisième album ? Un featuring de rêve ? Un endroit où jouer ? </strong></p>
<p>Jérémie : Alors Phil Spector pour la prod&#8217;. Future Islands ou Animal collective pour le feat. Le lieu je sais pas un truc outre-Atlantique.</p>
<p>Hugo : Ouais une bled cool avec des gens cools dans un endroit cool des Etats-Unis. Pour le producteur Philippe Poutou ! Et un feat avec les Walkmen ça serait chouette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>The Golden Mean à écouter très vite <a href="http://www.deezer.com/music/kim-novak/the-golden-mean-1281203" target="_blank">ici </a>et sa chronique à lire <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/10/06/chronique-de-kim-novak-the-golden-mean/" target="_blank">ici </a>! </strong></p>
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		<title>Live report : General Elektriks + Smokey Joe &amp; The Kid (@ L&#8217;Observatoire 8/04/12)</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 14:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2012]]></category>
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Cet article a été écrit par Clément.
En ce dimanche de Pâques, on sent le public de l&#8217;Observatoire un peu groggy à l&#8217;entrée. Les repas copieux et la surdose de chocolat en sont sûrement la cause. Pourtant, ils sont tout de même venus nombreux pour voir le maître des claviers, j&#8217;ai nommé General Elektriks.En première partie, c&#8217;est The Smokey joe &#038; The Kid qui ouvre le bal. Sur une scène submergée par l&#8217;impressionnant matos de General Elektriks, les DJs parisiens et bordelais réussissent à trouver une petite place pour jouer leur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/GEciel2©Nicholas-Bruno.jpg"><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/GEciel2©Nicholas-Bruno-1024x682.jpg" alt="" title="GEciel2©Nicholas Bruno" width="590" height="350" class="aligncenter size-large wp-image-26717" /></a></p>
<p><em>Cet article a été écrit par Clément</em>.</p>
<p>En ce dimanche de Pâques, on sent le public de l&#8217;Observatoire un peu groggy à l&#8217;entrée. Les repas copieux et la surdose de chocolat en sont sûrement la cause. Pourtant, ils sont tout de même venus nombreux pour voir le maître des claviers, j&#8217;ai nommé <strong>General Elektriks</strong>.En première partie, c&#8217;est <strong>The Smokey joe &#038; The Kid </strong>qui ouvre le bal. Sur une scène submergée par l&#8217;impressionnant matos de <strong>General Elektriks</strong>, les DJs parisiens et bordelais réussissent à trouver une petite place pour jouer leur electro-swing teintée de hip hop.</p>
<p>À l&#8217;image de <strong>Caravan Palace</strong>, chef de file de ce style, les mafiosos du beat mixent électro et oldies dans cette fusion toujours aussi efficace. <strong>Ella Fitzgerald</strong> revit notamment grâce au morceau <em>Bei mir bist du schön</em>, repris sous hélium. Mais c&#8217;est surtout les samples hip-hop qui marquent. Faire swinger le <em>My name is</em> d&#8217;<strong>Eminem</strong> et les <strong>Fugees</strong>, belle performance.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/MG_3391.jpg"><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/MG_3391-1024x682.jpg" alt="" title="_MG_3391" width="590" height="350" class="aligncenter size-large wp-image-26714" /></a></p>
<p>La digestion du chocolat fut véritablement terminée pour le mix d&#8217;<em>I Wanna Be Like You</em>, tiré du Livre de la Jungle. On replonge directement en enfance, une époque où on se trémoussait devant la télé pour faire comme le roi Louie et Baloo. Les Mowgli dans la salle étaient ravis. L&#8217;échauffement était terminé, place donc au Monsieur 100000 volts des temps modernes. Si vous trouvez que les morceaux de <em>Parker Street </em>ne sont pas aussi dansant que ceux des albums précédents, il faut absolument aller voir <strong>General Elektriks</strong> en concert. Muni de claviers et des clavinets éparpillés de ci, de là, Hervé Salters et sa bande de fous furieux ne laissent aucun répit à la salle. Avec <em>The Spark </em> en intro, le maître des claviers nous met les doigts dans la prise pendant une heure et demi. Même les chansons calmes, en apparence, comme <em>The Genius &#038; the Gangster</em> ou <em>Show Me Your Hands sont transcendées sur scène. </em></p>
<p>Bien sûr, il rejoue ses morceaux les plus connus. <em>Raid the radio</em> est toujours aussi entêtante, <em>Helicopter</em> reste au sommet du funk-rock, <em>Tu m’intrigues</em> retrouve une seconde jeunesse avec une nouvelle interprétation. Sans oublier <em>Little Lady</em>, ballade funk sensuelle. </p>
<p><strong>Hervé Salters </strong> a toujours su s&#8217;entourer pour rendre cette expérience live encore plus jouissive. Deux percussionnistes assurent la partie rythmique, qui comprend une MPC, une batterie, et un vibraphone qui rappellent les grandes heures de <strong>Roy Ayers</strong>. Le guitariste assure le taf et les solos pour finir de convertir les rockeurs les plus réticents. Le bassiste joue aussi bien de ses manches décalés que de son postérieur moulé dans une combinaison rouge pétante. On a d&#8217;ailleurs recensé quelques évanouissements sur le côté gauche de la salle. Enfin, le maître de cérémonie ne fait pas semblant. À l&#8217;image du dernier clip <strong>Tomorrow We&#8217;re Leaving</strong>, <strong>General Elektriks </strong>est intenable derrière ses claviers. Sautant dans tous les sens, on se demande parfois comment ses doigts peuvent rester sur les touches de son clavinet.</p>
<p>Le show de <strong>General Elektriks</strong> sera à ne pas manquer cet été sur les festivals. Si la petite salle de l&#8217;Observatoire a été retournée un dimanche soir, devant des milliers de spectateurs en plein air, l&#8217;ambiance n&#8217;en sera que plus électrique, si ce n&#8217;est carrément atomique. Si vous n&#8217;êtes toujours pas convaincu,vous pouvez toujours jeter un oeil à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=6aggiJ5xoBw&#038;feature=youtu.be">cet extrait du concert au festival Chorus</a> ainsi qu&#8217;aux photos du <a href="http://www.flickr.com/photos/thejazzdrums/sets/72157629423713836/with/7065765267/">live à l&#8217;Observatoire</a>.</p>
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		<title>Live Report : M83 (La Cigale, 15/03/12)</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 14:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[15/03/12]]></category>
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		<category><![CDATA[M83]]></category>
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		<description><![CDATA[
Le son extatique du groupe français sur album se charge sur scène d’un côté abrasif surprenant.
On peut même dire que le quatuor guitare-basse-clavier-batterie a donné dans le saturé sans retenue. Les moulures de la Cigale en tremblèrent. Les oreilles en sifflèrent. Et c’est sur « Intro » que le set démarra.
La voix nasillardement envoûtante du chanteur fit son effet à grands coups de « Carry on ». Très vite, tout prît de l’ampleur et les décibels montèrent à mesure que les corps s’échauffaient. La recette M83, qui fonctionne si bien ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-26600" title="m83-2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/m83-2.jpg" alt="" width="480" height="320" /></p>
<p>Le son extatique du groupe français sur album se charge sur scène d’un côté abrasif surprenant.</p>
<p>On peut même dire que le quatuor guitare-basse-clavier-batterie a donné dans le saturé sans retenue. Les moulures de la Cigale en tremblèrent. Les oreilles en sifflèrent. Et c’est sur « Intro » que le set démarra.</p>
<p>La voix nasillardement envoûtante du chanteur fit son effet à grands coups de « <em>Carry on</em> ». Très vite, tout prît de l’ampleur et les décibels montèrent à mesure que les corps s’échauffaient. La recette <strong>M83</strong>, qui fonctionne si bien outre-Atlantique, fait de plus en plus d’émules dans l’Hexagone. Et tout un public semble se réapproprier l’électro-rock voluptueuse du groupe antibois.</p>
<p>Sur scène, en tous cas, plus aucun doute sur sa qualité musicale : <strong>M83</strong> n’est pas qu’un groupe de studio. Les titres s’enchaînent bien, les musiciens se donnent et le courant passe.</p>
<p>Le batteur notamment, en maître incontesté du rythme de la bande à montrer toute l’ampleur de sa virtuosité. De temps à autres, aussi, quelques bidouillages électriques, des changements d’instruments, et la volonté de ne jamais laisser retomber la touffeur de leur électro-rock sauvage.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Xx1At7oyXVk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Xx1At7oyXVk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Porté par des lumières très abouties, <strong>M83</strong> s’est offert en ce 15 mars 2012 une vraie belle date parisienne. Toujours dans les tons de la pochette de l’album, les roses et les bleus se succédèrent une heure durant avec une douce rigidité : du balayage érotique au stroboscope épileptique se déroulèrent les multiples facettes de l’univers des jeunes Français.</p>
<p>Un frisson de jouissance traversa la salle lorsqu’arriva « Midnight City » en fin de set. Hurlements, sifflements et sautillements fébriles : eh oui, un tube reste un tube après tout… Et on se laisse prendre au jeu de la danse pour un titre déjà entendu des dizaines de fois.</p>
<p>Tout se clôt en beauté pour ce live rondement mené. Un gros rappel et le set est plié. Après une telle prestation et un tel engouement plus de doute : <strong>M83</strong> est enfin en odeur de sainteté dans le pays de ces premiers essais.</p>
<h3>La Cigale ayant chanté tout l&#8217;été&#8230; :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Hurry Up, We&#8217;re Dreaming</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/6MBuQugGuX7VMBX0uiBnAQ">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/m83/hurry-up-we-re-dreaming-1262368">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Hurry+Up+We+re+Dreaming/6616973">grooveshark</a>.</li>
</ul>
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		<title>Live report : Cascadeur (14/02/12, Carré Belle-Feuille)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 14:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Milou</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2012]]></category>
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		<description><![CDATA[
On a connu des terrains bien plus adaptés pour un Cascadeur. Avec ses sièges molletonnés écarlates et ses lourds rideaux de velours, le Carré Belle-Feuille de Boulogne tient plus de la salle familiale que de la scène de musiques actuelles. On a également connu des approches moins risquées pour un chanteur. Gags qui claquent, pics politiques, chez Cascadeur, le chanté laisse bien souvent sa place au parlé. Mais surtout, on a connu des noms plus cohérents pour une voix si aérienne. Alexandre Longo, de son vrai nom, est plus aviateur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26585" title="Cascadeur" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/Cascadeur1.png" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p>On a connu des terrains bien plus adaptés pour un <strong>Cascadeur</strong>. Avec ses sièges molletonnés écarlates et ses lourds rideaux de velours, le Carré Belle-Feuille de Boulogne tient plus de la salle familiale que de la scène de musiques actuelles. On a également connu des approches moins risquées pour un chanteur. Gags qui claquent, pics politiques, chez <strong>Cascadeur</strong>, le chanté laisse bien souvent sa place au parlé. Mais surtout, on a connu des noms plus cohérents pour une voix si aérienne. <strong>Alexandre Longo</strong>, de son vrai nom, est plus aviateur que cascadeur et plus voltigeur que catcheur.</p>
<p>Et pourtant, <strong>Cascadeur</strong> porte bien son nom. Véritable casse-cou, il relève les défis et les provoque. Son habit de catcheur, il l’endosse pour mieux nous envelopper de sa voix singulière. Son visage, il le cache pour mieux nous mettre à nu. Dès lors, sa véritable cascade est un saut métaphorique vers le public, un plongeon dans un échange toujours audacieux, parfois risqué, jamais contrôlé.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/d8TjRGVYOTs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/d8TjRGVYOTs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Loin de n’offrir qu’une simple version live de son album, <strong>Cascadeur</strong> transforme la scène en un véritable lieu d’échange. Petit à petit, il peuple la scène d’objets curieux, nous fait jouer avec sa vieille « dictée magique » et nous présente sa collection de synthés. Il réinvente ses chansons, présente des titres inédits (L’Odysée, Road movie, etc.) navigue avec un humour pince-sans-rire entre <strong>David Guetta</strong> et <strong>Arielle Dombasle</strong>, sans fausse note.</p>
<p>Une heure et demi plus tard, on est debout et enflammé. Six rappels plus tard, on est persuadé d’avoir vu sous son casque. De l’avoir <em>démasqué</em>. Longtemps plus tard, on s’en souvient comme d’une expérience inattendue, lunaire et intime.</p>
<h3>Hors-champ :</h3>
<ul>
<li>le dernier album de <strong>Cascadeur</strong> sur <a href="http://open.spotify.com/album/7wwnArr2f7zmP9U4QO2fHo">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/cascadeur/the-human-octopus-924134">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/The+Human+Octopus/5941311">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://www.cascadeursound.com/">site officiel</a> de <strong>Cascadeur</strong></li>
</ul>
<p><em>Crédit photo : Vincent Idez / Franck Esposito</em></p>
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		<title>Live report : Vieux Farka Touré, « Au nom du père » (Petit Bain, 17/02/2012)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 13:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<category><![CDATA[vieux farka touré]]></category>

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		<description><![CDATA[
Et si jouer de la guitare pouvait être plus simple que d’éplucher une carotte ou faire ses lacets.
Et si la passion d’un père pouvait être génétique. Ou au mieux contagieuse.
Et s’il y avait des artistes qui dès les premières notes vous propulsaient leur don dans le sonotone.

Eh bien, il y en a pour qui c’est le cas. Et Vieux Farka Touré, le fils du premier grand guitariste électrique noir Ali Farka Touré, a la chance d’appartenir à ce club.
A trente ans tout juste sonnés, il a déjà joué sur tous ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26552" title="bannière_Vieux_Farka_Toure" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/bannière_Vieux_Farka_Toure.jpg" alt="" width="539" height="452" /></p>
<p>Et si jouer de la guitare pouvait être plus simple que d’éplucher une carotte ou faire ses lacets.</p>
<p>Et si la passion d’un père pouvait être génétique. Ou au mieux contagieuse.</p>
<p>Et s’il y avait des artistes qui dès les premières notes vous propulsaient leur don dans le sonotone.</p>
<p><object id="gsSong3254606693" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=32546066&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3254606693" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=32546066&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=32546066&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'&lt;span&gt;All The Same (feat. Dave Matthews) by &lt;a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Vieux+Farka+Tour/59085\&quot; title=\&quot;Vieux Farka Tour\u00e9\&quot;&gt;Vieux Farka Tour\u00e9&lt;/a&gt; on Grooveshark&lt;/span&gt;'}" alt="" /></object></p>
<p>Eh bien, il y en a pour qui c’est le cas. Et <strong>Vieux Farka Touré</strong>, le fils du premier grand guitariste électrique noir <strong>Ali Farka Touré</strong>, a la chance d’appartenir à ce club.</p>
<p>A trente ans tout juste sonnés, il a déjà joué sur tous les continents. Et continue de faire vivre la musique inventée par son père : celle qui n’a jamais eu de nom, mais des fans par millions ; celle qui fait se rencontrer le blues et la musique traditionnelle africaine.</p>
<p>Bien que trois chansons paternelles viennent encore hanter le set de <strong>Vieux Farka Touré</strong>, il serait injuste de réduire la prestation du malien à de la simple reprise.</p>
<p>La très grande majorité des compositions sont les siennes. Et il y a chez le jeune guitariste autant de filiation avec <strong>Ali</strong> que d’amour pour <strong>Hendrix</strong>.</p>
<p>On retrouve dans la décontraction rieuse et souriante du jeu de <strong>« Vieux »</strong>, cette désinvolture caractéristique du célèbre <strong>Jimmy</strong>. Aisance, fluidité et vivacité. Rien ne résume mieux l’inlassable course des doigts sur le manche de son électrique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26557" title="vieux_farka_toure2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/vieux_farka_toure2.jpg" alt="" width="360" height="240" /></p>
<p>Sur cette péniche au pied de la BNF, un bassiste et un batteur l’accompagnent. Totalement dévoués, en même temps très bons musiciens eux aussi, les deux hommes sont à l’affut de chaque nouvelle note du guitariste. Jamais ils ne le lâchent, toujours ils le portent. Ils forment la structure sur laquelle le Malien peut s’appuyer pour développer en volutes blues l’écriture automatique de compositions vagabondes.</p>
<p>C’est à un safari musical dans les rues de New-York que <strong>Vieux Farka Touré</strong> nous convie. Il mêle avec brio un blues moderne nord-américain avec la musique traditionnelle des rives du fleuve Niger. Et sa vivacité est telle que l’on croit parfois qu’il joue de la kora. Comme si, au lieu des six cordes de sa guitare, il avait les vingt-et-une de la demi-calebasse africaine.</p>
<p>Un vrai voyage dans un pays encore inexploré. Les pérégrinations d’un artiste prometteur. Et le talent à la fois brut et si technique d’un guitariste comme il m’a peu été donné l’occasion d’en voir.</p>
<p>A laisser vieillir :</p>
<ul>
<li><strong><em>The Secret</em></strong>, son dernier album sur <a href="http://open.spotify.com/album/0gGinv1UJ9R4wAPhimSjWc">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/vieux-farka-toure/the-secret-1119224">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/The+Secret/6333043">grooveshark</a>.</li>
<li><em><strong>Talking Timbuktu</strong></em>, rencontre entre <strong>Ali Farka Touré</strong> et <strong>Ry Cooder</strong> <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/03/20/chronique-de-talking-timbuktu-ali-farka-toure-with-ry-cooder/">chroniqué par BTS</a>, mais aussi sur <a href="http://open.spotify.com/album/4H6MYWzpBJJ4uTOtFkdC5I">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/ali-farka-toure/talking-timbuktu-1005656">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Talking+Timbuktu/2242165">grooveshark</a>.</li>
</ul>
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		<title>Live report : Rocé feat. Issam Krimi Power Trio (Trois Baudet, 10/02/2012)</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[10/02/2012]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
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		<category><![CDATA[funk]]></category>
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		<category><![CDATA[Trois Baudets]]></category>

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Rocé a horreur qu’on le qualifie de « slammeur ».
Mais, malgré des textes acérés et un flow enragé, il donne aussi l’impression d’être plus qu’un rappeur.
C’est à se demander parfois s’il n’est pas sociologue ou philosophe. Et que sa manière de rendre publiques ses études et ses recherches soit la mise en musique.
Ses déambulations platoniciennes, le jeune homme les fait au gré du verbe. Le doute méthodique, il le fait jouer dans le tourbillon des assonances et l’algorithme de ses allitérations. La falsifiabilité de Popper, c’est pour lui le monde environnant. Celui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26523" title="bannière_rocé" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/bannière_rocé.jpg" alt="" width="512" height="342" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Rocé</strong> a horreur qu’on le qualifie de « <em>slammeur </em>».</p>
<p class="MsoNormal">Mais, malgré des textes acérés et un flow enragé, il donne aussi l’impression d’être plus qu’un rappeur.</p>
<p>C’est à se demander parfois s’il n’est pas sociologue ou philosophe. Et que sa manière de rendre publiques ses études et ses recherches soit la mise en musique.</p>
<p class="MsoNormal">Ses déambulations platoniciennes, le jeune homme les fait au gré du verbe. Le doute méthodique, il le fait jouer dans le tourbillon des assonances et l’algorithme de ses allitérations. La falsifiabilité de Popper, c’est pour lui le monde environnant. Celui qu’il dépeint à grands coups de mots, à grand renfort de métaphores, et finalement sans fard.</p>
<p class="MsoNormal">En album comme en concert, on peut prendre <strong>Rocé</strong> pour un intello. Un intello révolté qui aurait adopté les codes suburbains. Un intello raté qui aurait évité le chômage par le refrain. Mais ce ne sont que des caricatures : car Rocé est simplement un rappeur érudit.</p>
<p class="MsoNormal">Sur la scène des <strong>Trois Baudets</strong>, pantalon large et veste de sport, crâne rasé et œil profond, il tient fermement le micro et balance son flow sur des remous jazzy.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft  wp-image-26527" title="issam-piano" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/issam-piano-300x225.jpg" alt="" width="314" height="236" />La musique ce soir-là est signée <strong>Issam Krimi Power Trio</strong>. Jeune pianiste, grande tige en chemise à carreaux, <strong>Krimi</strong> laisse filtrer son amour du funk et du jazz. Entouré de ses trois claviers, et accompagné d’un bassiste et d’un batteur, il dépose avec agilité quelques notes justes sur les phrases de ce « rappeur qui n’en était pas un ».</p>
<p class="MsoNormal">La rencontre est surprenante, charmante et parfois extatique. <strong>Rocé</strong> est habitué à rappé sur du jazz, lui qui prend un malin plaisir à inviter <strong>Archie Shepp</strong> ou <strong>Jacques Coursil</strong> sur ses albums.</p>
<p class="MsoNormal">Cette association est tout de même une première. Et la prise de contact prend comme le béton : dès les premières mesures, le dialogue est fécond.</p>
<p class="MsoNormal">Dans les volutes de l’orgue Hammond, quelques phrases s’envolent :</p>
<p class="MsoNormal">« <em>Mais on garde ça pour soi car on te dirait parano / En fait on devient seul quand l’confident devient le ragot</em> » (Amitié et Amertume) ;</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>« <em>Le cliché s’apprivoise quand la vérité s’rebelle / La vérité s’envole et notre réflexion bat de l’aile / Je veux être celui qui garde le doute quand les autres le gèlent / Vous avez vos réponses, moi j’ai des questions pour elles</em> » (Des questions à vos réponses) ;</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>« <em>Comment aider Yakari à civiliser John Wayne / Les mondes me bousculent, s’esquissent en gravitation / L’art a pris tant d’avance sur la mondialisation / L’imaginaire invente c’que la vérité récupère / Et nous emmène à la lisière de nos futures actions </em>» (Carnet de voyage d’un être sur place).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26535" title="rocé2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/rocé21.jpg" alt="" width="384" height="307" /></p>
<p class="MsoNormal">Les titres s’enchaînent et les compositions jazz entraînent toute la salle à finalement se lever devant la scène. <strong>Issam Krimi</strong> se lance parfois dans des solos toujours justes, bien que de styles très différents : des notes éparses et lyriques au piano solo, le groove contagieux d’un funk ancestral, un rythme électro frénétique,…</p>
<p class="MsoNormal">Le rappel, enfin, est une confrontation. Celle de deux mondes musicaux.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Issam Krimi</strong> entame l’un de ses titres, une reprise très personnelle de « <em>The man who sold the world</em> » de <strong>Bowie</strong>. En cours de morceau, <strong>Rocé</strong> revient lui aussi sur scène. Et entame une reprise rappée des « <em>Singes </em>» de <strong>Jacques Brel</strong>. Sorte de choc ultime entre deux univers qui pourtant (étonnamment) communiquent si bien.</p>
<p class="MsoNormal">Et tout se clôt dans l’admiration.</p>
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		<title>L&#8217;histoire &#171;&#160;d&#8217;Easy&#160;&#187;, le single chamarré de Colours in the Street</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 12:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Milou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[coldpaly]]></category>
		<category><![CDATA[colours in the street]]></category>
		<category><![CDATA[Easy]]></category>
		<category><![CDATA[inrocks]]></category>
		<category><![CDATA[James Blake]]></category>
		<category><![CDATA[lana del rey]]></category>
		<category><![CDATA[Metronomy]]></category>
		<category><![CDATA[single]]></category>
		<category><![CDATA[Strokes]]></category>
		<category><![CDATA[treefight for sunlight]]></category>

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		<description><![CDATA[
&#171;&#160;Easy&#160;&#187; n’est que la partie immergée d’un groupe qui, 
s’il remplissait les stades pourrait s’appeler Coldplay.
Les Inrocks
C’est ce qu’on appelle une ascension record. Il y a quelques mois seulement, il fallait fouler le pavé des rues des Deux-Sèvres, la nuit du 21 juin, pour les entendre. Aujourd’hui, plus question d’être noyé dans la foule de la fête de la musique : les voilà déjà les pieds sur scène et en train d’escalader les hits.
Derrière Colours in the Street, il y a quatre jeunes : Edouard Frair, à la basse, Charles Gousseau à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;" align="center"><img class="wp-image-26510 aligncenter" title="Easy" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/Easy.jpg" alt="" width="572" height="379" /><em></em></p>
<address style="text-align: right;"><em>&laquo;&nbsp;Easy&nbsp;&raquo; n’est que la partie immergée d’un groupe qui, </em></address>
<address style="text-align: right;"><em>s’il remplissait les stades pourrait s’appeler <strong>Coldplay.</strong></em></address>
<p style="text-align: right;" align="right">Les Inrocks</p>
<p>C’est ce qu’on appelle une ascension record. Il y a quelques mois seulement, il fallait fouler le pavé des rues des Deux-Sèvres, la nuit du 21 juin, pour les entendre. Aujourd’hui, plus question d’être noyé dans la foule de la fête de la musique : les voilà déjà les pieds sur scène et en train d’escalader les hits.</p>
<p>Derrière <strong>Colours in the Street</strong>, il y a quatre jeunes : Edouard Frair, à la basse, Charles Gousseau à la guitare et au clavier, Alexis Rimbault à la batterie et Alex Poussard, qui se consacre au chant, à la guitare, au clavier et au piano.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlmb5t" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>Un seul morceau, <em>&laquo;&nbsp;</em><strong>Easy</strong>&laquo;&nbsp;, suffit à toucher du doigt l’immense talent des quatre jeunes : trois minutes d’un son épique et pop, une course avec les rayons du soleil, un rythme profond et un son fouillé digne des plus grands groupes pop-rock.</p>
<p>C’est d’ailleurs avec <strong>&laquo;&nbsp;Easy&nbsp;&raquo;</strong> qu’ils placent leur son en tête des Top Singles des plateformes musicales les plus fréquentées du net.  A peine le temps d’en profiter et les voilà déjà vainqueurs de la première édition du tremplin « ça part en live » de Virgin Radio, élus par des auditeurs de toute la France comme «  nouveau talent rock ».</p>
<p>Aujourd’hui,  c’est au tour des Inrocks de les repérer : ils trouvent leur place dans la sélection 2011 de l’<strong>Inrock Lab</strong>, le célèbre concours des découvertes musicales. Mieux, ils décrochent la 5<sup>ème</sup> place dans la catégorie « Révélations », entre <strong>Lana del Rey</strong> et <strong>James Blake</strong>, et la 7<sup>ème</sup> place dans le classement des « Singles de l’année », deux places derrière <strong>Metronomy</strong>.</p>
<p>D’ordinaire, il faut attendre le deuxième ou troisième album pour qu’un groupe rencontre le succès. Les <strong>Colours<em>,</em></strong> eux, n’ont pas déjà produit le premier qu’ils sortent déjà du lot.</p>
<p><img class="aligncenter" title="230753_2067378201670_1161256241_32519339_7632737_n" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/230753_2067378201670_1161256241_32519339_7632737_n.jpg" alt="" width="576" height="385" />Leur reconnaissance, ils la doivent à leur singularité et leur étonnante maîtrise. Qui croirait qu’ils ont moins de vingt ans, tant la pop qu’ils distillent fait preuve de maturité. Avec un naturel déconcertant, ils composent des mélodies fraiches et justes, oscillant entre une énergie pétillante et une mélancolie authentique. Leur anglais est aussi juste que leurs voix parfaitement placées. Ils ont la fougue des <strong>Strokes</strong>, la nostalgie de <strong>Treefight for Sunlight</strong> et le sens de la mélodie de <strong>Coldplay</strong>.</p>
<p>En résulte une pop entêtante et pêchue qui ne peut laisser indifférent. Prometteurs et talentueux, les quatre garçons dans le vent laissent présager une suite … haute en <em>colours</em>.</p>
<h3>Sur l&#8217;échelle chromatique :</h3>
<ul>
<li>leur <a href="http://www.myspace.com/coloursinthestreet">myspace</a></li>
<li>leur<a href="http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/artiste/profil/colours-in-the-street/"> fiche</a> &laquo;&nbsp;inrocks lab&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
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