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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Interviews</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 18:55:56 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Interview de Gaël Faye : &#171;&#160;Cet album c’est un peu le roman que je ne peux pas écrire&#160;&#187;</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/05/10/interview-de-gael-faye-cet-album-solo-cest-un-peu-le-roman-que-je-ne-peux-pas-ecrire/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 15:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
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Deux ans après la sortie de l&#8217;album de Milk Coffee &#38; Sugar, Gaël Faye se lance en solo avec Pili Pili sur un croissant au beurre. Cette autobiographie musicale, qui puise ses influences dans les sonorités du monde entier, sortira le 24 septembre prochain. En attendant, Gaël a accepté de confier à BTS ses premières impressions concernant ce nouveau projet.
BTS : Vendredi dernier, tu présentais ton nouvel album « Pili Pili sur un croissant au beurre » à la MPAA. Comment as-tu vécu ce moment ?
Gaël Faye: C&#8217;était particulier parce ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-26883" title="GF-2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-2-1024x679.jpg" alt="" width="592" height="350" /></a></p>
<p><em>Deux ans après la sortie de l&#8217;album de Milk Coffee &amp; Sugar, Gaël Faye se lance en solo avec </em>Pili Pili sur un croissant au beurre<em>. Cette autobiographie musicale, qui puise ses influences dans les sonorités du monde entier, sortira le 24 septembre prochain. En attendant, Gaël a accepté de confier à BTS ses premières impressions concernant ce nouveau projet.</em></p>
<p><strong>BTS : Vendredi dernier, tu présentais ton nouvel album « Pili Pili sur un croissant au beurre » à la MPAA. Comment as-tu vécu ce moment ?</strong></p>
<p>Gaël Faye: C&#8217;était particulier parce que c&#8217;était la première fois que je faisais la plupart des morceaux. Y&#8217;a certains morceaux que j&#8217;ai écrits y&#8217;a des années donc c&#8217;est bizarre de les faire sur scène. Et puis surtout, comme c&#8217;est un album autobiographique dans lequel je parle des gens qui m&#8217;entourent, il fallait gérer l&#8217;émotion à l&#8217;état brut. C&#8217;était surtout le cas sur <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em>, titre dans lequel j&#8217;évoque mes parents alors que ma mère était dans la salle ! Après, le fait que c&#8217;était la première fois qu&#8217;on faisait ces morceaux, on était un petit peu &laquo;&nbsp;sur des oeufs&nbsp;&raquo;. C&#8217;est aussi une autre énergie de faire un concert entier sans mon acolyte de <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong> (<em><strong>Edgar Sekloka</strong> ndlr</em>). C&#8217;est le saut dans le vide quoi !</p>
<p><strong>BTS : Si tu devais présenter cet album en quelques mots à quelqu’un qui ne te connait pas, que dirais-tu ?<br />
</strong><br />
Je dirais déjà que c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un enfant exilé qui interroge son exil, son métissage et qui se questionne sur sa place dans la société. C&#8217;est un album qui se veut &laquo;&nbsp;rap&nbsp;&raquo; mais traversé par tous les courants qui ont circulé dans ma vie : la musique africaine, la musique cubaine, la chanson française aussi. Autant au niveau de l&#8217;écriture que de la musique, c&#8217;est quelque chose de métissé même si c&#8217;est galvaudé ce mot-là mais c&#8217;est ce que j&#8217;ai essayé de faire.</p>
<p><strong>BTS : Comment tu décrirais ton rap, le fait que tu aies notamment un flow très changeant ?<br />
</strong><br />
Ah ben merci ! Dernièrement on m&#8217;a dit que j&#8217;avais un flow monocorde donc merci ! J&#8217;ai effectivement travaillé pour que ça change, qu&#8217;on puisse avoir plusieurs humeurs et plusieurs couleurs sur cet album là tant au niveau de la musique&#8230;</p>
<p><strong>(Sacha, son homme à tout faire musical, l&#8217;interrompt pour lui servir un café, normal pour un membre des Milk Coffee &amp; Sugar&#8230;)<br />
</strong><br />
Donc je te disais quoi&#8230;</p>
<p><strong>BTS : On parlait de ton flow changeant&#8230;<br />
</strong><br />
J&#8217;ai vraiment voulu que ce soit un voyage dans tous les sens du terme. Géographique d&#8217;abord parce que l&#8217;album commence avec mon arrivée en France et se termine avec la dernière chanson, <em>L’ennui des après-midi sans fin</em>, où je retourne dans le Burundi de mon enfance. C&#8217;est un voyage spatial mais aussi musical, on touche un peu à tout. C&#8217;est pour ça qu&#8217;au niveau de mon flow, de ma manière de poser, du BPM (<em>battement par minute ndlr</em>), c&#8217;était important pour moi qu&#8217;il y ait des choses très lentes et très rapides. Souvent, quand j&#8217;écoute des albums de rap actuel, le BPM dépasse jamais les 90. Moi je voulais retrouver des trucs à l&#8217;ancienne avec des trucs à 130, voire 140 même si c&#8217;est pas forcément du rap pur et dur. Y&#8217;a des morceaux de musique africaine où je rappe vite mais c&#8217;est pas le &laquo;&nbsp;boom-tchak&nbsp;&raquo; que l&#8217;on connait&#8230;</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-1-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-26888" title="GF-1 (1)" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-1-1-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><strong>BTS : L’album est musicalement très hétérogène. On passe par exemple du rap hardcore de <em>Fils du Hip Hop</em> à un simple piano-voix avec <em>L’ennui des après-midi sans fin</em>. Tu n’as pas peur que l’auditeur soit déboussolé par ce parti pris ?</strong></p>
<p>Si on aborde <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em> en ayant en référence l&#8217;album de <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong>, je pense pas qu&#8217;on soit déboussolé parce qu&#8217;on avait déjà cette vision des choses avec &laquo;&nbsp;Milk Coffee&nbsp;&raquo;. On avait des morceaux très posés, piano-voix, d&#8217;autres beaucoup plus incisifs et plus &laquo;&nbsp;rap&nbsp;&raquo; comme <em>Allumez les briquets</em>. Il y avait déjà toute cette nuance dans<strong> Milk Coffee &amp; Sugar</strong>. Peut-être que je suis allé un peu plus loin sur mon album mais ce panel-là existait déjà sur Milk Coffee. Par contre, quelqu&#8217;un qui se dirait : &laquo;&nbsp;J&#8217;attends un disque de rap classique, pur et dur&nbsp;&raquo;, il peut être déboussolé. Moi je fais un album comme j&#8217;aimerais en écouter. J&#8217;aime les albums où tu retrouves plusieurs couleurs. <em>Pili Pili sur un croissant au beurre </em>ne s&#8217;écoute pas d&#8217;un bout à l&#8217;autre avec la même humeur. Si on est triste, il y a des chansons qu&#8217;on pourra moins écouter sur l&#8217;album. Par contre, si on a vraiment envie de voyager, d&#8217;écouter une histoire, je pense que l&#8217;album peut être intéressant.</p>
<p><strong>BTS : Dans le titre « Fils du Hip Hop », on a l’impression que tu essayes de défendre ton appartenance au mouvement hip hop. Est-ce que tu te sens à l’écart du rap actuel du fait de choix musicaux particuliers ?<br />
</strong></p>
<p>Non je me sens pas à l&#8217;écart. Après c&#8217;est toujours la même chose : y&#8217;a le rap mainstream, que tout le monde a en tête parce qu&#8217;on l&#8217;entend en boucle à la radio et à la télévision. Ils ont une posture, des thématiques dans lequelles je me reconnais pas trop même si je voudrais pas généraliser. Le rap est tellement riche et pluriel. Plein de potes à moi sont dans l&#8217;<em>indé</em>, dans l&#8217;<em>underground</em>, qui ont la même philosophie que nous même s&#8217;ils ont un style de musique un peu différent. Ils n&#8217;ont pas ce côté acoustique qu&#8217;on essaye d’insuffler dans nos instrumentales mais ils gardent un même état d&#8217;esprit. Ils veulent faire quelque chose de qualité, faire perdurer le rap et le mouvement hip hop, amener encore une exigence supérieure. En tout cas, quand je fais un album, j&#8217;essaye d&#8217;apporter quelque chose de neuf. Même si tout a peut-être été déjà dit, il faut le présenter avec un nouveau regard.</p>
<p><strong>BTS : On pourrait te répondre qu&#8217;en apportant des instruments comme tu le fais, tu renonces à certaines caractéristiques du rap comme le scratch. Est-ce tu conserveras toujours cet angle d&#8217;attaque musical pour tes prochaines productions ?<br />
</strong><br />
Je pense que c&#8217;est la richesse du rap et c&#8217;est pour ça que j&#8217;aime cet art. Il n&#8217;y a pas de mode d&#8217;emploi. Rapper c&#8217;est finalement assez flou. Pour moi le rap c&#8217;est quand même de la métrique. Après la manière dont tu poses, que ce soit sur un guitare-voix ou sur un &laquo;&nbsp;platine-scratchs&nbsp;&raquo;, c&#8217;est finalement pas si important. Mon album référence est <em><strong>The Score</strong></em> des <strong>Fugees</strong>. C&#8217;est vrai que quand il est sorti, quand j&#8217;ai vu Wyclef à la guitare et les autres rapper, ça m&#8217;avait beaucoup parlé. C&#8217;est pas pour rien que c&#8217;est un album qui a très bien marché ! Je pense qu&#8217;il amenait le rap dans une autre dimension. Donc le scratch j&#8217;en referai naturellement parce que je reste un grand fan des DJs. D&#8217;ailleurs je suis en train de travailler sur des projets où je suis juste accompagné de DJs. Tout ça dépend de l&#8217;humeur, de ce que tu veux raconter et là ça correspondait pas à <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em>.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26894" title="GF-5" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-5.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p><strong>BTS : Même si tu rappes en solitaire, quel rôle a joué ton acolyte Edgar dans la conception de cet album ?<br />
</strong></p>
<p>Edgar a joué son rôle de beatmaker en m&#8217;apportant beaucoup d&#8217;instrumentaux. C&#8217;est lui qui a produit beaucoup de sons comme &laquo;&nbsp;Ma femme&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Pili Pili sur un croissant au beurre&nbsp;&raquo;. Grâce à lui j&#8217;ai pu beaucoup écrire. Il était toujours à mes côtés en studio et avait presque un rôle similaire au mien. Il discutait avec Guillaume (<em>Poncelet, le compositeur ndlr</em>) pour les arrangements. C&#8217;est un travail collectif, même pour la pochette de l&#8217;album. A chaque fois que je faisais un texte, il était le premier à l&#8217;écouter et à valider&#8230; ou pas.</p>
<p><strong>BTS : Pourquoi avoir voulu faire cet album solo et non pas un nouvel album avec Milk ?<br />
</strong><br />
Cet album solo est un projet que j&#8217;avais depuis longtemps. J&#8217;ai eu cette envie très profonde de faire un album solo en 2002 quand j&#8217;ai écrit le premier texte &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, qui ouvre <em>Pili Pili sur un croissant au beurre</em>. Avec ce texte, j&#8217;ai réussi à mettre des mots sur des sensations que j&#8217;éprouvais depuis longtemps mais que j&#8217;arrivais pas à faire sortir. A ce moment-là, je me suis dit qu&#8217;il fallait que je fasse cet album. Si ça a été long à se faire, c&#8217;est parce que je voulais rencontrer quelqu&#8217;un qui puisse m&#8217;amener musicalement là où je voulais aller. Avec un beatmaker, je pouvais pas. Je voulais absolument travailler avec un musicien doué et j&#8217;ai eu la chance de tomber sur Guillaume. Comme il était toujours occupé à d&#8217;autres projets, on n&#8217;a jamais pu finaliser l&#8217;album. Entre-temps on a sorti l&#8217;album <strong><em>Milk Coffee &amp; Sugar</em></strong>. Mais la volonté de faire un album solo était antérieure au projet avec Edgar. Ça tombait bien de faire cet album à ce moment-là puisque d&#8217;Edgar était en train d&#8217;écrire son deuxième roman (<em>Adulte à présent ndlr</em>) et son recueil de poésie. Tout concordait parfaitement.</p>
<p><strong>BTS : Et toi les romans et la poésie ça ne t&#8217;intéresse pas ?<br />
</strong><br />
Ça m&#8217;intéresse mais je suis pas doué ! C&#8217;est quelque chose de très difficile donc mon mode d&#8217;expression reste la musique. Cet album solo c&#8217;est un peu le roman que je ne peux pas écrire. Edgar sort ses romans et moi je sors cet album solo.</p>
<p><strong>BTS : Est-ce que tu penses que ton album s’inscrit musicalement comme un prolongement de l’œuvre de Milk ou c’est un projet totalement différent ?<br />
</strong></p>
<p>C&#8217;est un prolongement. Déjà dans <em><strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong></em>, y&#8217;avait le morceau &laquo;&nbsp;Hope Anthem&nbsp;&raquo; dans lequel j&#8217;abordais des choses très personnelles. Je parlais de l&#8217;exil, du génocide des Tutsis au Rwanda, de mon métissage&#8230; C&#8217;était déjà une porte d&#8217;entrée pour mon album. Avec Edgar, on partage certaines choses (nos origines différentes, la volonté de mélanger les sonorités&#8230;). Donc quelqu&#8217;un qui aime <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong> devrait a priori adhérer à mon projet. J&#8217;ai pas décidé de faire de la musique électro ou du rock ! Après, c&#8217;est beaucoup plus personnel. J&#8217;aurais pas pu faire ces morceaux avec Edgar parce que ça me paraît impensable de faire une chanson sur ma femme ou ma fille sur un album du groupe. <strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong> est une porte d&#8217;entrée pour mon album solo qui est lui-même le prolongement du projet mené avec Edgar puisqu&#8217;on a la même équipe de musiciens, c&#8217;est la même famille !</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26901" title="GF-10" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/05/GF-10.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p><strong>BTS : Un mot sur tes featurings ?<br />
</strong><br />
J&#8217;ai pas de featurings rappeurs&#8230; Enfin si <strong>Tumi</strong> mais je ne l&#8217;ai pas invité en tant que rappeur mais en tant que chanteur. En fait, sur la chanson &laquo;&nbsp;Blend&nbsp;&raquo;, je voulais un chanteur mais j&#8217;en trouvais pas en France. J&#8217;ai repensé à <strong>Tumi</strong>, qui était sur l&#8217;album de <em><strong>Milk Coffee &amp; Sugar</strong></em>. Je me suis souvenu de lui en live. Il a un flow tellement chantant qu&#8217;il était parfait pour le titre que je voulais faire. Sinon y&#8217;a <strong>Pytshens Kambilo</strong>, un chanteur guitariste congolais que j&#8217;ai invité sur &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, <strong>Julia Assar</strong> excellente chanteuse qui est venue prêter sa voix sur &laquo;&nbsp;Slowoperation&nbsp;&raquo;. <strong>Ousman Danedjo</strong> est sur &laquo;&nbsp;Metis&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Je pars&nbsp;&raquo;. <strong>Ben l&#8217;Oncle Soul</strong> chante sur &laquo;&nbsp;Isimbi&nbsp;&raquo;. D&#8217;ailleurs, l&#8217;instrumentale de cette chanson, qui est une composition de Guillaume, devait être sur le premier album de Ben. Finalement il l&#8217;avait pas prise. Du coup, quand j&#8217;ai écouté ce son, j&#8217;ai tout de suite accroché. Le pattern de l&#8217;instru me faisait penser à &laquo;&nbsp;Zion&nbsp;&raquo; de <strong>Lauryn Hill</strong>. Comme je voulais écrire une chanson sur ma fille, le truc était tout trouvé. Je voulais de la voix, un son un peu gospel. Mais la collaboration dont je suis le plus fier est celle avec <strong>Bonga</strong> sur &laquo;&nbsp;Président&nbsp;&raquo; parce que c&#8217;est un rêve qui se réalisait. Malheureusement, il n&#8217;est pas très connu du grand public en France mais c&#8217;est une légende au Cap-Vert, en Angola ou au Portugal. Pour les gens passionnés de musique africaine, <strong>Bonga</strong> c&#8217;est le top, aussi haut que <strong>Cesaria</strong> ou <strong>Manu Dibango</strong> ! Juste pour ça, je suis content d&#8217;avoir fait cet album. C&#8217;est magique&#8230;</p>
<p><strong>BTS : Comment s&#8217;est déroulée la rencontre avec Bonga ?<br />
</strong><br />
Cette rencontre a été très compliquée parce qu&#8217;on n&#8217;arrivait pas à trouver quelqu&#8217;un qui pouvait lui faire remonter la chanson, même en passant par la maison de prod&#8217;. Finalement, après des mois et des mois, il a reçu la chanson et il a été interpellé par le texte. Il a donc voulu me voir et la rencontre s&#8217;est très bien passée. Quelques jours après, il est venu en studio et on a fait le morceau. Ça restera un grand moment pour moi.</p>
<p><strong>BTS : Ton rap est fortement marqué par les questions politiques comme sur &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Président&nbsp;&raquo;, ou les titres des MC’s. Est-ce que tu t’impliques à ton niveau pour faire bouger les choses ?<br />
</strong></p>
<p>Je m&#8217;implique au niveau associatif. Le travail de la justice concernant le génocide des Tutsis au Rwanda est très important pour moi. Je suis secrétaire du collectif des parties civiles pour le Rwanda qui s&#8217;occupe de poursuivre les présumés génocidaires rwandais vivant en France. Et il y en a beaucoup&#8230; C&#8217;est une cause pour laquelle je milite depuis des années et des années. Ensuite, au niveau politique, je n&#8217;ai pas la volonté de militer dans un parti politique. On agit souvent à travers notre musique, on travaille avec Amnesty International sur certaines questions, on participe à des ateliers d&#8217;écriture avec des associations&#8230; On baigne constamment dans le milieu associatif. De là à s&#8217;engager dans des partis, parce que c&#8217;est la période, ça reste de l&#8217;ordre personnel tout comme la religion par exemple. J&#8217;ai aimé certains artistes qui ont pris des engagements politiques qui m&#8217;ont déçu. Après ça, j&#8217;ai écouté leur musique différemment. J&#8217;ai pas forcément envie que des gens, qui apprécient ma musique, se sentent &laquo;&nbsp;trahis&nbsp;&raquo; en quelque sorte parce que je soutiendrais telle ou telle personne. En écoutant mes morceaux, je pense qu&#8217;on peut s&#8217;imaginer à quel bord politique j&#8217;appartiens&#8230;</p>
<p><strong>BTS : Tu suis quand même ça de près ?<br />
</strong><br />
Complètement ! Mais je me sens, comme disait <strong>Nas</strong>, comme &laquo;&nbsp;un reporter de l&#8217;actualité&nbsp;&raquo;. On n&#8217;a pas de caméra mais un micro. Ça fait partie de ma vie de tous les jours. C&#8217;est pour ça que j&#8217;écris. A travers mes mots, j&#8217;ai envie de gueuler. Je fais du rap conscient ! On se regarde pas le nombril, on essaye de parler de ce qui nous entoure. Même si mon album est autobiographique, c&#8217;est de la petite histoire qui s&#8217;inscrit dans la grande histoire. Je vais pas parler d&#8217;un déménagement ou d&#8217;une rupture avec ma copine. Même quand je fais un morceau sur ma fille, j&#8217;aborde la question du génocide parce qu&#8217;on lui a donné le prénom de sa grand-mère qui a été tuée. Je me questionne en tant que père. Pourquoi je mets tant de poids sur les frêles épaules de ma fille ? On renaît aussi après un génocide. Une naissance après un génocide, c&#8217;est le vrai combat : ils pensaient nous anéantir mais on est toujours là ! La chanson &laquo;&nbsp;Bouge à Buja&nbsp;&raquo; a par exemple l&#8217;air festive, c&#8217;est du ndombolo soukous comme j&#8217;en ai écouté quand j&#8217;étais petit. Je parle de cette ville de façon apolitique mais c&#8217;est très engagé parce que Bujumbura est une ville marquée par vingt ans de guerre. C&#8217;est une ville avec énormément de violence. Et moi quand j&#8217;arrive et je te dis : &laquo;&nbsp;Viens chez moi, on va boire une bière, tu vas aimer mon pays&#8230;&nbsp;&raquo; C&#8217;est une manière de dire, malgré tout, la vie continue. J&#8217;essaye toujours d&#8217;avoir un fond d&#8217;engagement dans mes chansons.</p>
<p><strong>BTS : Ta famille est également très présente sur l’album (« Isimbi », « Pili Pili sur un croissant au beurre »). Pourquoi t’être dévoilé à ce point, alors que tu dis toi-même que tu es très pudique ?<br />
</strong></p>
<p>J&#8217;aime le rap français depuis longtemps. Je me suis rendu compte que souvent, les textes qui m&#8217;ont le plus marqué sont des textes personnels. Je pense que c&#8217;est ça la force du rap. Tu peux beaucoup parler contrairement à la chanson où tu dis un mot et ça dure quatre mesures&#8230; J&#8217;aime bien quand c&#8217;est intime mais pas de l&#8217;étalage. J&#8217;ose espérer, même si j&#8217;ai la confirmation de certaines personnes qui ont pu écouter l&#8217;album, que même s&#8217;il s&#8217;agit de moi, ça peut parler à d&#8217;autres personnes. Dans un texte comme &laquo;&nbsp;A-France&nbsp;&raquo;, où je parle de mon exil, de ma situation, de mon envie de rentrer parce qu&#8217;il faut reconstruire le pays, de la distance avec la famille&#8230; C&#8217;est des choses personnelles mais qui touchent d&#8217;autres personnes ! Dans &laquo;&nbsp;Pili Pili sur un croissant au beurre&nbsp;&raquo;, au delà de l&#8217;histoire de mes parents, c&#8217;est aussi une histoire du divorce. Je parle de deux êtres qui se rencontrent, qui s&#8217;aiment et qui se séparent, en laissant des enfants au croisement de cette route. Même si c&#8217;est mon histoire, elle peut arriver à tout le monde ! Pour le morceau &laquo;&nbsp;Isimbi&nbsp;&raquo;, tu ne peux pas écrire sur la politique sans écrire sur la plus belle chose qui puisse arriver à un homme : un enfant. Je pensais pas mais le jour où est née &laquo;&nbsp;Isimbi&nbsp;&raquo;, ça a été la plus grosse émotion de ma vie. Même faire un concert à Bercy ne me procurera jamais autant d&#8217;émotion que le jour où j&#8217;ai tenu ma fille pour la première fois dans mes bras. Un artiste fait finalement parler ses émotions. Avant d&#8217;aborder n&#8217;importe quel sujet, j&#8217;avais besoin, comme chez un psy, de parler de moi et de mettre les choses à plat par rapport à mon histoire qui était dense à un moment de ma vie. Il fallait que ça sorte avant de passer à autre chose.</p>
<p><strong>BTS : Tu es franco-rwandais ayant grandi au Burundi. L’Afrique est très présente sur cet album (&laquo;&nbsp;Bouge à Buja&nbsp;&raquo;…) Quelles relations entretiens-tu avec l’Afrique, et plus particulièrement avec le Burundi et le Rwanda ?<br />
</strong></p>
<p>Je retourne au Burundi chaque été. C&#8217;est mon pays d&#8217;enfance. Quand je rentre là-bas, j&#8217;ai vraiment l&#8217;impression d&#8217;être à la maison. Le Rwanda c&#8217;est un pays que je connais pas trop parce que ma mère était réfugiée. On a connu le pays après le génocide, au moment où tout a commencé à changer. Je reste très lié au Rwanda parce que j&#8217;ai vécu la lutte armée de ma famille pour retourner là-bas. Du coup, c&#8217;était un peu notre Terre promise à nous ! Tous les matins je me lève entre Paris, Bujumbura et Kigali. J&#8217;écoute RFI tous les matins pour me tenir au courant de ce qui se passe là-bas.</p>
<p><strong>BTS : Dernière question : qu&#8217;est-ce que tu écoutes en ce moment ?<br />
</strong><br />
J&#8217;écoute beaucoup <strong>Nneka</strong> en ce moment. J&#8217;aime beaucoup son dernier album. Elle arrive à mélanger les sonorités hip hop, musiques nigérianes, afrobeat&#8230; c&#8217;est très fort ! Sinon je réécoute des vieux trucs de rap français : Time Bomb, les X-Men, Lunatic&#8230; Et là, avec Guillaume, on écoute beaucoup la &laquo;&nbsp;37ème chambre&nbsp;&raquo;, des reprises du Wu-Tang faites par des musiciens.</p>
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<p>Un grand merci à Ludo pour ses magnifiques photos ! Pour admirer le reste de son oeuvre, c&#8217;est par <a href="http://www.flickr.com/photos/fjludo">ici</a>.</p>
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		<title>Interview de Nneka : &#171;&#160;Wake Up World !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 15:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément</dc:creator>
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« En tant qu&#8217;artiste, je suis consciente de ce que je vois. Je n&#8217;aurais rien à dire s&#8217;il n&#8217;y avait rien à dénoncer »
Le ton est donné. Emmitouflée dans sa doudoune et son bonnet péruvien, Nneka impressionne par son naturel et sa sincérité. Elle prend son temps pour donner les réponses les plus claires possibles et ne se cache pas derrière son statut d&#8217;artiste. « Je ne fais pas de la musique parce que je dois donner au monde quelque chose qu&#8217;il n&#8217;a pas. C&#8217;est plus une bataille personnelle avec des sujets qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://branchetonsonotone.com/2012/04/30/interview-de-nneka-wake-up-world/entetebis-2/" rel="attachment wp-att-26754"><img class="aligncenter  wp-image-26754" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/entetebis1.jpg" alt="" width="485" height="727" /></a></p>
<p><em>« En tant qu&#8217;artiste, je suis consciente de ce que je vois. Je n&#8217;aurais rien à dire s&#8217;il n&#8217;y avait rien à dénoncer »</em></p>
<p style="text-align: justify">Le ton est donné. Emmitouflée dans sa doudoune et son bonnet péruvien, <strong>Nneka</strong> impressionne par son naturel et sa sincérité. Elle prend son temps pour donner les réponses les plus claires possibles et ne se cache pas derrière son statut d&#8217;artiste. <em>« Je ne fais pas de la musique parce que je dois donner au monde quelque chose qu&#8217;il n&#8217;a pas. C&#8217;est plus une bataille personnelle avec des sujets qui me touchent comme la religion, la politique, mes interrogations sur la vie et tout ce qui va avec. »</em></p>
<p>Ancienne étudiante en anthropologie, <strong>Nneka</strong> fait de la musique avec passion. Mais elle ne veut pas se laisser enfermer dans l&#8217;image de chanteuse. <em>« Ma &nbsp;&raquo;carrière&nbsp;&raquo; dans la musique m&#8217;a appris comment apprécier la vie et faire attention aux gens qui nous entourent en dehors de ce système. Même si je ne faisais pas de la musique, j&#8217;aurais la même passion, la même volonté de mieux faire, quoique je fasse. »</em></p>
<p>Son dernier album <em>Soul is Heavy</em>, produit dans son appartement au Nigeria, est la preuve de cet aspect intime de son travail.«<em> Il a été écrit pendant une période très compliquée dans le monde : les révolutions, les mouvements Occupy comme au Nigéria&#8230; Ces sujets sont très proches de moi car je les voyais de mes propres yeux. Ça a eu un impact sur ma musique ».</em></p>
<p><iframe width="580" height="326" src="http://www.youtube.com/embed/xkDgnVJa7SU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Nneka</strong> ne fait pas semblant et ça se voit. L&#8217;interview devait durer 15 minutes. Au final, je reste une heure avec elle et le journaliste suivant. Sur scène, même chose. <strong>Nneka</strong> est généreuse et fidèle à elle-même. Après la première partie assurée par <strong>Toguna</strong>, groupe réunionnais qui a séduit le public de l&#8217;Observatoire, notre indignée commence son set par <em>Lucifer (No Doubt)</em>, traitant de la corruption. Les 4 musiciens qui l&#8217;accompagnent sur scène, elle les considère comme sa famille.</p>
<p><em>« J&#8217;ai passé beaucoup de temps avec Nas et Damian (Marley). J&#8217;ai vu comment ils étaient avec leurs groupes et cela m&#8217;a appris le lien familial qui s&#8217;installe dans un groupe et l&#8217;importance que cela a ».</em> Dans cette équipe fidèle, elle n&#8217;oublie pas <strong>Dj Farhot</strong>, ami de longue date et partenaire indispensable <em>« On a commencé ensemble. Il n&#8217;y a jamais eu de rapport de subordination entre nous. On se respecte énormément, et il apporte beaucoup à ma musique et à sa diversité ».</em></p>
<p>Un batteur déjanté, un guitariste maîtrisant tous les styles, et <strong>Nneka</strong> en prêtresse soul et reggae, les spectateurs étaient emballés et donnaient de la voix. Il faut dire que sur scène, les morceaux explosent. Entendre plus de 500 personnes criées le <em>Wake up World </em>du titre <em>Africans</em>, ça renvoie n&#8217;importe quel meeting politique aux oubliettes. Même chose pour <em>V.I.P.</em>, où rythmes hispaniques se mêlent à la dénonciation de la corruption des politiques, ces <em>Vagabonds in Power</em>. «<em> Certes, je défends l&#8217;Afrique et le Nigeria, car je suis à moitié africaine et je passe la majorité de mon temps là-bas. Mais la corruption est partout et elle doit être combattue dans tous les pays »</em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://branchetonsonotone.com/2012/04/30/interview-de-nneka-wake-up-world/corpus/" rel="attachment wp-att-26769"><img class="wp-image-26769 aligncenter" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/corpus-678x1024.jpg" alt="" width="238" height="357" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Si <strong>Nneka</strong> est engagée politiquement, elle est aussi en quête spirituelle. Les morceaux <em>Shining Star</em>, <em>Do You Love Me Now</em> et <em>My Home </em>joués samedi en sont la preuve. La musique se fait plus douce, sa voix plus sensuelle. Ces questionnements pèsent sur l&#8217;âme de la chanteuse et la musique permet de trouver des réponses. «<em> </em><span style="font-family: Liberation Serif,serif"><em>À</em></span><em> un niveau spirituel, on cherche tous d&#8217;où nous venons, pourquoi nous sommes là et dans quelle direction nous devons aller. La musique le permet. Elle permet de trouver un équilibre, c&#8217;est comme une thérapie publique ».</em></p>
<p>Cette recherche l&#8217;amène à être d&#8217;un optimisme réaliste. Lorsque nous l&#8217;interrogeons sur la meilleur façon d&#8217;apprendre, elle ne donne pas de faux espoirs : <em>« Par soi-même. Même si nous rencontrons des guides dans notre enfance, tout le reste dépend de soi. On vient au monde seul, on marche seul, on meurt seul. Mais il ne faut pas s&#8217;isoler, c&#8217;est pour ça qu&#8217;il faut que nous travaillions tous ensemble pour trouver de nouvelles voies, de nouvelles solutions ».</em></p>
<p>Son engagement auprès de sa fondation <strong>Grab the Rope</strong> en témoigne. Elle veut changer les mentalités et la façon dont ses compatriotes se considèrent. <em>«  Avec cette fondation, nous voulons aider les enfants, les jeunes adultes, les femmes à utiliser les arts comme une plate-forme pour s&#8217;exprimer soi-même face aux enjeux de notre société. Auparavant, la violence faisait partie de l&#8217;éducation, je l&#8217;ai moi-même vécue. Mais je sais que ce n&#8217;est pas la bonne voie. Les Nigérians continuent de croire que cela fait partie de leur nature alors que non. Cela doit être éradiqué et c&#8217;est ce que nous essayons de faire ». </em></p>
<p>En ces temps électoraux troublés, le concert de <strong>Nneka</strong> fait un bien fou. Elle nous rappelle à quel point il est important de se battre contre les abus de ce monde et à travailler tous ensemble. Sur scène elle donne tout, même après une longue tournée qui commence à fatiguer sa voix. Elle reste encore un moment pour signer des autographes et discuter avec l&#8217;équipe. <strong>Nneka</strong> en Igbo veut dire <em>la Mère Suprême.</em> Ce prénom ne pouvait pas mieux lui convenir.</p>
<h3>Bonus :</h3>
<ul>
<li>Dernier livre lu : <em>« Je lis la Bible tous les jours. Je commence le livre de Jonas »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernier album écouté : <em>« C&#8217;était hier en coulisses. <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Roforofo+Fight/1955228" target="_blank">Roforofo Fight</a> de Felah Kuti »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernier film vu : <em>« Un documentaire sur Idi Amin Dada, l’ancien président du Ouganda »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernière mauvaise nouvelle entendue : <em>« La mort d&#8217;un proche, cela rappelle à quel point la vie est courte et qu&#8217;il faut se dépêcher de faire ce que tu veux vraiment »</em></li>
</ul>
<ul>
<li>Dernière bonne nouvelle entendue : <em>« D&#8217;être ici à Cergy pour la première fois ! »</em></li>
</ul>
<p>Retrouvez l&#8217;album Soul is Heavy sur <a href="http://grooveshark.com/#!/album/Soul+Is+Heavy/7049891" target="_blank">Grooveshark</a></p>
<p>Merci à Pierre Bertho pour les photos. D&#8217;autres photos disponibles sur son <a href="http://pierrebertho.blogspot.fr/2012/04/nneka.html" target="_blank">site web</a></p>
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		<title>Interview de Kim Novak : &#171;&#160;Nous sommes toujours vierges&#160;&#187;.</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/04/25/interview-de-kim-novak/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 15:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Auteur d&#8217;un des plus beaux albums hexagonaux de l&#8217;année dernière, le quartet caennais défend toujours sur la route son Golden Mean. Rencontre avec Jérémie (chant) et Hugo (Basse) au Cargö à Caen, leur terre natale, où ils ouvraient pour Baxter Dury.

Branche Ton Sonotone : Nouvelle année, nouveau line-up, comment expliquez vous ces changements de musiciens ? 
Jérémie : Kim Novak a connu de nombreux changements de line up en fait. Mais à un moment, je crois qu&#8217;on est obligé de garder uniquement les gens très motivés. Avec une expérience de groupe aussi longue que la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Auteur d&#8217;un des plus beaux albums hexagonaux de l&#8217;année dernière, le quartet caennais défend toujours sur la route son Golden Mean. Rencontre avec Jérémie (chant) et Hugo (Basse) au Cargö à Caen, leur terre natale, où ils ouvraient pour Baxter Dury.</em></p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/kim-novak-band1.jpg1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26743" title="kim-novak-band.jpg" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/kim-novak-band1.jpg1.jpg" alt="" width="400" height="266" /></a></p>
<p><strong>Branche Ton Sonotone : Nouvelle année, nouveau line-up, comment expliquez vous ces changements de musiciens ? </strong></p>
<p>Jérémie : Kim Novak a connu de nombreux changements de line up en fait. Mais à un moment, je crois qu&#8217;on est obligé de garder uniquement les gens très motivés. Avec une expérience de groupe aussi longue que la nôtre c&#8217;est inévitable que des gens aient envie de partir et du coup c&#8217;est à nous de réagir en conséquence.</p>
<p><strong>BTS : L&#8217;album est maintenant sorti il y a quelques mois. Avec le recul quel regard vous portez sur votre bébé ? </strong></p>
<p>Jérémie : Moi je le trouve vraiment bien cet album. On le voit beaucoup figurer dans des tops de meilleurs albums de l&#8217;année et avoir cette reconnaissance, même si elle n&#8217;émane que de quelques blogueurs et certains journaux et que ça ne nous fait pas bouffer, c&#8217;est une vraie fierté.</p>
<p><strong>BTS : Et avec ce même recul, des chansons un peu regrettées ? Certaines dont vous êtes vraiment fiers ?</strong></p>
<p>Jérémie : Euh la dernière, <em>Last Embrace</em> peut être. C&#8217;est le seul titre que je n&#8217;aurais pas refait. J&#8217;adore <em>Comfort</em>, j&#8217;aime bien cette direction. <em>Broken Rope</em>, peut être plus proche du premier Kim Novak, mais j&#8217;aime bien aussi. <em>Merry Go Round</em> j&#8217;aime bien la direction aussi. J&#8217;apprécie vraiment cette direction américaine en fait.</p>
<p><strong>BTS : Tu parles de direction à l&#8217;américaine. Justement comment voyez vous la scène musicale actuelle par rapport aux USA ?</strong></p>
<p>Jérémie : Effectivement, je pense qu&#8217;on est très porté vers les Etats-Unis. Surtout côte ouest&#8230; Représente, t&#8217;as vu (rires)! Toute cette scène-là nous branche. Des villes comme Los Angeles ou Baltimore nous parlent énormément. Baltimore notamment avec Future Islands, Animal Collective&#8230; Enfin y&#8217;a de sacrés viviers de bonne musique. Je trouve que l&#8217;Angleterre, ces derniers temps, est un peu à la traîne à ce niveau-là. A part Willy Moon peut être. C&#8217;est cool Willy Moon. Mais je pensais qu&#8217;il était Allemand.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/551c8765a0da07f641d17bbf32bb3ee7_h.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-26740" title="551c8765a0da07f641d17bbf32bb3ee7_h" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/551c8765a0da07f641d17bbf32bb3ee7_h-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p><strong>BTS : Vous êtes beaucoup sur la route en ce moment. Comment vous appréhendez le live ?</strong></p>
<p>Hugo : Moi c&#8217;est quelque chose que j&#8217;appréhende bien, parce que je sais qu&#8217;on sait plutôt bien le faire. Après ce qui peut être intéressant c&#8217;est de chercher à embellir les titres de l&#8217;album ou à les rendre différents. Ce soir, par exemple, est avec quatre choristes, c&#8217;est chouette ça apporte vraiment un truc différent.</p>
<p><strong>BTS : Vous évoquez beaucoup l&#8217;amour dans vos textes. Comment apportez-vous un nouveau regard sur ce thème un peu éculé ?</strong></p>
<p>Jérémie : Finalement, c&#8217;est pas très grave que ça soit éculé, généralement j&#8217;aime beaucoup la sodomie (rires). Nan mais sérieusement ca me semble pas du tout éculé comme sentiment. Enfin, je veux dire qu&#8217;on est tous encore vierges d&#8217;amour et c&#8217;est un sentiment qui habite tout le monde. Moi toutes les chansons qui m&#8217;ont marqué parlait d&#8217;amour. Des trucs à la Brel, tu vois.</p>
<p><strong>BTS : Vous jouez ce soir à Caen et vous y vivez. Quel attachement portez-vous à la ville ? </strong></p>
<p>Jérémie : Je pense qu&#8217;on s&#8217;est trouvé des accointances avec certains groupes ici. Y&#8217;a un très gros vivier et on en parle beaucoup. Je sais pas trop d&#8217;où ça vient, mais les gosses d&#8217;ici ont l&#8217;air d&#8217;avoir plus envie de faire de la musique qu&#8217;ailleurs. Je trouve ça vraiment fou de voir à quel point on parle de la scène caennaise au niveau national.</p>
<p><strong>BTS : Et comment s&#8217;est fait la passerelle avec Kütu Folk, votre label clermontois ? </strong></p>
<p>Hugo : Ca s&#8217;est fait à Caen, ici au Cargö. Alex, le patron du label est rentré avec le CD dans la voiture et a accroché directement. Il nous a appelé dans la foulée et de là ça s&#8217;est fait très naturellement.</p>
<p><strong>BTS : De quelle manière abordez-vous la composition et cette importance du songwritting dans tout ça ? </strong></p>
<p>Jérémie : Je sais pas trop, c&#8217;est assez hasardeux en fait. J&#8217;aimerais qu&#8217;on ait le temps de composer plus en groupe, mais c&#8217;est compliqué. Moi je ne fais que ça de mes journées, je compose un maximum et parfois ça marche. Après je ne fais pas pour autant les parties des autres tu vois. J&#8217;apporte, une guitare, un chant et on brode autour ensemble.</p>
<p>Hugo : Moi ce que j&#8217;apprécie vraiment, c&#8217;est que Jérém&#8217; apporte une ambiance qui nous permet d&#8217;avoir la couleur et de partir dans une direction précise.</p>
<p><strong>BTS : Un producteur rêvé pour le troisième album ? Un featuring de rêve ? Un endroit où jouer ? </strong></p>
<p>Jérémie : Alors Phil Spector pour la prod&#8217;. Future Islands ou Animal collective pour le feat. Le lieu je sais pas un truc outre-Atlantique.</p>
<p>Hugo : Ouais une bled cool avec des gens cools dans un endroit cool des Etats-Unis. Pour le producteur Philippe Poutou ! Et un feat avec les Walkmen ça serait chouette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>The Golden Mean à écouter très vite <a href="http://www.deezer.com/music/kim-novak/the-golden-mean-1281203" target="_blank">ici </a>et sa chronique à lire <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/10/06/chronique-de-kim-novak-the-golden-mean/" target="_blank">ici </a>! </strong></p>
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		<item>
		<title>Interview de Jamie Cullum : Please don&#8217;t stop the music !</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2011/06/28/interview-de-jamie-cullum-please-dont-stop-the-music/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 13:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
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		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz sous les Pommiers]]></category>
		<category><![CDATA[please don't stop the music]]></category>
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« Herbie Hancock, Jay-Z, Chopin, Metallica, Nick Drake, Hendrix, Nirvana, et les livres et les films, français et japonais notamment, Truffaut, Kurosawa, Godard et compagnie… »
Lorsqu’on l’interroge sur ses influences, Jamie Cullum, 31 ans, Anglais, et accessoirement star montante, vous assomme de noms. Dire qu’il est remarquable dans l’art de faire des synthèses devient dès lors un commentaire bien fade : le jeune homme en ferait presque sa marque de fabrique.

La seconde : rester lui-même. Pas de détour, pas de fard et de l’humour. Son endroit préféré sur Terre, « derrière un piano ». ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-24632" title="bannière_cullum [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/bannière_cullum-1600x1200.jpg" alt="" width="576" height="432" /></p>
<p>« <em>Herbie Hancock, Jay-Z, Chopin, Metallica, Nick Drake, Hendrix, Nirvana, et les livres et les films, français et japonais notamment, Truffaut, Kurosawa, Godard et compagnie…</em> »</p>
<p>Lorsqu’on l’interroge sur ses influences, <strong>Jamie Cullum</strong>, 31 ans, Anglais, et accessoirement star montante, vous assomme de noms. Dire qu’il est remarquable dans l’art de faire des synthèses devient dès lors un commentaire bien fade : le jeune homme en ferait presque sa marque de fabrique.</p>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=24562729&amp;style=metal&amp;p=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=24562729&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>La seconde : rester lui-même. Pas de détour, pas de fard et de l’humour. Son endroit préféré sur Terre, « <em>derrière un piano</em> ». Son concert de la veille au soir, « <em>un pur moment de bonheur. Quand je suis face à des gens qui aiment vraiment la musique, je pourrais ne jamais m’arrêter, continuer à jouer pour toujours…</em> ». Et si on lui demande où il trouve tant d’énergie, un sourire polisson traverse sa bouille d’enfant enjôleur : « <em>Pour ce qui est d’hier soir, ce sont surtout les moules-frites et le petit verre de Bordeaux qu’il faut remercier.</em> »</p>
<p>Lui qui à quinze ans avait déjà donné plus de mille concerts et sorti deux albums garde insensiblement les pieds sur terre. Sa première rencontre avec le jazz remonte à ses 14 ans : tombé nez-à-nez avec le &laquo;&nbsp;Cantaloop&nbsp;&raquo; d’<strong>US3</strong> à sa sortie. Un long séjour à Paris finira de le convaincre que le jazz lui offre plus de liberté d’expression dans sa musique. En jouer devient une vocation.</p>
<p><img class="alignleft size-large wp-image-24637" title="DSCF9435 [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/DSCF9435-1600x1200-768x1024.jpg" alt="" width="180" height="239" />Mais lorsque <strong>Jamie Cullum</strong> s’installe devant un clavier, dire qu’il joue du jazz serait réducteur. Il transcende les genres, réinvente les frontières entre la pop, le hip-hop, le blues et ce jazz qu’il affectionne tant : « <em>J’adore semer la pagaille dans les cerveaux. Je veux dire, Rihanna par exemple, chaque gamin de douze ans la connaît. En donner une autre vision, ça pour moi ça a de l’intérêt !</em> » On comprend mieux sa reprise envoûtante d’ &laquo;&nbsp;Empire State of Mind&nbsp;&raquo; d’<strong>Alicia Keys </strong>lors de la cérémonie d&#8217;ouverture du festival de Cannes. Gigotant derrière son piano, il faisait se lever <strong>Mélanie Laurent</strong> et <strong>Uma Thurman</strong>, dansant devant un parterre ébahi.</p>
<p>Il faut dire qu’il a l’art de la reprise. Une pertinence instinctive et un don de sincérité au crible desquels il passe des tubes plutôt chewing-gum et en fait des petits monuments de pop-jazz. « <em>Mon goût de la reprise me vient directement du jazz. Tous les grands du jazz se sont attelés à se reprendre les uns les autres. C’est Louis Armstrong. C’est Count Basie. C’est Charlie Parker dans les années 50 qui joue le &laquo;&nbsp;Summertime&nbsp;&raquo; de Gershwin.</em> »</p>
<p>Et alors, <strong>Jamie</strong>, ce que tu fais, c’est de la pop ou du jazz ? « <em>On va dire que mon squelette est jazz et ma peau pop ! </em>» Et cette idée de descendre dans le public à presque chacun de tes concerts ? « <em>C’est une chose pour laquelle je suis critiquée en Angleterre, mais je ne me sens pas l’âme d’une star. Je veux sentir et goûter la musique. Telle qu’elle est et dans le partage. Et ça, pour moi, ça veux notamment dire descendre à la rencontre des gens.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-24644" title="jamie_photo2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/jamie_photo2.jpg" alt="" width="495" height="333" /></p>
<p><strong>Jamie</strong> <strong>Cullum</strong> est simple. Loin de lui l’idée de se prendre la tête. Une réponse à cette attitude ? La passion, peut-être : « <em>Si je joue un bon concert, je ne suis et je ne voudrais être nulle part ailleurs au monde. Parce qu’un concert qui fonctionne c’est un monde en soi. Tous dans un même lieu sont concentrés sur une seule et même chose. Pas de télé, pas de téléphone, pas d’Internet : juste de la musique partagée…</em> »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Continuer la poursuite :</h3>
<ul>
<li>ses albums sur <a href="http://open.spotify.com/artist/3XxxEq6BREC57nCWXbQZ7o">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/jamie-cullum">deezer</a> et <a href="http://grooveshark.com/#/artist/Jamie+Cullum/3822">grooveshark</a></li>
<li>son <a href="http://www.jamiecullum.com/">site officiel</a></li>
<li>le <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/06/23/live-report-jazz-sous-les-pommiers-2011-30eme-edition/">compte rendu</a> de son concert par BTS</li>
<li>ci-dessous, la vidéo de sa prestation cannoise :</li>
</ul>
<p><object width="560" height="349"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/FFT4hvSMbYY?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/FFT4hvSMbYY?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Interview de Fred Wesley : Funk me I’m famous !</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 16:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Abraham Inc]]></category>
		<category><![CDATA[count basie]]></category>
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15 mai 2011, La Rochelle. Pour ses débuts, La Sirène (la nouvelle salle rochelaise) a pris dans ses filets un très gros poisson. Fred Wesley, &#171;&#160;le tromboniste le plus funk de tous les temps&#160;&#187;, ancien compagnon de route de James Brown est à l&#8217;affiche.
En première partie, Youngblood Brass Band, la fanfare new-yorkaise dissémine savamment ses notes cuivrées. Pendant ce temps, BTS interviewe le king :
English version here.
Dr. Javnaire: Tout d’abord, dans votre livre « Hit me, Fred » de 2002, vous vous décrivez comme un « sideman » (un musicien de soutien, en somme). ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-24388" title="bannière_wesley" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/bannière_wesley-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></p>
<p><em>15 mai 2011, La Rochelle. Pour ses débuts, <strong>La Sirène</strong> (la nouvelle salle rochelaise) a pris dans ses filets un très gros poisson. <strong>Fred Wesley</strong>, &laquo;&nbsp;le tromboniste le plus funk de tous les temps&nbsp;&raquo;, ancien compagnon de route de <strong>James Brown </strong>est à l&#8217;affiche.</em></p>
<p><em>En première partie, <strong>Youngblood Brass Band</strong>, la fanfare new-yorkaise dissémine savamment ses notes cuivrées. Pendant ce temps, BTS interviewe le king :</em></p>
<p><em>English version <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/Interview-Fred-Wesley.pdf">here</a>.</em></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Tout d’abord, dans votre livre « Hit me, Fred » de 2002, vous vous décrivez comme un « sideman » (un musicien de soutien, en somme). Mais pensez-vous vraiment que vous êtes un simple partenaire, ou… </strong><strong>Bref, comment vous considérez-vous ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> J’étais un soutien. Mais maintenant je suis un leader. On peut même dire que je suis habitué à être leader. Mais j’étais plutôt un « sideman » quand j’ai écrit ce livre à propos de mes années au côté d’<strong>Ike</strong> et <strong>Tina Turner</strong>, de <strong>James Brown</strong>, de <strong>Count Basie</strong> : ça c’était du soutien ! Mais maintenant je suis leader, et ça me plaît beaucoup.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Est-ce que vous vous rappelez d’un moment particulier où vous vous seriez vraiment décidé à devenir artiste ? </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> En 1980, j’ai vraiment décidé de devenir artiste et j’ai fait un album intitulé <strong><em>House Party</em></strong>. J’ai écrit les chansons, et même chanté sur certaines d’entre elles.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1207816&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1207816&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Pourquoi avoir choisi d’apprendre le trombone ? </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Le trombone n’est pas quelque chose que j’ai choisi. Je jouais de la trompette et du saxhorn baryton dans un groupe de l’école. Un jour mon père rentra à la maison avec un trombone et m’appris comment en jouer dans le but de me laisser faire partie de son ensemble. J’avais douze ans, et je voulais vraiment intégrer ce groupe. Du coup j’ai appris, et je suis devenu le troisième tromboniste du groupe de mon père.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: On pourrait presque considérer que vous jouez du trombone comme un saxophoniste. Pourquoi ? Comment avez-vous trouvé un tel style ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Eh bien, comme je l’ai dit, je me suis mis à jouer du trombone et… j’ai adoré. C’était le seul instrument que j’avais ! Je n’ai jamais appris le saxophone et je n’ai jamais su très bien jouer de la trompette. Donc, j’ai juste joué avec ce que j’avais sous la main. Et le trombone était cet instrument.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Qu’est-ce qui est le plus important pour vous : le funk ou le jazz ? Est-ce que vous êtes un artiste de jazz, ou un artiste funk ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Je ne sais pas… Je suis un artiste de jazz qui joue du funk. Je suis un artiste funk qui joue du jazz. Je pense que je joue mieux du funk que je ne joue du jazz… Non, je pense que je joue mieux du jazz : oh, j’en sais rien ! (<em>rires</em>) Dis-moi, toi !</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Je crois que je préfère quand vous jouez du funk, mais…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Ouais, sûrement. C’est souvent le cas des jeunes. Mais le jazz fait aussi partie intégrante de ce que je suis : j’aime le jazz. Et j’en joue depuis des années ; c’est même ce que j’ai étudié. Mais je suis tombé dans le funk et, en fait, j’ai fait plus d’argent comme ça.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-24391" title="IMG_8107 [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/IMG_8107-1600x1200-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: On entend cette histoire de vous devant choisir entre James Brown et un job de laitier. C’est une légende ou c’est vrai ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> C’est vrai. J’aurais été le premier laitier noir de Mobile en Alabama ! (<em>rires</em>) J’aurais tout fait pour ne pas être laitier.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Est-ce que vous préparez un nouvel album ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Oui, je suis toujours en train de préparer un nouvel album. J’en ai fait un récemment (<strong><em>With a little help from my friends</em></strong>), et je travaille maintenant sur un autre. Mais je ne sais pas encore lequel je vais faire : je travaille sur à peu près sept albums. Peut-être un album de reprises avec quelques morceaux d’<strong>Ike&amp;Tina</strong> et « Ain’t nobody ». Peut-être que c’est ça que je vais faire… mais je n’en suis pas encore sûr. J’ai beaucoup de chose en préparation, et je déciderai bientôt lequel je vais commencer par faire.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et qu’est-ce que vous préférez, la scène ou le studio ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Mmmh… Une autre question délicate. Je préfère la scène, je pense. La scène te donne l’opportunité d’interagir avec la salle. On reçoit l’énergie du public. Et j’adore le public. Mais le studio te donne une chance de créer, tu vois… Mais je crois que je préfère quand même la scène.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: J’ai aussi vu que vous partagiez votre musique, que vous l’enseigniez. Comment ça se passe ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> C’est quelque chose que je veux amplifier ! C’est vraiment bien. On trouve des enfants vraiment intéressés par la musique, et qui veulent apprendre. Ils veulent apprendre comment on fait, ce qu’on fait et comment devenir bon. Du coup, j’essaie de partager ça avec eux, tu vois. Je ne m’intéresse pas à ceux qui ne sont pas passionnés. Mais ceux que ça intéresse vraiment, je veux à tout prix les aider. Autant que je peux.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: J’adore Abraham Inc. J’aime cette idée qu’on puisse mélanger de la musique klezmer avec du funk et du hip-hop. Comment avez-vous décidé de créer une chose si originale ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> C’est une opportunité qui s’est présentée à moi. <strong>David Krakauer</strong> et <strong>So-Called</strong> sont venus me voir avec cette idée et m’ont dit que ça marcherait sûrement. Donc j’y ai travaillé… et ça a marché ! Ce n’était pas mon idée mais celle de <strong>David Krakauer</strong>. Mais quand j’ai rejoint le groupe, ça a tout de suite fonctionné. Et, en plus, on s’est beaucoup amusé !</p>
<p><object width="480" height="384"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4chsn" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="384" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4chsn" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x4chsn_fred-wesley-funk-lesson-give-me-som_music" target="_blank"></a><em><a href="http://www.dailymotion.com/Nugg07_musicman" target="_blank"><br />
</a></em></p>
<h3>Funk me again :</h3>
<p>- english version <a href="../wp-content/2011/06/Interview-Fred-Wesley.pdf">here</a>.</p>
<p>- le <a href="http://www.funkyfredwesley.com/">site officiel</a> de <strong>Fred Wesley.</strong></p>
<p>- sur <a href="http://open.spotify.com/artist/2uE66NiUti6Wpz90SD4eam">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/fred%20wesley">deezer</a> et <a href="http://grooveshark.com/#/search?q=fred%20wesley">grooveshark</a></p>
<p>- le <a href="http://www.la-sirene.fr/">site </a>de <strong>La Sirène.</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Interview de Laura Veirs : Mère Nature</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 16:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Le 17 février dernier, le Confort Moderne de Poitiers accueillait le temps d&#8217;une soirée l&#8217;une des auteurs-compositeurs folk les plus en vue des Etats-Unis. L&#8217;occasion pour Branche Ton Sonotone de partir à la découverte des grands espaces qui composent son univers musical.
Quand l’Oreille Est Hardie #6 : Laura Veirs.

Laura Veirs n’est pas née de la dernière pluie. Elle a ce regard profond et soutenu derrière lequel se cache souvent un esprit vif. Elle n’est venue à la musique qu’assez tard, presque par hasard, après de longues études de géologie et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-23220  aligncenter" title="laura_veirs_banniere [640x480]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/laura_veirs_banniere-640x480.jpg" alt="" width="577" height="410" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le 17 février dernier, le <strong>Confort Moderne</strong> de Poitiers accueillait le temps d&#8217;une soirée l&#8217;une des auteurs-compositeurs folk les plus en vue des Etats-Unis. L&#8217;occasion pour <strong>Branche Ton Sonotone</strong> de partir à la découverte des grands espaces qui composent son univers musical.</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #6 : Laura Veirs.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5060703&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5060703&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Laura Veirs</strong> n’est pas née de la dernière pluie. Elle a ce regard profond et soutenu derrière lequel se cache souvent un esprit vif. Elle n’est venue à la musique qu’assez tard, presque par hasard, après de longues études de géologie et de mandarin dans le Minnesota. Lors de l’un de ses premiers emplois, une expédition géologique en Chine, <strong>Laura</strong> s’ennuyait. « <em>J’avais emmené une petite guitare dans mes bagages. J’ai commencé à écrire des chansons juste pour passer le temps… Et puis, je me suis prise au jeu.</em> »</p>
<p>Quelques années passent ; deux ou trois albums la lancent tranquillement sur la rampe du succès. Avec <strong><em>Carbon Glacier</em></strong> en 2004, elle donne enfin l’impression d’avoir trouvé ses marques, d’être en accord avec son style. <strong><em>Years Of Meteor</em></strong> (2005) et <strong><em>Saltbreakers</em></strong> (2006) installent, sans trop de remous, la jeune fille de Colorado Springs dans le paysage folk américain. Produite par son mari, <strong>Tucker Martin</strong>, le producteur de <strong>Sufjan Stevens</strong>, <strong>R.E.M</strong> et <strong>The Decemberists</strong>, c’est sans peine qu’elle décroche dates et couverture médiatique.</p>
<p>Et puis, à la fin du mois de juillet 2008, l’inspiration pour un septième album lui tombe dessus au beau milieu d’un marché, sur un étal de fruit : « <em>J’ai vu le nom de cette pêche </em>[July Flame]<em> et j’ai pensé que ça ferait un bon titre de chanson. Notamment parce que ça m’évoquait des tas de choses. Pour moi, à cet instant, ça sonnait vraiment comme de la poésie. Et puis, à mesure que j’écrivais d’autres pistes pour l’album, je me suis rendu compte que ce titre irait parfaitement à l’album dans son ensemble. </em>»</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-23247" title="julyflame" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/julyflame-300x300.jpg" alt="" width="202" height="202" />De fait, <strong><em>July Flame</em></strong>, sorti l’année dernière, a la saveur estivale d’un fruit juteux. Il regorge de métaphores sucrées et d’ambiances duveteuses. Tout en cet album invoque nature et paysages. « <em>Je vis à Portland, mais j’ai le sentiment que la nature nous englobe entièrement, même si l’on habite en ville. Il y reste encore le soleil, la pluie, les arbres. On peut trouver la nature où que l’on aille. Et, au fond, c’est de ça dont j’essaie de parler.</em> » Mais <strong><em>July Flame</em></strong>, comme son nom l’indique est aussi un album qui se veut incandescent : on y retrouve « <em>la flamme du brasier, de la fumée et de la guerre</em> » ; on y perçoit le feu de l’été, celui « <em>de la chaleur et de la pollinisation</em> » ; on en ressort, enfin, envahi d’allusions intenses et intimes à la fièvre « <em>des passions et de l’amour</em> ».</p>
<p>Justement, <strong>Laura Veirs</strong> vient d’être maman. Chamboulée par l’arrivée de ce nouveau-venu, elle relativise déjà sa relation à l’art : « <em>Je suis vraiment très occupée par lui. Du coup, je n’écris pas autant que je le souhaiterais. Mais déjà, je sens que je suis plus relaxée dans mon approche de la musique. J’ai maintenant le sentiment que la musique ne représente plus tout pour moi, qu’il y a désormais quelque chose de plus grand, de plus fort. J’essaie juste de profiter de la musique, et de profiter de lui, et de réussir à combiner les deux.</em> » Par extension, sa prestation scénique est en demi-teinte. Pas totalement dedans, ne cherchant pas à captiver son public, l’Américaine joue bien, nous fait voyager, mais ne dégage pas assez pour que se recrée l’univers si particulier de son dernier album. Malgré la belle pêche savoureuse promise par <strong><em>July Flame</em></strong>, le spectateur reste sur sa faim.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-23252  aligncenter" title="lauraverse" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/lauraverse.jpg" alt="" width="425" height="282" /></p>
<p>Mais, déjà tournée vers de nouveaux horizons, la chanteuse ne compte pas en rester là : « <em>Je veux continuer à creuser cette musique simple et élaborée que je tiens depuis maintenant quelques années.</em> » Quant à savoir ce à quoi elle aspire, rien de bien surprenant : « <em>Faire encore une dizaine d’albums de qualité, avoir une famille, une belle carrière et pouvoir aider mes proches.</em> » La critique, elle, le lui rend bien : <strong>Laura Veirs</strong> est arrivée, en décembre dernier, à la dixième place du classement de la NPR (National Public Radio) des meilleurs songwriters américains de l’année. Juste derrière <strong>Neil Young</strong> et <strong>Arcade Fire</strong>.</p>
<p>Alors, en attendant de savoir ce que lui réserve véritablement l’avenir, laissons faire Mère Nature.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iLilpPtY2JU?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/v/iLilpPtY2JU?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Abandonner tout espoir de fruit :</h3>
<ul>
<li>le <a href="http://lauraveirs.com/">site</a> de <strong>Laura Veirs</strong></li>
<li><strong></strong><em><strong>July Flame</strong><strong> </strong></em>sur <a href="http://open.spotify.com/album/5cTVAn12A1iPQAgxxt9n9Y">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/laura-veirs/july-flame-464108">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li>les 5 premiers numéros de &laquo;&nbsp;<a href="http://branchetonsonotone.com/?s=oreille+hardie&amp;x=0&amp;y=0">Quand l’Oreille Est Hardie</a>&nbsp;&raquo; sur BTS.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Interview de Fool&#8217;s Gold : African Dream</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 16:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Toujours dans la série « plus en retard pour voir », voici aujourd’hui l’interview que nous avons réalisée le 26 novembre dernier au Confort Moderne.
Dans la moiteur torride des rythmes hybrides du groupe californien, Pierro et moi ne savions plus où donner de la tête. Nous succombions rapidement, dans des déhanchés animaux, aux arpèges ensoleillés des six blancs-becs qui, comme Nino Ferrer, voudraient être Noirs. Ou qui, du moins, le font croire.
En effet, la critique veut que Fool’s Gold soit une formation afro-pop. Mais la prégnance de leur culture d’origine, de leur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-23114" title="bannière_foolsgold" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/bannière_foolsgold.jpg" alt="" width="575" height="382" /></p>
<p>Toujours dans la série « plus en retard pour voir », voici aujourd’hui l’interview que nous avons réalisée le 26 novembre dernier au <strong>Confort Moderne</strong>.</p>
<p>Dans la moiteur torride des rythmes hybrides du groupe californien, Pierro et moi ne savions plus où donner de la tête. Nous succombions rapidement, dans des déhanchés animaux, aux arpèges ensoleillés des six blancs-becs qui, comme <strong>Nino Ferrer</strong>, voudraient être Noirs. Ou qui, du moins, le font croire.</p>
<p>En effet, la critique veut que <strong>Fool’s Gold</strong> soit une formation afro-pop. Mais la prégnance de leur culture d’origine, de leur terre natale, est si forte que l’on opterait volontiers pour le terme un peu bâtard d’Afro-rock californien. Car l’Afrique chez <strong>Fool’s Gold</strong> n’est qu’une envie, qu’un style, qu’un exotisme un peu branché qui, pourtant, n’enlève rien à la contagion que propage cette satanée escouade de mouches californiennes.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #5 : Fool&#8217;s Gold.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/fools_gold_african_dream.pdf">here</a>.</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5490599&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5490599&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Vous venez tous de groupes différents, des groupes réputés en plus <em>(ndlr. </em></strong><strong><em>Foreign Born, We are Scientist, The Fall, etc.)</em></strong><strong>. Comment vous êtes-vous rencontrés ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>Luke et moi nous sommes rencontrés au lycée. On avait seize, dix-sept ans, ce qui pour nous remonte à un sacré bout de temps. Nous jouions ensemble dans un groupe à l’époque. En un sens, on joue de la musique ensemble depuis un bon bout de temps. Et ce n’est que quand on a commencé <strong>Fool’s Gold</strong> que l’on a commencé à écrire nos chansons. On a toujours joué dans les groupes l’un de l’autre, jamais en tant que renfort. Donc c’est la première fois que l’on produit quelque chose comme ça : et c’est excitant !</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Pourquoi avoir choisi ce nom ? Pourquoi « Fool’s Gold » ? Est-ce que ça renvoie à la chanson des Stone Roses ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Non, ce n’est pas à cause de ça. En Californie on a connu la ruée vers l’or : tous ces gens qui sont venus en Californie en pensant trouver de l’or. Ce qu’en anglais on appelle « fool’s gold » est une pierre, aussi appelée pyrite, un minéral qui ressemble à de l’or. C’est plutôt de là que vient notre nom. C’était une sorte de blague.</p>
<p><strong>Lewis : </strong>C’est un nom ambivalent qui n’est pas fait pour être pris au sérieux. Quand on a lancé le groupe, c’était plus pour tenter une expérience. On n’imaginait pas vraiment devenir un « vrai » groupe faisant des tournées, vous parlant maintenant.</p>
<p><strong>Luke : </strong>Et les deux mots sonnent bien : “fool” et “gold” !</p>
<p><strong>Lewis : </strong>Maintenant, on attire des mecs fans de folie et des filles fans d’or… (<em>laughs</em>)</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et comment décririez-vous le melting-pot qu’est votre musique ?</strong></p>
<p><strong>Luke:</strong> Hmmm… “Tropical”?!</p>
<p><strong>Lewis:</strong> Ouais ! On peut carrément dire qu’on fait un truc tropical !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-23131" title="IMG_1907" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/IMG_1907-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Pierro: Mais pourquoi chantez-vous en hébreu ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Parce que les paroles sont trop embarrassantes… (<em>explosion de rires</em>) Amir et moi sommes nés en Israël, c’est donc une chose avec laquelle j’ai grandi : on parlait hébreu à la maison et… C’est donc un truc que je portais en moi quelque part. Et quand on a commencé à faire cette musique, ça m’a juste paru bien sonner.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Mais qu’est-ce qu’ils disent ces textes en hébreu ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Eh bien, chaque chanson porte une idée différente. Certaines sont plus joueuses que d’autres, d’autres plus personnelles, d’autres… vous voyez…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : J’ai aussi lu qu’un seul d’entre vous est déjà allé en Afrique. Ca ne vous paraît pas étrange en regard de la musique que vous jouez ?</strong></p>
<p><strong>Luke :</strong> Non, parce qu’on écoute énormément de musique africaine. Et puis, vous savez, quand on écoute de la musique, c’est facile de reprendre certaines choses.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Mais vous ne voudriez pas aller là-bas, vous confronter à la musique que vous jouez ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Oh… on aimerait le faire ensemble. Mais ce n’est vraiment pas facile pour les Américains, en particulier au départ de Los Angeles, d’aller en Afrique.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-23133" title="pochette_fools_gold" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/pochette_fools_gold.jpg" alt="" width="300" height="300" />Pierro : Et vous avez déjà joué en Israël ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>On a déjà planifié des voyages vers ces deux destinations depuis longtemps. Mais ce n’est pas facile pour nous tous d’aller là-bas. Mais on essaie toujours de le faire, donc…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Qui vous inspire le plus pour votre musique et vos textes ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Kobe Bryant ! C’est sincèrement une grande inspiration pour nous. C’est un maître du rythme, n’est-ce pas ?</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Vous êtes beaucoup dans le groupe (six maintenant, douze auparavant). Comment faites-vous pour créer, et ne pas vous battre ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>Luke et moi créons essentiellement tout. Et les garçons prennent en quelque sorte ce que nous avons créé et se l’approprie, vous voyez. Mais, nous restons les capitaines sur le navire.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Et quelle différence vous dresseriez entre les publics européen et américain ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>On adore les publics européens parce qu’on sent une très forte connexion avec eux, surtout en France, en Belgique et en Hollande. Mais la sensation est quasiment la même pour nous en Californie. A San Francisco ou Los Angeles on trouve aussi ce lien étroit avec les gens. Mais on a passé tellement de temps en Europe qu’on n’a pas été tant que ça en Amérique. Vous savez, les Etats-Unis sont tellement immenses, et il y a tellement d’endroits différents. Nous n’avons pas tant joué que ça dans notre pays, donc…</p>
<p><strong>Pierro : Et est-ce que vous pensez qu’il y a quelque chose de spécial dans l’air californien qui pousse les musiciens à lier les cultures dans leur création musicale ? Je pense notamment à Groundation, qui est un groupe de reggae purement californien.</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Pour moi, c’est lié au temps, à la chaleur et à la sécheresse ; et aussi à la grande diversité qu’il y a chez nous. Chaque culture y est représentée et on est donc exposé à des tas de choses. Chaque jour qui passe à Los Angeles, vous savez, vous pouvez, par exemple, aller à « Little Ethiopia » et vous confronter à quelques chose de radicalement différent. Du coup, on est peut-être plus influencé qu’inspiré par la musique africaine.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="354" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/W0wPNow3ymc?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="354" src="http://www.youtube.com/v/W0wPNow3ymc?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3>Plus d&#8217;Afrique à fric :</h3>
<ul>
<li>the <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/fools_gold_african_dream.pdf">english version</a> of the interview</li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/foolsgold">myspace</a> de <strong>Fool&#8217;s Gold<br />
</strong></li>
<li>l&#8217;album éponyme<em><strong> </strong></em>sur <a href="http://open.spotify.com/album/5gXbKiqqUNgfRltoaJdjZh">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/fool-s-gold/fool-s-gold-bonus-version-502709">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li><a href="../2011/02/24/2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/">Quand l’Oreille Est Hardie #1 : Kowalski</a>, <a href="../2010/11/25/interview-de-rubik-melting-pop/">#2 Rubik</a>, et <a href="../2011/02/07/interview-de-chloe-la-techno-toute-en-retenue/">#3 Chloé</a> et <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/02/24/interview-de-the-jim-jones-revue-rockn-roll-attitude/">#4 The Jim Jones Revue</a> par BTS.</li>
</ul>
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		<title>Interview de The Jim Jones Revue : Rock&#8217;n roll attitude !</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 16:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
L’Oreille est Hardie, mais le chroniqueur moins. C’était il y a trois mois, mais ça n’arrive que maintenant. Il faisait déjà froid, mais le groupe était des plus chauds.
The Jim Jones Revue, ce soir-là, s’était fait le plaisir d’enflammer le Confort Moderne poitevin de son rock rétro et extatique. Véritable machine à danser, le groupe se compose de quatre bêtes de scène qui n’ont qu’une idée en tête, comme l’indique le titre de leur dernier album : Burning Your House Down.
Sous les doigts aguerris d’un pianiste en furie, se développent des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-22674" title="banniere_tjjr" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/banniere_tjjr.jpg" alt="" width="566" height="376" /></p>
<p>L’Oreille est Hardie, mais le chroniqueur moins. C’était il y a trois mois, mais ça n’arrive que maintenant. Il faisait déjà froid, mais le groupe était des plus chauds.</p>
<p><strong>The Jim Jones Revue</strong>, ce soir-là, s’était fait le plaisir d’enflammer le <strong>Confort Moderne</strong> poitevin de son rock rétro et extatique. Véritable machine à danser, le groupe se compose de quatre bêtes de scène qui n’ont qu’une idée en tête, comme l’indique le titre de leur dernier album : <strong><em>Burning Your House Down</em></strong>.</p>
<p>Sous les doigts aguerris d’un pianiste en furie, se développent des mélodies lourdes en provenance directe des States. Pourtant, les quatre rock stars sont britanniques. Paradoxe ? Non ! Par amour !</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #4 : The Jim Jones Revue.<br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/interview_jim_jones.pdf">here</a>.</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934623&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934623&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : On connaît tous la tragique histoire de la secte du Temple du peuple, dont Jim Jones était le gourou. Pourquoi avoir choisi un tel nom, et qu’est-ce que cela signifie pour vous ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> C’est juste parce que Jim Jones est le nom du chanteur. Ce qui s’est passé c’est que lorsqu’on a commencé à jouer ensemble, un ami qui tient un club nous a entendu jouer et nous a dit « vous devez jouer chez moi ». On lui a répondu qu’on ne se sentait pas encore prêts : on n’avait même pas de nom. Il a répondu qu’il s’en foutait et que l’on s’appellerait <strong>The Jim Jones So Punk Revue</strong>, et que ça irait très bien. Voilà tout.</p>
<p>Du coup, c’est juste le nom qu’un mec nous a donné. Mais le concert ce soir là était vraiment extatique, les gens dansaient sur les tables. Nous n’avons pas trop eu l’occasion de changer de nom après ça. On a commencé à être connu en tant que <strong>Jim Jones Revue</strong>. Et c’est après ça seulement que toutes les connexions avec l’autre Jim Jones ont été faites.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Préférez-vous que l’on vous compare au premiers temps du rock, au garage, ou à la musique punk ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> Je crois que la chose à retenir de nous, c’est qu’on prend indéniablement un tiers dans chacune des branches. Mais c’est aussi un big bang de musique populaire. Ces trois éléments se rejoignent. Et vous avez cette explosion de musique excitante et de black-out sauvage qui s’unissent.</p>
<p>Ce que l’on fait, c’est juste tracer une ligne entre tous les groupes rock&#8217;n'rolls excitants de ces année-là. Et ça peut prendre racine chez des groupes récents avec <strong>Grinderman</strong>, ou quelques années plus tôt avec <strong>The Jon Spencer Blues</strong> <strong>Explosion</strong>, et ça va encore plus loin jusqu’aux <strong>Sex Pistols</strong>, aux <strong>Clash</strong>, et ainsi de suite, jusqu’à <strong>Little Richard</strong> et <strong>Robert Johnson</strong>. Et puis, c’est sans fin…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-22688" title="IMG_0520" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_0520-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Jim :</strong> Mais les fifties, c’est le moment où tout a explosé ! C’est le moment où la musique blanche et la musique noire se sont rejointes sous un même message. Ca a duré très peu de temps. Il n’a pas fallu longtemps pour que les gens réalisent qu’on pouvait se faire de l’argent. Et tout ça est devenu commercial, adouci. Et après ça, plus jamais personne n’a essayé de retrouver cette énergie originelle, et cette vie originale, de la première percée. Et nous, nous faisons partie de ceux qui essaient de  porter un peu de cette lumière. Mais ce n’est pas de la nostalgie : on ne veut pas faire des chansons sur les Cadillacs roses, tu sais. Ni rien de tout cela. On parle d’être vivant aujourd’hui…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Oui, de Londres et de la vie moderne aussi…</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Oui ! Et d’auteurs comme <strong>Charles Bukowski</strong>, ces gens qui ont réussi à parler de la vie normale, mais qui peuvent résumer les choses en quelques lignes et dire quelque chose qui vous met en arrêt. Je ne dis pas que je peux écrire comme ça, mais c’est ce qui m’influence et c’est la manière dont je pense les choses que je travaille les paroles d’une chanson. Et puis, je parle juste de ma vie, vous savez.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Mais avec toutes ces influences, comment est-ce que vous décririez votre musique alors ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Rock’n roll ! (<em>rires</em>)</p>
<p><strong>Pierro : Juste du rock’n roll ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Ouais… ça fait un peu « juste du rock’n roll », mais c’est déjà si fort. Et puis le rock des années 50, c’est vraiment comme la clé de contact de tout ce qui suit.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934617&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934617&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Pierro : Et à part Charles Bukowski, quels écrivains vous inspirent ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Euh… un bon paquet. Mais, j’aime surtout… <strong>Ernest Hemingway</strong>, et tous ces auteurs qui savent dire des choses avec un peu de remue-ménage… J’aime aussi <strong>William Burroughs</strong> et les écrivains russes, comme <strong>Dostoïevski</strong> ou <strong>Mikhaïl Boulgakov</strong>…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Tu nous as dit que pour vous la création n’avait rien à voir avec la nostalgie, mais est-ce qu’on ne peut quand même pas dire que vous êtes nés 30 ou 40 ans trop tard ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Je ne crois pas, non. Malgré toutes les choses qui paraissent attractives dans un retour en arrière, je ne voudrais pas y aller. Vous savez, ma vie est maintenant. Est-ce que je perds tant que ça au change ? Nous sommes tous tels que nous sommes. Et cela signifie que l’on doit en quelque sorte s’accrocher au quotidien et nous exprimer là où nous avons l’occasion de le faire.</p>
<p>Et puis, il y avait pas mal de problèmes à l’époque, vous savez. D’un point de vue musical, les années 50 c’était essentiellement des labels indépendants qui étaient obligés de lutter pour avoir un peu de succès. Ils travaillaient comme des acharnés ! Quelqu’un comme <strong>Little Richard</strong> a seulement réussi à percer à force de persistance, de sang et de tripes, et d’énergie. C’était dantesque !</p>
<p><strong>Pierro : Que pensez-vous du public français ?</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-22694" title="IMG_0258" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_0258-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" />Rupert :</strong> On l’adore. Je veux dire, la France a vraiment été le premier pays à piger ce que l’on faisait. Plus que la Grande-Bretagne, notre propre pays, vous savez. Très vite on était en tournée, on jouait dans des festivals et on faisait de la télé en France. Environ deux ans avant que nous explosions au Royaume-Uni, alors… On garde une place privilégiée pour la France dans notre cœur. C’a été un peu comme une réaction chimique entre les Français et notre musique. Je ne me rappelle plus trop, mais je crois que c’est notre cinquième tournée, ou presque, en quelques années seulement, et à chaque fois c’était génial. Et ce soir on a fait un super show, et, vous savez, ça continue à se passer comme ça ! Cette tournée a été la meilleure de toutes : on a fait des concerts fantastiques ici, à Poitiers, mais aussi à Paris, à Lyon, Marseille ou Bordeaux. Et le public est à chaque fois phénoménal. J’adore la manière dont le public français réagit à ce que l’on fait ; ils chopent le truc instantanément. Il n’y a rien d’intellectuel, tu vois, ils veulent juste passer un bon moment.</p>
<p><strong>Jim : </strong>Je crois aussi qu’il y a quelque chose dans la culture française qui est en lien direct avec le rock’n roll : c’est cet esprit d’indépendance et de liberté. Et tous ces trucs qui signifient « Fuck you ! », tu sais. Si des gens commencent à empiéter sur les libertés, des gens du gouvernement, les Français ne supportent pas ça. Et directement ils se mettent en grève,…</p>
<p><strong>Pierro: Strike spirit… fuck spirit!</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Ouais ! Il y a un parallèle avec l’idée de rock’n roll autour du fait de s’exprimer en tant qu’individu et ne pas trop se faire écraser, tu vois. Dans un sens positif ! Et notre musique, c’est ça : c’est plein de folie et d’agression, mais c’est pensé pour être positif et euphorisant.</p>
<p><strong>Pierro : Une autre question à laquelle je viens juste de penser : quel a été, pour vous deux, la première émotion qui vous a donné envie de faire de la musique ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> Ce qui m’a véritablement donné envie de jouer de la musique c’est (j’étais très jeune) quand j’ai vu les <strong>Ramones</strong> en concert. C’a eu un effet immédiat sur moi, vous voyez. J’ai pensé que c’était assez simple et que je pourrais être capable de le faire moi aussi. (<em>Rires</em>) Même si j’ai vite découvert que ça ne l’était pas. Ca m’a paru assez naïf, comme les jeunes enfants, et c’était le déclic initial.</p>
<p><strong>Jim :</strong> Je crois, pour ma part, que c’était probablement <strong>Chuck Berry</strong>. Quand j’étais jeune, à l’école, pendant la pause de midi, quelqu’un m’a montré comment faire le style <strong>Chuck Berry</strong>. Et là, j’ai réalisé que peut-être je pourrais le faire aussi… mais il y a eu plein d’autres événements après ça, aussi.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Vous venez juste de réaliser un nouvel album. Alors, que préférez-vous : les lives ou le processus de création en studio ?</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-22697" title="IMG_0514" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_0514-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" />Rupert :</strong> Pour nous, c’est un peu la même chose parce que quand on va en studio, on joue comme en live. Je veux dire, la principale différence c’est que l’on peut retoucher ce que l’on a joué, et peut-être lui donner le son que l’on trouve le plus excitant. Du coup, les deux sont vraiment liés. Ce n’est pas comme si on allait en studio et que l’on enregistrait chaque piste individuellement ; on fait ça vraiment en groupe. On a juste plus de temps pour développer les choses. L’album que l’on vient juste d’enregistrer s’est fait en compagnie de <strong>Jim Sclavunos</strong>. Il était batteur pour les <strong>Bad Seeds</strong> et pour <strong>Grinderman</strong>. Et c’était super parce qu’il a joué avec un paquet de musiciens que nous adorons, comme les <strong>Cramps</strong>, <strong>Sonic Youth</strong>, etc. Donc, jouer avec lui comme producteur était vraiment un grand moment.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Pour terminer, on ressent une vraie alchimie dans votre groupe. Pensez-vous, tous les cinq, que ce groupe est celui dont vous rêviez ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> Ce qui est frappant avec ce groupe, c’est que la première fois que nous avons joué ensemble, il y a eu une sorte de chimie immédiate. Depuis la toute première chanson que l’on a joué ensemble, « Hey, hey, hey, hey » de <strong>Little Richard</strong>, nous avons été conscient qu’il se passait quelque chose. Après ça, on a joué avec plein d’autres musiciens, mais on n’a jamais retrouvé ça. De manière presque instantanée, on a trouvé quelque chose de différent des autres groupes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="579" height="354" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1k_cd44iBuU?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="579" height="354" src="http://www.youtube.com/v/1k_cd44iBuU?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3>Un peu plus de claviers hurlants  :</h3>
<ul>
<li>the <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/interview_jim_jones.pdf">english version</a> of the interview</li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/thejimjonesrevue">myspace </a>de <strong>The Jim Jones Revue<br />
</strong></li>
<li><em><strong>Burning Your House Down </strong></em>sur <a href="http://open.spotify.com/album/3sABMSTQ11yU48cW0AbPKL">spotify </a>et <a href="http://www.deezer.com/fr/music/the-jim-jones-revue/burning-your-house-down-640169">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li><a href="../2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/">Quand l’Oreille Est Hardie #1 : Kowalski</a>, <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/11/25/interview-de-rubik-melting-pop/">#2 Rubik</a>, et <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/02/07/interview-de-chloe-la-techno-toute-en-retenue/">#3 Chloé</a> par BTS.</li>
</ul>
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		<title>Interview de Chloé : la techno toute en retenue.</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 22:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[  


Le 24 Novembre 2010 au Confort Moderne, avec le compère Dr. Javnaire, nous avons eu la chance d&#8217;assister au live d&#8217;une des grandes dames de la musique électronique, Chloé. Au sortir du concert, nous nous sentions comme deux larrons qui ont passé une heure et demie à se faire asticoter par une poignée de métal gantée de velours (ou l&#8217;inverse !). Car les compositions de Chloé sont tout à la fois métalliques et charnelles, martiales et sexy, et peut-être faut-il voir dans cette versatilité assumée le sens du ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/banniere_chloe1.jpg"><img class="size-full wp-image-22361   aligncenter" title="banniere_chloe" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/banniere_chloe1.jpg" alt="" width="318" height="480" /></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le 24 Novembre 2010 au Confort Moderne, avec le compère Dr. Javnaire, nous avons eu la chance d&#8217;assister au live d&#8217;une des grandes dames de la musique électronique, Chloé. Au sortir du concert, nous nous sentions comme deux larrons qui ont passé une heure et demie à se faire asticoter par une poignée de métal gantée de velours (ou l&#8217;inverse !). Car les compositions de Chloé sont tout à la fois métalliques et charnelles, martiales et sexy, et peut-être faut-il voir dans cette versatilité assumée le sens du titre de son second album, One in Other, tout juste nominé dans la catégorie &laquo;&nbsp;Meilleur album de musique électronique et dance&nbsp;&raquo; (avec Stromae, Gotan Project et Uffie) aux Victoires de la musique 2011 (qui se dérouleront le 9 Février et le 1 Mars prochains sur France Télévisions). Nous avons voulu en savoir un peu plus sur cette artiste discrète, et pourtant centrale dans le paysage électronique.</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Quand l&#8217;Oreille est hardie #3 : Chloé.</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bonjour Chloé. Tout d’abord nous avons trouvé que les images du collectif Transforma illustraient très bien le déroulement de votre live. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre collaboration ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mes lives sont accompagnés des artistes visuels berlinois Transforma qui ont réalisé une création visuelle dédiée. L’image me permet d’accentuer les effets de styles, les modes d’expression que je retrouve dans ma musique, les contrastes : fermé/ouvert, chaos/cosmos, sens apparent/sens caché.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A Poitiers mercredi soir, la salle était assez petite et le public clairsemé, est-ce que vous jouez différemment dans ces conditions ? Est-ce plus difficile ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au Confort Moderne ce soir là, seule la lumière des visuels de Transforma éclairait la salle. Chaque salle a son ambiance, son acoustique, son public, son moment, il n’y a pas vraiment de règles : il m’arrive de jouer intimiste et abstrait devant une grande salle de festival, comme plus club dans une plus petite salle, ça dépend de l’instant.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-22376 alignright" style="margin: 7px;" title="IMG_1373" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_1373-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au long de votre live, nous avons senti une certaine retenue qui dénote avec le côté généralement expansif du DJ : peut-être était-ce juste le fait du live poitevin, mais nous aimerions savoir si vous êtes dans des attitudes différentes quand vous jouez vos propres morceaux ou quand vous mixez, si vous brouillez volontairement les cartes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mon live est un amas de mes sons d’albums, de remixes, de maxis, de collaborations, et de sons à venir, joués de façon improvisée. Cela me permet de proposer au public mes morceaux de studios revisités en direct, de façon spontanée et improvisée : c’est une prise de risque mais c’est enrichissant, c&#8217;est le lien qui me manquait entre le studio et le djing. Je ne suis pas spécialement expansive quand je mixe ou quand je joue <em>live</em>, je suis concentrée et habitée. Que ce soit dans mes productions en mix ou en live, je travaille constamment sur cette retenue.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A un moment de votre live, vous avez utilisé des samples de voix scandées sur les images d’un cercle clignotant blanc et noir : cela nous a fortement fait songer au film <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=29UhO7PP_Bs" target="_blank">Anticoncept</a></em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gil_Joseph_Wolman" target="_blank">Gil J. Wolman</a>, était-ce une référence voulue ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des voix que j’avais à disposition lors d’un live que j’avais fait au 104 à Aubervilliers. Il s’agissait de textes lus par des philosophes qui traitaient du rapport de l’art dans l’architecture. J’ai récupéré quelques bouts de voix qui avaient un aspect contestataire et qui se mariaient bien avec certains sons que j’avais et je les ai transformé en direct afin d’accentuer certains passages de mon live.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après avoir sillonné les quatre coins du monde pour jouer, avez-vous des endroits (villes, clubs, festivals) qui vous tiennent particulièrement à cœur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui bien sûr, particulièrement le Rex Club à Paris où je joue régulièrement ainsi que le Robert Johnson à Francfort, en Allemagne. Ces clubs sont selon moi les meilleurs car on y ressent une réelle liberté d’expression, une réelle convivialité, le sound system y est dément.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que signifie, pour vous, le titre de ce deuxième album, <em>One in other</em> ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je voulais le mot &laquo;&nbsp;one&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;other&nbsp;&raquo; dans le titre pour exprimer les rapports entre l&#8217;Un et l&#8217;Autre. On dit &laquo;&nbsp;l&#8217;un dans l&#8217;autre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ni l&#8217;un ni l&#8217;autre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;l&#8217;un après l&#8217;autre&nbsp;&raquo;&#8230; ce sont ces liens et la façon dont ils se tissent qui m&#8217;ont donné un point de départ. Finalement, le mot entre les deux aurait pu être n&#8217;importe lequel. Chacun interprète comme il veut le sens, y trouve sa propre réponse : qui est l&#8217;Un, qui est l&#8217;Autre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec une belle photo de votre visage en plan rapproché sur la pochette de ce deuxième album, et des morceaux plus intimistes, moins « club » que sur <em>The Waiting Room</em>, nous avons souvent lu ou entendu que ce deuxième opus est plus « sincère », est un « album de la maturité ».  Que pensez vous de ces commentaires sur votre travail ? Que reflète pour vous <em>One in Other </em>?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile de donner des termes précis quant à la musique électronique, qui est justement un style de musique dans lequel il y a énormément de courants, d&#8217;aspirations. Selon moi <em>One in other</em> a été fait plus spontanément et plus rapidement, il est donc plus affirmé, et il est la continuité de mon premier album, <em>The waiting room (</em>ndlr : sorti en 2007)<em>. <span style="font-style: normal;">J’ai mis plusieurs années avant d’arriver à terminer ce premier album, j’étais pleine de doutes et j’avais l’impression que je n’arrivais pas à achever mes morceaux. A l&#8217;inverse, sur ce second album j’ai pris plus de plaisir, j’ai été plus instinctive et intuitive &#8211; comme dans le mix finalement. Faire un album s’inscrit dans la continuité de mon travail après mes nombreux maxis sortis depuis 2001 sur différents labels, mes remixes pour différents artistes et collaborations. En production je ne me limite pas à faire uniquement de la &laquo;&nbsp;clubbade&nbsp;&raquo;, j’aime bien aller chercher ailleurs, c&#8217;est manière pour moi de me ressourcer, d’expérimenter,  et surtout de ne pas tourner en rond.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_1323.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-22374" style="margin: 7px;" title="IMG_1323" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_1323-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Sur cet album et dans votre live, vous chantez et vous vous servez de votre propre voix comme d’un matériau, vous oscillez sans cesse entre organique et électronique. Comment êtes-vous venue à cela ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je sample des instruments que je transforme ensuite, et la voix est pour moi un outil comme un autre. La musique électronique offre des possibilités infinies pour trouver des sonorités, des ambiances, des textures aussi bien électroniques qu’organiques, des équilibres. Je me suis interessée à la production d’un morceau de musique électronique, j’ai voulu absolument comprendre pour pouvoir m’en servir et y intégrer des idées que j’avais, aussi bien en y intégrant de la guitare, des voix dans des effets, de l&#8217;électronique&#8230; J&#8217;avais une idée très précise de ce que je voulais : une façon pour moi de me sentir indépendante et d’être ma propre chef-d’orchestre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est ce qui vous fait vibrer en musique ? Et dans l’art en général ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout est matière à inspiration, j’ai toujours écouté de tout musicalement, et dans chaque style il y a des morceaux qui me touchent, je ne m’enferme pas dans un style précis. J’ai des périodes où j’écoute un artiste plus qu’un autre, mais je peux aussi bloquer sur un film à un moment, un morceau, un groupe, j&#8217;aime ce qui me fait vibrer. Je m&#8217;approprie tout cela et j&#8217;en fais autre chose.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont vos projets pour les mois à venir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On termine quelques remixes avec Krikor sous le pseudo <em>Plein Soleil</em> à sortir sur divers labels. Je prépare également une création radiophonique qui m’a été proposée par l’émission « l’Atelier de création radiophonique » {ndlr : sur France Culture tous les dimanche soir de 23h à minuit}. J’ai choisi le thème du surréalisme : je collecte des voix, des interviews d’époque et vais les mélanger à des ambiances. Cette création radio paraitra en CD avec un livre dans la collection <em>Dis Voir</em> en avril/mai 2011.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une dernière question : avec votre longue expérience des clubs européens et mondiaux quel regard portez-vous sur l’actuelle « crise de la nuit » parisienne dénoncée par la pétition <em>Quand la nuit meurt en silence</em></strong><strong> ? Que pensez-vous de la mise en place en novembre 2010 d’« états généraux de la nuit » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Disons que le problème est toujours présent : une nouvelle ère a commencé, la nouvelle génération a grandi et remplit les clubs. De nouveaux promoteurs prennent la relève, mais on ne voit pas pour autant émerger de nouveaux clubs. On ressent le poids de la crise et des interdits encore plus qu&#8217;il y a quelques années, c&#8217;est inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3>Branche ton Sonotone !</h3>
<ul>
<li><a href="http://open.spotify.com/album/7cTQ5A6BXTK0sSs3xCU4jV" target="_blank"><em>One in other </em></a>et <a href="http://open.spotify.com/album/7dxnLz7mydR0uyyvA4DO49" target="_blank"><em>The Waiting Room</em></a> sur Spotify.</li>
<li>Le site officiel de <a href="http://www.dj-chloe.com/" target="_blank">Chloé</a>.</li>
<li>Le site de <a href="http://www.dj-chloe.com/" target="_blank">Kill the DJ</a>, le label de Chloé et <a href="http://afewthingsfromivansmagghe.blogspot.com/" target="_blank">Ivan Smagghe</a> (dont le blog vaut le détour).</li>
<li>Le site du <a href="http://www.confort-moderne.fr/" target="_blank">Confort Moderne</a>.</li>
</ul>
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		<title>Interview de Rubik : Melting-pop !</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 16:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
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Le soir où Pierro et moi-même avons interviewé Kowalski, nous avons aussi eu la chance de rencontrer les membres de l&#8217;octet pop déjanté qu&#8217;est Rubik. En ce 10 novembre 2010, au Confort Moderne (Poitiers) c&#8217;était la formation finlandaise qui faisait office de tête d&#8217;affiche. Sa musique nous était totalement inconnue avant de voir la programmation de la salle il y a quelques mois. Et, le concert, ahurissant, n&#8217;a fait que confirmer ce que leur dernier album Dada Bandits nous laissait soupçonner : un boxon polyphonique éminemment accrocheur. La bande de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-21221" title="ban_rubik2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/ban_rubik2-1024x758.jpg" alt="" width="574" height="425" /></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: justify;"><em>Le soir où Pierro et moi-même avons interviewé <strong>Kowalski</strong>, nous avons aussi eu la chance de rencontrer les membres de l&#8217;octet pop déjanté qu&#8217;est <strong>Rubik</strong>. En ce 10 novembre 2010, au <strong>Confort Moderne</strong> (Poitiers) c&#8217;était la formation finlandaise qui faisait office de tête d&#8217;affiche. Sa musique nous était totalement inconnue avant de voir la programmation de la salle il y a quelques mois. Et, le concert, ahurissant, n&#8217;a fait que confirmer ce que leur dernier album </em><strong>Dada Bandits</strong><em> nous laissait soupçonner : un boxon polyphonique éminemment accrocheur. La bande de gros velus a façonné, une heure et demi durant, un méli-mélo musical de haut vol. Avec pas moins de dix-huit instruments sur scène, les Finlandais (qui n&#8217;étaient que sept ce soir-là) nous ont embarqué dans leur centrifugeuse sonore, et nous ont laissé ressortir de là bluffé par la créativité, l&#8217;engagement et la simplicité de ce que la programmation du Confort Moderne avait défini comme de la &laquo;&nbsp;pop foutraque&nbsp;&raquo;. Une interview n&#8217;était donc pas de trop pour démêler leur univers enfiévré.</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #2 : Rubik.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p style="text-align: left;"><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/Interview-Rubik.pdf" target="_blank">here</a>.</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276547&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276547&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : En France on vous connaît peu. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre groupe ?<br />
</strong></p>
<p>Nous nous sommes formés en 2003. A l’époque nous n’étions que quatre. Et puis nous avons réalisé notre premier album en 2007. Et puis notre second album est sorti en Finlande en 2009, et c’est celui qui est en France en ce moment.</p>
<p>Donc, maintenant nous sommes huit. Et nous sommes entre six et huit sur scène selon les concerts. Par exemple, nous n’étions que sept ce soir. Et parfois, on ne sait même pas qui va jouer le soir même…</p>
<p>Ouais, voilà à peu près notre histoire en quelques mots.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Il y a tellement d’instruments sur scène pendant vos concerts ! C’est vraiment impressionnant ! Combien d’instruments jouez-vous ?</strong></p>
<p>Entre quinze et vingt, je crois. Mais, même s’il y en aura plus encore sur notre prochain album, je ne crois pas que ce soit le principal. C’est juste que nous aimons essayer de nouvelles choses. Amener de nouveaux instruments régulièrement a toujours été quelque chose de naturel pour nous. Mais à chaque fois tout est question de chansons. Les instruments ne sont là que pour les chansons.</p>
<p><strong>Pierro : Oui, c’est amusant parce que vous êtes sept sur scène, avec une vingtaine d’instruments, et pourtant vous jouez tous. Votre musique pourrait paraître chaotique mais c’est en fait très mélodique. Avez-vous beaucoup travaillé pour améliorer vos arrangements ?</strong></p>
<p>Oui, et nous travaillons encore beaucoup ! On écrit principalement en studio et cela nous permet d’explorer bien plus, de toujours essayer de nouvelles choses. nous n’essayons pas de ressembler à des groupes <em>traditionnels</em>.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Mais ce n’est pas difficile de créer tous ensemble ?<br />
</strong></p>
<p>Si, justement ! (<em>rires</em>) Nous bataillons beaucoup mais nous sommes tous amis, donc chacun sait que c’est pour le « bien commun ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-21225" title="IMG_9666" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9666-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Comment avez-vous choisi ce nom et que signifie-t-il pour vous ce « Rubik » ?</strong></p>
<p>Eh bien, c’est très difficile de le justifier parce que chacun pense à chaque fois à un certain objet cubique en provenance des années 80. Mais en réalité, nous avons juste pris ce nom comme ça. C’était juste un nom.</p>
<p>Mais c’est amusant parce que nous avons remarqué que les gens compare souvent notre musique avec cet objet, du genre : « Votre musique a tellement de facettes », ou « ne peut jamais être résolue »… Je crois juste que tout ça ce sont des foutaises ! (<em>rires</em>)</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: J’imagine qu’au contraire <em>Dada</em> <em>Bandits</em> a un vrai sens pour vous, non ?&#8230; Qu’est-ce qu’un « Dada Bandit » ?</strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-21235" title="f27e89ee94bf26125689ac2ff10a9a6b" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/f27e89ee94bf26125689ac2ff10a9a6b-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" />Vous savez, il y a des gens qui utilisent toujours les phrases et les mots en-dehors de leur contexte d’origine et qui les réorganisent dans le sens qui leur convient le mieux. Ca arrive beaucoup en politique, bien sûr.</p>
<p>Et la façon dont ils réarrangent tout ça ressemble beaucoup au dadaïsme. Du coup, ces gens sont des sortes de « <em><strong>Dada Bandits</strong></em> ». Et nous on a pensé que ce serait un bon slogan pour nommer ces gens.</p>
<p>Et ce processus a aussi lieu dans notre vie personnelle. Même inconsciemment, ça nous arrive d’entendre quelque chose ici ou là et d’en faire une sorte de synthèse qu’on pourrait retrouver dans notre musique.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et comment décririez vous votre musique ?<br />
</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) C’est de la pop ! (<em>les rires se propagent</em>) Je suis conscient que ce n’est pas comme la pop que l’on fait dans d’autres pays, mais c’est notre pop music !</p>
<p><strong>Pierro:  De la melting-pop!</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Oui! Ou de la pop <em>intéressante</em> ! Peut-être qu’il y a du <em>twist</em> dans notre musique mais j’aime le fait que ça reste de la pop musique. Nous voulons que ce soit un gros truc. Mais ça reste de la pop music : P-O-P (<em>rires</em>)</p>
<p><strong>Pierro: Votre musique est très extatique, parfois même orgasmique. Pourquoi est-ce que vous faites ces incessantes courbes montantes et descendantes ?<br />
</strong></p>
<p>Je ne sais pas. Peut-être que nous sommes des gens trop impatients. Nous voulons que les chansons reflètent des humeurs différentes. Nous sommes tellement nombreux que chacun amène ses propres influences, et… Et là encore, tout est question de chansons. Nous essayons de les suivre.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Mais votre musique est aussi extrêmement bruyante ! Vous n’auriez pas un problème avec le silence ?</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Eh bien, oui, c’est sûrement le cas ! Mais ce n’est pas une chose à laquelle nous pensons quand nous écrivons des chansons. Je crois que ça à avoir avec l’impatience dont je parlais tout à l’heure : nous voulons que quelque chose se passe à chaque seconde.</p>
<p>Mais nous essayons de nous calmer, de tirer des enseignements de cela. Même si parfois nous n’y arrivons pas. Mais peut-être que ça changera à l’avenir…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-large wp-image-21240  aligncenter" title="IMG_9694" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9694-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Est-ce que vous êtes en train d’écrire un nouvel album ?</strong></p>
<p>Oui. Il est presque prêt. Il est enregistré et… en fait, avant le concert on a même enregistré quelque chose… Donc on n’a plus qu’à arranger quelques petites choses. Et je pense qu’il sortira au printemps prochain.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276550&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276550&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: A ce sujet, vous préférez le processus de création ou les lives ?</strong></p>
<p>Les deux, même s’ils sont complètement différents. Quand nous sommes en studio, la scène nous manque beaucoup, et quand nous sommes en tournée, c’est l’inverse.</p>
<p>Etre en studio c’est génial parce que c’est là que le son est créé, c’est la base de la musique. Mais jouer en live est aussi quelque chose de très beau. C’est comme si tu sortais avec tes enfants pour les montrer aux autres. C’est beaucoup plus personnel.</p>
<p>Et le live est important pour nous aussi parce que c’est là que nous pouvons nous améliorer et improviser. Tu dois toujours donner un maximum de choses, et nous aimons ça. Parfois, nous n’avons même pas de <em>setlist</em>, et…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Ah, mais ce n’est pas de la pop ça, c’est du rock !</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Flûte ! Tu nous as démasqués !</p>
<p><strong>Pierro: Est-ce que vous êtes proches d’autre groupes de la scène musicale finlandaise (parce qu’on ne connait pas beaucoup de groupe finnois en France) ?</strong></p>
<p>En général, en Finlande, tout tourne surtout autour du heavy metal et de groupes qui chantent en finnois*, leur musique n’est donc pas très exportable. Mais je crois que la scène indépendante finlandaise a commencé à vraiment se développer durant les quinze dernières années.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Peut-être est-ce dû en partie à la scène suédoise qui est très attractive et vivante de nos jours. En France, par exemple, on entend pas mal de groupes suédois…</strong></p>
<p>Oui, tu as sûrement raison, mais il y a une relation&#8230; <em>intéressante</em> entre la Finlande et la Suède.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-large wp-image-21244" title="IMG_9796" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9796-680x1024.jpg" alt="" width="220" height="332" />Pierro: Une rivalité !</strong></p>
<p>Oui, mais nous perdons largement ! Nous sommes l’un des seuls groupe en-dehors de notre pays d’origine à ne pas faire de metal. (<em>Rires</em>) Cette lutte est perdue d’avance ! Il y a une petite scène indie finlandaise, mais elle est de qualité. On se connait tous et… le fait est que cette soi-disant scène est surtout basée dans les trois plus grandes villes de Finlande, à savoir Helsinki, Turku et Tampere – trois noms qu’il vous sera sûrement impossible de réécrire après les avoir entendu. (<em>Rires</em>)</p>
<p><strong>Pierro: Est-ce que vous avez essayé de chanter en suomi (<em>ndlr. autre terme pour le Finnois</em>) ?<br />
</strong></p>
<p>On en a parlé il y a environ un an. On a failli le faire pendant l’enregistrement de <strong><em>Dada</em> <em>Bandit</em></strong>. J’avais d’ailleurs écrit deux chansons en finnois. Mais heureusement, ou malheureusement (on ne le saura jamais), on ne l’a pas fait finalement. Mais peut-être que l’on fera dans le futur.</p>
<p><strong>Pierro: Et qu’est-ce que vous pensez des autres publics européens compare au public finlandais ?</strong></p>
<p>En Finlande, le public n’est pas enthousiaste quant à la musique. Les gens sont juste là, debout. Mais c’est quelque chose de plutôt culturel de ne pas montrer ses sentiments.</p>
<p><strong>Pierro: Des trucs de Nordiques, quoi…</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Ouais, mais quand, par exemple, tu vas en Norvège (où l’on a fait beaucoup de concerts) c’est totalement différent ! Mais en Finlande, il y a toujours cette sorte de mur invisible entre les gens…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et est-ce que c’est un style assumé d’avoir tous tant de poils ?</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) On est surtout fainéants ! … Ouais, c’est ça, impatients et fainéants ! (<em>rires</em>) Mais vous savez, c’est super pratique. En Finlande, il fait vraiment frois, alors avec une barbe, tu n’as même pas besoin d’écharpe !</p>
<p><strong>Pierro: Pour conclure, est-ce qu’il y a une question que vous aimeriez que l’on vous pose ?</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-21228" title="goose" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/goose.jpg" alt="" width="142" height="216" />Hmmm… (<em>après plus de vingt seconds de réflexion et de rires</em>) Attendez, attendez, on va la trouver cette question… Est-ce que vous avez vu <strong><em>Top Gun</em></strong> ?</p>
<p>C’est une question, mais vous ne serez pas capable d’y répondre… Quel instrument « Goose » jouerait-il dans <strong>Rubik</strong> ? Vous savez « Goose », le copilote de Maverick.</p>
<p>Samsa ! (<em>il appelle l’un des membres du groupe</em>) Quel instrument « Goose » jouerait-il dans <strong>Rubik</strong> ?</p>
<p><em>Samsa :</em> euuuh… une balalaïka basse ! (<em>explosion de rires</em>)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-21231  aligncenter" title="bear_plays_balalaika_bass" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/bear_plays_balalaika_bass.jpg" alt="" width="384" height="307" /></p>
<p>(<em>Après s’être remis de la réponse de son camarade, il reprend</em>) Eh bien, merci à vous et à tous ceux qui sont venus à nos concerts. C’est le seul message que nous souhaitons transmettre, parce que nous avons fait une super tournée ici. C’était la première fois que nous venions en France et nous avons été très agréablement surpris de l’accueil qui nous a été réservé.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="550" height="310" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=16960802&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="550" height="310" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=16960802&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vimeo.com/16960802">A Minute Seen / RUBIK</a> from <a href="http://vimeo.com/user4900889">Louise Brodsky</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3 style="text-align: left;">Plus de tohu-bohu :</h3>
<ul>
<li>the <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/Interview-Rubik.pdf" target="_blank">english version</a> of the interview</li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/rubikband">myspace </a>de <strong>Rubik</strong></li>
<li><em><strong>Dada Bandits</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/0AmfZL1gMiSNtMEqqSsZbV">spotify </a>et <a href="http://www.deezer.com/fr/music/rubik/dada-bandits-574539#music/rubik/dada-bandits-574539">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li><a href="http://branchetonsonotone.com/2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/">Quand l&#8217;Oreille Est Hardie #1 : Kowalski</a>, par BTS.</li>
<li>Un peu de métal traditionnel finlandais (alias <em>pagan) </em>peut-être ? Les liens vers <a href="http://open.spotify.com/album/5PJvy4IHRoVj8aJ3Ujgawi">spotify </a>et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/finntroll/jaktens-tid-109280">deezer</a>.</li>
</ul>
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