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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; Interviews</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Interview de Jamie Cullum : Please don&#8217;t stop the music !</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2011 13:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
« Herbie Hancock, Jay-Z, Chopin, Metallica, Nick Drake, Hendrix, Nirvana, et les livres et les films, français et japonais notamment, Truffaut, Kurosawa, Godard et compagnie… »
Lorsqu’on l’interroge sur ses influences, Jamie Cullum, 31 ans, Anglais, et accessoirement star montante, vous assomme de noms. Dire qu’il est remarquable dans l’art de faire des synthèses devient dès lors un commentaire bien fade : le jeune homme en ferait presque sa marque de fabrique.

La seconde : rester lui-même. Pas de détour, pas de fard et de l’humour. Son endroit préféré sur Terre, « derrière un piano ». ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-24632" title="bannière_cullum [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/bannière_cullum-1600x1200.jpg" alt="" width="576" height="432" /></p>
<p>« <em>Herbie Hancock, Jay-Z, Chopin, Metallica, Nick Drake, Hendrix, Nirvana, et les livres et les films, français et japonais notamment, Truffaut, Kurosawa, Godard et compagnie…</em> »</p>
<p>Lorsqu’on l’interroge sur ses influences, <strong>Jamie Cullum</strong>, 31 ans, Anglais, et accessoirement star montante, vous assomme de noms. Dire qu’il est remarquable dans l’art de faire des synthèses devient dès lors un commentaire bien fade : le jeune homme en ferait presque sa marque de fabrique.</p>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=24562729&amp;style=metal&amp;p=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=24562729&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>La seconde : rester lui-même. Pas de détour, pas de fard et de l’humour. Son endroit préféré sur Terre, « <em>derrière un piano</em> ». Son concert de la veille au soir, « <em>un pur moment de bonheur. Quand je suis face à des gens qui aiment vraiment la musique, je pourrais ne jamais m’arrêter, continuer à jouer pour toujours…</em> ». Et si on lui demande où il trouve tant d’énergie, un sourire polisson traverse sa bouille d’enfant enjôleur : « <em>Pour ce qui est d’hier soir, ce sont surtout les moules-frites et le petit verre de Bordeaux qu’il faut remercier.</em> »</p>
<p>Lui qui à quinze ans avait déjà donné plus de mille concerts et sorti deux albums garde insensiblement les pieds sur terre. Sa première rencontre avec le jazz remonte à ses 14 ans : tombé nez-à-nez avec le &laquo;&nbsp;Cantaloop&nbsp;&raquo; d’<strong>US3</strong> à sa sortie. Un long séjour à Paris finira de le convaincre que le jazz lui offre plus de liberté d’expression dans sa musique. En jouer devient une vocation.</p>
<p><img class="alignleft size-large wp-image-24637" title="DSCF9435 [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/DSCF9435-1600x1200-768x1024.jpg" alt="" width="180" height="239" />Mais lorsque <strong>Jamie Cullum</strong> s’installe devant un clavier, dire qu’il joue du jazz serait réducteur. Il transcende les genres, réinvente les frontières entre la pop, le hip-hop, le blues et ce jazz qu’il affectionne tant : « <em>J’adore semer la pagaille dans les cerveaux. Je veux dire, Rihanna par exemple, chaque gamin de douze ans la connaît. En donner une autre vision, ça pour moi ça a de l’intérêt !</em> » On comprend mieux sa reprise envoûtante d’ &laquo;&nbsp;Empire State of Mind&nbsp;&raquo; d’<strong>Alicia Keys </strong>lors de la cérémonie d&#8217;ouverture du festival de Cannes. Gigotant derrière son piano, il faisait se lever <strong>Mélanie Laurent</strong> et <strong>Uma Thurman</strong>, dansant devant un parterre ébahi.</p>
<p>Il faut dire qu’il a l’art de la reprise. Une pertinence instinctive et un don de sincérité au crible desquels il passe des tubes plutôt chewing-gum et en fait des petits monuments de pop-jazz. « <em>Mon goût de la reprise me vient directement du jazz. Tous les grands du jazz se sont attelés à se reprendre les uns les autres. C’est Louis Armstrong. C’est Count Basie. C’est Charlie Parker dans les années 50 qui joue le &laquo;&nbsp;Summertime&nbsp;&raquo; de Gershwin.</em> »</p>
<p>Et alors, <strong>Jamie</strong>, ce que tu fais, c’est de la pop ou du jazz ? « <em>On va dire que mon squelette est jazz et ma peau pop ! </em>» Et cette idée de descendre dans le public à presque chacun de tes concerts ? « <em>C’est une chose pour laquelle je suis critiquée en Angleterre, mais je ne me sens pas l’âme d’une star. Je veux sentir et goûter la musique. Telle qu’elle est et dans le partage. Et ça, pour moi, ça veux notamment dire descendre à la rencontre des gens.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-24644" title="jamie_photo2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/jamie_photo2.jpg" alt="" width="495" height="333" /></p>
<p><strong>Jamie</strong> <strong>Cullum</strong> est simple. Loin de lui l’idée de se prendre la tête. Une réponse à cette attitude ? La passion, peut-être : « <em>Si je joue un bon concert, je ne suis et je ne voudrais être nulle part ailleurs au monde. Parce qu’un concert qui fonctionne c’est un monde en soi. Tous dans un même lieu sont concentrés sur une seule et même chose. Pas de télé, pas de téléphone, pas d’Internet : juste de la musique partagée…</em> »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Continuer la poursuite :</h3>
<ul>
<li>ses albums sur <a href="http://open.spotify.com/artist/3XxxEq6BREC57nCWXbQZ7o">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/jamie-cullum">deezer</a> et <a href="http://grooveshark.com/#/artist/Jamie+Cullum/3822">grooveshark</a></li>
<li>son <a href="http://www.jamiecullum.com/">site officiel</a></li>
<li>le <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/06/23/live-report-jazz-sous-les-pommiers-2011-30eme-edition/">compte rendu</a> de son concert par BTS</li>
<li>ci-dessous, la vidéo de sa prestation cannoise :</li>
</ul>
<p><object width="560" height="349"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/FFT4hvSMbYY?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/v/FFT4hvSMbYY?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<item>
		<title>Interview de Fred Wesley : Funk me I’m famous !</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 16:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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15 mai 2011, La Rochelle. Pour ses débuts, La Sirène (la nouvelle salle rochelaise) a pris dans ses filets un très gros poisson. Fred Wesley, &#171;&#160;le tromboniste le plus funk de tous les temps&#160;&#187;, ancien compagnon de route de James Brown est à l&#8217;affiche.
En première partie, Youngblood Brass Band, la fanfare new-yorkaise dissémine savamment ses notes cuivrées. Pendant ce temps, BTS interviewe le king :
English version here.
Dr. Javnaire: Tout d’abord, dans votre livre « Hit me, Fred » de 2002, vous vous décrivez comme un « sideman » (un musicien de soutien, en somme). ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-24388" title="bannière_wesley" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/bannière_wesley-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></p>
<p><em>15 mai 2011, La Rochelle. Pour ses débuts, <strong>La Sirène</strong> (la nouvelle salle rochelaise) a pris dans ses filets un très gros poisson. <strong>Fred Wesley</strong>, &laquo;&nbsp;le tromboniste le plus funk de tous les temps&nbsp;&raquo;, ancien compagnon de route de <strong>James Brown </strong>est à l&#8217;affiche.</em></p>
<p><em>En première partie, <strong>Youngblood Brass Band</strong>, la fanfare new-yorkaise dissémine savamment ses notes cuivrées. Pendant ce temps, BTS interviewe le king :</em></p>
<p><em>English version <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/Interview-Fred-Wesley.pdf">here</a>.</em></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Tout d’abord, dans votre livre « Hit me, Fred » de 2002, vous vous décrivez comme un « sideman » (un musicien de soutien, en somme). Mais pensez-vous vraiment que vous êtes un simple partenaire, ou… </strong><strong>Bref, comment vous considérez-vous ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> J’étais un soutien. Mais maintenant je suis un leader. On peut même dire que je suis habitué à être leader. Mais j’étais plutôt un « sideman » quand j’ai écrit ce livre à propos de mes années au côté d’<strong>Ike</strong> et <strong>Tina Turner</strong>, de <strong>James Brown</strong>, de <strong>Count Basie</strong> : ça c’était du soutien ! Mais maintenant je suis leader, et ça me plaît beaucoup.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Est-ce que vous vous rappelez d’un moment particulier où vous vous seriez vraiment décidé à devenir artiste ? </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> En 1980, j’ai vraiment décidé de devenir artiste et j’ai fait un album intitulé <strong><em>House Party</em></strong>. J’ai écrit les chansons, et même chanté sur certaines d’entre elles.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1207816&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1207816&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Pourquoi avoir choisi d’apprendre le trombone ? </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Le trombone n’est pas quelque chose que j’ai choisi. Je jouais de la trompette et du saxhorn baryton dans un groupe de l’école. Un jour mon père rentra à la maison avec un trombone et m’appris comment en jouer dans le but de me laisser faire partie de son ensemble. J’avais douze ans, et je voulais vraiment intégrer ce groupe. Du coup j’ai appris, et je suis devenu le troisième tromboniste du groupe de mon père.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: On pourrait presque considérer que vous jouez du trombone comme un saxophoniste. Pourquoi ? Comment avez-vous trouvé un tel style ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Eh bien, comme je l’ai dit, je me suis mis à jouer du trombone et… j’ai adoré. C’était le seul instrument que j’avais ! Je n’ai jamais appris le saxophone et je n’ai jamais su très bien jouer de la trompette. Donc, j’ai juste joué avec ce que j’avais sous la main. Et le trombone était cet instrument.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Qu’est-ce qui est le plus important pour vous : le funk ou le jazz ? Est-ce que vous êtes un artiste de jazz, ou un artiste funk ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Je ne sais pas… Je suis un artiste de jazz qui joue du funk. Je suis un artiste funk qui joue du jazz. Je pense que je joue mieux du funk que je ne joue du jazz… Non, je pense que je joue mieux du jazz : oh, j’en sais rien ! (<em>rires</em>) Dis-moi, toi !</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Je crois que je préfère quand vous jouez du funk, mais…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Ouais, sûrement. C’est souvent le cas des jeunes. Mais le jazz fait aussi partie intégrante de ce que je suis : j’aime le jazz. Et j’en joue depuis des années ; c’est même ce que j’ai étudié. Mais je suis tombé dans le funk et, en fait, j’ai fait plus d’argent comme ça.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-24391" title="IMG_8107 [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/06/IMG_8107-1600x1200-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: On entend cette histoire de vous devant choisir entre James Brown et un job de laitier. C’est une légende ou c’est vrai ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> C’est vrai. J’aurais été le premier laitier noir de Mobile en Alabama ! (<em>rires</em>) J’aurais tout fait pour ne pas être laitier.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Est-ce que vous préparez un nouvel album ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Oui, je suis toujours en train de préparer un nouvel album. J’en ai fait un récemment (<strong><em>With a little help from my friends</em></strong>), et je travaille maintenant sur un autre. Mais je ne sais pas encore lequel je vais faire : je travaille sur à peu près sept albums. Peut-être un album de reprises avec quelques morceaux d’<strong>Ike&amp;Tina</strong> et « Ain’t nobody ». Peut-être que c’est ça que je vais faire… mais je n’en suis pas encore sûr. J’ai beaucoup de chose en préparation, et je déciderai bientôt lequel je vais commencer par faire.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et qu’est-ce que vous préférez, la scène ou le studio ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> Mmmh… Une autre question délicate. Je préfère la scène, je pense. La scène te donne l’opportunité d’interagir avec la salle. On reçoit l’énergie du public. Et j’adore le public. Mais le studio te donne une chance de créer, tu vois… Mais je crois que je préfère quand même la scène.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: J’ai aussi vu que vous partagiez votre musique, que vous l’enseigniez. Comment ça se passe ?</strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> C’est quelque chose que je veux amplifier ! C’est vraiment bien. On trouve des enfants vraiment intéressés par la musique, et qui veulent apprendre. Ils veulent apprendre comment on fait, ce qu’on fait et comment devenir bon. Du coup, j’essaie de partager ça avec eux, tu vois. Je ne m’intéresse pas à ceux qui ne sont pas passionnés. Mais ceux que ça intéresse vraiment, je veux à tout prix les aider. Autant que je peux.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: J’adore Abraham Inc. J’aime cette idée qu’on puisse mélanger de la musique klezmer avec du funk et du hip-hop. Comment avez-vous décidé de créer une chose si originale ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Fred Wesley:</strong> C’est une opportunité qui s’est présentée à moi. <strong>David Krakauer</strong> et <strong>So-Called</strong> sont venus me voir avec cette idée et m’ont dit que ça marcherait sûrement. Donc j’y ai travaillé… et ça a marché ! Ce n’était pas mon idée mais celle de <strong>David Krakauer</strong>. Mais quand j’ai rejoint le groupe, ça a tout de suite fonctionné. Et, en plus, on s’est beaucoup amusé !</p>
<p><object width="480" height="384"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4chsn" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="384" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x4chsn" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x4chsn_fred-wesley-funk-lesson-give-me-som_music" target="_blank"></a><em><a href="http://www.dailymotion.com/Nugg07_musicman" target="_blank"><br />
</a></em></p>
<h3>Funk me again :</h3>
<p>- english version <a href="../wp-content/2011/06/Interview-Fred-Wesley.pdf">here</a>.</p>
<p>- le <a href="http://www.funkyfredwesley.com/">site officiel</a> de <strong>Fred Wesley.</strong></p>
<p>- sur <a href="http://open.spotify.com/artist/2uE66NiUti6Wpz90SD4eam">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/fred%20wesley">deezer</a> et <a href="http://grooveshark.com/#/search?q=fred%20wesley">grooveshark</a></p>
<p>- le <a href="http://www.la-sirene.fr/">site </a>de <strong>La Sirène.</strong></p>
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		<title>Interview de Laura Veirs : Mère Nature</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 16:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Le 17 février dernier, le Confort Moderne de Poitiers accueillait le temps d&#8217;une soirée l&#8217;une des auteurs-compositeurs folk les plus en vue des Etats-Unis. L&#8217;occasion pour Branche Ton Sonotone de partir à la découverte des grands espaces qui composent son univers musical.
Quand l’Oreille Est Hardie #6 : Laura Veirs.

Laura Veirs n’est pas née de la dernière pluie. Elle a ce regard profond et soutenu derrière lequel se cache souvent un esprit vif. Elle n’est venue à la musique qu’assez tard, presque par hasard, après de longues études de géologie et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-23220  aligncenter" title="laura_veirs_banniere [640x480]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/laura_veirs_banniere-640x480.jpg" alt="" width="577" height="410" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le 17 février dernier, le <strong>Confort Moderne</strong> de Poitiers accueillait le temps d&#8217;une soirée l&#8217;une des auteurs-compositeurs folk les plus en vue des Etats-Unis. L&#8217;occasion pour <strong>Branche Ton Sonotone</strong> de partir à la découverte des grands espaces qui composent son univers musical.</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #6 : Laura Veirs.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5060703&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5060703&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Laura Veirs</strong> n’est pas née de la dernière pluie. Elle a ce regard profond et soutenu derrière lequel se cache souvent un esprit vif. Elle n’est venue à la musique qu’assez tard, presque par hasard, après de longues études de géologie et de mandarin dans le Minnesota. Lors de l’un de ses premiers emplois, une expédition géologique en Chine, <strong>Laura</strong> s’ennuyait. « <em>J’avais emmené une petite guitare dans mes bagages. J’ai commencé à écrire des chansons juste pour passer le temps… Et puis, je me suis prise au jeu.</em> »</p>
<p>Quelques années passent ; deux ou trois albums la lancent tranquillement sur la rampe du succès. Avec <strong><em>Carbon Glacier</em></strong> en 2004, elle donne enfin l’impression d’avoir trouvé ses marques, d’être en accord avec son style. <strong><em>Years Of Meteor</em></strong> (2005) et <strong><em>Saltbreakers</em></strong> (2006) installent, sans trop de remous, la jeune fille de Colorado Springs dans le paysage folk américain. Produite par son mari, <strong>Tucker Martin</strong>, le producteur de <strong>Sufjan Stevens</strong>, <strong>R.E.M</strong> et <strong>The Decemberists</strong>, c’est sans peine qu’elle décroche dates et couverture médiatique.</p>
<p>Et puis, à la fin du mois de juillet 2008, l’inspiration pour un septième album lui tombe dessus au beau milieu d’un marché, sur un étal de fruit : « <em>J’ai vu le nom de cette pêche </em>[July Flame]<em> et j’ai pensé que ça ferait un bon titre de chanson. Notamment parce que ça m’évoquait des tas de choses. Pour moi, à cet instant, ça sonnait vraiment comme de la poésie. Et puis, à mesure que j’écrivais d’autres pistes pour l’album, je me suis rendu compte que ce titre irait parfaitement à l’album dans son ensemble. </em>»</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-23247" title="julyflame" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/julyflame-300x300.jpg" alt="" width="202" height="202" />De fait, <strong><em>July Flame</em></strong>, sorti l’année dernière, a la saveur estivale d’un fruit juteux. Il regorge de métaphores sucrées et d’ambiances duveteuses. Tout en cet album invoque nature et paysages. « <em>Je vis à Portland, mais j’ai le sentiment que la nature nous englobe entièrement, même si l’on habite en ville. Il y reste encore le soleil, la pluie, les arbres. On peut trouver la nature où que l’on aille. Et, au fond, c’est de ça dont j’essaie de parler.</em> » Mais <strong><em>July Flame</em></strong>, comme son nom l’indique est aussi un album qui se veut incandescent : on y retrouve « <em>la flamme du brasier, de la fumée et de la guerre</em> » ; on y perçoit le feu de l’été, celui « <em>de la chaleur et de la pollinisation</em> » ; on en ressort, enfin, envahi d’allusions intenses et intimes à la fièvre « <em>des passions et de l’amour</em> ».</p>
<p>Justement, <strong>Laura Veirs</strong> vient d’être maman. Chamboulée par l’arrivée de ce nouveau-venu, elle relativise déjà sa relation à l’art : « <em>Je suis vraiment très occupée par lui. Du coup, je n’écris pas autant que je le souhaiterais. Mais déjà, je sens que je suis plus relaxée dans mon approche de la musique. J’ai maintenant le sentiment que la musique ne représente plus tout pour moi, qu’il y a désormais quelque chose de plus grand, de plus fort. J’essaie juste de profiter de la musique, et de profiter de lui, et de réussir à combiner les deux.</em> » Par extension, sa prestation scénique est en demi-teinte. Pas totalement dedans, ne cherchant pas à captiver son public, l’Américaine joue bien, nous fait voyager, mais ne dégage pas assez pour que se recrée l’univers si particulier de son dernier album. Malgré la belle pêche savoureuse promise par <strong><em>July Flame</em></strong>, le spectateur reste sur sa faim.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-23252  aligncenter" title="lauraverse" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/lauraverse.jpg" alt="" width="425" height="282" /></p>
<p>Mais, déjà tournée vers de nouveaux horizons, la chanteuse ne compte pas en rester là : « <em>Je veux continuer à creuser cette musique simple et élaborée que je tiens depuis maintenant quelques années.</em> » Quant à savoir ce à quoi elle aspire, rien de bien surprenant : « <em>Faire encore une dizaine d’albums de qualité, avoir une famille, une belle carrière et pouvoir aider mes proches.</em> » La critique, elle, le lui rend bien : <strong>Laura Veirs</strong> est arrivée, en décembre dernier, à la dixième place du classement de la NPR (National Public Radio) des meilleurs songwriters américains de l’année. Juste derrière <strong>Neil Young</strong> et <strong>Arcade Fire</strong>.</p>
<p>Alors, en attendant de savoir ce que lui réserve véritablement l’avenir, laissons faire Mère Nature.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="390" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iLilpPtY2JU?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/v/iLilpPtY2JU?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Abandonner tout espoir de fruit :</h3>
<ul>
<li>le <a href="http://lauraveirs.com/">site</a> de <strong>Laura Veirs</strong></li>
<li><strong></strong><em><strong>July Flame</strong><strong> </strong></em>sur <a href="http://open.spotify.com/album/5cTVAn12A1iPQAgxxt9n9Y">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/laura-veirs/july-flame-464108">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li>les 5 premiers numéros de &laquo;&nbsp;<a href="http://branchetonsonotone.com/?s=oreille+hardie&amp;x=0&amp;y=0">Quand l’Oreille Est Hardie</a>&nbsp;&raquo; sur BTS.</li>
</ul>
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		<title>Interview de Fool&#8217;s Gold : African Dream</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 16:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
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		<description><![CDATA[
Toujours dans la série « plus en retard pour voir », voici aujourd’hui l’interview que nous avons réalisée le 26 novembre dernier au Confort Moderne.
Dans la moiteur torride des rythmes hybrides du groupe californien, Pierro et moi ne savions plus où donner de la tête. Nous succombions rapidement, dans des déhanchés animaux, aux arpèges ensoleillés des six blancs-becs qui, comme Nino Ferrer, voudraient être Noirs. Ou qui, du moins, le font croire.
En effet, la critique veut que Fool’s Gold soit une formation afro-pop. Mais la prégnance de leur culture d’origine, de leur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-23114" title="bannière_foolsgold" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/bannière_foolsgold.jpg" alt="" width="575" height="382" /></p>
<p>Toujours dans la série « plus en retard pour voir », voici aujourd’hui l’interview que nous avons réalisée le 26 novembre dernier au <strong>Confort Moderne</strong>.</p>
<p>Dans la moiteur torride des rythmes hybrides du groupe californien, Pierro et moi ne savions plus où donner de la tête. Nous succombions rapidement, dans des déhanchés animaux, aux arpèges ensoleillés des six blancs-becs qui, comme <strong>Nino Ferrer</strong>, voudraient être Noirs. Ou qui, du moins, le font croire.</p>
<p>En effet, la critique veut que <strong>Fool’s Gold</strong> soit une formation afro-pop. Mais la prégnance de leur culture d’origine, de leur terre natale, est si forte que l’on opterait volontiers pour le terme un peu bâtard d’Afro-rock californien. Car l’Afrique chez <strong>Fool’s Gold</strong> n’est qu’une envie, qu’un style, qu’un exotisme un peu branché qui, pourtant, n’enlève rien à la contagion que propage cette satanée escouade de mouches californiennes.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #5 : Fool&#8217;s Gold.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/fools_gold_african_dream.pdf">here</a>.</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5490599&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5490599&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Vous venez tous de groupes différents, des groupes réputés en plus <em>(ndlr. </em></strong><strong><em>Foreign Born, We are Scientist, The Fall, etc.)</em></strong><strong>. Comment vous êtes-vous rencontrés ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>Luke et moi nous sommes rencontrés au lycée. On avait seize, dix-sept ans, ce qui pour nous remonte à un sacré bout de temps. Nous jouions ensemble dans un groupe à l’époque. En un sens, on joue de la musique ensemble depuis un bon bout de temps. Et ce n’est que quand on a commencé <strong>Fool’s Gold</strong> que l’on a commencé à écrire nos chansons. On a toujours joué dans les groupes l’un de l’autre, jamais en tant que renfort. Donc c’est la première fois que l’on produit quelque chose comme ça : et c’est excitant !</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Pourquoi avoir choisi ce nom ? Pourquoi « Fool’s Gold » ? Est-ce que ça renvoie à la chanson des Stone Roses ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Non, ce n’est pas à cause de ça. En Californie on a connu la ruée vers l’or : tous ces gens qui sont venus en Californie en pensant trouver de l’or. Ce qu’en anglais on appelle « fool’s gold » est une pierre, aussi appelée pyrite, un minéral qui ressemble à de l’or. C’est plutôt de là que vient notre nom. C’était une sorte de blague.</p>
<p><strong>Lewis : </strong>C’est un nom ambivalent qui n’est pas fait pour être pris au sérieux. Quand on a lancé le groupe, c’était plus pour tenter une expérience. On n’imaginait pas vraiment devenir un « vrai » groupe faisant des tournées, vous parlant maintenant.</p>
<p><strong>Luke : </strong>Et les deux mots sonnent bien : “fool” et “gold” !</p>
<p><strong>Lewis : </strong>Maintenant, on attire des mecs fans de folie et des filles fans d’or… (<em>laughs</em>)</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et comment décririez-vous le melting-pot qu’est votre musique ?</strong></p>
<p><strong>Luke:</strong> Hmmm… “Tropical”?!</p>
<p><strong>Lewis:</strong> Ouais ! On peut carrément dire qu’on fait un truc tropical !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-23131" title="IMG_1907" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/IMG_1907-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Pierro: Mais pourquoi chantez-vous en hébreu ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Parce que les paroles sont trop embarrassantes… (<em>explosion de rires</em>) Amir et moi sommes nés en Israël, c’est donc une chose avec laquelle j’ai grandi : on parlait hébreu à la maison et… C’est donc un truc que je portais en moi quelque part. Et quand on a commencé à faire cette musique, ça m’a juste paru bien sonner.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Mais qu’est-ce qu’ils disent ces textes en hébreu ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Eh bien, chaque chanson porte une idée différente. Certaines sont plus joueuses que d’autres, d’autres plus personnelles, d’autres… vous voyez…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : J’ai aussi lu qu’un seul d’entre vous est déjà allé en Afrique. Ca ne vous paraît pas étrange en regard de la musique que vous jouez ?</strong></p>
<p><strong>Luke :</strong> Non, parce qu’on écoute énormément de musique africaine. Et puis, vous savez, quand on écoute de la musique, c’est facile de reprendre certaines choses.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Mais vous ne voudriez pas aller là-bas, vous confronter à la musique que vous jouez ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Oh… on aimerait le faire ensemble. Mais ce n’est vraiment pas facile pour les Américains, en particulier au départ de Los Angeles, d’aller en Afrique.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-23133" title="pochette_fools_gold" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/pochette_fools_gold.jpg" alt="" width="300" height="300" />Pierro : Et vous avez déjà joué en Israël ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>On a déjà planifié des voyages vers ces deux destinations depuis longtemps. Mais ce n’est pas facile pour nous tous d’aller là-bas. Mais on essaie toujours de le faire, donc…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Qui vous inspire le plus pour votre musique et vos textes ?</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Kobe Bryant ! C’est sincèrement une grande inspiration pour nous. C’est un maître du rythme, n’est-ce pas ?</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Vous êtes beaucoup dans le groupe (six maintenant, douze auparavant). Comment faites-vous pour créer, et ne pas vous battre ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>Luke et moi créons essentiellement tout. Et les garçons prennent en quelque sorte ce que nous avons créé et se l’approprie, vous voyez. Mais, nous restons les capitaines sur le navire.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Et quelle différence vous dresseriez entre les publics européen et américain ?</strong></p>
<p><strong>Lewis : </strong>On adore les publics européens parce qu’on sent une très forte connexion avec eux, surtout en France, en Belgique et en Hollande. Mais la sensation est quasiment la même pour nous en Californie. A San Francisco ou Los Angeles on trouve aussi ce lien étroit avec les gens. Mais on a passé tellement de temps en Europe qu’on n’a pas été tant que ça en Amérique. Vous savez, les Etats-Unis sont tellement immenses, et il y a tellement d’endroits différents. Nous n’avons pas tant joué que ça dans notre pays, donc…</p>
<p><strong>Pierro : Et est-ce que vous pensez qu’il y a quelque chose de spécial dans l’air californien qui pousse les musiciens à lier les cultures dans leur création musicale ? Je pense notamment à Groundation, qui est un groupe de reggae purement californien.</strong></p>
<p><strong>Luke : </strong>Pour moi, c’est lié au temps, à la chaleur et à la sécheresse ; et aussi à la grande diversité qu’il y a chez nous. Chaque culture y est représentée et on est donc exposé à des tas de choses. Chaque jour qui passe à Los Angeles, vous savez, vous pouvez, par exemple, aller à « Little Ethiopia » et vous confronter à quelques chose de radicalement différent. Du coup, on est peut-être plus influencé qu’inspiré par la musique africaine.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="354" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/W0wPNow3ymc?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="354" src="http://www.youtube.com/v/W0wPNow3ymc?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3>Plus d&#8217;Afrique à fric :</h3>
<ul>
<li>the <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/03/fools_gold_african_dream.pdf">english version</a> of the interview</li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/foolsgold">myspace</a> de <strong>Fool&#8217;s Gold<br />
</strong></li>
<li>l&#8217;album éponyme<em><strong> </strong></em>sur <a href="http://open.spotify.com/album/5gXbKiqqUNgfRltoaJdjZh">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/fool-s-gold/fool-s-gold-bonus-version-502709">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li><a href="../2011/02/24/2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/">Quand l’Oreille Est Hardie #1 : Kowalski</a>, <a href="../2010/11/25/interview-de-rubik-melting-pop/">#2 Rubik</a>, et <a href="../2011/02/07/interview-de-chloe-la-techno-toute-en-retenue/">#3 Chloé</a> et <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/02/24/interview-de-the-jim-jones-revue-rockn-roll-attitude/">#4 The Jim Jones Revue</a> par BTS.</li>
</ul>
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		<title>Interview de The Jim Jones Revue : Rock&#8217;n roll attitude !</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 16:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
L’Oreille est Hardie, mais le chroniqueur moins. C’était il y a trois mois, mais ça n’arrive que maintenant. Il faisait déjà froid, mais le groupe était des plus chauds.
The Jim Jones Revue, ce soir-là, s’était fait le plaisir d’enflammer le Confort Moderne poitevin de son rock rétro et extatique. Véritable machine à danser, le groupe se compose de quatre bêtes de scène qui n’ont qu’une idée en tête, comme l’indique le titre de leur dernier album : Burning Your House Down.
Sous les doigts aguerris d’un pianiste en furie, se développent des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-22674" title="banniere_tjjr" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/banniere_tjjr.jpg" alt="" width="566" height="376" /></p>
<p>L’Oreille est Hardie, mais le chroniqueur moins. C’était il y a trois mois, mais ça n’arrive que maintenant. Il faisait déjà froid, mais le groupe était des plus chauds.</p>
<p><strong>The Jim Jones Revue</strong>, ce soir-là, s’était fait le plaisir d’enflammer le <strong>Confort Moderne</strong> poitevin de son rock rétro et extatique. Véritable machine à danser, le groupe se compose de quatre bêtes de scène qui n’ont qu’une idée en tête, comme l’indique le titre de leur dernier album : <strong><em>Burning Your House Down</em></strong>.</p>
<p>Sous les doigts aguerris d’un pianiste en furie, se développent des mélodies lourdes en provenance directe des States. Pourtant, les quatre rock stars sont britanniques. Paradoxe ? Non ! Par amour !</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #4 : The Jim Jones Revue.<br />
</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/interview_jim_jones.pdf">here</a>.</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934623&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934623&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : On connaît tous la tragique histoire de la secte du Temple du peuple, dont Jim Jones était le gourou. Pourquoi avoir choisi un tel nom, et qu’est-ce que cela signifie pour vous ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> C’est juste parce que Jim Jones est le nom du chanteur. Ce qui s’est passé c’est que lorsqu’on a commencé à jouer ensemble, un ami qui tient un club nous a entendu jouer et nous a dit « vous devez jouer chez moi ». On lui a répondu qu’on ne se sentait pas encore prêts : on n’avait même pas de nom. Il a répondu qu’il s’en foutait et que l’on s’appellerait <strong>The Jim Jones So Punk Revue</strong>, et que ça irait très bien. Voilà tout.</p>
<p>Du coup, c’est juste le nom qu’un mec nous a donné. Mais le concert ce soir là était vraiment extatique, les gens dansaient sur les tables. Nous n’avons pas trop eu l’occasion de changer de nom après ça. On a commencé à être connu en tant que <strong>Jim Jones Revue</strong>. Et c’est après ça seulement que toutes les connexions avec l’autre Jim Jones ont été faites.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Préférez-vous que l’on vous compare au premiers temps du rock, au garage, ou à la musique punk ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> Je crois que la chose à retenir de nous, c’est qu’on prend indéniablement un tiers dans chacune des branches. Mais c’est aussi un big bang de musique populaire. Ces trois éléments se rejoignent. Et vous avez cette explosion de musique excitante et de black-out sauvage qui s’unissent.</p>
<p>Ce que l’on fait, c’est juste tracer une ligne entre tous les groupes rock&#8217;n'rolls excitants de ces année-là. Et ça peut prendre racine chez des groupes récents avec <strong>Grinderman</strong>, ou quelques années plus tôt avec <strong>The Jon Spencer Blues</strong> <strong>Explosion</strong>, et ça va encore plus loin jusqu’aux <strong>Sex Pistols</strong>, aux <strong>Clash</strong>, et ainsi de suite, jusqu’à <strong>Little Richard</strong> et <strong>Robert Johnson</strong>. Et puis, c’est sans fin…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-22688" title="IMG_0520" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_0520-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Jim :</strong> Mais les fifties, c’est le moment où tout a explosé ! C’est le moment où la musique blanche et la musique noire se sont rejointes sous un même message. Ca a duré très peu de temps. Il n’a pas fallu longtemps pour que les gens réalisent qu’on pouvait se faire de l’argent. Et tout ça est devenu commercial, adouci. Et après ça, plus jamais personne n’a essayé de retrouver cette énergie originelle, et cette vie originale, de la première percée. Et nous, nous faisons partie de ceux qui essaient de  porter un peu de cette lumière. Mais ce n’est pas de la nostalgie : on ne veut pas faire des chansons sur les Cadillacs roses, tu sais. Ni rien de tout cela. On parle d’être vivant aujourd’hui…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Oui, de Londres et de la vie moderne aussi…</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Oui ! Et d’auteurs comme <strong>Charles Bukowski</strong>, ces gens qui ont réussi à parler de la vie normale, mais qui peuvent résumer les choses en quelques lignes et dire quelque chose qui vous met en arrêt. Je ne dis pas que je peux écrire comme ça, mais c’est ce qui m’influence et c’est la manière dont je pense les choses que je travaille les paroles d’une chanson. Et puis, je parle juste de ma vie, vous savez.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Mais avec toutes ces influences, comment est-ce que vous décririez votre musique alors ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Rock’n roll ! (<em>rires</em>)</p>
<p><strong>Pierro : Juste du rock’n roll ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Ouais… ça fait un peu « juste du rock’n roll », mais c’est déjà si fort. Et puis le rock des années 50, c’est vraiment comme la clé de contact de tout ce qui suit.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934617&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6934617&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Pierro : Et à part Charles Bukowski, quels écrivains vous inspirent ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Euh… un bon paquet. Mais, j’aime surtout… <strong>Ernest Hemingway</strong>, et tous ces auteurs qui savent dire des choses avec un peu de remue-ménage… J’aime aussi <strong>William Burroughs</strong> et les écrivains russes, comme <strong>Dostoïevski</strong> ou <strong>Mikhaïl Boulgakov</strong>…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Tu nous as dit que pour vous la création n’avait rien à voir avec la nostalgie, mais est-ce qu’on ne peut quand même pas dire que vous êtes nés 30 ou 40 ans trop tard ?</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Je ne crois pas, non. Malgré toutes les choses qui paraissent attractives dans un retour en arrière, je ne voudrais pas y aller. Vous savez, ma vie est maintenant. Est-ce que je perds tant que ça au change ? Nous sommes tous tels que nous sommes. Et cela signifie que l’on doit en quelque sorte s’accrocher au quotidien et nous exprimer là où nous avons l’occasion de le faire.</p>
<p>Et puis, il y avait pas mal de problèmes à l’époque, vous savez. D’un point de vue musical, les années 50 c’était essentiellement des labels indépendants qui étaient obligés de lutter pour avoir un peu de succès. Ils travaillaient comme des acharnés ! Quelqu’un comme <strong>Little Richard</strong> a seulement réussi à percer à force de persistance, de sang et de tripes, et d’énergie. C’était dantesque !</p>
<p><strong>Pierro : Que pensez-vous du public français ?</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-22694" title="IMG_0258" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_0258-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" />Rupert :</strong> On l’adore. Je veux dire, la France a vraiment été le premier pays à piger ce que l’on faisait. Plus que la Grande-Bretagne, notre propre pays, vous savez. Très vite on était en tournée, on jouait dans des festivals et on faisait de la télé en France. Environ deux ans avant que nous explosions au Royaume-Uni, alors… On garde une place privilégiée pour la France dans notre cœur. C’a été un peu comme une réaction chimique entre les Français et notre musique. Je ne me rappelle plus trop, mais je crois que c’est notre cinquième tournée, ou presque, en quelques années seulement, et à chaque fois c’était génial. Et ce soir on a fait un super show, et, vous savez, ça continue à se passer comme ça ! Cette tournée a été la meilleure de toutes : on a fait des concerts fantastiques ici, à Poitiers, mais aussi à Paris, à Lyon, Marseille ou Bordeaux. Et le public est à chaque fois phénoménal. J’adore la manière dont le public français réagit à ce que l’on fait ; ils chopent le truc instantanément. Il n’y a rien d’intellectuel, tu vois, ils veulent juste passer un bon moment.</p>
<p><strong>Jim : </strong>Je crois aussi qu’il y a quelque chose dans la culture française qui est en lien direct avec le rock’n roll : c’est cet esprit d’indépendance et de liberté. Et tous ces trucs qui signifient « Fuck you ! », tu sais. Si des gens commencent à empiéter sur les libertés, des gens du gouvernement, les Français ne supportent pas ça. Et directement ils se mettent en grève,…</p>
<p><strong>Pierro: Strike spirit… fuck spirit!</strong></p>
<p><strong>Jim :</strong> Ouais ! Il y a un parallèle avec l’idée de rock’n roll autour du fait de s’exprimer en tant qu’individu et ne pas trop se faire écraser, tu vois. Dans un sens positif ! Et notre musique, c’est ça : c’est plein de folie et d’agression, mais c’est pensé pour être positif et euphorisant.</p>
<p><strong>Pierro : Une autre question à laquelle je viens juste de penser : quel a été, pour vous deux, la première émotion qui vous a donné envie de faire de la musique ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> Ce qui m’a véritablement donné envie de jouer de la musique c’est (j’étais très jeune) quand j’ai vu les <strong>Ramones</strong> en concert. C’a eu un effet immédiat sur moi, vous voyez. J’ai pensé que c’était assez simple et que je pourrais être capable de le faire moi aussi. (<em>Rires</em>) Même si j’ai vite découvert que ça ne l’était pas. Ca m’a paru assez naïf, comme les jeunes enfants, et c’était le déclic initial.</p>
<p><strong>Jim :</strong> Je crois, pour ma part, que c’était probablement <strong>Chuck Berry</strong>. Quand j’étais jeune, à l’école, pendant la pause de midi, quelqu’un m’a montré comment faire le style <strong>Chuck Berry</strong>. Et là, j’ai réalisé que peut-être je pourrais le faire aussi… mais il y a eu plein d’autres événements après ça, aussi.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Vous venez juste de réaliser un nouvel album. Alors, que préférez-vous : les lives ou le processus de création en studio ?</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-22697" title="IMG_0514" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_0514-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" />Rupert :</strong> Pour nous, c’est un peu la même chose parce que quand on va en studio, on joue comme en live. Je veux dire, la principale différence c’est que l’on peut retoucher ce que l’on a joué, et peut-être lui donner le son que l’on trouve le plus excitant. Du coup, les deux sont vraiment liés. Ce n’est pas comme si on allait en studio et que l’on enregistrait chaque piste individuellement ; on fait ça vraiment en groupe. On a juste plus de temps pour développer les choses. L’album que l’on vient juste d’enregistrer s’est fait en compagnie de <strong>Jim Sclavunos</strong>. Il était batteur pour les <strong>Bad Seeds</strong> et pour <strong>Grinderman</strong>. Et c’était super parce qu’il a joué avec un paquet de musiciens que nous adorons, comme les <strong>Cramps</strong>, <strong>Sonic Youth</strong>, etc. Donc, jouer avec lui comme producteur était vraiment un grand moment.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Pour terminer, on ressent une vraie alchimie dans votre groupe. Pensez-vous, tous les cinq, que ce groupe est celui dont vous rêviez ?</strong></p>
<p><strong>Rupert :</strong> Ce qui est frappant avec ce groupe, c’est que la première fois que nous avons joué ensemble, il y a eu une sorte de chimie immédiate. Depuis la toute première chanson que l’on a joué ensemble, « Hey, hey, hey, hey » de <strong>Little Richard</strong>, nous avons été conscient qu’il se passait quelque chose. Après ça, on a joué avec plein d’autres musiciens, mais on n’a jamais retrouvé ça. De manière presque instantanée, on a trouvé quelque chose de différent des autres groupes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="579" height="354" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1k_cd44iBuU?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="579" height="354" src="http://www.youtube.com/v/1k_cd44iBuU?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3>Un peu plus de claviers hurlants  :</h3>
<ul>
<li>the <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/interview_jim_jones.pdf">english version</a> of the interview</li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/thejimjonesrevue">myspace </a>de <strong>The Jim Jones Revue<br />
</strong></li>
<li><em><strong>Burning Your House Down </strong></em>sur <a href="http://open.spotify.com/album/3sABMSTQ11yU48cW0AbPKL">spotify </a>et <a href="http://www.deezer.com/fr/music/the-jim-jones-revue/burning-your-house-down-640169">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li><a href="../2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/">Quand l’Oreille Est Hardie #1 : Kowalski</a>, <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/11/25/interview-de-rubik-melting-pop/">#2 Rubik</a>, et <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/02/07/interview-de-chloe-la-techno-toute-en-retenue/">#3 Chloé</a> par BTS.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Interview de Chloé : la techno toute en retenue.</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 22:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[  


Le 24 Novembre 2010 au Confort Moderne, avec le compère Dr. Javnaire, nous avons eu la chance d&#8217;assister au live d&#8217;une des grandes dames de la musique électronique, Chloé. Au sortir du concert, nous nous sentions comme deux larrons qui ont passé une heure et demie à se faire asticoter par une poignée de métal gantée de velours (ou l&#8217;inverse !). Car les compositions de Chloé sont tout à la fois métalliques et charnelles, martiales et sexy, et peut-être faut-il voir dans cette versatilité assumée le sens du ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/banniere_chloe1.jpg"><img class="size-full wp-image-22361   aligncenter" title="banniere_chloe" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/banniere_chloe1.jpg" alt="" width="318" height="480" /></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le 24 Novembre 2010 au Confort Moderne, avec le compère Dr. Javnaire, nous avons eu la chance d&#8217;assister au live d&#8217;une des grandes dames de la musique électronique, Chloé. Au sortir du concert, nous nous sentions comme deux larrons qui ont passé une heure et demie à se faire asticoter par une poignée de métal gantée de velours (ou l&#8217;inverse !). Car les compositions de Chloé sont tout à la fois métalliques et charnelles, martiales et sexy, et peut-être faut-il voir dans cette versatilité assumée le sens du titre de son second album, One in Other, tout juste nominé dans la catégorie &laquo;&nbsp;Meilleur album de musique électronique et dance&nbsp;&raquo; (avec Stromae, Gotan Project et Uffie) aux Victoires de la musique 2011 (qui se dérouleront le 9 Février et le 1 Mars prochains sur France Télévisions). Nous avons voulu en savoir un peu plus sur cette artiste discrète, et pourtant centrale dans le paysage électronique.</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Quand l&#8217;Oreille est hardie #3 : Chloé.</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bonjour Chloé. Tout d’abord nous avons trouvé que les images du collectif Transforma illustraient très bien le déroulement de votre live. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre collaboration ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mes lives sont accompagnés des artistes visuels berlinois Transforma qui ont réalisé une création visuelle dédiée. L’image me permet d’accentuer les effets de styles, les modes d’expression que je retrouve dans ma musique, les contrastes : fermé/ouvert, chaos/cosmos, sens apparent/sens caché.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A Poitiers mercredi soir, la salle était assez petite et le public clairsemé, est-ce que vous jouez différemment dans ces conditions ? Est-ce plus difficile ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au Confort Moderne ce soir là, seule la lumière des visuels de Transforma éclairait la salle. Chaque salle a son ambiance, son acoustique, son public, son moment, il n’y a pas vraiment de règles : il m’arrive de jouer intimiste et abstrait devant une grande salle de festival, comme plus club dans une plus petite salle, ça dépend de l’instant.</p>
<p><img class="size-medium wp-image-22376 alignright" style="margin: 7px;" title="IMG_1373" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_1373-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au long de votre live, nous avons senti une certaine retenue qui dénote avec le côté généralement expansif du DJ : peut-être était-ce juste le fait du live poitevin, mais nous aimerions savoir si vous êtes dans des attitudes différentes quand vous jouez vos propres morceaux ou quand vous mixez, si vous brouillez volontairement les cartes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mon live est un amas de mes sons d’albums, de remixes, de maxis, de collaborations, et de sons à venir, joués de façon improvisée. Cela me permet de proposer au public mes morceaux de studios revisités en direct, de façon spontanée et improvisée : c’est une prise de risque mais c’est enrichissant, c&#8217;est le lien qui me manquait entre le studio et le djing. Je ne suis pas spécialement expansive quand je mixe ou quand je joue <em>live</em>, je suis concentrée et habitée. Que ce soit dans mes productions en mix ou en live, je travaille constamment sur cette retenue.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A un moment de votre live, vous avez utilisé des samples de voix scandées sur les images d’un cercle clignotant blanc et noir : cela nous a fortement fait songer au film <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=29UhO7PP_Bs" target="_blank">Anticoncept</a></em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gil_Joseph_Wolman" target="_blank">Gil J. Wolman</a>, était-ce une référence voulue ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont des voix que j’avais à disposition lors d’un live que j’avais fait au 104 à Aubervilliers. Il s’agissait de textes lus par des philosophes qui traitaient du rapport de l’art dans l’architecture. J’ai récupéré quelques bouts de voix qui avaient un aspect contestataire et qui se mariaient bien avec certains sons que j’avais et je les ai transformé en direct afin d’accentuer certains passages de mon live.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après avoir sillonné les quatre coins du monde pour jouer, avez-vous des endroits (villes, clubs, festivals) qui vous tiennent particulièrement à cœur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui bien sûr, particulièrement le Rex Club à Paris où je joue régulièrement ainsi que le Robert Johnson à Francfort, en Allemagne. Ces clubs sont selon moi les meilleurs car on y ressent une réelle liberté d’expression, une réelle convivialité, le sound system y est dément.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que signifie, pour vous, le titre de ce deuxième album, <em>One in other</em> ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je voulais le mot &laquo;&nbsp;one&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;other&nbsp;&raquo; dans le titre pour exprimer les rapports entre l&#8217;Un et l&#8217;Autre. On dit &laquo;&nbsp;l&#8217;un dans l&#8217;autre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ni l&#8217;un ni l&#8217;autre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;l&#8217;un après l&#8217;autre&nbsp;&raquo;&#8230; ce sont ces liens et la façon dont ils se tissent qui m&#8217;ont donné un point de départ. Finalement, le mot entre les deux aurait pu être n&#8217;importe lequel. Chacun interprète comme il veut le sens, y trouve sa propre réponse : qui est l&#8217;Un, qui est l&#8217;Autre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec une belle photo de votre visage en plan rapproché sur la pochette de ce deuxième album, et des morceaux plus intimistes, moins « club » que sur <em>The Waiting Room</em>, nous avons souvent lu ou entendu que ce deuxième opus est plus « sincère », est un « album de la maturité ».  Que pensez vous de ces commentaires sur votre travail ? Que reflète pour vous <em>One in Other </em>?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile de donner des termes précis quant à la musique électronique, qui est justement un style de musique dans lequel il y a énormément de courants, d&#8217;aspirations. Selon moi <em>One in other</em> a été fait plus spontanément et plus rapidement, il est donc plus affirmé, et il est la continuité de mon premier album, <em>The waiting room (</em>ndlr : sorti en 2007)<em>. <span style="font-style: normal;">J’ai mis plusieurs années avant d’arriver à terminer ce premier album, j’étais pleine de doutes et j’avais l’impression que je n’arrivais pas à achever mes morceaux. A l&#8217;inverse, sur ce second album j’ai pris plus de plaisir, j’ai été plus instinctive et intuitive &#8211; comme dans le mix finalement. Faire un album s’inscrit dans la continuité de mon travail après mes nombreux maxis sortis depuis 2001 sur différents labels, mes remixes pour différents artistes et collaborations. En production je ne me limite pas à faire uniquement de la &laquo;&nbsp;clubbade&nbsp;&raquo;, j’aime bien aller chercher ailleurs, c&#8217;est manière pour moi de me ressourcer, d’expérimenter,  et surtout de ne pas tourner en rond.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_1323.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-22374" style="margin: 7px;" title="IMG_1323" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/02/IMG_1323-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Sur cet album et dans votre live, vous chantez et vous vous servez de votre propre voix comme d’un matériau, vous oscillez sans cesse entre organique et électronique. Comment êtes-vous venue à cela ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je sample des instruments que je transforme ensuite, et la voix est pour moi un outil comme un autre. La musique électronique offre des possibilités infinies pour trouver des sonorités, des ambiances, des textures aussi bien électroniques qu’organiques, des équilibres. Je me suis interessée à la production d’un morceau de musique électronique, j’ai voulu absolument comprendre pour pouvoir m’en servir et y intégrer des idées que j’avais, aussi bien en y intégrant de la guitare, des voix dans des effets, de l&#8217;électronique&#8230; J&#8217;avais une idée très précise de ce que je voulais : une façon pour moi de me sentir indépendante et d’être ma propre chef-d’orchestre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est ce qui vous fait vibrer en musique ? Et dans l’art en général ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout est matière à inspiration, j’ai toujours écouté de tout musicalement, et dans chaque style il y a des morceaux qui me touchent, je ne m’enferme pas dans un style précis. J’ai des périodes où j’écoute un artiste plus qu’un autre, mais je peux aussi bloquer sur un film à un moment, un morceau, un groupe, j&#8217;aime ce qui me fait vibrer. Je m&#8217;approprie tout cela et j&#8217;en fais autre chose.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont vos projets pour les mois à venir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On termine quelques remixes avec Krikor sous le pseudo <em>Plein Soleil</em> à sortir sur divers labels. Je prépare également une création radiophonique qui m’a été proposée par l’émission « l’Atelier de création radiophonique » {ndlr : sur France Culture tous les dimanche soir de 23h à minuit}. J’ai choisi le thème du surréalisme : je collecte des voix, des interviews d’époque et vais les mélanger à des ambiances. Cette création radio paraitra en CD avec un livre dans la collection <em>Dis Voir</em> en avril/mai 2011.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une dernière question : avec votre longue expérience des clubs européens et mondiaux quel regard portez-vous sur l’actuelle « crise de la nuit » parisienne dénoncée par la pétition <em>Quand la nuit meurt en silence</em></strong><strong> ? Que pensez-vous de la mise en place en novembre 2010 d’« états généraux de la nuit » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Disons que le problème est toujours présent : une nouvelle ère a commencé, la nouvelle génération a grandi et remplit les clubs. De nouveaux promoteurs prennent la relève, mais on ne voit pas pour autant émerger de nouveaux clubs. On ressent le poids de la crise et des interdits encore plus qu&#8217;il y a quelques années, c&#8217;est inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3>Branche ton Sonotone !</h3>
<ul>
<li><a href="http://open.spotify.com/album/7cTQ5A6BXTK0sSs3xCU4jV" target="_blank"><em>One in other </em></a>et <a href="http://open.spotify.com/album/7dxnLz7mydR0uyyvA4DO49" target="_blank"><em>The Waiting Room</em></a> sur Spotify.</li>
<li>Le site officiel de <a href="http://www.dj-chloe.com/" target="_blank">Chloé</a>.</li>
<li>Le site de <a href="http://www.dj-chloe.com/" target="_blank">Kill the DJ</a>, le label de Chloé et <a href="http://afewthingsfromivansmagghe.blogspot.com/" target="_blank">Ivan Smagghe</a> (dont le blog vaut le détour).</li>
<li>Le site du <a href="http://www.confort-moderne.fr/" target="_blank">Confort Moderne</a>.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Interview de Rubik : Melting-pop !</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/11/25/interview-de-rubik-melting-pop/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 16:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
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Le soir où Pierro et moi-même avons interviewé Kowalski, nous avons aussi eu la chance de rencontrer les membres de l&#8217;octet pop déjanté qu&#8217;est Rubik. En ce 10 novembre 2010, au Confort Moderne (Poitiers) c&#8217;était la formation finlandaise qui faisait office de tête d&#8217;affiche. Sa musique nous était totalement inconnue avant de voir la programmation de la salle il y a quelques mois. Et, le concert, ahurissant, n&#8217;a fait que confirmer ce que leur dernier album Dada Bandits nous laissait soupçonner : un boxon polyphonique éminemment accrocheur. La bande de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-21221" title="ban_rubik2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/ban_rubik2-1024x758.jpg" alt="" width="574" height="425" /></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: justify;"><em>Le soir où Pierro et moi-même avons interviewé <strong>Kowalski</strong>, nous avons aussi eu la chance de rencontrer les membres de l&#8217;octet pop déjanté qu&#8217;est <strong>Rubik</strong>. En ce 10 novembre 2010, au <strong>Confort Moderne</strong> (Poitiers) c&#8217;était la formation finlandaise qui faisait office de tête d&#8217;affiche. Sa musique nous était totalement inconnue avant de voir la programmation de la salle il y a quelques mois. Et, le concert, ahurissant, n&#8217;a fait que confirmer ce que leur dernier album </em><strong>Dada Bandits</strong><em> nous laissait soupçonner : un boxon polyphonique éminemment accrocheur. La bande de gros velus a façonné, une heure et demi durant, un méli-mélo musical de haut vol. Avec pas moins de dix-huit instruments sur scène, les Finlandais (qui n&#8217;étaient que sept ce soir-là) nous ont embarqué dans leur centrifugeuse sonore, et nous ont laissé ressortir de là bluffé par la créativité, l&#8217;engagement et la simplicité de ce que la programmation du Confort Moderne avait défini comme de la &laquo;&nbsp;pop foutraque&nbsp;&raquo;. Une interview n&#8217;était donc pas de trop pour démêler leur univers enfiévré.</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Quand l’Oreille Est Hardie #2 : Rubik.</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></h3>
<p style="text-align: left;"><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/Interview-Rubik.pdf" target="_blank">here</a>.</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276547&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276547&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : En France on vous connaît peu. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre groupe ?<br />
</strong></p>
<p>Nous nous sommes formés en 2003. A l’époque nous n’étions que quatre. Et puis nous avons réalisé notre premier album en 2007. Et puis notre second album est sorti en Finlande en 2009, et c’est celui qui est en France en ce moment.</p>
<p>Donc, maintenant nous sommes huit. Et nous sommes entre six et huit sur scène selon les concerts. Par exemple, nous n’étions que sept ce soir. Et parfois, on ne sait même pas qui va jouer le soir même…</p>
<p>Ouais, voilà à peu près notre histoire en quelques mots.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Il y a tellement d’instruments sur scène pendant vos concerts ! C’est vraiment impressionnant ! Combien d’instruments jouez-vous ?</strong></p>
<p>Entre quinze et vingt, je crois. Mais, même s’il y en aura plus encore sur notre prochain album, je ne crois pas que ce soit le principal. C’est juste que nous aimons essayer de nouvelles choses. Amener de nouveaux instruments régulièrement a toujours été quelque chose de naturel pour nous. Mais à chaque fois tout est question de chansons. Les instruments ne sont là que pour les chansons.</p>
<p><strong>Pierro : Oui, c’est amusant parce que vous êtes sept sur scène, avec une vingtaine d’instruments, et pourtant vous jouez tous. Votre musique pourrait paraître chaotique mais c’est en fait très mélodique. Avez-vous beaucoup travaillé pour améliorer vos arrangements ?</strong></p>
<p>Oui, et nous travaillons encore beaucoup ! On écrit principalement en studio et cela nous permet d’explorer bien plus, de toujours essayer de nouvelles choses. nous n’essayons pas de ressembler à des groupes <em>traditionnels</em>.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Mais ce n’est pas difficile de créer tous ensemble ?<br />
</strong></p>
<p>Si, justement ! (<em>rires</em>) Nous bataillons beaucoup mais nous sommes tous amis, donc chacun sait que c’est pour le « bien commun ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-21225" title="IMG_9666" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9666-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Comment avez-vous choisi ce nom et que signifie-t-il pour vous ce « Rubik » ?</strong></p>
<p>Eh bien, c’est très difficile de le justifier parce que chacun pense à chaque fois à un certain objet cubique en provenance des années 80. Mais en réalité, nous avons juste pris ce nom comme ça. C’était juste un nom.</p>
<p>Mais c’est amusant parce que nous avons remarqué que les gens compare souvent notre musique avec cet objet, du genre : « Votre musique a tellement de facettes », ou « ne peut jamais être résolue »… Je crois juste que tout ça ce sont des foutaises ! (<em>rires</em>)</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: J’imagine qu’au contraire <em>Dada</em> <em>Bandits</em> a un vrai sens pour vous, non ?&#8230; Qu’est-ce qu’un « Dada Bandit » ?</strong></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-21235" title="f27e89ee94bf26125689ac2ff10a9a6b" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/f27e89ee94bf26125689ac2ff10a9a6b-300x300.jpg" alt="" width="180" height="180" />Vous savez, il y a des gens qui utilisent toujours les phrases et les mots en-dehors de leur contexte d’origine et qui les réorganisent dans le sens qui leur convient le mieux. Ca arrive beaucoup en politique, bien sûr.</p>
<p>Et la façon dont ils réarrangent tout ça ressemble beaucoup au dadaïsme. Du coup, ces gens sont des sortes de « <em><strong>Dada Bandits</strong></em> ». Et nous on a pensé que ce serait un bon slogan pour nommer ces gens.</p>
<p>Et ce processus a aussi lieu dans notre vie personnelle. Même inconsciemment, ça nous arrive d’entendre quelque chose ici ou là et d’en faire une sorte de synthèse qu’on pourrait retrouver dans notre musique.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et comment décririez vous votre musique ?<br />
</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) C’est de la pop ! (<em>les rires se propagent</em>) Je suis conscient que ce n’est pas comme la pop que l’on fait dans d’autres pays, mais c’est notre pop music !</p>
<p><strong>Pierro:  De la melting-pop!</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Oui! Ou de la pop <em>intéressante</em> ! Peut-être qu’il y a du <em>twist</em> dans notre musique mais j’aime le fait que ça reste de la pop musique. Nous voulons que ce soit un gros truc. Mais ça reste de la pop music : P-O-P (<em>rires</em>)</p>
<p><strong>Pierro: Votre musique est très extatique, parfois même orgasmique. Pourquoi est-ce que vous faites ces incessantes courbes montantes et descendantes ?<br />
</strong></p>
<p>Je ne sais pas. Peut-être que nous sommes des gens trop impatients. Nous voulons que les chansons reflètent des humeurs différentes. Nous sommes tellement nombreux que chacun amène ses propres influences, et… Et là encore, tout est question de chansons. Nous essayons de les suivre.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Mais votre musique est aussi extrêmement bruyante ! Vous n’auriez pas un problème avec le silence ?</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Eh bien, oui, c’est sûrement le cas ! Mais ce n’est pas une chose à laquelle nous pensons quand nous écrivons des chansons. Je crois que ça à avoir avec l’impatience dont je parlais tout à l’heure : nous voulons que quelque chose se passe à chaque seconde.</p>
<p>Mais nous essayons de nous calmer, de tirer des enseignements de cela. Même si parfois nous n’y arrivons pas. Mais peut-être que ça changera à l’avenir…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-large wp-image-21240  aligncenter" title="IMG_9694" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9694-1024x680.jpg" alt="" width="553" height="367" /></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Est-ce que vous êtes en train d’écrire un nouvel album ?</strong></p>
<p>Oui. Il est presque prêt. Il est enregistré et… en fait, avant le concert on a même enregistré quelque chose… Donc on n’a plus qu’à arranger quelques petites choses. Et je pense qu’il sortira au printemps prochain.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276550&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=6276550&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: A ce sujet, vous préférez le processus de création ou les lives ?</strong></p>
<p>Les deux, même s’ils sont complètement différents. Quand nous sommes en studio, la scène nous manque beaucoup, et quand nous sommes en tournée, c’est l’inverse.</p>
<p>Etre en studio c’est génial parce que c’est là que le son est créé, c’est la base de la musique. Mais jouer en live est aussi quelque chose de très beau. C’est comme si tu sortais avec tes enfants pour les montrer aux autres. C’est beaucoup plus personnel.</p>
<p>Et le live est important pour nous aussi parce que c’est là que nous pouvons nous améliorer et improviser. Tu dois toujours donner un maximum de choses, et nous aimons ça. Parfois, nous n’avons même pas de <em>setlist</em>, et…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Ah, mais ce n’est pas de la pop ça, c’est du rock !</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Flûte ! Tu nous as démasqués !</p>
<p><strong>Pierro: Est-ce que vous êtes proches d’autre groupes de la scène musicale finlandaise (parce qu’on ne connait pas beaucoup de groupe finnois en France) ?</strong></p>
<p>En général, en Finlande, tout tourne surtout autour du heavy metal et de groupes qui chantent en finnois*, leur musique n’est donc pas très exportable. Mais je crois que la scène indépendante finlandaise a commencé à vraiment se développer durant les quinze dernières années.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Peut-être est-ce dû en partie à la scène suédoise qui est très attractive et vivante de nos jours. En France, par exemple, on entend pas mal de groupes suédois…</strong></p>
<p>Oui, tu as sûrement raison, mais il y a une relation&#8230; <em>intéressante</em> entre la Finlande et la Suède.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-large wp-image-21244" title="IMG_9796" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9796-680x1024.jpg" alt="" width="220" height="332" />Pierro: Une rivalité !</strong></p>
<p>Oui, mais nous perdons largement ! Nous sommes l’un des seuls groupe en-dehors de notre pays d’origine à ne pas faire de metal. (<em>Rires</em>) Cette lutte est perdue d’avance ! Il y a une petite scène indie finlandaise, mais elle est de qualité. On se connait tous et… le fait est que cette soi-disant scène est surtout basée dans les trois plus grandes villes de Finlande, à savoir Helsinki, Turku et Tampere – trois noms qu’il vous sera sûrement impossible de réécrire après les avoir entendu. (<em>Rires</em>)</p>
<p><strong>Pierro: Est-ce que vous avez essayé de chanter en suomi (<em>ndlr. autre terme pour le Finnois</em>) ?<br />
</strong></p>
<p>On en a parlé il y a environ un an. On a failli le faire pendant l’enregistrement de <strong><em>Dada</em> <em>Bandit</em></strong>. J’avais d’ailleurs écrit deux chansons en finnois. Mais heureusement, ou malheureusement (on ne le saura jamais), on ne l’a pas fait finalement. Mais peut-être que l’on fera dans le futur.</p>
<p><strong>Pierro: Et qu’est-ce que vous pensez des autres publics européens compare au public finlandais ?</strong></p>
<p>En Finlande, le public n’est pas enthousiaste quant à la musique. Les gens sont juste là, debout. Mais c’est quelque chose de plutôt culturel de ne pas montrer ses sentiments.</p>
<p><strong>Pierro: Des trucs de Nordiques, quoi…</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) Ouais, mais quand, par exemple, tu vas en Norvège (où l’on a fait beaucoup de concerts) c’est totalement différent ! Mais en Finlande, il y a toujours cette sorte de mur invisible entre les gens…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et est-ce que c’est un style assumé d’avoir tous tant de poils ?</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>) On est surtout fainéants ! … Ouais, c’est ça, impatients et fainéants ! (<em>rires</em>) Mais vous savez, c’est super pratique. En Finlande, il fait vraiment frois, alors avec une barbe, tu n’as même pas besoin d’écharpe !</p>
<p><strong>Pierro: Pour conclure, est-ce qu’il y a une question que vous aimeriez que l’on vous pose ?</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-21228" title="goose" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/goose.jpg" alt="" width="142" height="216" />Hmmm… (<em>après plus de vingt seconds de réflexion et de rires</em>) Attendez, attendez, on va la trouver cette question… Est-ce que vous avez vu <strong><em>Top Gun</em></strong> ?</p>
<p>C’est une question, mais vous ne serez pas capable d’y répondre… Quel instrument « Goose » jouerait-il dans <strong>Rubik</strong> ? Vous savez « Goose », le copilote de Maverick.</p>
<p>Samsa ! (<em>il appelle l’un des membres du groupe</em>) Quel instrument « Goose » jouerait-il dans <strong>Rubik</strong> ?</p>
<p><em>Samsa :</em> euuuh… une balalaïka basse ! (<em>explosion de rires</em>)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-21231  aligncenter" title="bear_plays_balalaika_bass" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/bear_plays_balalaika_bass.jpg" alt="" width="384" height="307" /></p>
<p>(<em>Après s’être remis de la réponse de son camarade, il reprend</em>) Eh bien, merci à vous et à tous ceux qui sont venus à nos concerts. C’est le seul message que nous souhaitons transmettre, parce que nous avons fait une super tournée ici. C’était la première fois que nous venions en France et nous avons été très agréablement surpris de l’accueil qui nous a été réservé.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="550" height="310" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=16960802&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="550" height="310" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=16960802&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vimeo.com/16960802">A Minute Seen / RUBIK</a> from <a href="http://vimeo.com/user4900889">Louise Brodsky</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<h3 style="text-align: left;">Plus de tohu-bohu :</h3>
<ul>
<li>the <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/Interview-Rubik.pdf" target="_blank">english version</a> of the interview</li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/rubikband">myspace </a>de <strong>Rubik</strong></li>
<li><em><strong>Dada Bandits</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/0AmfZL1gMiSNtMEqqSsZbV">spotify </a>et <a href="http://www.deezer.com/fr/music/rubik/dada-bandits-574539#music/rubik/dada-bandits-574539">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
<li><a href="http://branchetonsonotone.com/2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/">Quand l&#8217;Oreille Est Hardie #1 : Kowalski</a>, par BTS.</li>
<li>Un peu de métal traditionnel finlandais (alias <em>pagan) </em>peut-être ? Les liens vers <a href="http://open.spotify.com/album/5PJvy4IHRoVj8aJ3Ujgawi">spotify </a>et <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/finntroll/jaktens-tid-109280">deezer</a>.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Interview de Kowalski : A pop band named Desire</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/11/20/interview-de-kowalski-a-pop-band-named-desire/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Nov 2010 16:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
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		<category><![CDATA[A Streetcar Named Desire]]></category>
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		<category><![CDATA[Two Door Cinema Club]]></category>
		<category><![CDATA[Un Tramway Nommé Désir]]></category>
		<category><![CDATA[Vanishing Point]]></category>

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		<description><![CDATA[

Suite à l&#8217;interview de Jon Hopkins le 3 octobre dernier, la salle de Concert de Poitiers Le Confort Moderne a eu l&#8217;amabilité de nous proposer une relation plus régulière. Nous avons donc, Pierro et moi, sauté sur l&#8217;occasion. Les programmateurs de la salle vont dorénavant essayer de nous organiser des interviews avec les différents groupes qui nous attirent, intriguent ou séduisent. 
Le mercredi 10 novembre dernier, eut donc lieu la première rencontre au Confort Moderne avec les jeunes Nord-Irlandais de Kowalski. Les quatre garçons n&#8217;ont pour l&#8217;instant sorti qu&#8217;un seul ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span id="more-21021"></span><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-21118" title="bannière_kowalski2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/bannière_kowalski2.jpg" alt="" width="580" height="386" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Suite à l&#8217;<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/10/17/interview-de-jon-hopkins-violently-beautiful/">interview</a> de <strong>Jon Hopkins</strong> le 3 octobre dernier, la salle de Concert de Poitiers <strong>Le Confort Moderne</strong> a eu l&#8217;amabilité de nous proposer une relation plus régulière. Nous avons donc, Pierro et moi, sauté sur l&#8217;occasion. Les programmateurs de la salle vont dorénavant essayer de nous organiser des interviews avec les différents groupes qui nous attirent, intriguent ou séduisent. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le mercredi 10 novembre dernier, eut donc lieu la première rencontre au <strong>Confort Moderne</strong> avec les jeunes Nord-Irlandais de <strong>Kowalski</strong>. Les quatre garçons n&#8217;ont pour l&#8217;instant sorti qu&#8217;un seul EP mais, comme le concert nous le confirma, leur pop est de bonne facture. Encore un peu tendre sur scène &#8211; parfois répétitif &#8211; le quatuor développe pourtant déjà des mélodies aériennes et rêveuses. Avec les années, il est certain que ce jeune groupe saura s&#8217;affiner puisqu&#8217;il a déjà en main toutes les clés pour faire de l&#8217;ombre à bon nombre de ses compatriotes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&#8217;est après leur prestation que nous les retrouvions dans les loges où leur humilité et leur sympathie nous donnèrent l&#8217;image d&#8217;un groupe qui ne se prend pas la tête, joue ce qu&#8217;il aime et répond sans détour. La preuve :</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong><strong><strong><strong>Quand l&#8217;Oreille Est Hardie #1 : Kowalski.</strong></strong></strong></strong></h3>
<p style="text-align: left;"><strong>English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/Interview_Kowalski.pdf" target="_blank">here</a>.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="81" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F5664673&amp;secret_url=false" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="81" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F5664673&amp;secret_url=false" allowscriptaccess="always"></embed></object><span><a href="http://soundcloud.com/sentricmusic/letters-from-the-height-of-summer-dear-bird-1">Letters From the Height Of Summer (Dear Bird)</a> by Kowalski</span></p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-21059" title="myspace banner" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/pic_03-295x300.jpg" alt="" width="207" height="210" />Dr. Javnaire : Vous êtes en pleine tournée européenne en France et en Allemagne. C’est une première pour vous (ce soir était la 16<sup>ème</sup> date), comment ça se passe ?</strong></p>
<p>Louis : C’est très lo-fi. On a joué dans des cafés, dans des petites salles. La tournée n’a été bouclée qu’un mois environ avant la première date. Ca s’est donc fait un peu dans l’urgence. Mais ça a été un pur plaisir. On prend juste les jours et les concerts tels qu’ils viennent…</p>
<p>Tom : D’autant que chacun des lives est différent. Par exemple, on a joué dans une boîte de jazz hier, on a joué dans un bateau, dans un squat,…</p>
<p><strong>Pierro : Est-ce que ça a été très différent de ce que vous avez connu en Irlande du Nord ?</strong></p>
<p>Paddy (le pianiste-guitariste) : Oui, assurément. Le public est plus enthousiaste ici.</p>
<p>Louis : Les gens en Europe sont juste là pour écouter de la musique et ne se préoccupe pas vraiment de savoir si les membres du groupe sont des mecs biens ou s’ils ont signé sur tel ou tel label. Ils sont juste heureux d’entendre de la nouvelle musique et simplement d’applaudir et de danser si ça leur plaît…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Et depuis combien de temps est-ce que vous jouez ensemble?</strong></p>
<p>Louis : Tous les trois, moi, Paddy et Tom (<em>ndlr. le chanteur, le batteur et le bassiste</em>), nous jouons ensemble depuis cinq ans au sein de <strong>Kowalski</strong>. Et Paddy (<em>ndlr. le pianiste et second guitariste</em>) nous a rejoint en octobre l’année dernière. On le connaissait déjà avant de qu’il ne nous rejoigne. En fait, j’avais déjà joué avec lui quand on avait quinze ans.</p>
<p>Mais depuis qu’il nous a rejoints, nous avons beaucoup progressé, nous avons composé de meilleures chansons. Du coup, les choses sont en train d’évoluer.</p>
<p><strong>Pierro : Est-ce que Belfast est une ville où tous les groupes se connaissent les uns les autres ?</strong></p>
<p><strong> </strong>Louis :<strong> </strong>Oui ! Tout le monde se connaît à Belfast parce que la communauté musicale n’y est pas très grande. Quand un nouveau groupe arrive sur scène, tout le monde le sait.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="81" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F5664676&amp;secret_url=false" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="81" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F5664676&amp;secret_url=false" allowscriptaccess="always"></embed></object> <span><a href="http://soundcloud.com/sentricmusic/take-care-take-flight-2">Take Care, Take Flight</a> by Kowalski</span></p>
<p><strong>Pierro : Eh bien, Belfast est aussi la ville d’origine de Two Doors Cinema Club. Vous les connaissez ?</strong></p>
<p>Paddy (le batteur) : Oui ! Mon frère est l’un des membres !</p>
<p>Paddy (le pianiste-guitariste) : On vient juste de finir une tournée avec eux, juste avant de venir en Europe. On faisait leurs premières parties. Mais c’est cocasse parce qu’au départ, c’était <strong>Two Doors Cinema Club</strong> qui faisait nos premières parties, et maintenant, c’est l’inverse.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-21067" title="streetcar_named_desire" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/streetcar_named_desire-198x300.jpg" alt="" width="158" height="240" />Dr. Javnaire : Pour en revenir à Kowalski, d’où vient votre nom ? On sait que certains héros de cinéma s’appellent Kowalski, comme dans <em>Point Limite Zéro</em> (Richard Sarafian, 1971), <em>Gran Torino</em> (Clint Eastwood, 2008) ou <em>Un Tramway Nommé Désir</em>…</strong></p>
<p>Tom : &#8230;Oui, oui, <em>Un Tramway Nommé Désir</em>, c’est de là que ça vient. J’étudiais la pièce à l’école quand on a décidé de former le groupe et on a juste pris ce nom qui nous plaisait.</p>
<p>Louis : Et c’est aussi un mot anguleux qui résume assez bien notre musique, énergique et acérée…</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Et comment décririez-vous votre musique? Tu viens juste de dire « acérée »…</strong></p>
<p>Louis : Oui, c’est une musique acérée mêlée à de la pop onirique et à de l’elctronica. C’est une chose assez difficile à résumer parce que nous essayons sans cesse de faire quelque chose de neuf, frais et différent. Mais on aime avoir une base rythmique solide (des beats dansants) avec des guitares et des chœurs doux, et un clavier électronique.</p>
<p><strong>Pierro : Et quels sont les groupes qui vous inspirent ?</strong></p>
<p>Louis : Au départ, on a été influencé par des groupes comme<strong> Arcade Fire</strong>, <strong>Broken Social Scene</strong>, <strong>Death Cab</strong>, <strong>Beach House</strong>… Mais maintenant, on s’inspire aussi du travail de <strong>Grandaddy</strong>, <strong>Caribou</strong>, et autres groupes dans ce genre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-large wp-image-21071 aligncenter" title="IMG_9355" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/IMG_9355-1024x680.jpg" alt="" width="573" height="381" /><em>Crédit photo : Aurèle Nourisson.</em></p>
<p><strong>Dr. Javnaire : En ce moment, vous écrivez un nouvel album ou vous vous concentrez simplement sur votre tournée ?</strong></p>
<p>Louis : Dès que la tournée sera finie, on retourne à Belfast et on enregistre quelques singles, et on voit comment ils marchent en termes de réponse, en Angleterre et en Europe. Mais peut-être qu’après cela on fera un album ; mais on ne veut pas faire d’album tant que les gens ne veulent pas vraiment entendre un album de notre part.</p>
<p>Tom : Selon l’avancement de l’écriture dans les mois qui viennent, on va enregistrer quelques titres et pourquoi pas construire ce qui pourrait être un album. Mais nous n’avons aucun plan précis pour le moment.</p>
<p><strong>Pierro : Est-ce qu’il y a une question que vous aimeriez que l’on vous pose ?</strong></p>
<p>(<em>Rires</em>)</p>
<p>Paddy (le pianiste-guitariste) : Pourquoi êtes-vous si géniaux ? (<em>les rires se poursuivent</em>)</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Eh bien, pourquoi êtes-vous si géniaux, Kowalski ?</strong></p>
<p>Paddy (le pianiste-guitariste) : On l’est, c’est tout !</p>
<p><strong>Dr. Javnaire : Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour le futur ?</strong></p>
<p>Louis : On veut juste continuer à faire la musique que l’on aime faire et ne pas la faire pour qui que ce soit d’autres qui dirait « vous devez faire une chanson comme ci ou une chanson comme ça ». On aime aussi faire des concerts où les gens dansent, et nous devons garder ça à l’esprit…</p>
<p>Tom : … On espère aussi que le groupe va encore se développer et que l’on pourra un jour quitter nos jobs.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="570" height="321" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8235406&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="570" height="321" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8235406&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vimeo.com/8235406">KOWALSKI: GET BACK.</a></p>
<h3 style="text-align: left;">Plus de <em>britishness</em> :</h3>
<ul>
<li>the english version of the interview : <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/11/Interview_Kowalski.pdf" target="_blank">here</a></li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/wearekowalski">myspace</a> de <strong>Kowalski</strong></li>
<li><em><strong>Take Care And Take Flight</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/4j2qBq7p102wEJtjorhIbN">spotify</a> et <a href="http://soundcloud.com/sentricmusic/sets/kowalski-take-care-take-flight-ep">soundcloud</a></li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du Confort Moderne.</li>
<li>l&#8217;<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/10/17/interview-de-jon-hopkins-violently-beautiful/">interview</a> de <strong>Jon Hopkins</strong> par BTS.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Interview de Jon Hopkins : Violently Beautiful</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/10/17/interview-de-jon-hopkins-violently-beautiful/</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Oct 2010 17:39:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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Jon Hopkins fait partie de ces hommes à part que la musique a décidé d&#8217;accueillir en son sein. A peine trentenaire, le Londonien fait déjà état d&#8217;un CV qui en dit long. Pensionnaire d&#8217;une des écoles de musique les plus prestigieuses d&#8217;Angleterre, ami de Brian Eno depuis qu&#8217;il a vingt ans, considéré par ses pairs comme un élément essentiel de l&#8217;avenir de l&#8217;électro-ambiant, le jeune artiste est un esthète touché par la grâce, un virtuose pour qui l&#8217;évasion se vit par les beats. Véritables invitations au voyage, ses mélodies mouvantes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-20059 aligncenter" title="banniere_hopkins" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/banniere_hopkins.jpg" alt="" width="577" height="433" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jon Hopkins fait partie de ces hommes à part que la musique a décidé d&#8217;accueillir en son sein. A peine trentenaire, le Londonien fait déjà état d&#8217;un CV qui en dit long. Pensionnaire d&#8217;une des écoles de musique les plus prestigieuses d&#8217;Angleterre, ami de Brian Eno depuis qu&#8217;il a vingt ans, considéré par ses pairs comme un élément essentiel de l&#8217;avenir de l&#8217;électro-ambiant, le jeune artiste est un esthète touché par la grâce, un virtuose pour qui l&#8217;évasion se vit par les beats. Véritables invitations au voyage, ses mélodies mouvantes et corrosives parlent à l&#8217;âme</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alors, lorsque Pierro, Nao et moi avons appris sa venue à Poitiers le 3 octobre dernier dans le cadre du festival </em>Le Circuit<em>, organisé par le </em><a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">Confort Moderne</a><em>, nous avons couru le voir. Au sous-sol de l&#8217;espace Mendès-France, un des centres de conférence de la ville de Poitiers, dans un amphithéâtre de cent et quelques places, trois pads et un mac étaient installés sur une estrade face aux sièges inclinés. </em><em>Derrière la table de mixage, un écran géant s&#8217;apprêtait à retransmettre en direct les faits et gestes de l&#8217;Anglais. </em><em>Sous la voûte du plafond, l&#8217;ambiance promettait d&#8217;être spatiale.<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Après un set d&#8217;une heure et quart de transe extatique et cathartique, Jon Hopkins a accepté de nous recevoir dans l&#8217;antichambre de ses exorcisations scéniques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #000000;"><strong>(English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/Interview-Jon-Hopkins.pdf">here</a>)</strong></span><br />
</em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315797&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315797&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Pierro: Est-ce que tu joues tout le temps de manière si bruyante, presque violente ?</strong></p>
<p>Oui ! <em>(rires)</em> Je crois que faire un concert ou un album sont des choses vraiment différentes. Vous savez, quand on est en studio, en train d’enregistrer, on est seul dans sa propre tête. Mais quand vous en sortez pour jouer, vous devez avoir ces gros beats dans vos bagages, avoir de l’émotion, mais aussi pas mal d’énergie. J’aime l’idée de commencer très lentement et de construire, construire, et construire encore ; et à la fin, lâcher les chevaux et juste tout envoyer péter.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Au début du concert, j’ai vu que tu cherchais, que tu hésitais. Est-ce que tu laisses une place importante à l’improvisation dans ton travail ?</strong></p>
<p>Oui. Oui, il y a beaucoup d’improvisation. J’aime ressentir le concert, sentir qu’il y a des idées récurrentes dans ma musique. Et puis, je démarre tout doucement, en allant progressivement vers la rythmique prévue. Et, à partir de là, je peux amener le beat et vraiment partir dans mon morceau.</p>
<p><strong>Pierro: Je suis impressionné par la façon dont tu sculptes les sons. Comment fais-tu pour avoir une telle virtuosité ?</strong></p>
<p>Je n’en sais rien ! <em>(rires)</em> C’est juste beaucoup de temps et d’entraînement, et un amour profond pour ce que je fais. J’ai fait beaucoup de concerts, et… Si seulement vous m’aviez vu jouer il y a deux ans, c’était complètement différent, c’était pourri. Ca prend du temps, et ça ne fait que deux ans que je monte vraiment sur scène, depuis le troisième album.</p>
<p><strong>Pierro: D’ailleurs, entre ton premier album (<em>Opalescent</em>) et ça, tu es passé de quelque chose plus contemplatif à une musique résolument violente. D’où te viens cette violence ?</strong></p>
<p>Je n’avais que dix-huit, dix-neuf ans quand j’ai écris <strong><em>Opalescent</em></strong>, je voulais faire une sorte d’album doux, un album d’évasion. Je cherchais mon style. Mais après cela, j’ai été exposé à bien plus d’énergie dans la musique. Et même si c’est plutôt violent, je suis convaincu que c’est de la violence positive. Ce n’est pas sombre, mais joyeux. Faire danser les gens reste ma volonté première.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et est-ce que, d’une certaine façon, l’électro te rappelle le piano et la musique classique ? <em>(De 12 à 17 ans, Jon Hopkins était au Royal College of Music de Londres)</em></strong></p>
<p>Oui, bien sûr ! Parce que le piano m’a permis d’avoir de nombreuses compétences et maintenant, avec ces pads, je peux reproduire tout ça.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Mais est-ce que la musique classique t’inspire toujours ?</strong></p>
<p>Non, pas vraiment, et ça n’a jamais été réellement le cas. J’ai beaucoup aimé jouer du piano, mais j’ai arrêté quand j’avais 17 ans. Je pense qu’aujourd’hui, les films et les B.O m’inspirent plus que la musique classique. Et mon beat, lui, vient plus de la culture des clubs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-20068 aligncenter" title="IMGP0269 [1600x1200]" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/IMGP0269-1600x1200.jpg" alt="" width="576" height="432" /></p>
<p><strong>Pierro: Et ces pads dont tu parlais, c’est une innovation, sont-ils très récents ?</strong></p>
<p>Non, non, il y en a déjà eu trois générations et ceux-ci proviennent de la plus récente. Mais c’est seulement la manière dont on s’en sert qui peut être innovante. Il y a tellement de manières différentes de les utiliser ! Tu peux faire n’importe quoi avec ça !</p>
<p><strong>Pierro: Et quelle est la fonction de chacun des pads ?</strong></p>
<p>Oh, tu sais, ils ont tous des centaines de fonctions. Mais moi, tout à gauche, j’ai un certain type de filtre pour le beat, j’en ai un au milieu qui fait les boucles, et j’en ai un à droite qui fait varier les sons et les basses. Il y a aussi des samples en bas de chaque pad pour les basses, la batterie, etc. Et Ableton joue dans le pad, le pad enregistre et après cela tu peux de nouveau sampler.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: <em>Insides</em>, le titre de ton dernier album, laisse imaginer que tes créations sont vraiment personnelles. Quelle place laisses-tu à l’introspection dans ta musique ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas vraiment de l’introspection. J’essaie plutôt de représenter des choses qui me sont arrivées, des sentiments que je ressens. Cet album est à propos de tout ce qui m’est arrivé lorsque je suis allé au festival <strong>Big Chill</strong> en Angleterre. C’est un festival qui a lieu en pleine campagne et j’avais un set à jouer là-bas. C’était un peu une nuit folle. Et j’ai eu cette expérience incroyable de jouer du piano dehors alors que le soleil se levait. Et j’ai vu cette fille au loin, dans une ferme. Elle a entendu le piano et s’est rapprochée de moi. C’était l’une des plus belles filles que je n’avais jamais vue. C’est de tout cela que parle l’album : cette sorte de progression de la douceur vers une sorte de furie qui finalement s’éteint alors que le soleil se lève, symbolisé par le morceau de piano qui clôt l’album. Voilà tout ce qu’<strong><em>Insides</em></strong> raconte !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315795&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315795&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Nous avons aussi ressenti une part importante de voyage dans ta musique (sur &laquo;&nbsp;Wire&nbsp;&raquo; par exemple). Est-ce que c’est le cas ou pas ?</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><img class="size-full wp-image-20075  aligncenter" title="IMGP0250" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/IMGP0250-e1287327995456.jpg" alt="" width="233" height="183" /><br />
</strong></p>
<p>Je crois que c’est ce que j’aime vraiment avec l’électro : ça fonctionne tellement bien avec les voyages ! Quand je suis dans un train, j’adore traverser les paysages avec de la musique électronique dans les oreilles. C’est comme la matérialisation de tes pensées… c’est tellement génial. Et, vous savez, quand j’écris, je ne pense pas. Les choses arrivent d’elles-mêmes. Et, comme je voyage beaucoup, ça me donne des idées.</p>
<p>Mais, cet album a été écrit avant que je ne voyage beaucoup. Tout ce qui m’est arrivé a presque eu lieu depuis la sortie d’<strong><em>Insides</em></strong>. Les tournées n’ont démarré qu’après cela. Du coup, je pense que le prochain album, sur lequel je commence à travailler, va être influencé par tous ces voyages.</p>
<p><strong>Pierro: Ce soir, tu as joué de nouveaux morceaux très brutaux. Est-ce que ton nouvel album ressemblera à ça ?</strong></p>
<p>C’est vrai qu’il y a de très gros beats durant le live. Mais ce ne sont pas obligatoirement des morceaux de mon futur album. Certains le sont, mais souvent, j’écris des morceaux seulement pour les concerts. Mais c’est sûr que le prochain album sera plus porté par des beats puissants.</p>
<p><strong>Pierro: C’est intéressant parce qu’<em>Opalescent</em> était très calme, <em>Contact Note</em> moins, et maintenant <em>Insides</em> dont quatre ou cinq titres sont violents et harmonieux à la fois…</strong></p>
<p>En fait, j’aime ce qu’il y a dans <strong><em>Insides</em></strong>, quand ça devient fou et puis que ça se calme. Je crois que j’aimerais refaire ça.</p>
<p><strong>Pierro: Wayne McGregor a utilisé ta musique dans l’un de ses spectacles de danse intitulé <em>Entity</em> (en 2008) et tu as aussi composé avec Tunng pour Christopher Kelly afin d’être projeté à la fashion week de Londres. Est-ce que, lorsque tu composes, tu imagines un lien spécial entre tes compositions et le caractère organique du corps humain ? </strong></p>
<p>Oui, en un sens. La compagnie de <strong>Wayne McGregor</strong>, <strong>Random Dance</strong>, m’avait en quelque sorte fait une commande. Du coup, une bonne partie des pistes de l’album que j’ai choisies correspondaient à ce que je voulais voir dansé par quelques uns des meilleurs danseurs du monde. Parce que, vous savez, c’est un spectacle magnifique, je l’adore. Ces danseurs sont vraiment des gens extraordinaires, et très étranges aussi. Et, en fait, j’ai écrit des morceaux sans vraiment les rencontrer. J’ai juste vu <strong>Wayne</strong> au début. Et puis, tout à la fin, je suis allé les voir et j’ai vu ce qu’il en avait fait. Ils font tous des mouvements incroyables, et voir des gens danser sur votre musique est quelque chose de magique.</p>
<p>Mais pour ce qui est de la musique avec <strong>Tunng</strong>, c’était juste une bonne excuse pour faire quelque chose que je n’avais encore jamais fait.</p>
<p><img class="size-full wp-image-20070  alignleft" title="IMGP0277" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/IMGP0277.jpg" alt="" width="270" height="360" /><strong>Dr. Javnaire: Tu as fait beaucoup de collaborations, notamment avec Brian Eno. Est-ce que tu pourrais nous parler un peu de ta relation avec lui ? Nous savons qu’il te considère comme un jeune homme talentueux…</strong></p>
<p>Il est en grande partie responsable de mon évolution ; il m’a énormément aidé. En plus, nous avons un nouvel album qui sort dans quelques semaines (<strong><em>Small Craft On A Milk Sea</em></strong>), et qui est vraiment passionnant. Toutes ces improvisations que j’ai faites avec lui et <strong>Leo Abrahams</strong>, un autre ami guitariste, ont été fantastiques. Et puis il m’a soutenu au fil des ans. Il a tout simplement changé ma vie. C’est génial que nous réalisions cet album ensemble et que les gens puissent entendre un peu de ce que nous avons fait ces dernières années. C’est très excitant.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Mais est-ce que tu le considéres comme un ami ?</strong></p>
<p>Oui, <em>(rires)</em> ça fait maintenant sept ans que je l’ai rencontré alors&#8230;</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315793&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315793&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Pierro: Tu as aussi collaboré avec David Holmes&#8230;</strong></p>
<p>&#8230;Oui, oui, c’est un très bon ami d’ailleurs ! Et je le connais même mieux que <strong>Brian</strong>…</p>
<p><strong>Pierro: &#8230;Est-ce qu’il t’a encouragé à faire la B.O de <em>Monsters</em>, le film de Gareth Edwards ? <em>(David Holmes est notamment connu pour avoir composé la B.O de films tels qu’</em>Ocean<em> </em>Eleven<em>, </em>Twelve<em> et </em>Thirteen<em>)</em></strong></p>
<p>En fait, j’ai toujours voulu faire des B.O. je ne veux pas juste faire ça, mais j’ai toujours eu l’idée de le faire. Si un film m’est proposé et que je crois qu’il sera très bon, je suis prêt à me lancer dans un tel projet. Mais, dans le cas de <strong><em>Monsters</em></strong>, ce qui m’a fait décrocher le job c’était encore Brian. Il a fait la B.O de <strong><em>Lovely Bones</em></strong> pour <strong>Peter Jackson</strong>. <strong>Brian</strong> était le compositeur principal et puis <strong>Leo Abrahams</strong> et moi étions des sortes de sous-compositeurs. Et, parce que j’avais fait ça, la production m’a fait confiance pour réaliser la B.O de <strong><em>Monsters</em></strong>.</p>
<p><strong><img class="size-full wp-image-20072 alignright" title="IMGP0279" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/IMGP0279.jpg" alt="" width="255" height="353" />Dr. Javnaire: As-tu déjà joué en France avant ce soir ?</strong></p>
<p>Oui, quelque fois. Ma première venue c’était au Social Club à Paris avec <strong>Tim Exile</strong>, qui est un ami. Et puis j’ai fait un concert au festival Nemo à Paris, et finalement au 3 Eléphants à Laval. Donc, ce soir c’était la quatrième fois.</p>
<p><strong>Dr. Javnaire: Et que penses-tu de la France et du public français ?</strong></p>
<p>Eh bien, le concert au Social Club n’était vraiment pas bien, je ne l’ai pas vraiment apprécié. Ce n’est pas du tout mon concert préféré en France. Mais c’était la première fois que je venais jouer en France, et les gens ne me connaissaient pas, et… Je crois que le public là-bas s’attendait plus à des beats dansants et déchaînés. Au festival Nemo, j’ai joué avec <strong>Kode9</strong> et <strong>Tim Exile</strong> et plein d’autres gens, et là, c’était vraiment super.</p>
<p><strong>Pierro: Et est-ce que certaines de tes collaborations (notamment avec Kode9) ont pu influencé ton son vers quelques chose de plus brutal ?</strong></p>
<p>Oui ! Définitivement ! Mais c’est peut-être plus avec <strong>Tim</strong> que cela c’est passé, parce qu’il a nettement plus d’influence sur moi. La manière dont il se comporte sur scène m’impressionne. J’aime l’idée que l’on puisse entendre quelques unes de ses intonations musicales dans mes créations. Et cela devient de plus en plus prégnant parce que nous habitons maintenant très près l’un de l’autre à Londres. Et nous avons envie de collaborer dans un futur proche.</p>
<p>Mais aussi, mon agent pour les concerts travaille avec pas mal de monde de <strong>Warp Records</strong>, tels que <strong>Fuck Buttons</strong>.</p>
<p><strong>Pierro: Donc, est-ce qu’on peut dire que tu fais partie d’un groupe d’artistes contemporains, avec Four Tet aussi ?</strong></p>
<p>Oui ! Je pense, oui. D’autant que j’ai fait un remix d’une de ses chansons récemment&#8230;</p>
<p><strong>Pierro: Et Nathan Fake, aussi ?</strong></p>
<p>Oui, oui… c’est un très bon ami lui aussi, un mec super.</p>
<p><strong>Pierro: C’est drôle, parce que j’ai l’impression que tu es pote avec tout ma bibliothèque iTunes !!! <em>(bien sûr, les éclats de rire se prolongent)</em></strong></p>
<p>Mais, ce qui est drôle avec <strong>Four Tet</strong> c’est que je suis un grand fan de lui depuis des années et que maintenant, on est amis et on fait des tournées et des remixes ensemble.</p>
<p>Avec <strong>Nathan</strong> aussi, ça ne fait que quelques mois que l’on s’est rencontré, au <strong>Mutek Festival</strong> de Montréal où j’ai fait l’un des meilleurs concerts de ma vie, un truc vraiment sympa ! Comme je le disais, donc, on vient juste de se rencontrer. Pour l’instant, il a seulement fait un remix pour moi, mais nous voulons à tout prix travailler ensemble sous peu.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315794&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4315794&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-20080" title="IMGP0275" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/IMGP0275.jpg" alt="" width="261" height="196" />Dr. Javnaire: Peut-être une question plus délicate, mais, est-ce que tu pourrais, toi, nous décrire ta musique ?</strong></p>
<p>Eh bien, ce que je vois est une combinaison d’émotion, d’euphorie et d’énergie. C’est ce que je vois vivre dans mes enregistrements. Mais peut-être que c’est plus la manière dont je voudrais que ce soit. Je ne sais pas objectivement comment est ma musique, mais je la veux à la fois belle et capable de remuer les foules.</p>
<p><strong>Pierro: Et qu’est-ce que tu penses de l’expression “violently beautiful” <em>(violemment beau)</em> ?</strong></p>
<p>Ouais ! C’est exactement ça ! C’est une très bonne façon de décrire ce que je fais. C’est comme ça que je voudrais que l’on perçoive ma musique.</p>
<p><strong>Pierro: Peut-être une dernière question. Sur la piste « Colour Eye » on entend la pluie tomber. Est-ce que ça t’arrive souvent d’utiliser ce genre d’effets ?</strong></p>
<p>Oui, parce que mon studio est presque dans le centre de Londres et je place simplement quelques micros à la fenêtre. Quand tu fais de la musique électronique, tous les sons sont entièrement électroniques, il n’y a de place pour rien d’autre. Maintenant, moi j’aime bien combiner ce que je fais sur les claviers et les ordinateurs avec des sons que je suis moi-même susceptible d’entendre, des sons qui sont dans mon dos, en provenance des fenêtres. Je veux que les gens écoutent ça et entendent ce que moi j’entends. J’adore la pluie, le son que ça fait. Ca ressemble à des parasites sur un enregistrement violent. Par exemple, à la fin de l’album, si vous écoutez « Autumn Hill », durant le dernier morceau de piano, vous pouvez entendre un bus passer, parce que ce matin-là, quand j’étais au festival dont je parlais tout à l’heure, nous étions entourés d’arbres et d’oiseaux, et pourtant, c’est la dernière chose que j’aie entendu avant de m’endormir.</p>
<p><strong>Nao <em>(qui était là depuis le début, attendant impatiemment la dernière question)</em> : J’étudie la philosophie et je voudrais juste savoir si tu as une opinion sur la « sincérité », juste ce mot. Est-ce que tu as quelque chose à dire au sujet de ce mot ?</strong></p>
<p>La sincérité ? Oui, bien sûr que j’ai quelque chose à en dire ! C’est une chose vraiment importante. Ce que je n’aime pas, c’est quand tu entends des gens qui font tout pour être brutaux, qui cherchent presque à changer pour le devenir. En art, les choses ne fonctionnent vraiment que quand elles viennent du cœur. Et je ne veux pas simplement faire des trucs d’un genre nouveau. Je fais juste ce que j’ai envie de faire…</p>
<p><strong>Pierro: Et c’est peut-être pour ça que ton concert se prêtait mal à l’ambiance du Social Club.</strong></p>
<p><em>(rires)</em> Oui ! En fait, quand je pense à ce lieu, ce n’est pas vraiment le mot “sincérité” qui me vient à l’esprit. Mais, vous savez, si l’on reste honnête envers ses idées et que l’on ne s’exhibe pas, je crois vraiment que l’on peut agir avec sincérité.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-20074  aligncenter" title="IMGP0280" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/IMGP0280.jpg" alt="" width="270" height="360" /></p>
<h3 style="text-align: left;">Plus de beats dans ton sonotone :</h3>
<p><strong><em>(English version downloadable <a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/10/Interview-Jon-Hopkins.pdf">here</a>)</em></strong></p>
<ul>
<li>le <a href="http://www.jonhopkins.co.uk/">site officiel</a> de <strong>Jon Hopkins</strong></li>
<li><em><strong>Insides</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/user/marinto/playlist/3mHlymz1LMr0eunAdi9154">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/music/jon-hopkins/insides-401377">deezer</a></li>
<li>la <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/09/23/chronique-dinsides-jon-hopkins/">chronique</a> de BTS</li>
<li>le <a href="http://www.confort-moderne.fr/index.php">site</a> du <strong>Confort Moderne</strong></li>
</ul>
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		<title>Interview de The Apartments</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 16:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nada</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
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		<category><![CDATA[Australie]]></category>
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		<category><![CDATA[The Apartments]]></category>

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		<description><![CDATA[
Après une décennie d’absence, The Apartments revenait à Paris pour un concert exceptionnel et privé le 22 juin dernier. En plus de pouvoir assister à ce moment unique sur un toit parisien, j’ai eu l’honneur et l’immense plaisir d’interviewer Peter Milton Walsh, grâce à Emmanuel Tellier, sans qui la rencontre n’aurait pu se faire.  C’est donc à la fin du concert, dans une atmosphère détendue, que j’ai pu poser mes quelques questions à Peter.
Comment vous est venu le nom du groupe « The Apartments » ?
Ça vient de Billy Wilder. J&#8217;adore Billy ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/09/Peter_Walsh1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19676" title="Peter_Walsh" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/09/Peter_Walsh1.jpg" alt="" width="580" height="385" /></a></p>
<p><em>Après une décennie d’absence, <strong>The Apartments </strong>revenait à Paris pour un concert exceptionnel et privé le 22 juin dernier. En plus de pouvoir assister à ce moment unique sur un toit parisien, j’ai eu l’honneur et l’immense plaisir d’interviewer <strong>Peter Milton Walsh</strong>, grâce à <strong>Emmanuel Tellier</strong>, sans qui la rencontre n’aurait pu se faire.  C’est donc à la fin du concert, dans une atmosphère détendue, que j’ai pu poser mes quelques questions à Peter.</em></p>
<p><strong>Comment vous est venu le nom du groupe « The Apartments » ?</strong><br />
Ça vient de Billy Wilder. J&#8217;adore Billy Wilder, le réalisateur américain. L’un de ses films, avec Shirley MacLaine et Jack Lemmon, a pour titre « The Apartment ». Ce film est magnifique, très drôle et morose à la fois, c&#8217;est une sorte de « laugh story » ;  un mélange de cynisme, de romantisme et d&#8217;amour.</p>
<p><object width="580" height="460"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/cRta_ko0XGU?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/cRta_ko0XGU?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="460" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Et qui a eu cette idée ?</strong><br />
C’est moi-même.</p>
<p><strong>Il y a 21 ex-membres de votre groupe ? Pourquoi y a-t-il eu autant de changements ?</strong><br />
Et bien vous savez, les choses changent et évoluent très souvent. Les gens ont eu d’autres préoccupations, comme la drogue par exemple (rires). C’est très fréquent.</p>
<p><strong>Et comment avez vous gérer ces changements ?</strong><br />
J’aurais peut être dû faire plus, essayer de garder une même ligne directrice plus longtemps mais je ne l’ai pas fait et je ne regrette pas. Parfois, vous restez dans un même groupe toute votre vie, vous composez, vous enregistrez, vous partez en tournée etc. et ça marche. Pour nous les choses ne se sont pas passées ainsi, mais c’est comme ça !</p>
<p><strong>Vous arrive-t-il de rejouer avec certains d’entre eux ?</strong><br />
Oui, nous sommes restés amis pour certains. Lorsque j’ai donné mon concert à L’Européen, le batteur, qui est anglais, est venu jouer avec moi. C’est lui qui faisait les maracas et le tambourin.</p>
<p><strong>Le groupe existe depuis maintenant 32 ans. Comment expliquez-vous sa longévité malgré l’absence de nouvelles régulières ?</strong><br />
Je ne saurais pas le dire. Je me contente d’écrire des chansons parce que j’aime ça depuis l’âge de 12 ans. J’aime beaucoup écrire et je pense que c’est tout.</p>
<p><strong>Votre discographie est, elle aussi, en pointillés. Qu’est ce qui, à un moment ou à un autre vous donne envie de sortir un album ?</strong><br />
Tout dépend des maisons de disques. J’en ai eu de très bonnes, notamment un label français, mais j’ai vécu une histoire horrible avec l’une d’entre elles qui m’a mis dehors. C&#8217;est une histoire terrible. Lorsque j’étais chez chez Rough Trade, ils ont eu quelques problèmes, j’en étais probablement un moi aussi, et ça s’est arrêté.</p>
<p><strong>Est-ce difficile pour vous de ne sélectionner que quelques chansons parmi celles que vous écrivez ? Comment choisissez-vous celles qui vont composer un album ?</strong><br />
C’est vraiment une question de feeling, il faut que les chansons aillent bien ensemble. Je travaille actuellement sur un album et je n’ai que 5 chansons, alors qu’il m’en faudrait au moins 12, je n’arrive pas à faire en sorte qu’elles sonnent bien ensemble. Il va falloir que j’en écrive d’autres, il y aura sûrement un déclic, c’est ma façon de travailler…</p>
<p><strong>Dans votre premier album «  The Evening Visits », l’un des morceaux s’intitule « what’s the morning for », êtes vous un « homme de la nuit »… ?</strong><br />
Depuis que j’ai des enfants, je suis plutôt matinal. Il y a beaucoup de choses que je pouvais faire à l’époque que je ne peux plus faire aujourd’hui.</p>
<p><strong>Alors vous êtes un homme de la nuit converti en matinal ?</strong><br />
Oui beaucoup plus matinal (rires) !</p>
<p><strong>Et de manière générale, vos chansons reflètent-elles votre propre réalité, vos sentiments ou laissez-vous errer votre imagination?</strong><br />
En général, mes textes ont toujours un rapport avec moi, je ne suis pas particulièrement inventif. Je n’ai pas beaucoup d’imagination, d’ailleurs si j’en avais plus, je serai peut être un Tim Burton ou quelque chose comme ça (rires) !</p>
<p><strong>Quand avez-vous commencé à faire de la musique ? Y’a-t-il des groupes qui vous ont particulièrement influencé ?</strong><br />
Non, c’est juste que j’aime faire de la musique. Comme beaucoup de personnes, j’adore ça. J’ai eu une guitare à l’âge de 12 ans et j’ai commencé à en jouer à ce moment là. Aujourd’hui je joue aussi du piano.</p>
<p>Il paraît que vous vouliez arrêter de faire de la musique jusqu’à ce qu’un ami vous encourage à continuer…<br />
Et bien j’ai arrêté… Mon premier fils est décédé juste avant ses 4 ans et c’est pour cette raison que j’ai arrêté. Je ne voulais plus continuer. Emmanuel m’a contacté et m’a dit qu’il aimerait que je fasse des choses mais je n’avais envie de rien. D’autres personnes qui aimaient  également ma musique voulaient que je continue, malgré mon renoncement. Et ils ne m’ont jamais abandonné…</p>
<p><strong>Votre nouveau single « Black Ribbons » est <a href="http://www.box.net/shared/566vmtfqbq">téléchargeable gratuitement</a>. Est-ce qu’il s’agit là d’une mise en bouche avant un album ?</strong><br />
Oui, oui oui, je l’espère ! « Black Ribbons » est un morceau que je chante avec Natasha Penot.</p>
<p><strong>Il y a quelques mois, vous faisiez une mini-tournée, aujourd’hui vous êtes de retour pour ce concert privé, est-ce une sorte de come-back ?</strong><br />
Je ne saurais pas le dire, tout cela n’a pas été planifié. Emmanuel m’a contacté, il m’a dit que la revue Magic voulait me faire jouer. Il s’agissait de Paris, l’été, sur un toit… c’était difficile de dire non.</p>
<p><em>Un grand merci à Peter Milton Walsh pour sa disponibilité et à Emmanuel Tellier qui a organisé l’entretien.</em></p>
<h3>Allez plus loin</h3>
<ul>
<li> <a href="http://www.myspace.com/theapartments">Le Myspace</a> de <strong>The Apartments</strong></li>
<li>Notre article de<a href="../2010/05/31/peter-walsh-world-of-liars-live/"> Peter Milton Walsh à l&#8217;Européen</a>, Novembre 2009</li>
</ul>
<p>Sur Magic RPM, retrouvez:</p>
<ul>
<li>Une <a href="http://www.magicrpm.com/videos/live/the-apartments/mr-somewhere-nothing-stops-it-chansons-du-cinquieme-etage">petite captation live</a> &laquo;&nbsp;<em>Chansons du Cinquième Étage</em>&nbsp;&raquo; de <strong>The Apartments,</strong></li>
<li>une autre, <a href="http://www.magicrpm.com/videos/live/the-apartments/on-every-corner-black-ribbons-chansons-du-cinquieme-etage">toujours au Cinquième Étage</a>,</li>
<li>et une dernière, <a href="http://www.magicrpm.com/artistes/the-apartments/videos/goodbye-train-chansons-du-cinquieme-etage"><em>Goodbye Train</em></a>.</li>
</ul>
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