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	<title>Branche ton Sonotone !</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>&#171;&#160;Saluting the Black President&#160;&#187; : soirée Fela Kuti @Bellevilloise (16/05/13)</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 11:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Bellevilloise a fait un truc de fou, et on peut l’en remercier. Les aventures musicales de la sorte sont toujours des moments uniques. Ces instants où on touche le pouvoir fédérateur de la musique, son don, son partage. Nous étions environ 300, entassés dans la salle basse de plafond de la Bellevilloise, à attendre que...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/20/saluting-the-black-president-soiree-fela-kuti-bellevilloise-160513/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-30050" alt="Fela" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/Fela.jpg" width="530" height="330" /></p>
<p>La Bellevilloise a fait un truc de fou, et on peut l’en remercier. Les aventures musicales de la sorte sont toujours des moments uniques. Ces instants où on touche le pouvoir fédérateur de la musique, son don, son partage. Nous étions environ 300, entassés dans la salle basse de plafond de la Bellevilloise, à attendre que la petite sauterie débute.</p>
<p>Une soirée hommage au Black President, Monsieur <strong>Fela Kuti</strong>, avec 10 à 15 musiciens sur scène pendant quatre heures n’est pas chose courante. Mais la salle de concert parisienne l’a fait. Avec succès même. Bougez pas, je vous raconte.</p>
<p>Le maître de cérémonie était <strong>Dele Sosimi</strong>, l’ancien claviériste de <strong>Fela</strong>, accompagné des membres de son <strong>Afrobeat Orchestra</strong> (4 cuivres, un batteur, un bassiste, un guitariste et deux choristes) qui sont restés là quatre heures durant sans prendre de pause. <strong>Dele Sosimi</strong> remue les fesses dans son boubou jaune curry. Il arbore un sourire qui se passe de mots : rendre hommage à <strong>Fela</strong> est pour lui un honneur. Et il le fait savoir dès les premières mesures avec un doigté extatique.</p>
<p>Il nous explique que de nombreux invités vont se succéder toute la soirée durant, et que chacun viendra interpréter un titre de <strong>Fela</strong>. En attendant, premier set d’une heure de leur part, où l’on retrace avec brio tout ce que le Black President a fait de mieux. Avec l’art de faire se lever les foules, <strong>Dele Sosimi</strong> chauffe gentiment la salle à blanc.</p>
<p>Les premiers à venir sur scène son des rappeurs. Tout d’abord, <strong>Afrikan Boy</strong>, MC londonien d’origine nigériane (tous le sont dans cette soirée à vrai dire) dont l’apparition fut remarquée sur l’album <i>Kala</i> de <strong>M.I.A</strong>. A côté de <strong>Dele Sosimi</strong> qui reprend un titre de <strong>Fela</strong>, <strong>Afrikan Boy</strong> vient poser ses phrases acérées, plaquant son flow sur le rythme endiablé de l’afrobeat. Un délire un peu à la <strong>S.MOS</strong> qui passe vraiment bien. Vient ensuite <strong>BREIS</strong> un rappeur nigérian vivant lui aussi à Londres : plus hip-hop, plus cool, mais aux textes intelligents. <strong>Black Twang</strong> aussi, MC londonien musculeux bling-bling à la voix caverneuse. Et <strong>TY</strong> enfin, qui remonté comme une pendule, saute partout fait hurler la salle et rap sacrément bien.</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=6G1vb5KuCp4" target="_blank"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-30056 aligncenter" alt="TY" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/TY-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ot9cn4-E9Sw" target="_blank"><img class="size-thumbnail wp-image-30055 aligncenter" alt="breis" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/breis-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=h4kBcm-ls8Y" target="_blank"><img class="size-thumbnail wp-image-30054 aligncenter" alt="afboy" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/afboy-150x150.png" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Une fois le tour des rappeurs fini, c’est <strong>Seun Kuti</strong>, le plus jeune des fils de <strong>Fela</strong>, saxophoniste lui aussi, qui monte sur scène pour un duo très puissant avec <strong>Dele Sosimi</strong>. Il descend de scène et cède sa place au « Doctor » <strong>Tony Allen</strong> (surnom qu’il hérite de sa science du rythme chirurgicale). Ça me fait chaud au cœur et aux tripes de retrouver son jeu si particulier et si lourd que j’avais eu l’occasion de croiser dans un concert mémorable, il y a quelques années. Il restera jusqu’à la fin, impassible derrière ses lunettes de soleil. Grand prince.</p>
<p>Là, plusieurs chanteuses se succèdent, parfois accompagnées de rappeurs déjà montés sur scène : notamment <strong>Shingai Shoniwa</strong> (chanteuse et bassiste à la carrure top model du groupe d’indie rock british <strong>Noisettes</strong>) et <strong>Inna Modja</strong> (la petite protégée franco-malienne de Warner France dont le titre un peu cucul « French Cancan » a connu un beau succès l’an dernier), dont les prestations ne sont pas en-dessous du reste.</p>
<p>Et puis, tout part en live. <strong>Keziah Jones</strong> monte sur scène, plus classe que jamais, pour un blue funk sur du <strong>Fela</strong>. Un premier morceau de haute volée. Puis c’est <strong>Seun</strong> qui revient et les voilà en duo, hilares, qui se chambrent et s’amusent en revisitant les titres du Black President.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/fela2.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-30052" alt="fela2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/fela2.gif" width="213" height="309" /></a></p>
<p>Les deux garçons repartent bras dessus, bras dessous. Et c’est <strong>Ginger Baker</strong>, 73 ans, ancien membre de <strong>Cream</strong> avec <strong>Eric Clapton</strong> et<strong> Jack Bruce</strong>, le plus noir des batteurs blancs, lui qui a joué à maintes reprises avec <strong>Fela</strong> (notamment dans une tournée mémorable en 72), qui s’installe derrière une seconde batterie. On le sent très affaibli, en fin de course. Pourtant, dès qu’il frappe son premier tom, on entre dans un autre univers. Une bonne quinzaine de minutes de duo de batterie avec Mister <strong>Tony Allen</strong> s’ensuivent. Un moment déroutant et pourtant si puissant : les deux hommes propulse la musique de <strong>Fela</strong> à ses racines. Le rythme. Seulement. De manière si simple et facile que c’en est bluffant.</p>
<p><strong>Ginger</strong> redescend de scène, retrouvant son arthrose qu’il avait mise de côté le temps de retrouver son esprit de musicien (jeune donc forcément car débordant de créativité). Une dernière demi-heure où revient qui veut. Ça va, ça vient dans tous les sens. La folie de <strong>Fela</strong> incarnée dans le mouvement. Son énergie débordant aussi. Et la longévité de la musique qu’il a laissé en héritage, aussi… sans l’ombre d’un doute.</p>
<p><em>Une petite idée de l&rsquo;ambiance ici (avec sur scène Dele Sosimi, Tony Allen, Keziah Jones et Seun Kuti) :</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=6Sq4pPFVM08" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-30070" alt="saluting" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/saluting.jpg" width="636" height="390" /></a></p>
<h3>Virer sa Kuti :</h3>
<ul>
<li><strong><em>The Best of Black President 2</em></strong> : coffret qui vient de sortir (disponible sur <a href="http://open.spotify.com/album/0mIAFXWP5e1bay9KwwCGg4" target="_blank">spotify</a>)</li>
<li>Le dernier album de <a href="http://open.spotify.com/album/2S5AYYNKT6KJHXmUlnjh1W" target="_blank">Seun </a>et celui de <a href="http://open.spotify.com/album/2kqHr61olieWZejw0sE5TK" target="_blank">Femi </a>(les fils de Fela)</li>
<li>Celui de <a href="http://open.spotify.com/album/25A4JqNm4vJcYFW8fgcFK9" target="_blank">Tony Allen,</a>de <a href="http://open.spotify.com/album/6r97yA4sWAsvwEXfhVpB1V" target="_blank">Dele Sosimi </a>et de <a href="http://open.spotify.com/album/0bQjM21JDm2S9XKcn0Gwp9" target="_blank">Keziah Jones</a></li>
<li>Le lien de l&rsquo;événement sur le <a href="http://www.labellevilloise.com/2013/03/saluting-the-black-president-fela-kuti/" target="_blank">site de la Bellevilloise</a></li>
</ul>
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		<title>Kanye West &#8211; &#171;&#160;New Slaves&#160;&#187; (projection à Paris le 18/05/13)</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 11:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme tout rappeur qui se respecte, Kanye West est adepte de grandiloquence. Hier, 18 mai 2013, il avait décidé de projeter « New Slaves », son nouveau clip, sur les murs de plusieurs grandes villes du monde : San Francisco, Los Angeles, Miami, Chicago, Toronto, New-York, Sydney, Londres, Berlin et Paris (retrouvez sur son site le...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/19/kanye-west-new-slaves-projection-a-paris-le-180513/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class=" wp-image-30030 aligncenter" alt="DSC00439" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/DSC00439-1024x768.jpg" width="614" height="461" /></p>
<p>Comme tout rappeur qui se respecte, <strong>Kanye West</strong> est adepte de grandiloquence. Hier, 18 mai 2013, il avait décidé de projeter « New Slaves », son nouveau clip, sur les murs de plusieurs grandes villes du monde : San Francisco, Los Angeles, Miami, Chicago, Toronto, New-York, Sydney, Londres, Berlin et Paris (retrouvez sur <a href="http://www.kanyewest.com/" target="_blank">son site</a> le parcours de chacune de ces villes).</p>
<p>Ne résistant pas à la tentation, je suis allé me poser gentiment sur la place Stravinsky, devant la fontaine <strong>Niki de Saint Phalle</strong>, juste à côté du Centre Pompidou. 150 personnes environ (moins que ce que j’imaginais) attendaient tranquillement qu’arrive la jeep qui se déplaçait dans Paris. Là, des gens très différents : looks de rappeurs, petites minettes, groupes de bobos. <strong>Kanye West</strong> tire large et ça se voit.</p>
<p>Avec une demi-heure de retard sur l’horaire prévu, la projection démarre. Le spot est top. Et la vidéo, elle, mégalo au possible est un gros plan sur la tête de <strong>Kanye</strong>, en un noir et blanc arty hyper contrasté. Le son est lourd (quoique l’acoustique soit assez mauvaise sur la place et que l’on attend donc de pouvoir se le mettre au casque tranquillement en haute qualité).</p>
<p>Un titre sur le racisme actuel. « <em>We used to be only niggas</em> […] <em>I know that we’re the new slaves</em> ». Outro de <strong>Franck Ocean</strong> en fin de track. Le premier titre dévoilé d&rsquo;un nouvel album à paraître qui s’annonce à la hauteur.</p>
<p>Pas mal de vidéos sont déjà en ligne. En voici une pour vous mettre l’eau à la bouche :</p>
<p style="text-align: center;" align="center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=6BKGp1XqddM" target="_blank"><img class=" wp-image-30045 aligncenter" alt="kanye" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/kanye.jpg" width="509" height="312" /></a></p>
<br /><i>[ si le la vidéo ne s'affiche pas, visionnez la directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/19/kanye-west-new-slaves-projection-a-paris-le-180513/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Mount Kimbie &#8211; You took your time (feat. King Krule)</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 07:39:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nedeleg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 27 mai. Dans 11 petits jours, Mount Kimbie sort un deuxième album, un Cold Spring Fault Less Youth qui viendra enfin succéder à Crooks &#38; Lovers. Attendu, le LP l&#8217;est aussi pour la collaboration menée avec le chanteur londonien King Krule. Après Made To Stray et Blood and Form, c&#8217;est donc You took your time...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/16/mount-kimbie-you-took-your-time-feat-king-krule/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-30015" alt="208432_10151354196320745_572373813_n" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/208432_10151354196320745_572373813_n.jpg" width="710" height="473" /></p>
<p>Le 27 mai. Dans 11 petits jours, <strong>Mount Kimbie</strong> sort un deuxième album, un <em>Cold Spring Fault Less Youth</em> qui viendra enfin succéder à<em> Crooks &amp; Lovers</em>. Attendu, le LP l&rsquo;est aussi pour la collaboration menée avec le chanteur londonien <strong>King Krule</strong>. Après <a href="https://soundcloud.com/mountkimbie/mount-kimbie-made-to-stray">Made To Stray</a> et <a href="https://soundcloud.com/mountkimbie/blood-and-form">Blood and Form</a>, c&rsquo;est donc <em>You took your time</em> que le duo briton nous offre pour patienter, jolie piste où vient se poser la voix d&rsquo;<strong>Archy Marschall</strong>. Le résultat hésite entre une atmosphère embrumée et une impression vertigineuse amplifiée par l&rsquo;accélération progressive du rythme. Réussite.</p>
<p><iframe frameborder="no" height="166" scrolling="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F92148205" width="100%"></iframe></p>
<p>Mount Kimbie est en tournée. Les infos sont <a href="http://www.mountkimbie.com/">là</a>, tu peux en profiter pour commander l&rsquo;album.<br />
Pour en savoir plus sur King Krule, c&rsquo;est <a href="http://www.kingkrule.co.uk/">ici</a>.</p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/16/mount-kimbie-you-took-your-time-feat-king-krule/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Live report – Laurent Garnier All Night @Rex Club – 04/04/13 – Round 3 #Action.</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 17:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<category><![CDATA[All Night Long]]></category>
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		<description><![CDATA[Pierro et le Docteur Javnaire ont chroniqué de concert l&#8217;énormissime DJ set de Laurent Garnier au Rex Club le 4 Avril 2013 dans le cadre de ses quatre sessions All Night Long de Février à Mai. Pour ceux qui ont loupé la soirée, en voici quelques impressions&#8230; La dernière session est prévue le 9 Mai 2013,...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/08/live-report-laurent-garnier-all-night-rex-club-040413-round-3-action/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><img class="aligncenter" alt="" src="http://www.residentadvisor.net/photos/2012/fr12102625with/121027-rex-0381.jpg" width="600" height="450" /></p>
<p dir="ltr"><em>Pierro et le Docteur Javnaire ont chroniqué de concert l&rsquo;énormissime DJ set de Laurent Garnier au Rex Club le 4 Avril 2013 dans le cadre de ses quatre sessions All Night Long de Février à Mai. Pour ceux qui ont loupé la soirée, en voici quelques impressions&#8230; La dernière session est prévue le <a href="http://www.rexclub.com/rex-club-%C2%AB-25-years-%C2%BB-presente-laurent-garnier-very-special-guest-surprise">9 Mai 2013</a>, avec un invité surprise qui mixera à côté de Lolo, et ça s&rsquo;annonce méchant, donc ne la manquez pas. </em></p>
<h3 dir="ltr">L’avis du Jav :</h3>
<p dir="ltr">“Dis papa, comment on fait un DJ set ?”</p>
<p dir="ltr">Laurent Garnier, très calmement, donne la leçon. Un coup de beat de sa part suffit toujours à calmer les questions d’enfants.</p>
<p dir="ltr">Un peu bouffi par la trace des ans (et par des années de traces ?), la gueule à avoir choisir son t-shirt beige semi-cintré coupe French Connection au Jules du coin de la rue, petite barbe de deux jours pour bien montrer que c’est lui le patron sur ce dancefloor de prépubères (je mens, il y avait aussi pas mal de vieux glabres qui faisaient du jeunisme).</p>
<p dir="ltr">“Un DJ set, c’est bien simple les pitchounes, c’est comme une soupe miso. Il faut que ce soit liquide mais trouble, assez hétérogène pour qu’on soit surpris et en même temps assez uni pour qu’on le boive jusqu’à la lie. Vous me direz que vous ne voyez pas le rapport avec la choucroute, et c’est bien normal car la soupe miso, c’est japonais. Pour ce qui est du tofu, ce sont ces bons carrés de basse un peu tendres qui rebondissent dans votre bidon, deux ou trois champignons pour assaisonner le tout et ça vous tient au corps pendant quatre à cinq heures sans forcer.”</p>
<h3 dir="ltr">L&rsquo;avis de Pierro</h3>
<p dir="ltr">Après un premier round d’approche très sexy mais dans de mauvaises conditions au mois de Février, et après avoir loupé la session de début mars (ne nous plaignons pas : c’était pour être à Berlin, et notamment au <strong>Panorama Bar</strong>) c’est avec une impatience totale que je me suis rendu à la troisième session All Night Long de Laurent Garnier au <strong>Rex Club</strong>. Bien décidé, cette fois-ci, à n’en pas louper une miette et tenir du début à la fin. Alors, pour bien faire monter la sauce les deux derniers mois, j’ai entrepris de me faire mes intraveineuses garniesques habituelles : It is what it is, ses deux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=40NCDTpv_OI">DJset pour ses 25 ans</a> dont je ne me lasse pas. Mais surtout j’ai commencé à écouter méthodiquement, et archéologiquement, l’ensemble des oldies postées par Papa Garnier sur son Soundcloud, me prenant baffe sur baffe.</p>
<p dir="ltr">Quelques jours avant l’événement : se préparer, alimentation saine, pas de folies, nuits reposantes.</p>
<p dir="ltr">Le jour même : quelques micro-siestes, alimentation nourrissante.</p>
<p dir="ltr">2h avant le live : se re-passer à plein tubes le monstrueux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=40NCDTpv_OI">DJset au Boiler Room</a>, allongé dans le noir. Finir sur l’épique Crispy Bacon et sa transition complètement folle, sentir son sang bouillir.</p>
<p dir="ltr">00h20 arrivée au Rex, la vigile nous regarde un peu de haut quand on annonce qu’on a des accréditations média mais pas de problème, on est d&rsquo;ailleurs bien content de les avoir quand on sait que la plupart des places en prévente ont été écoulées en 10 minutes.</p>
<p dir="ltr">L’intérieur du club : comme en Février c’est un public hétéroclite, avec une moyenne d’âge de 30+ ans, assez peu en dessous de 25 ans dirait-on, et beaucoup de quadras, quinquas, sexas, l’œil brillant « j’étais là il y a vingt ans et je suis toujours aussi fan », puis-je entendre au dérobé dans les toilettes.</p>
<p dir="ltr">Le dancefloor : décoré de petits ballons suspendus et éclairés par ces bidules phosphorescents, un gros globe blanc est suspendu, soleil nocturne pendant du plafond pas. Sympa, ou pas, puisque la première andouille cocaïnée arrivée tout est arraché balancé ici et là dans la gueule, et vas-y que je t’éclabousse de vodka red-bull, et que je te balance le ballon dans la gueule. Il faut croire qu’il y a toujours quelques relous au Rex, même dans des soirées aussi spéciales.</p>
<p dir="ltr">Laurent commence posément son set avec de paysages mentaux, des beats tranquilles. Très rapidement j’ai l’impression d’entendre la bassline obsessive de Crispy Bacon. Cette petite ritournelle hantante, musique de névrosé. Dans énormément de tracks j’en entends des revenances car je n’ai qu’une envie, crois-je, c’est de vivre ce morceau en live, 4 ans après l’avoir vu au Printemps de Bourges. Je dois même être un peu relou avec ça puisque dès que mon esprit tordu crois entendre venir le bourdonnement si caractéristique du track, je m’empresse d’alerter mes potes en mode tactile et intrusif genre « HE LES GARS VOUS AVEZ ENTENDU ? HE HE C’EST CRISPY BACON HO ! HO ! »</p>
<p dir="ltr">Bref, je rentre directement dedans et danse avec d’amples mouvements de bras, tente de saisir l’au-delà du BPM, la chose qui coule dans tous ces tracks, bref cette sorte d’essence universelle dont je vous parlais la dernière fois et que je sens particulièrement quand j’écoute Lolo. Un mec m’interpelle. Peut-être veut-il me demander la nature de mon rapport spirituel à la musique de Laurent, la signification de mes gestes arythmiques, ou bien quelque commentaire sur l’inanité pragmatique de la dualité corps-esprit ?</p>
<p dir="ltr">« &#8211; Hé mec, t’as l’air d’avoir pris un truc, t’as pas un para pour moi ? »</p>
<p dir="ltr">OK. Ce à quoi je lui réponds « &#8211; Non mon pote, c’est l’effet que Lolo me fait ! ».</p>
<h3 dir="ltr">La tracklist, un mois après :</h3>
<p dir="ltr">J’ai un peu de mal à remémorer la tracklist des deux premières heures, à l’exception de ce monstrueux voyage mental : <strong>Vophoniq &#8211; Enter the Mystic Truth.</strong></p>
<p dir="ltr"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=1L3hNUgcPH0"><iframe style="color: #333333;" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/1L3hNUgcPH0" width="560"></iframe></a></p>
<p dir="ltr">(Sinon, il vaut mieux encore écouter la version mixée par Laurent sur le It is what it is du 13 Avril 2013 à partir de 15 minutes)</p>
<p dir="ltr">Soudain, alors qu’on est à peu près à 3h de set, l’ambiance passe résolument disco avec un bon gros <strong>Midnight Express de Giorgio Moroder</strong>. La réaction est épidermique, le Rex est sens dessous-dessous et les flashs stroboscopiques sont parfaits.</p>
<p><b><b> </b></b><br />
<iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/QD4Ks_EMQBY" width="420"></iframe><br />
<b><b> </b></b></p>
<p dir="ltr">Mais ce n’est pas fini, alors que s’annonce sous les boucles de l’italien le classique des classiques, j’ai nommé <strong>I Feel Love de Donna Summer</strong>, la reine du disco, l’une des artistes fétiches du faiseur de beats. Le track est étiré jusqu’à plus soif, et lorsque se fait entendre la mélopée de Donna le Rex est à genoux, ou plutôt au plafond&#8230; Garnier est malin, qui connaît son affaire, d’ailleurs c’était la même histoire au <strong>Boiler Room</strong> (à 1h46 version de 4h sur Soundcloud), écoutez les réactions du public vous aurez l’impression que la science de l’hystérie du dancefloor est fort simple. Des boucles, des beats, des mythes. C’est l’un des moments très forts de la nuit pour moi.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/H7r83-y3j2A" width="420"></iframe><br />
<b><b> </b></b></p>
<p><b><b></b></b>Peu de temps après il enchaîne avec<strong> Jacques in the box</strong>, un de ses derniers EP paru sur Ed Banger, façon retour au source après sa longue période jazz et afro. Le Rex est totalement dedans, il semble bien que ce track soit en passe de devenir à son tour un hymne.</p>
<p dir="ltr">Douglas<strong> Creed &#8211; When a man sings on a track</strong> et ses petits pets acides et infectieux qui te vrillent l’esprit. J’aime bien ce morceau, son ambiguité, avec son flow catchy et pupute (un peu comme The Dj, Hell feat P. Diddy) qu’on répète tous en cœur, et son côté ultra acide et mental.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/bjV34LCmj1o" width="560"></iframe></p>
<p dir="ltr">Le Rex est à feu et à sang, de jeunes gourgandines juchées sur de fortes épaules tendent leur main pour toucher le maître par-delà la vitre de la cabine, cherchent à l’interpeller, à lui demander de jouer, qui sait, quelque morceau culte. Ou bien un remix de <strong>Gangnam Style</strong> ?</p>
<p dir="ltr">A 4h30 de set, ou 5h, je ne sais plus, Laurent passe un track avec quelques samples de trompette. Je me dis : « oh toi, petit fripounet, tu nous prépares une petite transition avec <strong>Man With the Red Face</strong>&#8230; ». Gagné ! Le temps d’envoyer un message à un de mes acolytes saxophonistes malheureusement parti au fumoir au mauvais moment, qui la veille avait improvisé une tangente sur ledit morceau et qui désirait donc le vivre en live, et je lève les bras de concerts sur l’hymne du faiseur de beats. Bizarrement ce ne sera pas le morceau qui me marquera le plus, sans doute parce que, pour avoir vu de nombreuses vidéos live avec ses musiciens, que ce soit sur son Unreasonable Live de 2002 ou bien le Live @ Pleyel, et bien Man with the red face sans un saxophoniste en cher et en os c’est assez étrange.</p>
<p dir="ltr">Et puis soudain c’est “ce” morceau. Tu sais, ce morceau monstrueux et anonyme (tu l’as choppé dans une tracklist de Garnier et c’est le seul qui ne soit pas renseigné) que tu fais tourner en boucle depuis des semaines ? On est à environ 4h30 de mix, mon corps est fatigué, mes mouvements sont plus économes mais ma tête et mon cœur disent oui tout entier – j’adore ces moments là, ces successions de phase de tension et de repos, être braise, puis flamme, bref, <em>se faire allumer</em>. Les quelques accords de pianos sautillants, un peu façon Francesco Tristano, qui se transforment très rapidement en boucles acides absolument perverses, rouleau compresseur, montagne russe, le Rex est, quoi ? un torrent de lave ? Ou peut-être que c’est moi ? Que je n’arrive plus bien à séparer mon corps de la meute ?</p>
<p><b><b> </b></b>Ecoutez, c’est là <a href="https://soundcloud.com/ffclubbing/laurent-garnier-feat-scan-x-25">https://soundcloud.com/ffclubbing/laurent-garnier-feat-scan-x-25</a> de 33 minutes environ à 38 minutes. C’est UNE GROSSE BAFFE.</p>
<p><b><b> </b></b>Soudain quelques notes fameuses s’égrainent, Garnier balance une des pépites dont il a le secret,<strong> Everything in its right place (Andi Muller remix)</strong> et l’étire à l’infini dans un Rex club à l’ambiance douce et bleutée.<b><b> </b></b></p>
<p><em id="__mceDel"> <iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Q3rzyXApPi8" width="560"></iframe><br />
<b><b> </b></b></em></p>
<p dir="ltr">Petite transition avec le délicat <strong>Howling (Ame Mix)</strong> qui vient adoucir l’ambiance vers 5h. « On est pas bien là ? A la fraîche ? Décontracté du gland ? Et on dansera quand on aura envie de danser ? » Je fredonne « lalala » pour faire style je connais les paroles je suis un habitué et tout et tout.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/5kqVgbhenEI" width="420"></iframe></p>
<p dir="ltr">5h30, pour la fin du set Garnier sort le rouleau compresseur et rentre dans ambiances de techno très dures, genre Underground Resistance. Je lutte contre la fatigue. A ce stade, seul un bon gros Crispy Bacon des familles pourrait m’enflammer à nouveau. A demi avachi sur un petit banc, je <a href="http://www.youtube.com/watch?v=KJMJFL4jdEo">regarde danser les gens</a> avec une grande joie. Tiens, là, par exemple, on a le beauf de service, avec ses Ray-Bans teintées (réellement ?), sa gestuelle virilo-ridicule, et sa manière de fumer <em>intense</em>. Juste à côté on a une fille qui s’éclate et qui danse, même si elle est allée chercher ses affaires au vestiaire, peut-être qu’elle voulait partir et qu’elle a entendu un de ses morceaux fétiches dans l’escalier de sortie ? Bref, elle est là et elle danse, elle ferme les yeux, elle kiffe la musique, point barre, et le beauf, qui bien entendu ne voit rien de tout ça, n’est pas vraiment là – au fond – pour la musique, tente une approche, d’abord avec une main baladeuse qui glisse sur le bas de son dos, ce qu’elle fait mine d’ignorer, puis une approche frontale, là elle recule carrément, toujours en douceur. A côté on a un mec qui ressemble vaguement à un mafioso russe, ou bien à Massimo Gargia avec 20 ans de moins, qui imbibe de whisky-coca une femme qui n’est pas là gratuitement. Plus loin, un couple de baboss danse vaguement le rock. Quelle est leur propre histoire ? Leur rapport avec ce lieu, cet artiste, ces musiques ? Que sont-ils venus chercher ici ? Le savent-ils ?</p>
<p dir="ltr">Un dancefloor, mille histoires.</p>
<p dir="ltr">Au-dessus de tout ça, ou en-dessous, à côté, avec, par-dessus, dans, partout, je ne sais plus : Laurent dans sa cabine qui lève la tête vers le ciel, ferme les yeux, demi-sourire, achève la fête.</p>
<p><b><b> </b></b>Maestro.</p>
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		<title>Live report : Koriass (@Festival Aurores Montréal, 04/05/13)</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 09:11:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-29982" alt="koriass" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/05/koriass.jpg" width="635" height="320" /></p>
<p>Quand on vous dit rap nord-américain, vous voyez plutôt ce bon vieux <strong>50Cent</strong>, le torse nu et luisant tacheté d&rsquo;empreintes de balles, avec un grosse chaîne en or aussi lourde que son beat et un collant blanc tendu comme le string de ses danseuses sur le haut du crâne.</p>
<p>Seulement, l&rsquo;Amérique du Nord c&rsquo;est pas que le Queens. Et si le mouvement hip-hop a vu le jour dans les ghettos noirs, l&rsquo;Amérique, c&rsquo;est aussi les grandes étendues blanches. Or, dans les plaines gelées du Grand Nord, nos cousins québécois n&rsquo;ont pas attendu <strong>Frank Ocean</strong> pour voguer sur les flows.</p>
<p>La semaine passé, Paris accueillait son premier festival de musiques actuelles québécoises sous le joli nom phosphorescent d&rsquo;<strong><a href="http://auroresmontreal.com" target="_blank">Aurores Montréal</a></strong>. A la <strong>Dame de Canton</strong>, péniche-concert au pied de la Bibliothèque Nationale, la soirée de clôture du 4 mai taillait la part belle à <strong>Koriass</strong>, l&rsquo;un des fers-de-lance de la jeune scène hip-hop québécoise.</p>
<p align="center"><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6MUsV3IRlS4?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/6MUsV3IRlS4?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3>&laquo;&nbsp;Le rap québ c&rsquo;est des fillettes en train d&rsquo;se tirer les tresses /<br />
J&rsquo;suis <em>mad fresh</em>, mais on m&rsquo;déteste et m&rsquo;dit qu&rsquo;mon style est <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/quétaine" target="_blank">quétaine</a>&laquo;&nbsp;</h3>
<p>Rap franglais déroutant, accent à couper au couteau (même si lui vous dira que c&rsquo;est nous qui avons l&rsquo;accent, cousin), et flow 100% made in USA. Ajoutez à cela des instrumentations extatiques, et tabernacle plus rien ne vous arrête. Le jeune homme parle juste et rappe à l&rsquo;aise.</p>
<p>Sujets quotidiens et thèmes souvent liés à la jeunesse, on n&rsquo;est pas dans le versant revendicatif du hip-hop. Critique sociale sans dénonciation, quête de reconnaissance assumée et ego-trips de qualité, <strong>Koriass</strong> ne brille pas par ses textes mais fait dans le solide. <strong><em>Petites Victoires</em></strong>, son deuxième album sorti en 2011 au Québec, porte un titre bien choisi. Le rap de <strong>Koriass</strong> est celui d&rsquo;un jeune mec qui raconte sa course vers le succès sans démesure et sans hurler.</p>
<h3>&laquo;&nbsp;Je pourrais rapper comme Orelsan et faire dans la provoc&nbsp;&raquo;</h3>
<p>On pourrait en effet presque reprocher à <strong>Koriass</strong> d&rsquo;être trop sage. Casquette noire sobre, pantalon beige, veste en jean sans manche et sac à dos classique. Le jeune homme avant que le concert ne commence semble un peu timide. Détendu, souriant, certes, mais pas expansif.</p>
<p>Pourtant, pas de temps de chauffe, la <strong>Koriass</strong> <em>team</em> nous prend au corps dès les premières mesures. Avec un son enveloppant et une énergie contagieuse (le deuxième MC sautille sans cesse dans sa chemise à carreaux trop grande), le jeu de scène du groupe est on ne peut plus rodé.</p>
<p>Une belle découverte donc que ce jeune rappeur québécois. Débarqué en France pour la première fois, <strong>Koriass</strong> n&rsquo;est pourtant pas n&rsquo;importe qui outre-Atlantique. A son compteur : Francofolies de Montréal,  3 prix au Montreal Hip-Hop Awards, premières parties de <strong>Busta Rhymes</strong>, et un album qui figure parmi les meilleures ventes hip-hop canadiennes.</p>
<p>Un artiste attachant et assez inclassable dans le paysage rap français : des thèmes et un flow très US, paroles en franglais, et instrus exigeantes. Bref, une belle découverte loin d&rsquo;être niaiseuse !</p>
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		<title>Iron and Wine &#8211; Low Light Buddy of Mine</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 15:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Iron and Wine, alias Samuel Beam, avec une belle constance, aligne les albums inégaux. Au beau milieu de son dernier effort, quatre moments (consécutifs) de grâce, inaugurés par ce Low Light Buddy of Mine. Une chanson sublime parce que claudicante, presque incomplète, à laquelle semble manquer des petits bouts de temps. Les cuivres et les sonorités...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/03/iron-and-wine-low-light-buddy-of-mine/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.flickr.com/photos/mathiasbarbagallo/3645848133/sizes/z/in/photostream/"><img class=" aligncenter" alt="iron and wine" src="http://farm4.staticflickr.com/3319/3645848133_fe36f22dfa_z.jpg" width="600" /></a></p>
<p><a title="iron and wine" href="http://branchetonsonotone.com/tag/iron-and-wine">Iron and Wine</a>, alias Samuel Beam, avec une belle constance, aligne les albums inégaux. Au beau milieu de son dernier effort, quatre moments (consécutifs) de grâce, inaugurés par ce <em>Low Light Buddy of Mine</em>. Une chanson sublime parce que claudicante, presque incomplète, à laquelle semble manquer des petits bouts de temps. Les cuivres et les sonorités jazzy vont comme un charme à cet Iron and Wine cuvée 2013.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="80" src="https://embed.spotify.com/?uri=spotify:track:4iqy5WhpjvGQV0J85TTIrB" width="600"></iframe></p>
<p>Vous pouvez également écouter la chanson sur <a title="deezer" href="http://www.deezer.com/fr/track/65768892">Deezer</a></p>
<p>(<a href="http://www.flickr.com/photos/mathiasbarbagallo/3645848133/sizes/z/in/photostream/">CC BY-SA 2.0 Mathias Barbagallo</a>)</p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/05/03/iron-and-wine-low-light-buddy-of-mine/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Fauve &#8211; Blizzard</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 08:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Tu nous entends le blizzard, tu nous entends ? Si tu nous entends, va te faire enculer.&#160;&#187; [ si le la vidéo ne s'affiche pas, visionnez la directement sur la page originale de l'article ]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe frameborder="0" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/HMpmedi_pH4" width="640"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">&laquo;&nbsp;Tu nous entends le blizzard, tu nous entends ? Si tu nous entends, va te faire enculer.&nbsp;&raquo;</p>
<br /><i>[ si le la vidéo ne s'affiche pas, visionnez la directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/04/29/fauve-blizzard-clip/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>La Bowie Clipologie #1 &#8211; Mick Rock &amp; Ziggy</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 17:53:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Previously in Bowie clipologie &#62; David a tourné un petit film intitulé Love You Till Tuesday présentant des chansons de son premier album et des inédits dont Space Oddity. Le film n&#8217;a pas vraiment marché et en plus lui et sa copine de l&#8217;époque, Hermione Farthingale, se sont quittés. Bref, on a laissé notre jeune Bowie...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/04/14/la-bowie-clipologie-1-mick-rock-ziggy/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/2013/04/09/la-bowie-clipologie-0-love-you-till-tuesday/">Previously in Bowie clipologie</a> <strong>&gt;</strong> <strong>David</strong> a tourné un petit film intitulé <strong><em>Love You Till Tuesday</em></strong> présentant des chansons de son premier album et des inédits dont <em>Space Oddity</em>. Le film n&rsquo;a pas vraiment marché et en plus lui et sa copine de l&rsquo;époque, Hermione Farthingale, se sont quittés. Bref, on a laissé notre jeune <strong>Bowie</strong> à la fin des sixties sur un cliffhanger<strong> assez tendu</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/03/Bowie-clipologie-Mick-Rock-and-Ziggy2.png"><img class="aligncenter" alt="Bowie clipologie - Mick Rock and Ziggy2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/03/Bowie-clipologie-Mick-Rock-and-Ziggy2.png" width="463" height="301" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous voici à présent en 1972.</p>
<p>Trois années ont passé et Bowie est en train de monter sans peine les marches de la gloire et de la reconnaissance. Revenons un peu en arrière.  Peu de temps après la longue vidéo de<em> Love You Till Tuesday</em>, Bowie a sorti son second LP<strong> <em>Space Oddity. </em></strong>C&rsquo;est le premier disque de Bowie produit par <strong>Tony Visconti</strong>, qui n&rsquo;a pas vraiment été enthousiasmé par son travail de débutant. La chanson-titre va rester 14 semaines dans les charts. Bowie commence à se faire connaître plus sérieusement.</p>
<p>En mai 70, il quitte son manager Kenneth Pitt pour rallier Tony <strong>DeFries</strong>, avocat et hommes d&rsquo;affaire, censé accélérer sa carrière avec des méthodes moins conventionnelles. Bowie devient également ami avec un certain <strong>Marc Bolan</strong> qui est train de développer un rapport esthétique au rock assez particulier. On se dirige tout droit vers l&rsquo;époque<strong> glam</strong>. Bolan a réellement initié le mouvement et Bowie l&rsquo;a superbement amené à son apogée et à sa maturité  &#8211; intellectuelle si l&rsquo;on peut dire.</p>
<p>Dans la foulée, Bowie rencontre <strong>Angela Barnett</strong> qui devient sa femme en mars 70. La désormais Angie Bowie racontera dans son autobiographie qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un &laquo;&nbsp;mariage de raison&nbsp;&raquo; afin que chacun d&rsquo;eux s&rsquo;aide mutuellement à devenir une star. Charmant.</p>
<p>Malgré l&rsquo;échec des quelques singles suivant <em>Space Oddity</em>, le succès va commencer par s&rsquo;affirmer avec la parution, en décembre 70 aux États-Unis puis en mars 71 au Royaume-Uni, du troisième album de Bowie, le sombre <em><strong>The Man Who Sold The World</strong> </em>qui marque l&rsquo;arrivée de<strong> Mick Ronson</strong> à la guitare et dont la chanson-titre donnera aux ados du début du troisième millénaire de douces croyances nirvanesques. <em></em></p>
<p>En mai nait Duncan Zowie Bowie/Jones, celui sans qui le pauvre Sam Rockwell n&rsquo;aurait pas eu à s&rsquo;affairer sur la lune avec un robot et d&rsquo;autres dans l&rsquo;excellent film <em>Moon</em>.</p>
<p>Bowie ne prend pas de pause dans sa carrière de musicien et enchaîne l&rsquo;enregistrement de <em><strong>Hunky Dory</strong>, </em>son quatrième album, alors qu&rsquo;il n&rsquo;a aucun contrat avec une maison disque. Très vite pourtant, Bowie signe avec RCA pour trois albums. <em>Hunky Dory</em> sort alors en décembre 71. On peut dire qu&rsquo;avec ce disque, Bowie signe son premier véritable classique. Ziggy est en train de naître et Bowie de se transformer. Un nouvel album est en route et celui-là s&rsquo;annonce dantesque, il narre d&rsquo;après son titre, <em>l&rsquo;ascension et la chute de <strong>Ziggy Stardust</strong> et des araignées de Mars</em>. Ce cinquième disque sort en juin 1972 (On raconte que le panneau K. West qui apparaît sur la pochette de l&rsquo;album est un signe des extraterrestres de la même race que celle de Ziggy annonçant la venue au monde de l&rsquo;enfant de Kanye West et de Kim Kardashian, leur messie sur Terre ou un truc comme ça).</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Le premier clip que l&rsquo;on va voir illustre<strong><em> John, I&rsquo;m Only Dancing</em> </strong>qui n&rsquo;apparaît sur aucun album et est sorti en stand-alone début septembre 72 avec en face B <em>Hang On To Yourself</em>, chanson cette fois-ci extraite du <em>Ziggy Stardust</em>. La chanson raconte la tentative du narrateur de rassurer son amant qu&rsquo;il ne fait que danser avec ce fameux John. Bowie affirme une fois de plus son ambivalence sexuelle. C&rsquo;est <strong>Mick Rock</strong>, son photographe attitré depuis quelques mois qui se charge de réaliser le clip, le <span style="text-decoration: underline;">premier vrai</span> clip de Bowie. Le film est réalisé à partir d&rsquo;extrait de concert et d&rsquo;images montrant des danseurs/mimes de Lindsey Kemp dont on avait vu l&rsquo;influence sur Bowie dans la clipologie #0. La vidéo sera refusée, du fait de l’ambiguïté prégnante à la fois visuelle et textuelle, par l&rsquo;émission phare <em>Top Of The Pops ; </em>censurée en somme.</p>
<p>Dans l&rsquo;ouvrage <em></em><em>Moonage Daydream</em>, <em>la vie et l&rsquo;époque de Ziggy Stardust</em>, photos de Mick Rock et <em></em>textes de Bowie, celui-ci raconte que son maquillage dans le clip est inspiré par le personnage de Samantha de la série <em>Ma Sorcière bien aimée </em> !</p>
<p><iframe frameborder="0" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/6VrqCBsbeuc?html5=1" width="539"></iframe></p>
<p>Avant d&rsquo;apparaître en avril 73 sur le sixième album de Bowie, <em>Alladin Sane</em>, le titre <em>The Jean Genie</em> sort en novembre 72 (<em>Ziggy Stardust </em>est en face B). La chanson est enregistrée  à New-York alors qu&rsquo;il traîne avec la bande à Warhol et papillonne avec <strong>Cyrinda Foxe</strong>, jeune actrice et mannequin. Le titre de la chanson est effectivement un jeu de mot sur Jean Genet, l&rsquo;écrivain préféré de Lindsey Kemp.</p>
<p>Le clip, réalisé également par Mick Rock, est enregistré à San Francisco, alors que la tournée américaine de Bowie se poursuit. Ce dernier réfléchit murement à cette vidéo et s&rsquo;imagine en Ziggy voyou vagabondant avec une épouse façon Marylin Monroe. Il pense alors à Cyrinda Fox qui traverse le pays pour tourner au Mars Hotel.  Lors du tournage, <strong>George Underwood</strong>, vieil ami de Bowie (celui-là même à l&rsquo;origine de ses vrais-faux yeux vairons  après un coup de poing mal placé lors d&rsquo;une bagarre de gamin) réalise un dessin qui servira d&rsquo;affiche pour la promotion du morceau (à droite sur l&rsquo;image).</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/04/530915_10151107477202665_1670047633_n.jpg"><img class="aligncenter" alt="530915_10151107477202665_1670047633_n" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/04/530915_10151107477202665_1670047633_n.jpg" width="267" height="267" /></a></p>
<p>Le clip devait mêler session live (avec le jeu de gratte et les grimaces géniales de Mick Ronson), et scènes dans le Mars Hotel où Rock et Bowie cherchent à reproduire la scène de café d&rsquo;Edward Hooper dans sa célèbre peinture <em>Nighthawks</em> (les photos demeurent mais il ne reste au montage final du clip que Cyrinda qui s&rsquo;éclate dans la rue alors que Ziggy fume sa clope façon loubard tranquille).</p>
<p><iframe frameborder="0" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/CGQo6zpVzt8?html5=1" width="539"></iframe></p>
<p>Voici, à suivre, le véritable clip de <em><strong>Space Oddity</strong> </em>réalisé fin 72 , soit quatre ans après la version que l&rsquo;on a pu voir dans la clipologie #0. Le clip est toujours réalisé par Mick Rock. Il est tourné dans le studio RCA à New-York, un jour avant que Bowie ne  reparte pour Londres sur le <em></em>Queen Elisabeth II. Les séquences de l&rsquo;oscilloscope et les plans sur les consoles de studio sont faites par Rock le lendemain. Il faut avouer que cette version est moins intéressante que la précédente mais elle illustre le mixage officiel qui apparaît sur l&rsquo;album du même nom.</p>
<p>Bowie a avoué qu&rsquo;il n&rsquo;était plus très en phase avec cette ancienne chanson et qu&rsquo;il ne s&rsquo;est pas senti très inspiré lors du tournage. RCA voulait donner une cohérence à l&rsquo;ensemble des chansons de Bowie de la période glam, comme si <em>Space </em><em>Oddity</em>, c&rsquo;était aussi du Ziggy.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="340" src="http://www.youtube.com/embed/cYMCLz5PQVw?html5=1" width="537"></iframe></p>
<p>On arrive au troisième clip de Mick Rock qui vient illustrer <strong><em>Life On Mars?</em></strong>, extrait de <em>Hunky Dory</em>. Le maquillage surglam de Bowie pique aujourd&rsquo;hui un peu les yeux, et sans doute à l&rsquo;époque les siens, mais du coup est éminemment représentatif de l&rsquo;époque. Dans sa biographie, David Buckley, raconte que la chanson est en réalité un peu parodique. Il s&rsquo;agit pour Bowie de singer <strong><em>My Way</em></strong>, ce classique absolu. On sait que <em>My Way </em>est l&rsquo;adaptation en anglais de <em>Comme d&rsquo;habitude </em>de Claude François qui a été faite par <strong>Paul Anka</strong> et reprise une infinité de fois. Ce qu&rsquo;on sait moins, c&rsquo;est qu&rsquo;en 68, on a demandé au jeune Bowie de réaliser cette adaptation ! Celui-ci accepte volontiers et propose <em>Even A Fool Learns</em>. Sa version est refusée et s&rsquo;ensuit ce qu&rsquo;on connait. <em>Life On Mars? </em>et sa mélancolie ainsi que l&rsquo;interprétation mélodramatique est censé rappeler la ferveur finale de Sinatra dans le final de sa reprise, ce &nbsp;&raquo; <em>I dit it my waaaaaaaaaaaaaaaaaaayyyyyyyyyyyyyyyyy</em> !&nbsp;&raquo;, l&rsquo;équivalent devient alors ce fameux &laquo;&nbsp;life on mmmmaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarsssss !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Vous n&rsquo;écouterez plus jamais cette chanson de la même façon maintenant.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="343" src="http://www.youtube.com/embed/v--IqqusnNQ?html5=1" width="537"></iframe></p>
<p style="text-align: right;"><em>Prochainement, dans l&rsquo;épisode #2 de la Bowie clipologie, on traversera la moitié des années 70 et la Manche pour atterir à Berlin et s&rsquo;intéresser aux clips post-Thin White Duke.</em></p>
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		<title>Brolin &#8211; Reykjavik</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 17:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nedeleg</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2013]]></category>
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		<description><![CDATA[Brolin est londonien, Brolin fait de l&#8217;électronique, Brolin a sorti un premier ep le 25 mars, Cundo, dont est issu ce joli morceau. Le garçon se cache, derrière son masque ou bien derrière cette description qui trainait encore sur son profil soundcloud il y a quelques mois et que le Guardian rapportait:  &#160;&#187;I am a bedroom...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/04/12/brolin-reykjavik/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/04/bro-3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-29856" alt="bro-3" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/04/bro-3.png" width="600" height="430" /></a></p>
<p><iframe frameborder="no" height="166" scrolling="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F78925291" width="100%"></iframe></p>
<p><strong>Brolin</strong> est londonien, Brolin fait de l&rsquo;électronique, Brolin a sorti un premier ep le 25 mars, <em>Cundo</em>, dont est issu ce joli morceau. Le garçon se cache, derrière son masque ou bien derrière cette description qui trainait encore sur son profil soundcloud il y a quelques mois et que le <em>Guardian</em> rapportait:  &nbsp;&raquo;I am a bedroom producer, self-taught, self-analysing, into beats, spaces and melody&nbsp;&raquo;. <em>Bedroom producer</em> d&rsquo;accord, mais il lui faut sortir de sa tanière pour assurer le passage d&rsquo;obscure musicien des internets à celui de musicien des internets reconnu. La différence ne tient qu&rsquo;à un mot, mais elle est plutôt valorisante. Surtout que <em>Reykjavik</em>, produit avec <strong>Luke Abbott</strong> et <strong>David Pye</strong> (celui qui traine avec les <strong>Wild Beasts</strong> et <strong>Egyptian Hip Hop</strong>), vaut le détour.</p>
<p>Du coup, si tu veux aussi aller écouter le remix par <strong>Peaking Lights</strong>, l&rsquo;EP en entier, et puis le reste (tu vas voir, Brolin tente de nous perdre sur ses <a href="https://soundcloud.com/iambrolin/nyc?in=iambrolin/sets/brolin-nyc">origines</a> <a href="https://soundcloud.com/iambrolin/lisboa-cundo">géographiques</a>), tu peux aller sur <a href="https://soundcloud.com/iambrolin">soundcloud</a> ou sur <a href="spotify:artist:5LoctxpMh3qfgcTjbtdR39">spotify</a>. Sinon tu peux aller à la pêche aux nouvelles <a href="https://www.facebook.com/iambrolin">là</a> ou <a href="https://twitter.com/iambrolin">là</a>.</p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/04/12/brolin-reykjavik/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>La Bowie clipologie #0 &#8211; Love You Till Tuesday</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 13:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Bowie]]></category>
		<category><![CDATA[clipologie]]></category>
		<category><![CDATA[Feathers]]></category>
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		<category><![CDATA[Hutch]]></category>
		<category><![CDATA[Kenneth Pitt]]></category>
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		<description><![CDATA[En ces temps troublés par du teasing onaniste où l’on s’extasie sur la durée des titres du prochain Daft Punk, il temps de refaire un bond en arrière, à l’époque pas très lointaine où pour faire connaître un artiste, on s’attachait davantage à montrer du contenu concret au lieu d’organiser du vide autour de rien. Ceci...&#160;<a href="http://branchetonsonotone.com/2013/04/09/la-bowie-clipologie-0-love-you-till-tuesday/">Lire&#160;la&#160;suite&#160;‣</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/04/bowie-turquoise-1968.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-29796" alt="bowie-turquoise-1968" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2013/04/bowie-turquoise-1968.png" width="460" height="310" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En ces temps troublés par du teasing onaniste où l’on s’extasie sur la durée des titres du prochain Daft Punk, il temps de refaire un bond en arrière, à l’époque pas très lointaine où pour faire connaître un artiste, on s’attachait davantage à montrer du contenu concret au lieu d’organiser du vide autour de rien. Ceci est un prétexte tout trouvé pour inaugurer la <strong>clipologie</strong> de <strong>David Bowie</strong>.<br />
Alors que Clémentine vous a allégrement présenté <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/03/27/clipologie-genese-du-format/">la genèse du format clip</a>, quoi de mieux pour poursuivre que de s’attarder sur le cas Bowie, grand maître évident ès <em>sound and vision</em>.<br />
Voici donc le commencement de la Bowie clipologie qui nous emmènera des aventures spatiales et glam de<strong> Ziggy Stardust</strong> au charme inquiétant des vidéos de <strong><em>The Next Day</em></strong>, <a href="http://branchetonsonotone.com/2013/03/05/chronique-de-david-bowie-the-next-day/">oh douce et fausse arlésienne</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour commencer cette clipologie, on va faire dans le prologue. C&rsquo;est un numéro 0 que voici, des douces préliminaires qui nous ramènent en 1969. A cette époque, Bowie a sorti son premier album éponyme deux ans plus tôt chez Deram. Ce n&rsquo;est certainement pas un chef-d’œuvre, mais cette série de chansons de pop sixties de facture très classique et non dénuée d’humour se laisse écouter avec tendresse et intérêt pour le fan bowien de base.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce qui va suivre, on n’est pas encore dans le clip, officiellement parlant on va dire. Dans les années soixante, on parle de vidéos promotionnelles, ce qui est plus long à prononcer mais qui ne change pas grand-chose à l’affaire. Les Beatles, les Stones, ou les Who ont aligné ce genre de vidéos destinées à attirer un public toujours plus large. C’est dans cette perspective que Kenneth Pitt, le manager de Bowie à l’époque, décide de financer un petit film d’un peu moins d’une demi-heure intitulé <strong><i>Love You Till Tuesday</i></strong>. Le premier album de Bowie n’a pas vraiment marché et il est temps selon Pitt de retenter d’attirer les médias sur son petit protégé.  De plus, Bowie a de nouvelles chansons à dévoiler, dont une certaine <em>Space Oddity</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film débute par un générique illustré par la chanson qui donne son nom à l&rsquo;ensemble.<em> Love You Till Tuesday </em>provient de l&rsquo;album de Bowie. C&rsquo;est joyeux et naïf. Bowie arbore un bien joli costume vaguement mod et une coupe de cheveux un peu particulière. Elle s&rsquo;explique par le port d&rsquo;extensions qui donne au jeune David ce côté perruque trop laquée. En effet, Bowie a voulu préserver sa coupe mi-long après s&rsquo;être coupé les cheveux un peu trop court  pour l&rsquo;audition d&rsquo;un petit film.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/pa_sAmYuwRQ?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>Dans le générique, on a pu lire le nom d&rsquo;<strong>Hermione</strong> et de <strong>Hutch</strong>. La première était la petite amie de Bowie à ce moment et le second un bon pote à lui. Avec un autre quidam qui n&rsquo;apparaît pas ici, ils avaient créé un groupe bien éphèmere du nom de <em>Feathers</em>. Lors du tournage, Bowie et Hermione se quitteront mais le premier avouera plus tard avoir vécu là son premier véritable amour.</p>
<p>Voyons donc Hermione et Hutch dans leur œuvre avec <em>Sell Me A Coat</em>, accompagnant Bowie de leur regard vaguement inspiré.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/5UcPgcjDRDw?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>Dans <em>When I&rsquo;m Five</em>, Bowie raconte sa vie quand il avait cinq ans. C&rsquo;est très peu passionnant  pour qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde trois mots de plus.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/VrmiDWzGvSI?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Rubber Band</em> constitue une très bonne chanson des débuts de Bowie. Son refrain est vraiment sympa et l&rsquo;usage d&rsquo;un tuba donne au titre un aspect attachant et chaleureux. Comme l&rsquo;indique David Buckley dans sa bio de Bowie (<em>Une étrange fascination</em> chez Flammarion), il s&rsquo;agit d&rsquo;une chanson plutôt innovante dans son orchestration puisqu&rsquo;elle paraît en 1966, soit quelques mois avant le <em>Sgt Pepper&rsquo;s Lonely Heart Club Band </em>des Beatles et leur utilisation abondante de cuivres.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/0DakPPBqPok?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>Le segment suivant est une séquence de mime réalisée par Bowie lui-même. En 1967, il rencontre <strong>Lindsey Kemp</strong>, célèbre chorégraphe et mime. Ce dernier lui permet de développer ses talents d&rsquo;acteurs et son sens de la mise en scène. De là, on peut aisément comprendre commet se développeront tant de personnages aussi charismatiques qu&rsquo;inquiétants tout au long de la carrière de Bowie. <em>The Mask </em>est à cette image, à la fois flippant et fascinant. A noter le costume façon Luke Skywalker. Bowie, décidément toujours en avance.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/jiKWEf2luMY?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>La chanson suivante; <em>Let Me Sleep Behind You</em>, est plutôt bonne. Le riff de guitare tape fort bien et il étonnant que Deram, le label de Bowie d’alors, l’ait refusé. Il s’agit d’un faux- inédit que l’on retrouve sur l’intéressante compilation <i>1966-68. The Deram Anthology</i>.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/zUH6vae0mec?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>Avec <em>Ching-A-Ling, </em>on retrouve Hermione et Hutch avec sa tête de cocker déprimé. Bowie ne joue que de la guitare et ne fait que participer au chœur, cela lui éviter de sombrer un peu trop dans cette abysse de pop hippie infantilisante écrite pour les Feathers.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/g0CGRPJolds?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>Voici sans doute le meilleur moment du film. C&rsquo;est le segment le plus travaillé et le plus agréable à écouter, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une version spéciale de <em>Space Oddity </em>enregistrée pour l&rsquo;occasion. Mick Rock réalisera à son tour une vidéo de la chanson dans sa version classique au début des années 70, on y reviendra donc très vite.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/D67kmFzSh_o?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>Bowie vit là ses derniers instants amoureux avec Hermione. Le voilà un peu ridicule avec son épis d&rsquo;extension, se baladant, nonchalant avec sa future ex-promise dans la campagne londonienne, pour chantonner plutôt le plaisant, <em>When I live My Dream</em>. Hutch y est très effrayant.</p>
<p><iframe frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/9QiEna_1L1E?html5=1" width="560"></iframe></p>
<p>C&rsquo;est donc la fin de <em>Love You Till Tuesday</em>.</p>
<p>Contrairement aux prétentions de Kenneth Pitt, le film fut un échec total.</p>
<p>Il faudra attendre l&rsquo;acmé eighties de Bowie, en 1984, pour que cette longue vidéo promotionnelle profite d&rsquo;une sortie officielle en VHS. Une réédition en DVD est parue en 2005, mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un DVD, je vous le demande.</p>
<p style="text-align: right;"><em>La prochaine fois, pour le véritable numéro 1, on s&rsquo;attardera sur les vidéos réalisées par Mick Rock lors de la période Ziggy de Bowie.<br />
</em></p>
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