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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 2007</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Fanga &#8211; Natural Juice</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 11:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Avec ma musique, je crée le changement. Je l&#8217;utilise comme une arme », scandait Fela Anikulapo-Kuti, le Black President nigérian qui offrit au monde la synthèse africanisée du funk et du jazz sous le doux nom d&#8217;Afrobeat. Or, lorsque l&#8217;on entend hurler dès les premières mesures les cuivres de Fanga, collectif montpelliérain, on sent que la puissance de la musique figure bien dans le legs dont le jeune groupe a volontairement décidé d&#8217;hériter.

Fanga : ils sont sept, et ils en jettent. Un chanteur jouant avec les méli-mélos d&#8217;un saxo, le doigté ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Avec ma musique, je crée le changement. Je l&#8217;utilise comme une arme », scandait <strong>Fela Anikulapo-Kuti</strong>, le Black President nigérian qui offrit au monde la synthèse africanisée du funk et du jazz sous le doux nom d&#8217;<strong>Afrobeat</strong>. Or, lorsque l&#8217;on entend hurler dès les premières mesures les cuivres de <strong>Fanga</strong>, collectif montpelliérain, on sent que la puissance de la musique figure bien dans le legs dont le jeune groupe a volontairement décidé d&#8217;hériter.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210124&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210124&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Fanga </strong>: ils sont sept, et ils en jettent. Un chanteur jouant avec les méli-mélos d&#8217;un saxo, le doigté enflammé d&#8217;un clavier, le poids d&#8217;une basse et la légèreté d&#8217;une guitare, le tout soutenu par les rythmes d&#8217;une batterie et  d&#8217;un percussionniste : voilà la recette aux multiples ingrédients dont s&#8217;est doté <strong>Fanga</strong> pour nous faire danser. Originaire du hip-hop,<strong> Korbo</strong>, le chanteur, s&#8217;est laissé séduire en 2004 par le projet afrobeat du producteur Serge Amiano, aujourd&#8217;hui encore directeur artistique du groupe. C&#8217;est en juin 2007 que la formation a sorti son deuxième album sous le mystérieux nom de<em><strong> Natural Juice</strong></em>. Ce 11 titres s&#8217;est avéré, presque par hasard, être cette année-là mon disque de l&#8217;été. En effet, pour peu qu&#8217;un petit rayon de soleil investisse votre salon ou que vous ayez à prendre la voiture pour vous rendre à la plage, ce CD est une pépite. C&#8217;est un joyau brut de vigueur, de pulse et de contagion. Ce « nautral juice » qu&#8217;évoque la chanson éponyme n&#8217;est autre que la sueur qu&#8217;à coup sûr Fanga fait s&#8217;échapper de vos pores, si vous vous prenez au jeu.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/Fanga.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-16100" title="Fanga" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/Fanga-300x300.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Si l&#8217;on reprend les termes de <strong>Fela</strong> sus-mentionnés, ces jeunes gens réussissent sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute à créer le changement. Un double changement même, dirais-je. Un premier bouleversement se crée dans vos veines dès la première écoute des rythmes endiablés de leur funk festif. C&#8217;est celui de votre température qui monte. Puis, après quelques titres, une fois que le septuet vous a bien chauffé en faisant tanguer vos tripes, s&#8217;opère une seconde altération, spirituelle cette fois-ci. C&#8217;est un changement d&#8217;état d&#8217;esprit aussi métissé que leur musique. Il est tout à la fois joie, excitation et apaisement. Le « natural juice » devient alors un flux qui vous parcourt et vous oblige au moins à remuer ostensiblement l&#8217;épaule, ou à balancer la tête de droite à gauche. Parce que, si l&#8217;on peut reconnaître quelque chose à <strong>Fanga</strong>, c&#8217;est que leur musique parvient à ses fins.</p>
<p>Et puis, toujours en nous appuyant sur les dires du Black President, reste à traiter la question de l&#8217;engagement, de la musique comme « arme ». L&#8217;afrobeat originel de Mister <strong>Kuti</strong> s&#8217;inscrivait pleinement dans le contexte politisé et virulent du Nigéria post-indépendance des années 70. Alors que les coups d&#8217;Etat s&#8217;y multiplie et que la junte s&#8217;installe, les chansons de <strong>Fela</strong> sont des diatribes qui dénonce le régime et ses pratiques, la misère de l&#8217;Afrique et qui appelle chacun à conquérir sa liberté s&#8217;il veut pouvoir s&#8217;épanouir. En aucun cas, donc, les textes de Fanga ne peuvent avoir cette portée. Cependant, il est bon de savoir qu&#8217;ils ne la recherchent pas non plus. Si <strong>Fanga </strong>signifie « force spirituelle » en bambala, les paroles qu&#8217;écrit <strong>Korbo</strong>, en anglais ou dans sa langue natale, critiquent les mœurs et le contexte politique, tout en appelant l&#8217;Homme à ne pas perdre de vue l&#8217;essentiel : son humanité. En outre, les chants de <strong>Korbo</strong> sont en bambara, un dialect ouest-africain très différent du yoruba de <strong>Fela</strong>. Ainsi, l&#8217;héritage, s&#8217;il est sensible, n&#8217;est pas direct. Et <strong>Fanga</strong> s&#8217;écarte du maître à penser et innove. La musique est donc pour eux une arme formelle, dans le sens où <strong>Fanga</strong> nous bombarde de sons puissants, mais elle est aussi l&#8217;occasion, dans les paroles, d&#8217;être une piqûre de rappel, un outil de conscientisation de l&#8217;auditoire.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210125&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210125&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>L&#8217;album s&#8217;ouvre sur le titre « Crache La Douleur », où la participation de <strong>Tony Allen</strong>, l&#8217;ancien batteur de<strong> Fela</strong> est déjà tout un symbole. Ce premier morceau, carte de visite convaincante, exhorte le sonotone à rejeter tout ce qu&#8217;il refoule. C&#8217;est là le premier pas salvateur vers la guérison et la possible transe extatique que l&#8217;afrobeat est censé procurer. Puis vient « Natural Juice » qui, après l&#8217;expulsion des mauvaises ondes, peut gentiment commencer à faire perler sur votre épiderme le substrat d&#8217;une saine jouissance. Voilà ensuite le tour de « Kononi », tube de velours au son plus ouaté qui permet au sonotone d&#8217;un temps se régénérer. C&#8217;est alors que démarre « Ni i Matoro », petite bombe rythmique qui nous conduit savamment vers un plaisir béat. Le soleil règne ; c&#8217;est les vacances (depuis hier soir pour moi, alors, je vous laisse imaginer à quel point je savoure de nouveau <strong>Fanga</strong>). L&#8217;album se poursuit sans perdre de sa qualité et se clôt sur un remix plus hip-hop de « Noble Tree » qui montre à la fois les racines de <strong>Korbo</strong> et le chemin parcouru par l&#8217;afrobeat depuis <strong>Fela</strong>.</p>
<p><strong>Fanga</strong> est donc un groupe qui monte, l&#8217;un des rares à encore faire de l&#8217;afrobeat, surtout en France. <em><strong>Natural Juice </strong></em>est un album ensoleillé et léger qu&#8217;il faut garder dans un coin de sa discothèque pour le ressortir quand l&#8217;envie de bouger se fait sentir. Toutefois, peut-être manque-t-il encore à ces jeunes montpelliérains une pointe d&#8217;originalité supplémentaire qui les ferait définitivement jouer dans la cour des grands. C&#8217;est d&#8217;ailleurs tout ce que je souhaite à leur prochain album, prévu pour l&#8217;année prochaine.</p>
<h3>Plus de sueur :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Natural Juice</strong></em> en entier sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/fanga/natural-juice-40689">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/afrofanga">myspace</a> de <strong>Fanga</strong></li>
<li>Leur dernier album <em><strong>Sira Ba</strong></em> (2009) sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/fanga/sira-ba-424406">deezer</a></li>
<li>L&#8217;<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/08/interview-de-fanga-je-groove-donc-je-suis/">interview</a> réalisée par BTS</li>
<li>Vous aurez aussi la possibilité de les retrouver cet été dans plusieurs festivals dont <a href="http://festipop.spf34.org/">Festipop</a>,  la <a href="http://www.myspace.com/ladefensejazz">Défense Jazz Festival</a>, les <a href="http://www.solidays.org/">Solidays</a>, le <a href="http://www.festival-martigues.fr/">Festival de Martigues</a> ou encore <a href="http://www.africajarc.com/">Africajarc</a>.</li>
</ul>
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		<title>Chronique de Volume 1 &#8211; Bole 2 Harlem</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 12:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Dr. Javnaire poursuit aujourd&#8217;hui la thérapie par l&#8217;analyse de la création de ponts interculturels.


David Schommer, musicien et producteur américain, a grandi à Addis-Abeba où son papa fut un des artisans de la création de la première université éthiopienne entre 1950 et 1958. Et puis le jeune David s&#8217;en est retourné dans son pays natal. Une fois grand, il écrivit quelques chansons pour Donna Summer ou Carole King et, en 2001, appelé par la nostalgie, il décida de retourner sur les pas de son père.
De notre oreille occidentale éloignée et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Dr. Javnaire poursuit aujourd&#8217;hui la thérapie par l&#8217;analyse de la création de ponts interculturels.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><strong>David Schommer</strong>, musicien et producteur américain, a grandi à Addis-Abeba où son papa fut un des artisans de la création de la première université éthiopienne entre 1950 et 1958. Et puis le jeune <strong>David</strong> s&#8217;en est retourné dans son pays natal. Une fois grand, il écrivit quelques chansons pour <strong>Donna Summer</strong> ou <strong>Carole King</strong> et, en 2001, appelé par la nostalgie, il décida de retourner sur les pas de son père.</p>
<p>De notre oreille occidentale éloignée et peu ouverte aux musiques africaines, l&#8217;ex-empire des Selassie ne se défait pas de l&#8217;étiquette éthio-jazz qui lui fut assignée dans les années 70. Porté par <strong>Mulatu Astatke</strong> et <strong>Mahmoud Ahmed</strong>, ce croisement de jazz, de musique traditionnelle et de pop, a fait la renommée des rythmes de la corne est de l&#8217;Afrique. Remis au goût du jour grâce à la série <em><strong>Ethiopiques</strong></em>, qui dès les années 90 retraçait, par le biais de compilations, ces années fastes de la musique éthiopienne, ces rythmes sont aujourd&#8217;hui encore les seuls qui nous proviennent d&#8217;Abyssinie. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce que<strong> David Schommer</strong> déplora lors de son retour sur les terres de son enfance. Alors, rentré à New-York, il décida avec <strong>Maki Siraj</strong>, son ami rappeur éthiopien, d&#8217;entamer une série de bœufs à l&#8217;Orange Bleue, un bar franco-marocain où ils jouaient de temps en temps. Cherchant à mêler la soul aux beats hip-hop de la côte est et à l&#8217;azmari, la musique traditionnelle éthiopienne, David se servait de cette scène hebdomadaire pour peaufiner un genre nouveau et hybride. Il fit encore trois autres voyages avec <strong>Maki</strong> à Addis-Abeba pour rechercher et s&#8217;imprégner de nouveaux rythmes. Quelques musiciens d&#8217;origine éthiopienne se mêlant peu à peu à ses créations, il décida d&#8217;enregistrer un album. Sur la 123ème Avenue, en plein Harlem, ils dénichèrent un studio. C&#8217;est la que quelques mois plus tard naquit <em><strong>Bole 2 Harlem Volume 1</strong></em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13878" title="bole2harlem_2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/bole2harlem_2.jpg" alt="" width="320" height="229" /></p>
<p>Cet album est donc autant un album New-Yorkais qu&#8217;africain. Le titre est d&#8217;ailleurs évocateur de ce lien transatlantique. Harlem, aussi surnommé « little Africa », n&#8217;est autre que, selon <strong>David Schommer</strong> lui-même, « la porte d&#8217;entrée de la musique africaine à New York ». Bole, par contre, est plutôt une porte de sortie, puisque c&#8217;est le nom de l&#8217;aéroport international d&#8217;Addis-Abeba. Dernière image d&#8217;un pays avant l&#8217;exil à laquelle se mêle le creuset d&#8217;une culture afro-américaine, voilà la recette infaillible de ce 13 titres paru en 2007. Ce melting-pot se retrouve ainsi dans les paroles qui sont une fois en anglais, l&#8217;autre en amaric, la langue officielle éthiopienne. Funky au possible, petite bombe dansante, ce CD est un parfais mix de deux cultures si distantes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727743&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727743&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>L&#8217;album s&#8217;ouvre sur les « chabadam » de la piste éponyme qui vous plonge directement dans les rues ensoleillées et bondées d&#8217;Addis-Abeba. Se développant autour d&#8217;un beat groove, cette piste mêle savamment la voix chaude de <strong>Tigist Shibabaw</strong>, sœur de <strong>Gigi</strong> (ex-chanteuse de <strong>Miles Davis</strong>), et le flow de<strong> Maki</strong>, le rappeur amaric. Le disque se poursuit avec « Hoya Hoye », référence à une chanson enfantine éthiopienne. Ce titre hip-hop, soutenu par une série de cuivres funk, s&#8217;inspire directement du rythme de la chanson d&#8217;origine que <strong>David Schommer</strong> avait entendu dans les rues de la capitale africaine. On y retrouve en même temps de multiples influences que <strong>Schommer</strong> explique en disant : « Je voulais qu&#8217;avec cette chanson on ait l&#8217;impression de descendre une rue d&#8217;Harlem ».</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727753&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727753&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727762&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727762&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>Puis dans les crépitements et les sifflements de train arrivent « Ensaralen Gojo ». Intro d&#8217;écho et de cordes pincées. Décidément entraînante, cette chanson fait autant appel à l&#8217;électro qu&#8217;aux percussions africaines et aux violons. Les deux voix de la chanteuse traditionnelle et du rappeur s&#8217;enchevêtrent efficacement. Une rupture de rythme et voilà l&#8217;entêtant refrain. Puis c&#8217;est « Ametballe » : chant de coq, chantonnements suaves et flow abrasif. Maki s&#8217;adresse directement aux Ethiopiens ; sa scansion étant ensuite vigoureusement reprise par les chœurs. Ametballe est le nom éthiopien des vacances qui suivent un long jeûne, d&#8217;où le caractère résolument joyeux et festif de ce titre. Il raconte la manière dont tout le monde s&#8217;habille à nouveau bien, mange et boit de nouveau sans compter. Mais <strong>Maki Siraj</strong> qui a écrit les paroles est ici aussi cynique dans le sens où il dénonce le monde d&#8217;apparence qui cela crée de nos jours : « Je vais louer mon costume, emprunter la <em>Merco</em> de mon oncle, direction le <em>Gaslight</em> [une célèbre boîte de nuit éthiopienne] ».</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727771&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727771&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p style="text-align: center; padding-left: 30px;"><em>« </em><em><strong>Bole 2 Harlem</strong>, c&#8217;est la volonté d&#8217;être en Ethiopie tout en vivant à Harlem, en Amérique, autour du monde. C&#8217;est un voyage, un CD qui vous emmène à des milliers de kilomètres d&#8217;un lieu à un autre. »</em> (<strong>Maki Siraj</strong>)</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727780&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=1727780&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-13879" title="bole2harlem_3" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/bole2harlem_3-288x300.jpg" alt="" width="141" height="147" /></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } -->« Hi Loga » et son irrésistible crescendo rythmique est une « dance-machine » aux assonances électroniques. Puis, « Endegena » s&#8217;ouvre sur le ressac et enchaîne sur un flow presque arythmique auquel répondent des « Addis-Abeba ! » puis la voix féminine de <strong>Tigist</strong>. L&#8217;album se poursuit dans les méandres hybrides du transgenre, entre côte est africaine et américaine. « HOME », plus calme, semble être une ballade nostalgique, une ode au retour qui devient très vite groovy. Avec « Ya Selam » sonne le téléphone, lien transatlantique supplémentaire. Un contact direct avec la Terre-mère qui s&#8217;avère être le plus électro de tous. Puis vient « Harlem 2 Bole » et la boucle est bouclée. Chemin inverse, le hip-hop se laisse envahir d&#8217;instruments traditionnels et de chœurs masculins inédits. La piste se balance sur des allants éthio-jazz, comme un hommage-héritage. « Quaralew » nous prouve que nous sommes désormais en Ethiopie : appel du muezzin et bruits de la rue. Un remix d&#8217;« Enseralen Gonjo » et voilà déjà « AFRICAYE! », le titre de clôture. Solo de cuivres, percussions omniprésentes et rythmes traditionnels composent cette dernière piste, horizon nostalgique et évanescent du vol retour.</p>
<p><em><strong>Bole 2 Harlem Volume 1</strong></em> est un album complet, équilibré et novateur. Il réussit avec brio à dresser un pont musical entre deux continents, deux pays, et deux métropoles. L&#8217;entreprise de <strong>David Schommer</strong> et de ses acolytes est donc un de ses petits bijoux aussi inclassables que remuants. Un album indispensable pour faire s&#8217;évanouir la morosité.</p>
<h3>Entretenez le mix :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Bole 2 Harlem Volume </strong></em>1 sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/bole-2-harlem/bole-2-harlem-vol-1-175359">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.bole2harlem.com/home.html">site officiel</a> du groupe</li>
</ul>
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		<title>Chronique de Denis Cuniot &#8211; Confidential Klezmer</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 16:26:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caro</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2007]]></category>
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		<description><![CDATA[Encore du klezmer&#8230; oui, mais cette fois c&#8217;est la délicatesse du piano qui vient nous enivrer. Denis Cuniot, on en a déjà parlé ici, ou là encore. Depuis quelques années il accompagne Yom dans ses folies clarinettistiques, mais sa carrière a démarré bien avant la reconnaissance médiatique du genre, comme en témoigne cet intime opus.
Avant cette découverte, le piano ne constituait pour moi qu&#8217;un simple appareil d&#8217;accompagnement pour ce qui concerne le klezmer. Cet a priori a vite été banni dès la première écoute de Confidential Klezmer. Denis (si je peux ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Encore du <strong>klezmer</strong>&#8230; oui, mais cette fois c&#8217;est la délicatesse du piano qui vient nous enivrer. <strong>Denis Cuniot</strong>, on en a déjà parlé <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/06/20/yom-new-king-of-klezmer-clarinet/">ici</a>, ou <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/02/06/chronique-de-yom-unue/">là encore</a>. Depuis quelques années il accompagne <strong>Yom</strong> dans ses folies clarinettistiques, mais sa carrière a démarré bien avant la reconnaissance médiatique du genre, comme en témoigne cet intime opus.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant cette découverte, le piano ne constituait pour moi qu&#8217;un simple appareil d&#8217;accompagnement pour ce qui concerne le klezmer. Cet <em>a priori a</em> vite été banni dès la première écoute de <strong>Confidential Klezmer</strong>. Denis (si je peux me permettre) reprend des thèmes traditionnels du klezmer classique comme <strong>Tarras Freilash</strong> et <strong>Maz&#8217;l</strong>. Les compositions adjointes sont cohérentes avec l&#8217;album. L&#8217;esprit des 10 pistes ressemble à une grosse boîte à musique, sauf que quand on tourne la manivelle, on n&#8217;entend pas <strong>Jeux interdits</strong> mais un jeu de ritournelles légères et libérées des tabous traditionnels. Cuniot évite ainsi de tomber dans le pathos d&#8217;une musique langoureuse et sinueuse comme savent si bien le faire les klezmorims comme <strong>Giora Feidman</strong> ou <strong>Yom</strong> (non, ils ne constituent pas toutes mes références musicales !). C&#8217;est un klezmer classique, syncopé et très coloré !</p>
<p style="text-align: justify;">En 2000, en duo avec Yom, ils enfantèrent <strong>The Golem on the moon</strong>, dont l&#8217;artwork est de <strong>Joann Sfar</strong> (rien que ça !)  et le texte de présentation d&#8217;<strong>Hervé Le Tellier</strong> (rien que ça bis !). Sûrement inspiré par ses fructueuses collaborations, il a tenté un pari de mon point de vue audacieux et réussi en se lançant dans un album solo.<br />
Pour l&#8217;avoir vu en concert, ce pianiste accompli possède son répertoire et nous fait partager son inspiration au-delà de l&#8217;aspect physique des notes qui nous fait nous retrouver trimbalés à travers l&#8217;Europe entre la Roumanie, la Bulgarie, <strong>Belleville</strong> avec un petit accent Yiddish.<br />
On reste dans une superficielle douceur avec une présence particulièrement importante des aigus et de trilles à répétition. On est emballé puis saoulé puis à nouveau transporté. On titube, mais on retombe toujours sur le leitmotiv. Ce qui est à la fois rassurant mais qui tend à être parfois rébarbatif. Les thèmes rapides sont un peu plus pataugeant comme dans <em>Tarrash Freilash</em>. Surtout que c&#8217;est une reprise, et alors l&#8217;expectative d&#8217;une reprise brillante est accrue.<br />
M&#8217;enfin&#8230;, je me permets car il faut bien trouver des défauts à un album qui peut se vanter d&#8217;avoir reçu en 2007 le prix &laquo;&nbsp;Musiques du monde&nbsp;&raquo; de l&#8217;Académie Charles-Cros.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;envoutement est déterminé dès la première piste de l&#8217;album, mais on revient assez vite à la réalité avec<em><strong> </strong>Indus</em>, dernière piste, qui propose une recherche expérimentale assez dure à aborder. (comprendre : j&#8217;ai pas aimé!)<br />
Les pistes qui sont les plus révélatrices du talent d&#8217;interprétation de Denis sont situées au début de l&#8217;album. Car il commence très fort avec un soigné <strong>Dear Alef Beyz</strong> auquel il faut ajouter le son clair de l&#8217;enregistrement. La <strong>fantaisie roumaine</strong> m&#8217;a beaucoup touchée. J&#8217;ai eu l&#8217;impression de me balader à travers un ruissellement de gouttes de pluie. Cette pluie qui lave des choses mauvaises et qui, durant un instant, vous fait tout oublier pour en fin de compte disparaître silencieusement en laissant un arc en ciel dans la vallée et un sourire sur votre visage&#8230;</p>
<h3 style="text-align: justify;">Aller plus loin&#8230;</h3>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;album <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/denis-cuniot/confidentiel-klezmer-47212">sur Deezer</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=294344&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=294344&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=294342&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=294342&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
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		<title>Annie &#8211; I know UR Girlfriend Hates Me</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 02:33:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/200px-Anniedontstopnew.jpg"><img class="size-full wp-image-12076 alignleft" title="200px-Anniedontstopnew" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/200px-Anniedontstopnew.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Nouveau genre : la pop de blondasse mainstream mais underground. Pas connue du grand public français, la norvégienne<strong> Annie</strong> serait pourtant capable de passer sur ces chères radios jeunes nationales&#8230; Au lieu de cela, il n&#8217;y a que la presse musicale  qui ne vise pas le même public que ces susdites radios qui traite avec emphase de la gracile nordique. Produit par Richard X essentiellement, le dernier album d&#8217;Annie est sorti en octobre dernier. <strong><em>Don&#8217;t Stop</em></strong> &#8211; successeur d&#8217;<strong><em>Anniemal</em></strong> paru en 2004 &#8211; est une savoureuse collection d&#8217;hymnes pop ultra-sucrée que les métalleux les plus trashs et heavys avouent écouter en faisant la vaisselle.</p>
<p>Premier single de l&#8217;opus : <strong><em>I know UR Girlfriend Hates Me</em></strong>. Tout y est. Voix suave et glissante, sorte de soprano pop, les gimmicks accrocheurs et la ritournelle monosyllabique.</p>
<p>Ma thèse est que le titre est subliminal : Annie, c&#8217;est en fait la meuf de Mad Mike, le boss mythique du label Underground Resistance que l&#8217;on abrège souvent par les initiales UR, comme le &laquo;&nbsp;your&nbsp;&raquo; du titre écrit UR.</p>
<p>Et ouais.</p>
<p>Sinon, le clip est du genre fetish des bas avec jeux de couleurs à la Kandisky du pauvre.</p>
<p>En gros, vous l&#8217;aurez compris : plaisir des yeux et des oreilles vous attendent. Et je crois bien que j&#8217;ironise pas.</p>
<p><object style="height: 344px; width: 425px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ctAjtJ9OOOI" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="height: 344px; width: 425px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/ctAjtJ9OOOI" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<br /><i>[ si le la vidéo ne s'affiche pas, visionnez la directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/03/01/annie-i-know-ur-girlfriend-hates-me/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Chronique comparée de Highway Companion et Revival &#8211; Tom Petty vs. John Fogerty</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 13:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rebonjour, je ne vous montre pas le chemin du divan. Allongez-vous. Oui, allez-y. Nous allons entamer aujourd&#8217;hui, comme vous pouvez vous en douter, la suite de notre thérapie entreprise il y a une semaine et demi avec Cold Fact de Rodriguez (1970). Une thérapie que j&#8217;ai, suite à vos réactions initiales, orientée de manière sensible et auditive afin qu&#8217;elle vous permette, outre de garder le moral en ce rude hiver, de vous tourner vers de nouveaux horizons musicaux trop peu mis en lumière : ceux de l&#8217;Afrique. Mais ce qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rebonjour, je ne vous montre pas le chemin du divan. Allongez-vous. Oui, allez-y. Nous allons entamer aujourd&#8217;hui, comme vous pouvez vous en douter, la suite de notre thérapie entreprise il y a une semaine et demi avec <strong><em>Cold Fact</em></strong> de <strong>Rodriguez</strong> (1970). Une thérapie que j&#8217;ai, suite à vos réactions initiales, orientée de manière sensible et auditive afin qu&#8217;elle vous permette, outre de garder le moral en ce rude hiver, de vous tourner vers de nouveaux horizons musicaux trop peu mis en lumière : ceux de l&#8217;Afrique. Mais ce qui importe en réalité, ce n&#8217;est pas tant le point d&#8217;arrivée de notre échange, que le processus qui patiemment, au fil des semaines, nous y conduira. Je vous propose donc de me suivre dans ce périple entamé dans les États-Unis des années 70 et qui va se poursuivre maintenant par le biais de deux rescapés des <em>seventies</em> qui ont très récemment jeté un regard critique sur la société américaine actuelle. Je développerai ainsi par cet article une chronique comparée de deux grands messieurs du rock&#8217;n folk que sont<strong> John Fogerty </strong>et <strong>Tom Petty</strong>. L&#8217;un est l&#8217;ex-leader et tête pensante des mythiques <strong>Creedence Clearwater</strong> et son album <strong><em>Revival</em></strong> (2007) est un petit chef-d&#8217;œuvre ; l&#8217;autre a dispensé, trente ans durant, un rock engagé et ultra-populaire aux côtés des <strong>Heartbreakers</strong> avant d&#8217;entamer définitivement une carrière solo en 2006 avec son disque<strong><em> Highway Companion</em></strong>. Cette chronique, chers patients, se déroulera en trois temps qui aborderont chacun un thème majeur commun aux deux albums.</p>
<p>Il est avant tout essentiel de relever dans ces deux œuvres, parues à un an d&#8217;intervalle, le nombre incalculable de similitudes qui de bout en bout les parcourent et trahissent, me semble-t-il, le sentiment aujourd&#8217;hui éprouvé par ces artistes qui ont connu l&#8217;éveil du rock&#8217;n roll et la période ultra-prolifique des années 60-80.</p>
<p>De fait, l&#8217;un des premiers et principaux leitmotivs évoqués y est celui de la fuite. <em><strong>Highway Companion</strong></em> (titre évocateur quant à l&#8217;importance de la route dans cet opus) s&#8217;ouvre ainsi sur le titre « <strong>Saving Grace</strong> » qui plante implacablement le décor de l&#8217;album : entame country mélancolique laissant place aux guitares graves et entêtantes qui, dans des soubresauts imprévus, se mettent à gémir. Mais surtout, <strong>Tom Petty</strong>, déjà, aborde de front la question de l&#8217;évasion. On le découvre ainsi seul, insomniaque, au volant d&#8217;une voiture, passant à toute vitesse les villes assoupies, nous confiant par la suite, dans un refrain rock efficace et léché, la crise qui le traverse et le pousse à partir à la recherche de son identité et de son salut personnel (« And it&#8217;s hard to say / Who you are these days / But you run on anyway / Don&#8217;t you baby ? / You keep running for an other place / To find that saving grace »). Le disque s&#8217;annonce déjà comme un travail de transition où le mouvement, allégorisé dans l&#8217;asphalte, est omniprésent. De son côté, <strong>John Fogerty</strong> attaque le problème d&#8217;un angle opposé, onirique et enjoué. Sa country-folk dispense d&#8217;entrée des ondes aussi positives qu&#8217;entraînantes et porte aisément son texte utopique d&#8217;un monde changé, pacifié, et littéralement paradisiaque (« <strong>Don&#8217;t you wish it was true ?</strong> » ; puis plus loin : « He said the world gonna change and it&#8217;s starting today / There will be no more armies, no more hate »). Sa fuite à lui est verticale, prophétique et se veut éternelle (« But if tomorrow everybody under the sun / Was happy just to live as one / No borders, no battles to be won / But if tomorrow everybody was your friend / Happiness would never end »).<br />
Chez <strong>Tom Petty</strong>, on retrouve encore cette thématique de l&#8217;exode à de nombreuses reprises dans des titres tels que « <strong>Square One</strong> » (et son obsédant : « It took a world of trouble, took a world of tears / It took a long time to get back here »), « <strong>Down South</strong> » (« One more time down south »), ou encore « <strong>Big Weekend</strong> », sorte d&#8217;échappatoire légère et country à ce monde étouffant (« I can work, I can travel, sleep anywhere / Cross every border with nothing to declare. / You can look back babe, but it&#8217;s best not to stare. / I need a big weekend. / Kick up the dust. / Yeah a big weekend. / If you don&#8217;t run, you rust »). La présence systématique de la question de la fugue se retrouve d&#8217;ailleurs aussi de manière formelle sur la pochette de l&#8217;album. Le chanteur est ce cosmonaute, symbole de l&#8217;hermétisme et de l&#8217;impossible intégration, qui se dirige en plein désert, lieu reclus s&#8217;il en est, vers une fusée, ouverture assurée vers un autre monde, sans vie humaine et sans regret. Le chanteur y  fuit ouvertement cette terre qui ne lui correspond plus.</p>
<p>Ce sentiment d&#8217;appartenir à une époque révolue et de n&#8217;être pas intégré à cette société nouvelle est d&#8217;ailleurs le second sujet majeur de ces deux productions, celui du « temps qui passe », expression avancée par <strong>Tom Petty</strong> pour qualifier <em><strong>Highway Companion</strong></em>. Ce thème se décline à mes yeux en deux temps, celui de l&#8217;amour devenu impossible et celui du vieillissement.<br />
Tout d&#8217;abord, donc, <strong>Tom Petty</strong> traite dans « <strong>Damaged by love</strong> », mais surtout dans « <strong>Square One</strong> » de l&#8217;impossibilité d&#8217;aimer en ce bas monde. Il faut selon lui le fuir ensemble pour préserver cet amour que la société moderne érode et s&#8217;acharne à étouffer (« Yeah, my way was hard to find / Can&#8217;t sell your soul for peace of mind » ; puis « Try to stand alone » ; ou encore « Rest you head on me my dear /  It took a world of trouble, took a world of tears / It took a long time to get back here »). Seulement, si pour <strong>Petty</strong> l&#8217;on peut sauver l&#8217;amour par l&#8217;évasion et la retraite, il n&#8217;en est pas de même pour <strong>Fogerty</strong> qui, déchu, voudrait ne plus être aimé de peur d&#8217;à nouveau faire souffrir (« Oh, he&#8217;ll string you along / Sing you a lonesome song / But he&#8217;ll wind up alone again / No matter how hard you try / Never gonna let you get inside / That tumble down broken down heart »).  Dans « <strong>Broken Down Cowboy</strong> », la relation amoureuse lui semble inaccessible. Selon lui, le temps passé le rend trop vieux et donc trop dur à aimer (« If I was a gamblin&#8217; man / Never would&#8217;ve let you play that hand / With a broken down cowboy like me »). Plus tard dans l&#8217;album, il lance, toujours en suivant le même thème, une longue plainte hurlante, à laquelle font écho les guitares déchirantes, répondant au titre explicite de « <strong>Somebody help me</strong> ». Il y traite de manière offensive mais malheureuse la disparition d&#8217;un être aimé qui l&#8217;aurait abandonné (« She disappeared without a trace » ; puis arrive le refrain : « Somebody help me / She don&#8217;t want me no more / I can&#8217;t do this alone »). Insatiable, il entame un tour du monde pour la retrouver ; mais sa quête s&#8217;avèrera finalement vaine : c&#8217;est l&#8217;amour qui le fuit ! Avec ce titre, se mêlent à l&#8217;irréalisable liaison le second volet du « temps qui passe », celui du vieillissement.<br />
<strong>Petty</strong>, lui, aborde clairement ce problème dans «<strong> Down South</strong> ». Il y raconte un retour vers ses racines (à la fois géographiques et familiales) dans le but d&#8217;effacer tout le malheur qu&#8217;il a pu faire (« Gonna see my daddy&#8217;s mistress / Gonna buy back her forgiveness »). Cette réapparition tardive sur ses terres natales peut facilement être vue comme une volonté de se faire tout absoudre pour pouvoir plus tard mourir serein. Cette chanson exprime ostensiblement l&#8217;usure de l&#8217;artiste qui se voit obsédé par ce fameux temps qui, comme l&#8217;amour, lui file désormais entre les doigts. De surcroît, le titre de la piste « <strong>Flirting with time</strong> » est évocateur en soi de cette thématique de la temporalité. A contrario, on retrouve dans <strong><em>Revival </em></strong>une véritable nostalgie tranchante de ce temps qui, selon<strong> Fogerty</strong>, se dégrade à mesure qu&#8217;il passe. Il exprime par exemple dans « <strong>Summer of Love </strong>» une époque révolue où il se sentait bien et où existait encore des idéaux (« It was the summer of love / Stand back, it will blow your mind / Never seen such a powerful time / Universe about to unwind »). L&#8217;évocation de l&#8217;année 67 se fait toutefois sous forme de véritable revendication, comme le prouve l&#8217;artillerie lourde qu&#8217;envoie le batteur et les guitares hurlantes qui l&#8217;accompagne. A ce sujet, l&#8217;interprétation de la pochette de <em><strong>Revival</strong></em> semble pertinente. Ainsi, <strong>John Fogerty</strong> est debout en pleine nature,  entouré de hautes herbes, dans un monde qui paraît éloigné du nôtre, tant sur le plan de la géographie que des valeurs. Et si le soleil couchant évoque le crépuscule de la vie de l&#8217;artiste, nous le retrouvons néanmoins mains sur les hanches, dans une attitude volontaire et engagée. Sa guitare, le long de la cuisse, est là pour nous rappeler qu&#8217;il est encore actif et capable de jeter un regard critique sur le début des années 2000, comme nous le verrons dans un troisième et dernier temps.</p>
<p>En effet, ces deux CD offrent, par le biais de deux approches distinctes, une critique acerbe de la société américaine pré-Obama. Ainsi, <strong>Fogerty</strong> s&#8217;attaque-t-il d&#8217;abord, de manière un peu macho certes (« You&#8217;re shakin&#8217; your booty for the magazine »), aux stéréotypes sociaux, au pouvoir de la mode et à la « peoplisation ». Le titre pamphlétaire s&#8217;appelle « <strong>It ain&#8217;t right</strong> » (traduisez « Ce n&#8217;est pas bien ») et descend en flèche les nouveaux riches, ces parvenus bling-bling que <strong>Fogerty</strong> ne peut absolument pas supporter (« Maybe you forgot how we live down here / People work hard for the money, dear / You had such a hard day lookin&#8217; at the mirror / It ain&#8217;t right, it ain&#8217;t right, honey, such a waste of life »). De son côté, <strong>Tom Petty</strong> inculpe dans « <strong>Big Weekend</strong> » une société trop étouffante dont il faut s&#8217;échapper pour se ressourcer (« Gonna hook up with &#8216;em later and go hit the bars / […] If you don&#8217;t run, you rust »). Et il en est exactement de même dans « <strong>This Old Town</strong> » (« This old town is a sad affair / You be glad you&#8217;re not there »). On voit donc certes qu&#8217;il critique, mais sans cette volonté de se battre pour faire changer les choses. Il est plutôt dans la fuite et l&#8217;isolement que dans la dénonciation publique.<br />
C&#8217;est donc bel et bien <strong>John Fogerty</strong> qui se montre le plus corrosif des deux. Son titre « <strong>Gunslinger</strong> », ancré dans le Far-West, apparaît comme un appel métaphorique à <strong>John Kerry</strong>, candidat démocrate à la  présidence, que le chanteur a ouvertement soutenu contre <strong>Bush</strong> en 2004. Il exhorte en effet ses concitoyens à engager quelqu&#8217;un qui rétablisse la justice et la paix en ville (« This used to be a peaceful place » ; puis dans le refrain « I think we need a gunslinger / There&#8217;ll be justice all around »). Puis, de moins en moins implicite, l&#8217;ex-chanteur des <strong>Creedence Clearwater</strong> attaque sans détour aucun l&#8217;administration <strong>Bush</strong>. La chanson « <strong>Long Dark Night </strong>», un rock aux allants country-folk, est indubitablement engagée : « George is in the jungle / Knockin&#8217; on the door / Come to get your children / Wants to have a war / Come on / Lord, you better run / Be a long dark night / Before this thing is done », et, plus loin : « Government&#8217;s a disaster / But George, he says it&#8217;s fine », ou encore : « Shoutin&#8217; to the Lord / George&#8217;s got religion / And you know he can&#8217;t afford more ». Cette condamnation directe et assumée du président états-unien et de son gouvernement n&#8217;est pas un épiphénomène puisque quatre chansons plus loin, nous trouvons « <strong>I can&#8217;t take it no more</strong> » dont le message est similaire. Ce titre à la mélodie rock impétueuse est un cri public envoyé à la <strong>Maison Blanche</strong>. Les paroles véhémentes et déchaînées se déroulent, comme le nom de la chanson l&#8217;indique, autour d&#8217;un énoncé simple et clair : « I can&#8217;t take it no more / Sick and tired of your dirty little war / I can&#8217;t take it no more ». La construction syntaxique « You know you lied about » revient quatre fois en une minute trente-neuf et articule la chanson comme un leitmotiv accusateur et acerbe.<strong> Fogerty</strong> va même jusqu&#8217;à injurier <strong>George W. Bush</strong> lorsqu&#8217;il lance : « Your daddy wrote a check and there you are / Another fortunate son ». On le sent véritablement irrité, à bout de nerfs, de devoir subir une telle société qui, en si peu de temps, s&#8217;est retrouvée si loin de celle à laquelle il aspirait il y a quarante ans à peine.</p>
<p>Ainsi,<strong> Tom Petty</strong> comme <strong>John Fogerty</strong> jettent tous deux un regard critique sur la société américaine de ce début de millénaire. Seulement, le message du premier s&#8217;avère moins engagé et moins politique que celui du second. Dans <strong><em>Highway Companion</em></strong>, <strong>Tom Petty</strong> chante avec désillusion la relation amoureuse devenue impossible, l&#8217;étouffement qu&#8217;il connaît dans cette ère moderne et la décadence sociale de son pays. <strong>Petty</strong> refuse de s&#8217;engager et préfère, pour ne plus la subir, se retirer loin de la dérive que connaît la nation américaine. Il nous apparaît comme un vieux cowboy solitaire filant vers l&#8217;horizon à cheval (200 sous le capot, sur les lignes droites interminables des Grandes Plaines).<br />
Quant à <strong>John Fogerty</strong>, il s&#8217;engage avec<em><strong> Revival </strong></em>dans un combat frontal en conspuant publiquement et sans détour les dégâts causés, à ses yeux, par l&#8217;administration <strong>Bush</strong>. Il impose ses opinions et se positionne comme un acteur voulant (et pouvant ?) faire changer ce monde. Toujours convaincu et utopiste, il veut redresser la barre et relancer l&#8217;humanité vers les idéaux auxquels elle aspirait il y a un demi-siècle déjà.</p>
<h3>Highway Companion, Tom Petty :</h3>
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<h3>Revival, John Fogerty :</h3>
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<h3>Prescriptions supplémentaires :</h3>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">le <a href="http://www.tompetty.com/index/home">site officiel</a> de <strong>Tom Petty</strong></span></li>
<li><span style="color: #000000;">le <a href="http://www.johnfogerty.com/">site officiel</a> de <strong>John Fogerty</strong></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><a href="http://www.metrolyrics.com/highway-companion-album-tom-petty.html">toutes les paroles</a> d&#8217;<em><strong>Highway Companion</strong></em></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><a href="http://www.metrolyrics.com/revival-album-john-fogerty.html">toutes les paroles</a> de <em><strong>Revival</strong></em></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><a href="http://www.deezer.com/fr/#music/tom-petty/highway-companion-86713">lien</a> vers l&#8217;album de <strong>Tom Petty</strong> sur Deezer</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><a href="http://www.deezer.com/fr/#music/john-fogerty/revival-119976">lien</a> vers l&#8217;album de <strong>John Fogerty</strong> sur Deezer.</span></li>
</ul>
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		<title>Michal Kwiatkowski &#8211; &#171;&#160;N&#8217;importe quoi !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 14:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[N'importe quoi]]></category>
		<category><![CDATA[2007]]></category>
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		<description><![CDATA[ Depuis combien de temps n&#8217;avez-vous pas entendu parler du finaliste franco-polonais de la Star Academy 2003 ? 6-7 ans ? C&#8217;est normal. Ne vous inquiétez pas. Seulement, cela ne l&#8217;empêche pas, lui, de continuer tant bien que mal sa carrière&#8230;
Je vous propose donc de le retrouver en plein &#171;&#160;boum&#160;&#187; de sa tournée pour son dernier album All Alone With My Gueule, paru en 2007. On imagine d&#8217;ailleurs aisément ce titre évocateur comme un hommage aux douze spectateurs présents sur cette vidéo (non, je suis vache, ils sont au moins ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/02/Michal1.jpg"><img class="size-medium wp-image-11359 alignleft" title="Michal" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/02/Michal1-300x300.jpg" alt="" width="175" height="175" /></a> Depuis combien de temps n&#8217;avez-vous pas entendu parler du finaliste franco-polonais de la <strong>Star Academy 2003</strong> ? 6-7 ans ? C&#8217;est normal. Ne vous inquiétez pas. Seulement, cela ne l&#8217;empêche pas, lui, de continuer tant bien que mal sa carrière&#8230;</p>
<p>Je vous propose donc de le retrouver en plein &laquo;&nbsp;boum&nbsp;&raquo; de sa tournée pour son dernier album <strong>All Alone With My Gueule</strong>, paru en 2007. On imagine d&#8217;ailleurs aisément ce titre évocateur comme un hommage aux douze spectateurs présents sur cette vidéo (non, je suis vache, ils sont au moins une petite vingtaine).</p>
<p>Dans cet enregistrement live (mais sans public) inaudible, impossible à regarder et ridicule ce sacré rebelle de <strong>Michal</strong> (futal en sky, T-shirt moulant, cravate blanche et mitaines en cuir) interprète la piste 10 de son dernier album qu&#8217;il a sauvagement intitulée &laquo;&nbsp;<strong>N&#8217;importe quoi !</strong>&nbsp;&raquo; (je vous promets que ce n&#8217;est pas une blague).</p>
<p>Du coup, ça colle parfaitement dans cette rubrique fourre-tout et déconnante de BTS.<br />
Just enjoy it :</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="365" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x2tlge" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="365" src="http://www.dailymotion.com/swf/x2tlge" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2tlge_michal-n-importe-quoi-graulhet-06-0_music">Michal &laquo;&nbsp;N importe Quoi&nbsp;&raquo; Graulhet 06/07/2007</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/ptakmichele">ptakmichele</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/music">Regardez d&#8217;autres vidéos de musique.</a></em></p>
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		<title>Wilco &#8211; Impossible Germany</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 13:55:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[MP3's]]></category>
		<category><![CDATA[2007]]></category>
		<category><![CDATA[impossible germany]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[sky blue sky]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[Wilco]]></category>

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		<description><![CDATA[Les chicagoans de Wilco font partie des meubles de la scène indie depuis quelques années, et leurs albums Yankee Foxtrot Hotel ou Sky Blue Sky sont entrés au panthéon de ladite scène. Pendant que n&#8217;importe quel américain écoutant un minimum de (bonne) musique connaît inévitablement Wilco, les français se complaisent dans l&#8217;ignorance crasse d&#8217;un groupe majeur de la pop depuis le milieu des 90&#8242;s. Évidemment, s&#8217;il n&#8217;en est pas de même pour vous et si ce billet n&#8217;est qu&#8217;une piqure de rappel.. eh bien c&#8217;est déjà ça. 
Issue de Sky ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les chicagoans de <strong>Wilco</strong> font partie des meubles de la scène indie depuis quelques années, et leurs albums <strong>Yankee Foxtrot Hotel </strong>ou <strong>Sky Blue Sky</strong> sont entrés au panthéon de ladite scène. Pendant que n&#8217;importe quel américain écoutant un minimum de (bonne) musique connaît inévitablement <strong>Wilco</strong>, les français se complaisent dans l&#8217;ignorance crasse d&#8217;un groupe majeur de la pop depuis le milieu des 90&#8242;s. Évidemment, s&#8217;il n&#8217;en est pas de même pour vous et si ce billet n&#8217;est qu&#8217;une piqure de rappel.. eh bien c&#8217;est déjà ça. </p>
<p>Issue de <strong>Sky Blue Sky</strong>, sorti il y a deux ans, <strong>Impossible Germany</strong> est une perle : poétique, sublime, mélodiquement imparable, absolument irrésistible. Vous ne résisterez pas à son solo. Non, n&#8217;essayez même pas.</p>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16914047&#038;style=metal&#038;p=0"></param> <embed src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16914047&#038;style=metal&#038;p=0" allowScriptAccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>L&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/album/3RYkB0Uv1qOHSdgRySWJd0" target="_blank">Spotify</a></p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/11/28/wilco-impossible-germany/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Samuraj Cities &#8211; One Dream Ahead Of You</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 13:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[MP3's]]></category>
		<category><![CDATA[2007]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[one dream ahead of you]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[samuraj cities]]></category>
		<category><![CDATA[suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Personne ne sait véritablement qui sont les deux gus qui forment le groupe Suédois Samuraj Cities. Tout juste sait-on qu&#8217;ils viennent de Göteborg et qu&#8217;ils se sont rencontrés il y a quelques années à Stockholm. Leur premier album, Cheap Deluxe (spotify), est une merveille de pop un peu barrée à l&#8217;image de A Dream Ahead Of You. Mais qui mieux qu&#8217;eux-même pour décrire leur travail ?
&#171;&#160;C&#8217;est un mélange de beats, sentiments, de mélodies style samuraï et de beaucoup d&#8217;idées et d&#8217;instruments. Parfois il est chalereux avec un son amical, parfois ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne sait véritablement qui sont les deux gus qui forment le groupe Suédois <strong>Samuraj Citie</strong>s. Tout juste sait-on qu&#8217;ils viennent de Göteborg et qu&#8217;ils se sont rencontrés il y a quelques années à Stockholm. Leur premier album, <strong>Cheap Deluxe</strong> (<a href="http://open.spotify.com/album/3JtXOJ6wQAO0uCTFoGfKNe" target="_blank">spotify</a>), est une merveille de pop un peu barrée à l&#8217;image de <strong>A Dream Ahead Of You</strong>. Mais qui mieux qu&#8217;eux-même pour décrire leur travail ?</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un mélange de beats, sentiments, de mélodies style samuraï et de beaucoup d&#8217;idées et d&#8217;instruments. Parfois il est chalereux avec un son amical, parfois il est plus dangereux et sombre. L&#8217;album s&#8217;intitule “CHEAP DELUXE” et c&#8217;est ainsi qu&#8217;il sonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>(Interview donné au mp3blog <a href="http://absolutnoise.blogspot.com/2006/09/interview-samuraj-cities-and-their-new.html" target="_blank">Absolut Noise</a>, blog indispensable sur la musique suédoise)</p>
<p><object width="300" height="20" data="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="FlashVars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/onedream.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=5&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><param name="src" value="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" /></object>      </p>
<p style="text-align: center;">
Samuraj Cities &#8211; One Dream Ahead Of You
	</p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/11/21/samuraj-cities-one-dream-ahead-of-you/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>The Wombats &#8211; Moving To New York</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2009/11/20/the-wombats-moving-to-new-york/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 12:43:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[MP3's]]></category>
		<category><![CDATA[2007]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[moving to new york]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[the wombats]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Wombats ne viennent pas d&#8217;Australie comme leur nom le suggère pourtant, mais de la riante cité de Liverpool. Ils ont sorti en 2007 un premier album au titre merveilleusement désabusé, A Guide To Love Loss And Desperation, qui contient quelques petites sucreries comme ce Moving To New York.
Cette chanson ne paye pas de mine, mais avec son refrain très attachant, à la fois légèrement putassier et délicieusement nostalgique, ses rythmiques dansantes et sa disto bien grasse, il est bien moins anodin qu&#8217;il n&#8217;en a l&#8217;air. Et on a qu&#8217;une ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les <strong>Wombats </strong>ne viennent pas d&#8217;Australie comme leur nom le suggère pourtant, mais de la riante cité de Liverpool. Ils ont sorti en 2007 un premier album au titre merveilleusement désabusé, <strong>A Guide To Love Loss And Desperation</strong>, qui contient quelques petites sucreries comme ce <strong>Moving To New York</strong>.</p>
<p>Cette chanson ne paye pas de mine, mais avec son refrain très attachant, à la fois légèrement putassier et délicieusement nostalgique, ses rythmiques dansantes et sa disto bien grasse, il est bien moins anodin qu&#8217;il n&#8217;en a l&#8217;air. Et on a qu&#8217;une envie, chanter le refrain en chœur avec Matthew Murphy &laquo;&nbsp;I&#8217;m moviiiing to New Yoooork&nbsp;&raquo; !</p>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16630621&#038;style=metal&#038;p=0"></param> <embed src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16630621&#038;style=metal&#038;p=0" allowScriptAccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/11/20/the-wombats-moving-to-new-york/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Björk &#8211; Wanderlust (Ratatat Remix)</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 12:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pirhoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[MP3's]]></category>
		<category><![CDATA[2007]]></category>
		<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Björk]]></category>
		<category><![CDATA[ratatat]]></category>
		<category><![CDATA[Volta]]></category>
		<category><![CDATA[Wanderlust]]></category>

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		<description><![CDATA[Björk s&#8217;impose de nos jours comme l&#8217;artiste la plus prolifique et la plus talentueuse jamais dévoilée au grand public. Ratatat plus discret, mais en substance aussi génial, revendique une musique électronique assez dosée et rock. Difficile en fait d&#8217;imaginer la saveur d&#8217;une telle convergence&#8230;
Le résultat est assez intriguant, inattendu et pour tout dire: incroyable. La réussite se situe à mon goût dans l&#8217;alliage entre les teintes passionnées et divines de Björk, et les sonorités subaquatiques et mécaniquement parfaites de Ratatat. Deux dimensions qui semblent totalement indépendantes, mais qui lorsque on ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/tag/bjork"><strong>Björk</strong></a> s&#8217;impose de nos jours comme l&#8217;artiste la plus prolifique et la plus talentueuse jamais dévoilée au grand public. <a href="http://branchetonsonotone.com/tag/ratatat"><strong>Ratatat</strong></a> plus discret, mais en substance aussi génial, revendique une musique électronique assez dosée et rock. Difficile en fait d&#8217;imaginer la saveur d&#8217;une telle convergence&#8230;</p>
<p>Le résultat est assez intriguant, inattendu et pour tout dire: incroyable. La réussite se situe à mon goût dans l&#8217;alliage entre les teintes passionnées et divines de <strong>Björk,</strong> et les sonorités subaquatiques et mécaniquement parfaites de <strong>Ratatat</strong>. Deux dimensions qui semblent totalement indépendantes, mais qui lorsque on les réunis, sonnent à l&#8217;unisson de manière presque troublante.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16072021&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16072021&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Vous trouverez l&#8217;originale de <strong>Wanderlust</strong> issus de <a href="http://branchetonsonotone.com/tag/volta"><strong>Volta</strong></a> un peu partout&#8230; Mais le contraste étant plutôt intéressant, vous pouvez aussi l&#8217;écouter ici <img src='http://branchetonsonotone.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16074212&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16074212&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/10/22/wanderlust-ratatat-remix-bjork/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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