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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 2009</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Chamber Music &#8211; Ballaké Sissoko &amp; Vincent Ségal</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jun 2010 12:51:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nao</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2009]]></category>
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		<description><![CDATA[La vie est faite de charmes parfois malsains, parmi ceux-ci, il y a ces choses qu’on désire ardemment et qui n’arrivent jamais au moment où on le voudrait, et qui vous tombent dessus quand vous avez cessez de réellement les désirer, mais qui vous surprennent et vous apportent donc d’autant plus de plaisir. Non, je ne viens pas de partir dans un délire poético-romantique -ou maso, au choix- à deux francs cinquante, j&#8217;essayais juste de vous décrire l’état dans lequel j’étais lorsque j’ai découvert Ballaké Sissoko et cet album, Chamber ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vie est faite de charmes parfois malsains, parmi ceux-ci, il y a ces choses qu’on désire ardemment et qui n’arrivent jamais au moment où on le voudrait, et qui vous tombent dessus quand vous avez cessez de réellement les désirer, mais qui vous surprennent et vous apportent donc d’autant plus de plaisir. Non, je ne viens pas de partir dans un délire poético-romantique -ou maso, au choix- à deux francs cinquante, j&#8217;essayais juste de vous décrire l’état dans lequel j’étais lorsque j’ai découvert <strong>Ballaké Sissoko</strong> et cet album, <strong>Chamber Music</strong>. Je cherchais en effet depuis longtemps un album simple, accessible, à base de kora, de rythmiques autochtones et d’ambiance africaine. J’avais justement cessé de chercher, quand, un beau matin d’hiver, en marchant dans la neige j’ai entendu un africain chanter sous un igloo, près de la place de la Concorde, juste en haut du télésiège. En fait c’était plutôt un matin pluvieux du mois de Mai que je passais joyeusement devant mon ordinateur à errer dans le flux intemporel des choses rocambolesques de l’internet 2.0.</p>
<p>Flux qui m’a permis de découvrir et d’écouter, depuis ma chambre à Paris, <strong>Ballaké Sissoko</strong> et son associé pour cet album, le violoncelliste <strong>Vincent Ségal</strong>. Flux qui m’a permis de me téléporter instantanément pour un voyage sensoriel et métaphysique vers l’au-delà de l’âme. Un voyage par le corps. <strong>Chamber Music</strong> porte bien son nom, cet album est fait pour être écouté chez soi, dans les  tréfonds urbains d’une ville occidentale, afin de s’échapper pendant près d’une heure loin des soucis du quotidien au beau milieu de la faune africaine.</p>
<p>Cet album est un petit chef d’œuvre de composition et d’ambiance, un assortiment de douceurs, de talents et de finesses. Le plus incroyable avec<strong> Chamber Music</strong>, c’est qu’à la première écoute, <strong>Ballaké Sissoko</strong> a réussi à me faire complètement oublier qu’il s’agissait d’un son digital que j’étais en train d’écouter, parce qu’en fermant les yeux, je le sentais à côté de moi en train de manipuler sa kora, me berçant dans ma recherche de sommeil. C’est un album pour s’endormir, en effet, car la couleur, la chaleur, la facilité qui en ressort nous fait oublier toute notion de temps qui passe ou de titres distincts. Et pourtant il y a une véritable cohérence, une véritable évolution dans cet album, ceci n’est pas une errance, c’est un itinéraire dans les sonorités, avec étapes de nuit dans différents petits villages et vallons africains, constituées par les dix titres de l’album. Je trouve ainsi formidable cet effet qui rend impossible au premier abord la différenciation entre un titre et un autre, mais qui, après écoute attentive nous révèle la particularité et l’univers de chacun, pour en arriver à des ambiances aussi distanciées que l’aurore de <strong>Houdesti</strong> et la crépusculaire<strong> Histoire de Molly</strong>.</p>
<p>Pour conclure, je ne peux que vous inciter à brancher votre sonotone sur <strong>Chamber Music</strong>, lors d’une interminable soirée d’été, seul ou en compagnie de vos proches, en lisant un bon gros bouquin ou simplement en fond pour accompagner vos discussions qui pourront alors presque revêtir la forme d’un conte ou d’une légende.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>L&#8217;album sur <strong><a href="http://open.spotify.com/album/5w3XG1AKLV1GgM0Z5j3785">Spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/music/ballake-sissoko-vincent-segal/chamber-music-397638?provider=website">Deezer</a></strong>.</li>
<li><strong><a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/01/live-report-jazz-sous-les-pommiers-2010/">Le reportage</a> </strong>de Jav&#8217; au festival <strong>Jazz Sous les Pommiers</strong></li>
<li><strong><a href="http://www.myspace.com/ballakesissoko">Le myspace</a></strong> de Ballaké</li>
</ul>
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		<title>Ballaké Sissoko &#8211; Sunday Bloody Sunday</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 16:11:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Q</dc:creator>
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		<description><![CDATA[38 ans après la mort des 14 manifestants tués lors du Bloody Sunday et 12 ans après le début des travaux de la commission enquêtant sur ces morts, le mot de &#171;&#160;meurtre&#160;&#187; a été prononcé par les autorités britanniques. D&#8217;après le Guardian daté d&#8217;hier, ladite commission aurait effectivement établi que plusieurs de ces morts justifieraient des poursuites envers les soldats qui en sont à l&#8217;origine. Outre le bouleversement que provoquent ces conclusions pour la société d&#8217;outre-Manche, c&#8217;est l&#8217;occasion de rappeler à quel point ce Dimanche Sanglant a inspiré nombre d&#8217;artistes.
Évidemment, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>38 ans après la mort des 14 manifestants tués lors du <strong>Bloody Sunday</strong> et 12 ans après le début des travaux de la commission enquêtant sur ces morts, le mot de &laquo;&nbsp;meurtre&nbsp;&raquo; a été prononcé par les autorités britanniques. D&#8217;après <a href="http://www.guardian.co.uk/uk/2010/jun/10/bloody-sunday-inquiry-northern-ireland" target="_blank"><strong>le Guardian daté d&#8217;hier</strong></a>, ladite commission aurait effectivement établi que plusieurs de ces morts justifieraient des poursuites envers les soldats qui en sont à l&#8217;origine. Outre le bouleversement que provoquent ces conclusions pour la société d&#8217;outre-Manche, c&#8217;est l&#8217;occasion de rappeler à quel point ce Dimanche Sanglant a inspiré nombre d&#8217;artistes.</p>
<p>Évidemment, je n&#8217;allais vous infliger le sempiternel morceau de <strong>U2</strong> qui est tant populaire que ça en devient insupportable. En revanche j&#8217;ai pensé au trop peu connu <a title="En écoute sur Deezer." href="http://www.deezer.com/listen-3164110" target="_blank"><strong>titre éponyme</strong></a> de <strong>John &amp; Yoko</strong>, et dans le même ordre d&#8217;idée post-Beatles on citera aussi le tout aussi bon <a title="En écoute sur YouTube." href="http://www.youtube.com/watch?v=kaO4XeHhwo8" target="_blank"><strong>Give Ireland Back To The Irish</strong></a> par <strong>The Wings</strong>. Mais mon goût pour l&#8217;art de la reprise m&#8217;a ramené vers<strong> U2</strong>, je rappelle donc <a title="En écoute sur BTS." href="http://branchetonsonotone.com/2010/02/16/the-sunny-side-of-the-moon-richard-cheese/" target="_blank"><strong>celle de Richard Cheese</strong></a> que le <a title="Ses articles." href="http://branchetonsonotone.com/author/dr-javnaire/" target="_blank"><strong>Dr Javnaire</strong></a> vous avait déjà fait découvrir auparavant sur BTS. Mais mon choix s&#8217;est porté sur un quatrième morceau, lui aussi une reprise du trop mythique titre de <strong>U2</strong>.</p>
<p>Hier, mon sonotone a été miraculeusement attiré par le nom de <strong>Ba Cissoko</strong> que je n&#8217;avais me semblait-il jamais croisé auparavant. Sans avoir la moindre idée de ce que à quoi je devais m&#8217;attendre, j&#8217;ai écouté sa reprise sans <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/01/emma-daumas-freed-from-desire-ou-lart-de-la-reprise-ratee/" target="_blank"><strong>préjugés</strong></a>, ce qui est assez rare pour être terriblement agréable. Et mon souffle s&#8217;est coupé, tout simplement. Mis à terre par le talent de la reprise, j&#8217;ai immédiatement et fébrilement fait des recherches sur cet artiste, pour découvrir qu&#8217;il était plus connu sous le nom de <strong>Ballaké Sissoko</strong>, et qu&#8217;il était de surcroît largement apprécié parmi plusieurs la rédaction de BTS. Summum de l&#8217;heureuse coïncidence, <a title="Ses articles." href="http://branchetonsonotone.com/author/nao/" target="_blank"><strong>Nao</strong></a> a chroniqué aujourd&#8217;hui même <strong><a title="Lire sa chronique." href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/13/chronique-de-chamber-music-ballake-sissoko-vincent-segal/" target="_blank">son plus récent album</a></strong>, procurant à BTS une double dose bien mérité de ce talentueux artiste. Sans honte, je cite directement mon collègue qui a eu le même sentiment que moi : &laquo;&nbsp;<em>à la première écoute, </em><strong><em>Ballaké Sissoko</em></strong><em> a réussi à me faire complètement oublier qu’il s’agissait d’un son digital que j’étais en train d’écouter, parce qu’en fermant les yeux, je le sentais à côté de moi en train de manipuler sa kora, me berçant dans ma recherche de sommeil </em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21503383&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21503383&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<h3>On veut plus !</h3>
<ul>
<li>Écouter <strong><em><a title="Sur Deezer." href="http://www.deezer.com/fr/#music/various/in-the-name-of-love-africa-celebrates-u2-101235" target="_blank">In The Name of Love</a></em></strong>, l&#8217;album dont est tiré le morceau de <strong>Ballaké Sissoko</strong> : une compilation de reprises de U2 par divers artistes africains.</li>
<li>Écouter la <a title="Sur YouTube." href="http://www.youtube.com/watch?v=VceiEk11r6g" target="_blank"><strong>reprise</strong></a> du morceau de <strong>John Lennon</strong> par <strong>The Wolf Tones</strong>, habilement suggérée par <a title="Encore une coïncidence." href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Theobald_Wolfe_Tone" target="_blank"><strike>Theobald</strike></a> Théodore.</li>
</ul>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/11/test-4/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Ben L&#8217;oncle Soul &#8211; Barbie Girl</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 08:14:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Petite devinette : son nom est inspiré d&#8217;une célèbre marque de riz, il se grime en vendeur de lessive des années 1950 sur la pochette de son EP et fait des reprises de succès internationaux à sa sauce perso. C&#8217;est ? C&#8217;est ? (Le buzzer retentit) Ben L&#8217;oncle Soul ! Bravo à toi, auditeur attentif qui avait découvert l&#8217;identité de notre chanteur inconnu ! Malheureusement, tu n&#8217;as rien gagné hormis le droit de savourer les quelques titres délivrés par notre &#171;&#160;homme sandwich&#160;&#187; sur son EP Soul Wash.
Avec son look décalé, Ben ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petite devinette : son nom est inspiré d&#8217;une célèbre marque de riz, il se grime en vendeur de lessive des années 1950 sur la pochette de son EP et fait des reprises de succès internationaux à sa sauce perso. C&#8217;est ? C&#8217;est ? (Le buzzer retentit) <strong>Ben L&#8217;oncle Soul </strong>! Bravo à toi, auditeur attentif qui avait découvert l&#8217;identité de notre chanteur inconnu ! Malheureusement, tu n&#8217;as rien gagné hormis le droit de savourer les quelques titres délivrés par notre &laquo;&nbsp;homme sandwich&nbsp;&raquo; sur son EP <em>Soul Wash.</em></p>
<p><em><strong><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Avec son look décalé, </span><span style="font-weight: normal;">Ben L&#8217;oncle Soul</span><span style="font-weight: normal;"> </span><span style="font-weight: normal;">débarque tout droit des sixties pour reprendre des titres contemporains de genres musicaux divers et variés &#8211; ses reprises de <em>Crazy</em> de </span>Gnarls Barkley<span style="font-weight: normal;"> et <em>Seven Nation Army</em> des </span>White Stripes<span style="font-weight: normal;"> ont déjà fait un tabac &#8211; à la manière des plus grands crooners soul. Le succès est au rendez-vous, les médias s&#8217;y intéressent de près et sa participation au titre <em>A mi-chemin</em> d&#8217;</span>Hocus Pocus<span style="font-weight: normal;"> témoigne de son ascension fulgurante sur la scène française. </span></span></strong></em></p>
<p>Si <strong>Ben L&#8217;oncle Soul</strong> ne semble pas manquer d&#8217;audace, ce n&#8217;est pas le titre <em>Barbie Girl</em> qui va venir me contredire. Notre vendeur de lessive a ni plus ni moins repris le tube acidulé du groupe danois <strong>Aqua</strong> en lui donnant une dimension soul que personne n&#8217;aurait pu imaginer. Une voix sortie de nulle part, un piano aux relents nostalgiques: la recette fonctionne à merveille et nous renvoie aux plus grandes heures de la musique afro-américaine.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4585078&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4585078&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/01/ben-loncle-soul-barbie-girl/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Chronique de The Elephants &#8211; Take It</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 14:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vicky C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[danemark]]></category>
		<category><![CDATA[fuzz-folk]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Danemark. A part le pittoresque quartier Christiania à Copenhague, je n’en connais pas grand-chose. Tout au plus quelques bons représentants d’une scène indépendante naissante, incarnée par les expérimentations des Mew, Under Byen, Mimas, ou encore Efterklang, et par la fougue électrique de The Ravoenettes. Avec la découverte de The Elephants, je gagerais que ce petit pays nordique à une place à se faire sur la scène pop-folk.
Selon certaines études, les Danois seraient le peuple le plus heureux du monde. Je n’ai aucune idée du bien-fondé scientifique de ce genre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Danemark. A part le pittoresque quartier Christiania à Copenhague, je n’en connais pas grand-chose. Tout au plus quelques bons représentants d’une scène indépendante naissante, incarnée par les expérimentations des <strong>Mew</strong>, <strong>Under Byen</strong>, <strong>Mimas</strong>, ou encore <strong>Efterklang</strong>, et par la fougue électrique de <strong>The Ravoenettes</strong>. Avec la découverte de <strong>The Elephants</strong>, je gagerais que ce petit pays nordique à une place à se faire sur la scène pop-folk.</p>
<p>Selon certaines études, les Danois seraient le peuple le plus heureux du monde. Je n’ai aucune idée du bien-fondé scientifique de ce genre d’affirmation, mais l’écoute de ce long format m’a conforté dans ce sentiment. La pochette de <strong>Take it </strong>respire la sérénité et annonce parfaitement la douceur et l’insouciance mélodieuse distillée par ces jeunes danois. On y voit un sous-bois fleurant la fin d’après-midi, les champignons et la mousse séchée, éclairé d’une jolie corolle de cheveux blonds au milieu des halliers.</p>
<p>Comme de nos jours, il faut tout cataloguer (sic), je vais essayer de trouver un qualificatif à la musique des <strong>Elephants</strong>. Fuzz-Folk semble être un terme approprié, tant ces fragiles accords caressés m’évoquent les plus belles heures du célèbre collectif <strong>Elephant 6</strong> (le nom du groupe serait-il un clin d’œil ?). En effet, il flotte ici un parfum désuet d’<strong>Apple (In Stereo)</strong> et de <strong>Neutral Milk Hotel</strong>, que répandent aisément quelques cuivres épars, et autres guitares aux mélodies alanguies et inattendues.</p>
<p>Mais <strong>The Elephants</strong> saupoudrent aussi leurs mélodies d’une pop fine et délicate, évoquant les chaudes envolées de <strong>Jens Lekman</strong>, dont la voix du chanteur est par ailleurs très proche. L’album forme un tout homogène, un amoncellement pastel rappelant parfois l’incertitude bricolo d’un <strong>Seabear</strong> qu’on aurait réveillé. Mêlant la clarté du glockenspiel, les fuyantes voix des trompettes, et parfois même quelques pirouettes électroniques, <strong>Take it</strong> témoigne d’une impressionnante maîtrise orchestrale.</p>
<p>Vous allez me dire que la recette est connue, et que l’album risque vite de tourner en rond. Pourtant, on se prend vite au jeu, et l’on rentre dans ces buissons danois pour s’y sentir vraiment bien. Jouissant de cet étrange plaisir que l’on a à rester dissimulé lors d’une longue partie de cache-cache. Parfois mélancolique, assombri, mais souvent chaleureux, cet album de canapé communique une agréable douceur de vivre, sans jamais ennuyer.</p>
<p>Alternant charmantes ballades (<em>Eva</em>), et ritournelles plus pêchues, comme le single <em>Take it ! </em>ou le conclusif <em>What Happened</em> ?, l’album repose sur une clé de voute, <em>Turtle Strugle</em>, une longue montée extatique parsemée de gimmicks digne du Postal Service, et d’une guitare fuzz dansante.</p>
<p>Si sur l’album précédent, nos doux pachydermes semblaient avoir du mal à se détacher de leurs influences, ils nous livrent là un joli disque ensoleillé de fuzzpop de chambre, à écouter en pique-niquant. Voilà donc un groupe prometteur qu’il faudra suivre de près.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>L&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/album/2AAkGkrboZZJgD9Mo9iWfU">Spotify</a></li>
<li>Le <a href="http://www.myspace.com/theelephantsdk">Myspace</a> du groupe</li>
<li>Le clip de <em>Take It</em>:</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="352" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JufT-6l1AOc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="352" src="http://www.youtube.com/v/JufT-6l1AOc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ramona Falls &#8211; Russia (nouveau clip)</title>
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		<pubDate>Sat, 15 May 2010 09:51:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pirhoo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Ramona Falls c&#8217;est fait connaitre en 2009 avec Intuit, album comptant probablement parmi les derniers disques indispensables de cette première décennie. Aussi, nous ne nous sommes pas privés de le souligner, le groupe est arrivé en tête du Top Des Blogueurs&#8230;
La chanson seule est déjà sublime, mêlant une instrumentation sinueuse à un parcourt vocal excitant. Le clip colle parfaitement: une histoire un peu absurde, un rythme irréel et une passion qu&#8217;incarne ce romantisme troublant que Ramona Falls cultive avec juste mesure.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QxkHguEp2_M&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="350" src="http://www.youtube.com/v/QxkHguEp2_M&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Ramona Falls</strong> c&#8217;est fait connaitre en 2009 avec <strong><a href="http://branchetonsonotone.com/2010/01/20/chronique-de-intuit-ramona-falls/">Intuit</a></strong>, album<strong> </strong>comptant probablement parmi les derniers disques indispensables de cette première décennie. Aussi, nous ne nous sommes pas privés de <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/01/01/la-selection-2009-de-branche-ton-sonotone/8/">le souligner</a>, le groupe est arrivé en tête du <a href="http://www.topdesblogueurs.fr/">Top Des Blogueurs</a>&#8230;</p>
<p>La chanson seule est déjà sublime, mêlant une instrumentation sinueuse à un parcourt vocal excitant. Le clip colle parfaitement: une histoire un peu absurde, un rythme irréel et une passion qu&#8217;incarne ce romantisme troublant que <strong>Ramona Falls</strong> cultive avec juste mesure.</p>
<br /><i>[ si le la vidéo ne s'affiche pas, visionnez la directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/05/15/ramona-falls-russia-nouveau-clip/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Interview de Budam</title>
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		<pubDate>Fri, 07 May 2010 11:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mercy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Balthazar and the angel]]></category>
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		<category><![CDATA[man]]></category>
		<category><![CDATA[stories of demons angels lovers and murderers]]></category>
		<category><![CDATA[the Yoni]]></category>

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Louis Pasteur a découvert le vaccin contre la rage en partie par hasard, en laissant traîner des cultures de diverses bactéries et autres bacilles alors qu&#8217;il allait se dorer la pilule en vacances (ou à un quelconque congrès de grosses têtes de l&#8217;époque).
On peut donc faire de grandes découvertes par hasard.
J&#8217;ai découvert Budam, dont la voix (puissante, belle, stridente, écorchée &#8211; pas de mention inutile) résonne depuis les Îles Féroé, en tapant le nom de mon chien sur Deezer, un soir de (profond, très profond) ennui et de vide musical ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><strong><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/Budam11.jpg"><img class="size-medium wp-image-15362  aligncenter" title="Budam1" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/Budam11-300x201.jpg" alt="" width="513" height="341" /></a></strong></em></p>
<p><em><strong>Louis Pasteur</strong> a découvert le vaccin contre la rage en partie par hasard, en laissant traîner des cultures de diverses bactéries et autres bacilles alors qu&#8217;il allait se dorer la pilule en vacances (ou à un quelconque congrès de grosses têtes de l&#8217;époque).</em></p>
<p><em>On peut donc faire de grandes découvertes par hasard.</em></p>
<p><em>J&#8217;ai découvert <strong>Budam</strong>, dont la voix (puissante, belle, stridente, écorchée &#8211; pas de mention inutile) résonne depuis les Îles Féroé, en tapant le nom de mon chien sur <strong>Deezer</strong>, un soir de (profond, très profond) ennui et de vide musical intense.</em></p>
<p><em>Eh bien, oui, je le répète, on peut faire de grandes découvertes en laissant faire le hasard.</em></p>
<p><em>Dans ma bibliothèque musicale, <strong>Budam</strong> est un OMNI (Objet Musical Non Identifié), et il est probablement une de mes plus belles découvertes de la décennie passée (2000-2010 si vous me suivez). Il a rendu chèvre les vendeurs de tous les disquaires de mon rayon d&#8217;action, parce que le premier album de <strong>Budam, Stories of Demons, Angels, Lovers and Murderers</strong>, est introuvable et c&#8217;est honteux, car <strong>Budam</strong> est incroyable. Il chante comme un acteur, écrit comme un conteur. Et curieusement, cet excès permanent dans l&#8217;interprétation, cet univers et ce timbre de voix si particulier, tout est charmant. Quand Budam en fait des caisses, on a l&#8217;impression qu&#8217;il brode au point de croix, c&#8217;est fabuleux. Et en plus d&#8217;être un compositeur, un interprète, et un personnage hors-norme, il parle de musique, de religion, et de la vie d&#8217;artiste d&#8217;une façon qui donne envie de se caler le menton dans le creux de la main et de l&#8217;écouter sagement pendant des heures, comme Alice au Pays des Merveilles devant la chenille bleue qui fume un drôle de narghileh. Il a accepté de répondre à quelques questions, pour mon plus grand bonheur, avec le ton mi-sage, mi-mystique, mi-énigmatique (oui, ça fait trois moitiés, non, rien ne me fait peur) qui le caractérise.</em></p>
<p><em>(Cette interview a été réalisée en anglais et a donc été traduite. Pour ceux qui préféreraient la Version Originale, dans la langue de <strong>Shakespeare</strong>, <strong>Mickey Mouse</strong> et <strong>Steve Jobs</strong>, rendez-vous <a href="http://branchetonsonotone.com/Interview%20Budam%20VO%20PDF.pdf">ici</a>).</em></p>
<p><strong>Pour commencer, comment vous définiriez-vous, musicalement parlant?</strong></p>
<p>J’essaie d’être ouvert à tous les types de musique. Écouter et jouer différents  genres me donne une certaine polyvalence <strong><strong> </strong></strong><strong> </strong><strong> </strong>en tant que compositeur et interprète.</p>
<p>En ce qui concerne l’interprétation, j’ai de l’expérience dans le théâtre. J’ai été élevé dans une famille d’acteurs. Mon enfance a été pleine de folie et de mélodrame. Ça m’a beaucoup inspiré. Plus généralement, être ouvert aux imprévus<strong> </strong>de la  vie est ce qui fait de moi l’artiste que je suis.</p>
<p><strong>Quand j’ai écouté votre musique pour la première fois, j’ai été émerveillée parce qu’elle ne ressemblait à rien que j’avais déjà entendu. Mais quand même, vous devez avoir quelques inspirations ? Quelques musiciens qui vous auraient donné envie d’en être un ?</strong></p>
<p>Il y a énormément de musiciens que j’admire. Tout d’abord, la musique de mon album <strong>Stories of Devils, Angels, Lovers and Murderers </strong>est inspirée de multiples façons de <strong>Tom Waits </strong>et de <strong>Nick Cave</strong>. C’est chez ces deux fantastiques artistes que j’ai trouvé le type d’interprétation que je voulais réaliser en tant qu’artiste. Mais j’ai aussi été inspiré par tant d’autres « grands » : <strong>Leonard Cohen</strong>, <strong>Neil Young</strong>, <strong>Björk</strong>, <strong>John Coltrane</strong>, <strong>Miles Davis</strong>, <strong>Beethoven</strong>, <strong>Maria Callas</strong>… et ainsi de suite.</p>
<p><strong>Si je devais vous résumer en une phrase, je dirais</strong><strong> : “La littérature a la Fantasy, la musique a Budam”. Que pensez-vous du fait que je vous considère comme l’équivalent musical de la Fantasy ?</strong></p>
<p>Votre question est merveilleusement abstraite, donc je suppose que ma réponse devrait l’être aussi. Si la lumière de la Lune est en réalité celle du Soleil, alors pourquoi fermons-nous les yeux ?</p>
<p><strong>J’ai entendu dire que vous avez été élevé par un conteur et une actrice. Votre écriture montre combien vous êtes doué pour raconter des histoires, et votre façon de chanter reflète un vrai talent d’acteur. Est-ce que vous avez en quelque sorte choisi de suivre la voie de vos parents ou est-ce plutôt une influence plus inconsciente, voire freudienne ? </strong></p>
<p>D’une certaine façon, je n’ai pas vraiment eu le choix, en ce qui concerne ma vie d’artiste. Comme je l’ai dit plus tôt, mon enfance tout entière a tourné autour du théâtre. Je ne savais pas qu’il existait quelque chose d’autre.</p>
<p><strong>Parlant de raconter des histoires, vous pouvez me raconter celle de votre album?</strong></p>
<p>La plupart des morceaux de mon premier album a été composée dans un petit cottage en haut des montagnes andalouses, où j’ai vécu en ermite pendant cinq mois. J’avais pour seule compagnie un chien errant, à l’occasion, une araignée sur le mur, le soleil et la lune, mes pensées et mon ordinateur. Je n’avais pas prévu de faire un disque, je ne voulais pas faire un disque, les chansons me sont juste venues, l’une après l’autre, et il n’y avait rien que je puisse faire contre ça.</p>
<p><strong>Qui est la dame avec une jolie voix qui vous accompagne sur Gabriel’s song, The Yoni, et Do that thing?</strong></p>
<p>Il y a en réalité deux charmantes dames. L’une est une célèbre chanteuse Férouèse, Eivor, et l’autre est Ása Wraae.</p>
<p><strong>Sérieusement, comment avez-vous pu concevoir une chanson comme The Yoni (chanson à écouter <a href="http://open.spotify.com/track/1mBA68a0ZNm57AlqRTWlMU">ici</a>, en écoutant attentivement les paroles, sans rougir) ? Elle est si osée et subtile à la fois…</strong></p>
<p>Je voulais écrire une chanson à propos de l’endroit le plus merveilleux de la Terre.</p>
<p><strong>Plus généralement, où trouvez-vous votre inspiration et comment avez-vous réussi à créer un univers aussi special?</strong></p>
<p>Les histoires et les chansons que j’écris viennent toutes de la vie quotidienne. Un artiste est souvent quelqu’un qui n’est pas très doué pour vivre, mais doué pour observer. Ce qu’il observe, c’est la vie de tous les jours. Mais, comme il trouve que la vie de tous les jours est ennuyeuse, il essaye désespérément d’en faire quelque chose de moins ennuyeux : de l’art. Bien sûr, il n’y parvient que très rarement.</p>
<p><strong>“Balthazar and the Angel”, “Gabriel’s song”</strong>… Avez-vous fait exprès d’inclure plusieurs références bibliques dans vos chansons?</p>
<p>Pour moi, les religions (les dieux, les écritures, les livres, les hymnes, les rituels, les histoires, les mythes et caetera) sont des produits de la créativité humaine. La religion est créée par des artistes, des écrivains, des peintes, des musiciens et des interprètes, qui trouvent tous la vie de tous les jours ennuyeuse.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets pour le moment?</strong></p>
<p>En ce moment je travaille sur mon deuxième album. Il s’appellera Man, et c’est un album concept. Il explore quatre grands aspects de la vie humaine : la nature, Dieu, l’amour, et la mort. Ce sera un des plus grands albums jamais entendus, donc je suis très enthousiaste.<strong> </strong></p>
<p>Je travaille aussi sur une pièce de théâtre. Elle sera jouée le 13 octobre cette année au festival Les Boréales à Caen. Ça aussi, c’est très excitant.</p>
<p>Et puis, d&#8217;autres projets en rapport avec le théâtre.</p>
<p><em>Pour aller plus loin, je ne peux que vous conseiller de courir écouter le premier album de <strong>Budam</strong> sur <a href="http://open.spotify.com/artist/6tBrpdfj3QylrJGjS6xhRa" target="_blank"><strong>Spotify</strong></a> ou sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/budam" target="_blank"><strong>Deezer</strong></a>, ou de vous rendre sur son <a href="http://www.myspace.com/budam" target="_blank"><strong>Myspace</strong></a>, et d&#8217;écouter, quand il sortira, son deuxième album <strong>Man</strong>, dont vous aurez sans doute des nouvelles par ici.<br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Chronique de The BQE &#8211; Sufjan Stevens</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 11:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2009]]></category>
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		<description><![CDATA[Sufjan Stevens est une sorte d’elfe folk polyvalent, musicien électronique, polyinstrumentiste, et compositeur classique. Sufjan Stevens est un artiste profondément ambitieux. Il a le projet de consacrer un disque pour chaque état des Etats-Unis. Il lui en reste quarante-huit à réaliser car le monsieur a déjà sorti l’album sur l’Illinois et sur le Michigan. Dans ces disques, Stevens explore une folk baroque aux qualités mélodiques et parolières que peu contestent dans les milieux autorisés. Il n&#8217;y aurait peut être pas de troisième album-concept sur un nouvel état car Stevens a ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Sufjan Stevens </strong>est une sorte d’elfe folk polyvalent, musicien électronique, polyinstrumentiste, et compositeur classique. Sufjan Stevens est un artiste profondément ambitieux. Il a le projet de consacrer un disque pour chaque état des Etats-Unis. Il lui en reste quarante-huit à réaliser car le monsieur a déjà sorti l’album sur l’Illinois et sur le Michigan. Dans ces disques, Stevens explore une folk baroque aux qualités mélodiques et parolières que peu contestent dans les milieux autorisés. Il n&#8217;y aurait peut être pas de troisième album-concept sur un nouvel état car Stevens a déclaré avoir commis une blague. Dommage car je pense que l&#8217;album consacré à l&#8217;Alaska aurait été passionnant. La <strong>Brooklyn-Queens Expressway</strong> est une voie routière de 18 kilomètres de long construite à la fin des années 30. En 2007, la Brooklyn Academy Of Music demande à Stevens de produire une musique avec cette route pour sujet. Ils ont du confondre, le gars faisait des albums sur les états pas sur les routes. Toujours est-il qu&#8217;il accepte et que deux ans plus tard le projet s&#8217;est considérablement développé puisqu&#8217;outre une partition musicale il comprend un film, une bande-dessinée, une série de photos, un court-métrage en 3D et une dissertation (sic). Et le tout s&#8217;appelle <em><strong>The BQE</strong>. </em>L&#8217;album qui comprend la musique qui illustre le film est sorti en octobre 2009. Il s&#8217;agit d&#8217;une sorte de symphonie en sept mouvements entrecoupés d&#8217;interludes et débutant et s&#8217;achevant comme il se doit par un prélude et un postlude.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prélude inaugure une montée<a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/382653139_87f84296b6.jpg"><img class="size-medium wp-image-14949   alignleft" title="Photo de Empty Streets" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/382653139_87f84296b6-225x300.jpg" alt="" width="225" height="333" /></a> sonore qui exprime un tumulte au loin, les voitures se mêlent et parviennent à la BQE. Une fanfare accueille cette équipée automobile. Le premier mouvement démarre : un piano à la Debussy, des cordes frémissantes. Une autoroute peut-elle être aussi belle ? C’est l’aube et son soleil se drape sur le bitume (<em>Movement I : In the Countenance of King</em>), les premiers véhicules s’affairent, quelques uns osent des klaxons qui dansent pour se réveiller de leur nuit de prolétaires (<em>Movement II : Spleeping invaders</em>). Premier interlude, ritournelle cinématographique à la John Williams. La route s’est vidée, elle est aux insectes volants (<em>Dream Sequence in subi circumnavigation</em>). On se disperse et en voluptueuses valses se lancent les moteurs de l’heure de pointe (<em>Movement III : Linear Tableau with Intersecting Surprise</em>) et là, oh oui surprise, et magnifique, le trafic explose et balance dans l’atmosphère new-yorkaise les vrombissements orgasmiques et électroniques  de la vie urbaine (<em>Movement IV : Traffic Shock</em>), Terry Riley fait de l’électronica : old school et jouissif. L’après-midi se dessine sur l’expressway (<em>Movement V: Self-Organizing Emergent Patterns</em>), les motifs précédents se prêtent au jeu des thèmes et variations et se muent en fanfare circa Gershwin et balancent sans complexe un siècle de musique américaine. Thema con variazoni toujours pour deux charmants petits interludes dans lesquelles de légères et rondes flutes courent parmi les mosaïques pressées des cuivres (<em>Interlude II : Subi Power</em> Waltz &amp; <em>Interlude III: Invisible Accidents</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Le crépusucule, comme dans un dessin animé, les voitures se mettent à danser sous les étoiles, leurs roues se cabrent et les pare-chocs s’embrassent dans une joyeuse communion (<em>Movement VI—Isorhythmic Night Dance with Interchanges</em>).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/4304092571_3190dceb7f.jpg"><img class="size-medium wp-image-14950 alignleft" title="Photo de Stéphanie Brooklyn " src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/04/4304092571_3190dceb7f-300x199.jpg" alt="" width="304" height="223" /></a>La nuit ! Dangereuse, plus mystérieuse que mille Mulholland Drive, en tout cas plus cartoonesque, plus burlesque, la Brooklyn-Queens Expressway s’épaissit de lumières divines pour briller sous ses propres feux titanesques (<em>Movement VII (Finale): The Emperor of Centrifuge</em>). Cela se passe tous les jours sur la Brooklyn-Queens Expressway. C’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ou peu (<em>Postlude: Critical Mass</em>).<em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The BQE</em>, C’est de la symphonie pour asphalte et vieux gasoil. Ça fonctionne mais parfois ça fait pschit, ça fanfaronne mais souvent ça fait cheap.  A trop chercher la qualité, et pour sûr elle est bien présente, il manque une once de <em>véritable </em>spontanéité<em>.</em> Sufjan Stevens n’épargne aucun poncifs en convoquant les grands moments de la musique pour orchestre américaine. Si la première écoute est foncièrement agréable et surprenante, si un  sentiment d&#8217;exaltation se produit d&#8217;abord, c&#8217;est malheureusement pour  ensuite mieux s&#8217;affaisser et laisser place à une certaine déception. Une  déception particulière car elle ne provient pas d&#8217;une attente préalable  d&#8217;une écoute mais s&#8217;opère a posteriori de la première écoute. C&#8217;est  comme un malabar plein de promesses avec ses gouts de &laquo;&nbsp;fraises&nbsp;&raquo; et de  &laquo;&nbsp;citrons&nbsp;&raquo; qui explosent en bouche pour disparaitre tout à fait après  quelques minutes. On note aussi que la construction de l&#8217;œuvre laisse parfois à désirer, si certaines transitions sont plaisantes (comme celle entre le mouvement III et IV), on a du mal à juger de la cohérence pour d&#8217;autres, mis à part la reprise du même thème dans les différents mouvements de la seconde partie du disque.</p>
<p>Bon, c&#8217;est le meilleur malabar que j&#8217;ai jamais bouffé mais comme pour tous les autres, sa saveur disparait bien vite.</p>
<h3>On The Road</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=20856504&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=20856504&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=20856517&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=20856517&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Un petit trailer du film</p>
<p><object style="height: 344px; width: 425px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/z6sRXCLVyoc" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="height: 344px; width: 425px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/z6sRXCLVyoc" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Again</h3>
<ul>
<li>Le<a href="http://www.sufjan.com/"> site officiel </a>de Sufjan Steven qui redirige sur son label (intelligent&#8230;) ou son <a href="http://www.myspace.com/sufjanstevens">Myspace</a>.</li>
<li>La <a href="http://asthmatickitty.com/the-bqe">page officielle </a>sur The BQE où vous pouvez procurer le disque en l&#8217;achetant (même si c&#8217;est un acte qu&#8217;est plus à la mode).</li>
<li>Le <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/10/20/sufjan-stevens-movement-vi-isorhythmic-night-dance-with-interchanges/">billet </a>de Pirhoo sur le mouvement VI.</li>
</ul>
<p>Note : les photos qui illustrent l&#8217;article proviennent de Flickr et sont placées sous licence Creative Commons. Placez votre curseur sur la photo pour connaitre son auteur.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Chronique de Miike Snow &#8211; Miike Snow</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 12:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous le savez si vous êtes un habitué de BTS, la Suède est souvent à l’honneur dans ses colonnes. Histoire de ne pas bouleverser les habitudes géographiques, voici la chronique d’un groupe suédois de pop électronique, enfin au deux-tiers, car le troisième homme est new-yorkais. Mais qu’importe. Kristian Carlsson et Pontus Winnberg sont donc suédois et ont commis bon nombres de productions pop durant les années 00 de notre siècle. Kylie Minogue est notamment passée entre leurs mains, euh, dans un sens musical évidemment . Le duo est aussi responsable ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous le savez si vous êtes un habitué de BTS, la Suède est souvent à l’honneur dans ses colonnes. Histoire de ne pas bouleverser les habitudes géographiques, voici la chronique d’un groupe suédois de pop électronique, enfin au deux-tiers, car le troisième homme est new-yorkais. Mais qu’importe. Kristian Carlsson et Pontus Winnberg sont donc suédois et ont commis bon nombres de productions pop durant les années 00 de notre siècle. Kylie Minogue est notamment passée entre leurs mains, euh, dans un sens musical évidemment . Le duo est aussi responsable d’un des peut-être meilleurs morceaux de Britney Spears, le frétillant <em>Toxic</em>. Voilà pour le CV des nordiques qui produisent la musique du disque dont nous allons parler. L’américain Andrew Wyatt chante (un peu comme Trevor Jackson d’ailleurs… mais si ! Trevor Jackson, figure éminente de l’électroclash sous le nom de Playgroup, auteur du super funky <em>Number One</em>) et a écrit les paroles. Bref, ces trois mecs forment donc le groupe <strong>Miike Snow</strong>. Ce nom à la redondance du i un peu lassante à force est un hommage au réalisateur japonais Takashi Miike.</p>
<p>Tout ça pour en venir au fait que ce petit combo international réussit l’exploit de produire sur leur premier album éponyme une pop terriblement efficace sans pour autant être pompière. Les mélodies sont enivrantes, les gimmicks évidemment accrocheurs. Le pied, le kick, est toujours enlevé, et comme pour le concept, on entend que très rarement de la caisse claire. Outre danser, on se plait à écouter les paroles qui autant qu’elles sont très musicales, ont aussi peu de sens qu’une porte d’entrée plantée au milieu d’un désert, sic.</p>
<p><em>Animal </em>dont on a déjà parlé ici (voir plus bas)  introduit l’album et démontre déjà l’étendue d’une efficacité mélodique indéniable.<em> Burial</em>, c’est un peu la rencontre entre la pop digitale et Johnny Clegg et <em>Silvia</em> est une ballade pop entêtante &#8211; et attachante -  au gimmick ultra savoureux qui ne laisse pas s’échapper comme ça. Furie dancefloor, <em>Black And Blue</em> fédère tous les sentiments du monde dans un foisonnement de mélodies mélancoliques et joyeuses à la fois. Surprenant et baissant le tempo, mais  dans une même veine fédératrice qui donne à tous envie de chanter en se tenant les mains autour d’un feu géant, <em>Sans Soleil</em> ferait presque penser à du Arcade Fire dans son aspect choral.</p>
<p>Scie musicale quasi-parfaite, rythme ultra soutenu, mélodie imparable, <em>A Horse is Not a Home</em>, avec son titre tout à fait incongrus, est le tube parmi les tubes du disque.</p>
<p><em>Cult Logic</em> continue dans la logique culte… … Petite ritournelle ultra catchy, sorte de viatique pour bobos fatigués dansant jusqu’à l’aube, délassés dans les clubs cosy.<em> Plastic Jungle</em> ramène la rare caisse claire et fait plus dans la pop comme l’avait promis Damon Albarn que la plage en plastique du dernier Gorillaz.<em> In search Of</em> se pose un peu en négatif photographique, si l’on peut dire, de <em>A Horse Is Not A Home</em> avec son gimmick dance et sa progression trancey.<em> Faker </em>fait office de conclusion lounge entre les Beatles et Daft Punk circa <em>Discovery</em>.</p>
<p>Mais l’album n’est pas fini !</p>
<p>O comble d’un charme oublié et ici artificiel et digital : le bruit d’un tourne-disque dont le bras se repose sur son socle après avoir parcouru le dernier sillon du vinyle. Au moment même où,  toujours, le couple qui a fini de faire l’amour s’endort avant de retrouver au matin, un soleil brillant plein de promesses. Charme oublié, je vous dis !</p>
<h3>Ecouter</h3>
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<h3>Dans le coin et ailleurs</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/11/07/miike-snow-animal/">billet </a>de Pirhoo sur le morceau <em>Animal</em>.</li>
<li>Le joli (c&#8217;est rare) <a href="http://www.myspace.com/miikesnow">Myspace </a>de Miike Snow et le <a href="http://www.miikesnow.co.uk/">site</a> (oh yeah !) officiel.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<title>Philippe Katerine et Éric Elmosnino d&#8217;après Boris Vian et Serge Gainsbourg &#8211; Je Bois Vs. Intoxicated Man</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 22:18:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Q</dc:creator>
				<category><![CDATA[MP3's]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Boris Vian]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Elmosnino]]></category>
		<category><![CDATA[Gainsbourg Vie héroïque]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Joann Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Katerine]]></category>
		<category><![CDATA[reprise]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Gainsbourg]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes le 2 avril, et il y a 82 ans naissait Lucien Ginsburg dont l&#8217;excellent biopic de Joann Sfar commence enfin à disparaître des écrans français.  Il va sans dire que ce film a été servi par sa BO de qualité (dont je vous conseille vivement l&#8217;écoute) composée d&#8217;un doux mélange de morceaux originaux de Gainsbourg, de reprises faites par les acteurs du film et/ou des artistes de la scène française et de quelques compositions (plus ou moins) originales. Éric Elmosnino, non content de ressembler furieusement à Gainsbourg d&#8217;un point de vue purement ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes le 2 avril, et il y a 82 ans naissait<strong> Lucien Ginsburg</strong> dont l&#8217;excellent biopic de <strong>Joann Sfar</strong> commence enfin à disparaître des écrans français.  Il va sans dire que ce film a été servi par sa BO de qualité (dont je vous conseille vivement l&#8217;écoute) composée d&#8217;un doux mélange de morceaux originaux de <strong>Gainsbourg</strong>, de reprises faites par les acteurs du film et/ou des artistes de la scène française et de quelques compositions (plus ou moins) originales. <strong>Éric Elmosnino</strong>, non content de ressembler furieusement à<strong> Gainsbourg </strong>d&#8217;un point de vue purement physique, réussit aussi à chanter (presque) exactement comme ce dernier, ce qui donne à la BO une série de très bonnes reprises. On note aussi une agréable contribution de <strong>Dionysos</strong> sur la version de <em><a title="Clip sur YouTube." href="http://www.youtube.com/watch?v=-CHnUF9xsLw" target="_blank"><strong>Nazi Rock</strong></a></em>, et un <em><a title="Sur Jiwa." href="http://jiwa.fr/track/Emily-Loizeau-Jeanne-Cherhal-547515/Gainsbourg-Vie-Heroique-Bof-351374/Qui-Est-In-Qui-Est-Out-3324009.html" target="_blank"><strong>Qui est In, Qui est Out</strong></a></em><strong> </strong>très bien repris par <strong>Jeanne Cherhal</strong> et <strong>Emily Loizeau</strong>.</p>
<p>Mais parmi tous ces morceaux plus ou moins intéressants, se détache très largement le mashup de <em>Je bois</em> de <strong>Boris Vian</strong> (joué par <strong>Philippe Katerine</strong> dans le film) avec <em>Intoxicated Man</em> de <strong>Gainsbourg</strong> (chanté donc par <strong>Elmosnino</strong>, si vous suivez bien). L&#8217;alliance de ces deux morceaux semble si naturelle qu&#8217;on se demande pourquoi ce mashup n&#8217;avait pas été fait plus tôt. Avouons tout de même que l&#8217;<em>Intoxicated Man</em> de <strong>Gainsbourg</strong> est sans doute un sérieux hommage au <em>Je Bois</em> de <strong>Vian</strong>, mais en faire un bon mashup était tout sauf évident. Pourtant c&#8217;est chose faite, et la très faible interprétation de <strong>Katerine</strong> par rapport à celle de<strong> Vian</strong> est compensée par la performance d&#8217;<strong>Elmosnino</strong> qui sublime et dépasse <strong>Gainsbourg</strong> sur son terrain (et oui). Rien que pour ça, le morceau vaut le détour.</p>
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<div style="position: absolute;"><object id="music-widget" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="315" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="type" value="application/x-shockwave-flash" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://jiwa.fr/res/widget/monotitle.swf?trackId=3324003&amp;skin=round" /><param name="name" value="music-widget" /><embed id="music-widget" type="application/x-shockwave-flash" width="315" height="40" src="http://jiwa.fr/res/widget/monotitle.swf?trackId=3324003&amp;skin=round" name="music-widget" allowscriptaccess="always" wmode="transparent"></embed></object></div>
</div>
<p><img style="visibility: hidden; width: 0px; height: 0px;" src="http://counters.gigya.com/wildfire/IMP/CXNID=2000002.0NXC/bT*xJmx*PTEyMjAzMjU4OTgxNDQmcHQ9MTIyMDMyNTg5OTk1NiZwPTMwODM*MSZkPSZuPSZnPTE=.gif" border="0" alt="" width="0" height="0" /></p>
<h3>On veut plus !</h3>
<ul>
<li>Ecouter tout l&#8217;album de la <strong><a title="Sur Deezer." href="http://www.deezer.com/en/#music/various-artists/gainsbourg-vie-heroique-464095" target="_blank">BO</a></strong>.</li>
<li>Ecouter la <a title="Sur Deezer." href="http://www.deezer.com/listen-3065824" target="_blank"><strong>version originale</strong></a> de <em>Je bois</em>.</li>
<li>Ecouter la <strong><a title="Sur Deezer." href="http://www.deezer.com/listen-2250785" target="_blank">version originale</a></strong> d&#8217;<em>Intoxicated Man</em>.</li>
<li>Ecouter l&#8217;album <strong><em><a title="Sur Deezer." href="http://www.deezer.com/en/#music/multi-interpretes/boris-vian-on-n-est-pas-la-pour-se-faire-engueuler-382970" target="_blank">Boris Vian, On n&#8217;est pas pour se faire engueuler</a></em></strong>, un assortiment de reprises sorti en juin 2009, où l&#8217;interprétation de <em>Je bois</em> par <strong>Katerine</strong> est bien supérieure à celle évoquée dans cet article.</li>
</ul>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/04/02/philippe-katerine-et-eric-elmosnino-je-bois-vs-intoxicated-man/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Interview d&#8217;Eiffel : rock confessions</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/03/31/interview-deiffel-rock-confessions/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 11:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[a tout moment]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[
A tout Moment s&#8217;avère être un de mes albums rock français préférés de 2009. Alors, l&#8217;envie d&#8217;interviewer ce groupe qui habite la scène hexagonale depuis une dizaine d&#8217;années, s&#8217;est presque imposée à moi ; besoin de savoir (ce) qui se cachait derrière ces textes et mélodies. Estelle Humeau (Basse/Claviers/Chœurs), Nicolas Courret (Batterie/Percussions/Chœurs), Nicolas Bonnière (Guitare/Chœurs) et Romain Humeau (Chant/Guitare) forment Eiffel à eux quatre. Romain, l&#8217;auteur des textes, s&#8217;est longuement pris au jeu de BTS, se laissant aller à quelques rock confessions. 

Ça fait maintenant 5 mois que votre tournée ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel22110911.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13865" title="eiffel22110911" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel22110911.jpg" alt="" width="585" height="390" /></a></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><strong>A tout Moment</strong><em> s&#8217;avère être un de mes albums rock français préférés de 2009. Alors, l&#8217;envie d&#8217;interviewer ce groupe qui habite la scène hexagonale depuis une dizaine d&#8217;années, s&#8217;est presque imposée à moi ; besoin de savoir (ce) qui se cachait derrière ces textes et mélodies. Estelle Humeau (Basse/Claviers/Chœurs), Nicolas Courret (Batterie/Percussions/Chœurs), Nicolas Bonnière (Guitare/Chœurs) et Romain Humeau (Chant/Guitare) forment <strong>Eiffel</strong> à eux quatre. Romain, l&#8217;auteur des textes, s&#8217;est longuement pris au jeu de BTS, se laissant aller à quelques </em>rock confessions<em>. </em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107589&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107589&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Ça fait maintenant 5 mois que votre tournée est commencée (depuis le 29 octobre). Est-ce que vous avez l&#8217;impression de maîtriser vos nouvelles chansons, d&#8217;être dans le rythme et bien rodés ?</strong></p>
<p>Nous avons l&#8217;impression que le terrain de jeu est planté et qu&#8217;il est agréablement solide. Maintenant, nous ne prétendons pas &laquo;&nbsp;maîtriser&nbsp;&raquo; chaque soir! Il y a de bons et de moins bons concerts et ils sont tous d&#8217;humeurs différentes. Heureusement. En ce qui concerne les nouvelles chansons, nous avons tout fait pour garder l&#8217;humeur du nouvel album sur scène, plus lumineuse, plus &laquo;&nbsp;en ouvert&nbsp;&raquo; qu&#8217;auparavant. Mais nous n&#8217;utilisons pas les mêmes subterfuges puisque nous sommes moins nombreux que sur disque, et ce grâce aux o<em>verdubs</em>, aux arrangements et à la production.</p>
<p>Mais oui, je crois que nous sommes &laquo;&nbsp;dans le rythme&nbsp;&raquo; car nous sommes très bien ensemble (comme les mots de « Michelle, ma belle »&#8230;).</p>
<p><strong>Comment marche votre nouvel album ?</strong></p>
<p>Pour l&#8217;instant on en a vendu 23 000 en cinq mois et il y en a 30 000 dans les bacs. Ce qui correspond à l&#8217;heure actuelle et par rapport au genre de musique que l&#8217;on fait à marcher plutôt bien, voire très bien&#8230;</p>
<p>Nous avons été, pour une fois, mieux et plus médiatisés que d&#8217;habitude. On a l&#8217;impression que notre trajet est sain, qu&#8217;il s&#8217;inscrit dans la durée et non sur le single d&#8217;un album. Le bouche-à-oreille fonctionne beaucoup aussi. Sur l&#8217;album comme sur les concerts. On a toujours eu des fans, mais ils sont désormais bien plus nombreux. Et en même temps, c&#8217;est étonnant de préparer un Zénith sans que <em>Rock n&#8217;Folk</em> ou les <em>Inrocks</em>, n&#8217;aient juste évoqué notre existence&#8230;Par contre, on ne cherche pas à être rodés, on tente même d&#8217;éviter. On ne millimètre pas entièrement nos passages sur scène, on se réserve toujours des zones d&#8217;incertitudes, ça nous excite.</p>
<p><strong>Changement de sujet : Pourquoi cette passion récurrente pour la mort ?</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas une passion, loin de là! Par contre, je ne vois pas comment je pourrais prétendre écrire des textes, c&#8217;est à dire tenter de chanter l&#8217;Homme, sans évoquer un des phénomènes, voire le phénomène qui le tourmente le plus&#8230;.Le grand point d&#8217;interrogation, &laquo;&nbsp;la vie absolue&nbsp;&raquo; comme d&#8217;autres l&#8217;appellent&#8230;</p>
<p>Pour moi, il n&#8217;y a rien de triste ou de morbide en cela, je dirais que ne pas abolir la mort dans un texte est justement vital. C&#8217;est un principe de vie que de s&#8217;en aller la narguer à chaque recoin de chanson. Attention, je ne suis pas dupe et je sais que notre groupe est un brin romantique, ou en tout cas pas très à la mode. Mais la mode a une durée de vie proche du néant. Donc <em>fuck</em>. Dans l&#8217;idée d&#8217;être civilisé, il y a désormais l&#8217;idée que posséder un Iphone ou un ordi portable nous rendrait éternels, nous serions &laquo;&nbsp;connectés&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;communicants&nbsp;&raquo;, en perpétuelle fuite et donc invincibles. Je suis bien plus touché par les Hindous qui brûlent leurs morts en plein air au bord du Gange et à la vue de tous. Ici, on ne veut ni voir ni montrer la mort, on croit encore à l&#8217;accession d&#8217;une Rolex pour ultime but de vie, si tant est qu&#8217;il faille s&#8217;en trouver un : <em>climax</em> de merde.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-13933  aligncenter" title="eiffel" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel.jpg" alt="" width="512" height="230" /></p>
<p><strong>J&#8217;ai l&#8217;impression, à l&#8217;écoute de votre album, que vous faîtes sans cesse des allers-retours entre des concepts transcendants (voire divins) et des notions pleinement terre-à-terres (Rolex et revendication politique). Pourquoi ce va-et-vient ?</strong></p>
<p>Il m&#8217;est naturel et essentiel, ce n&#8217;est pas pensé ou conceptualisé plus que ça, c&#8217;est là. Contrairement à ce que l&#8217;on pourrait croire, les textes d&#8217;<strong>Eiffel</strong> sont entièrement ancrés dans la réalité. Mais la perception de la réalité est mouvante pour tous et totalement dépendante de l&#8217;individu qui la décrit et l&#8217;écrit. Dépendante de la culture, de l&#8217;éducation, de l&#8217;imaginaire, cette perception fait et prédétermine ce même individu. Moi en ce qui concerne <strong>Eiffel</strong>.</p>
<p>Je ne suis pas croyant donc pas athée non plus, car ne croire en rien, c&#8217;est déjà croire en quelque chose. Mais en y réfléchissant, cela me semble impensable de faire sans le transcendant, les divinités et les mythes créés par l&#8217;homme au cours des siècles. Comme cela me semble impensable de faire sans la décadence et la luxure ou à contrario sans l&#8217;ascétisme et la réflexion. Tout ceci touche pour moi au politique. Par contre, encore une fois, ce n&#8217;est pas conceptualisé, il n&#8217;y a pas de préalable à l&#8217;écriture. J&#8217;en parle car vous me posez la question, mais sinon, nous restons de vagues branleurs.</p>
<p><strong>Est-ce que ça vous agace que l&#8217;on vous dise engagés ?</strong></p>
<p>Ça dépend de la personne qui le dit et du contexte dans lequel c&#8217;est dit. Parfois il s&#8217;agit d&#8217;un vulgaire réflexe pavlovien de journaleux véreux (vous savez, comme le &laquo;&nbsp;Résolument rock&nbsp;&raquo; estampillé à tout bout de champ), mais parfois ça tombe juste. Essayer de vivre de la musique que l&#8217;on crée par les temps qui courent ressemble déjà à une forme d&#8217;engagement, un sacerdoce. C&#8217;est en tout cas un mode de vie en marge. Encore plus quand on a des enfants et que l&#8217;on ne veut pas leur imposer tout ce qui en découle. Encore plus quand on est un couple à faire ce même métier. C&#8217;est parfois <em>hard</em>. Mais attention, c&#8217;est un choix, ce n&#8217;est pas subi.</p>
<p><strong>Lennon</strong> disait qu&#8217;écrire une chanson d&#8217;amour dans sa chambre c&#8217;était déjà être engagé. Chanter ce que l&#8217;on chante avec <strong>Eiffel</strong> doit sûrement tendre vers une forme d&#8217;engagement. Mais refuser d&#8217;être sur une liste précise pour les régionales à Bordeaux, ce que l&#8217;on nous a demandé, c&#8217;est peut-être se désengager&#8230; On fait ce qu&#8217;on peut et surtout ce que l&#8217;on sait faire. Ce qui m&#8217;insupporte, c&#8217;est l&#8217;engagement comme marque de fabrique, comme cache-misère, comme prétention à une certaine épaisseur morale et souvent par intéressement, comme quête d&#8217;un espace publicitaire. Le petit monde variéto-rock français est truffé de ce genre de mensonges, de pauses. Cela devient vite un ordre établi et ronflant, rien ne s&#8217;y passe, ça me gonfle. <strong>Eiffel</strong> est avant tout bancal, nous sommes surtout habités par le doute, on le chante, le joue et on le vit avec une certaine ferveur sans se soucier des retombées d&#8217;une telle exposition&#8230;.et parfois c&#8217;est l&#8217;ouragan. Nous sommes finalement assez classiques : on a écouté <strong>Ferré</strong>, <strong>Brel</strong>, <strong>Brassens</strong>, <strong>Vian</strong>, et on aime toujours autant le &laquo;&nbsp;non-texte&nbsp;&raquo; de &laquo;&nbsp;Rock Music&nbsp;&raquo; des <strong>Pixies</strong>&#8230;</p>
<p>Nous avons toujours tout fait pour garder notre liberté, sans nous soucier de la <em>hype</em> et du jeunisme mortifère. Mais nous nous disions avec <strong>Eiffel </strong>que nous arrêterions désormais de nier toute forme d&#8217;engagement. C&#8217;est plus simple que ça: nos cœurs battent à gauche. Entre ce fait et la manière dont on s&#8217;en dépatouille, dont on le vit, et surtout dont on trouve une réalité, une représentation à tout ça, il y a du boulot&#8230;. On est comme tout le monde: c&#8217;est l&#8217;épiderme qui hurle. Et vu notre métier, ça s&#8217;entend un peu plus. L&#8217;engagement, ce n&#8217;est certainement pas crier dans une chanson ou jouer « à burnes » et saturé. Quand on fait ce que l&#8217;on fait, cela consisterait plutôt à trouver des agencements mélodiques, harmoniques, rythmiques et textuels qui se mettent en branle eux-mêmes pour devenir mouvements perpétuels. On cherche ça, c&#8217;est un tout , une manière de vivre de penser de bouger, de s&#8217;engager.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-13942" title="eiffel2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel2-300x300.jpg" alt="" width="144" height="144" /></p>
<p><strong>On assiste avec </strong><em><strong>A tout moment </strong></em><strong>à l&#8217;utilisation de nouveaux instruments (notamment du banjo et des cordes). Est-ce que cette ouverture musicale va de pair avec celle des textes qui semblent un peu moins sombres que sur vos précédents albums ?</strong></p>
<p>Complètement. C&#8217;est totalement délibéré de notre part. Cela ne sera peut-être pas le cas pour le prochain album, mais là, il y avait cette envie. Et il est bon de considérer textes et musiques comme une seule bête vivante. D&#8217;où le fait que cette attention particulière soit portée sur les deux et que naturellement cela devienne un tout.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107601&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107601&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Que préférez-vous : les </strong><em><strong>lives </strong></em><strong>ou le processus de création (studio et composition de nouveaux titres) ?</strong></p>
<p>La réponse ne serait sûrement pas la même pour tous les membres du groupe. Certains préfèreront le live au studio. Pour ma part, j&#8217;aime autant les deux. J&#8217;aime avant tout composer, ce que je ne fais jamais en studio. Je compose en vivant, dans ma tête, dans un café, dans l&#8217;insomnie, dans un camion, assis sur l&#8217;herbe&#8230; C&#8217;est un besoin impérieux. J&#8217;aime réaliser et produire en studio parce que c&#8217;est le seul moyen qui m&#8217;offre la possibilité d&#8217;entendre les chansons comme je les avais imaginées : avec un bon son et le décorum sonore rêvé pendant des mois. Ça me donne du plaisir, et la notion de plaisir est essentielle. Mais je « sur-adore » la scène parce que c&#8217;est de la chair, c&#8217;est donné aussi à voir, ce sont les yeux des gens en face. C&#8217;est un terrain social, un fabuleux endroit pour mieux s&#8217;aimer. Et ça a l&#8217;avantage de ne pas être donné à revivre, à réécouter et à revoir. Il s&#8217;agit de l&#8217;instant.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-13935" title="eiffel5" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel5.jpg" alt="" width="270" height="182" />Est-ce que vous avez toujours autant d&#8217;énergie qu&#8217;il y a dix ans ?</strong></p>
<p>Je crois. Je pense aussi que cette énergie ne s&#8217;emmerde plus avec ce que l&#8217;on pourra penser d&#8217;elle. C&#8217;est une énergie plus libérée, moins contenue. Décomplexée. La source est la même mais le fleuve coule peut-être plus gracieusement. Peut-être&#8230;</p>
<p><strong>Et c&#8217;est comment de bosser avec Bertrand Cantat ?</strong></p>
<p>On ne &laquo;&nbsp;bosse&nbsp;&raquo; pas ensemble. <strong>Bertrand</strong> est un grand ami et que cela soit pour « Le temps des cerises » ou pour « A tout moment la rue », on a simplement fait et on l&#8217;a vécu. Sans s&#8217;en rendre vraiment compte. Ces petites choses musicales nous ont pris un rien de temps par rapport à celui de nos relations. Nous n&#8217;avions rien prévu ni organisé, ça coulait de source. Pas l&#8217;impression de &laquo;&nbsp;bosser&nbsp;&raquo;, juste d&#8217;être.</p>
<p><strong>Et d&#8217;avoir son propre studio ?</strong></p>
<p>Cela donne une merveilleuse liberté d&#8217;action et de non-gestion du temps. Je conçois plus le <em>Studio des Romanos</em> comme un atelier ou un laboratoire. Une tanière.</p>
<p><strong>Vous êtes fiers d&#8217;être indépendants après ce que vous a fait EMI, je suppose ?</strong></p>
<p>Non, nous n&#8217;avons pas à être fiers de ne plus être chez EMI, nous sommes par contre fiers d&#8217;avoir toujours été indépendants artistiquement quelles que soient les boîtes dans lesquelles nous avons été. Notre dernier album était en phase de mixage quand nous avons signé avec <em>Pias</em>. Il en était de même pour notre premier album avec EMI il y a neuf ans. Pour ce qui est des maisons de disque, je pense au cas par cas, il y a autant de véreux dans les majors qu&#8217;en indé, et il y a aussi dans les deux cas, autant de gens merveilleux. Je ne crois plus aux entités mais aux identités en ce qui concerne ce domaine. Là, nous bossons avec des gens très humains et très à l&#8217;écoute. Ça nous plaît. Ce sont de bonnes bases.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-13939  aligncenter" title="eiffel3" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel3.jpg" alt="" width="490" height="352" /></p>
<p><strong>Pour la première fois, il n&#8217;y a pas de texte anglais sur un de vos albums. Pourquoi ?</strong></p>
<p>J&#8217;aimerais beaucoup entièrement penser, rêver en anglais mais ce n&#8217;est malheureusement pas le cas : je n&#8217;écris donc quasiment pas en anglais. J&#8217;adorerais le faire. Il faut éviter d&#8217;être dans la gymnastique ou le littéral quand on tente d&#8217;écrire dans une autre langue que sa langue natale. Mais dans le prochain album, il y aura sûrement quelques petites choses en anglais. De toutes petites!</p>
<p><strong>Question bateau (mais il en faut) : comment définiriez-vous votre musique ?</strong></p>
<p>Question bateau je ne suis pas très calé&#8230;.hum&#8230;.humour. Non, sérieusement, je ne sais pas. Si quelqu&#8217;un pouvait s&#8217;y coller et que sa définition laissait le champ libre à un éventuel devenir pour notre musique, cela nous ferait plaisir. J&#8217;espère que tout ça ne se fige pas trop, sinon, c&#8217;est la mort. Ouais, c&#8217;est cela, ce n&#8217;est pas ma définition mais si quelqu&#8217;un pouvait écrire: &laquo;&nbsp;<strong>Eiffel</strong>, musique en perpétuel devenir&nbsp;&raquo;, ça nous ferait plaisir</p>
<p><strong>Votre disque du moment (excepté le vôtre, bien sûr) ?</strong></p>
<p>Il y en a trop mais je mets encore <strong><em>Consoler of the lonely</em></strong> des <strong>Raconteurs</strong> en <em>number one</em>. C&#8217;est pour mois la dernière baffe.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-13943" title="eiffel7" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/03/eiffel7.jpg" alt="" width="158" height="235" />Vos espoirs et vos peurs pour le futur ?</strong></p>
<p>J&#8217;espère ne plus avoir peur mais j&#8217;ai peur de ne plus espérer. A part ça et hormis quelques conneries, je n&#8217;ai que des banalités en plume: l&#8217;espoir que chaque être humain puisse accéder à une forme de liberté, de lumière et de sérénité, et c&#8217;est bien là où naissent mes peurs. On va dire que c&#8217;est perdu mais on se doit d&#8217;y croire et d&#8217;induire cela dans nos proximités respectives. En gros, se cultiver, s&#8217;éduquer, s&#8217;ouvrir aux autres, rêver et se rêver ensemble. Faisons le puisque les crétins qui nous gouvernent ont un programme totalement inverse.</p>
<h3>Répercussions :</h3>
<ul>
<li><em><strong>A tout Moment</strong></em> sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/eiffel/a-tout-moment-382716">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.eiffelnews.com/">site officiel</a> d&#8217;<strong>Eiffel</strong></li>
<li>la <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/11/29/chronique-de-a-tout-moment-eiffel/">chronique</a> d&#8217;<strong><em>A tout Moment</em></strong> par Martin<strong><br />
</strong></li>
</ul>
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