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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 6/10</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Scuba &#8211; Triangulation</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 14:05:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Wolf</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le constat est bien triste à établir, mais le dubstep est devenu une musique « hype ». On a beau espérer de tout son cœur le contraire, le simple fait d&#8217;évoquer ce nom suscite un intérêt un tant soit peu hypocrite de la part de nos acolytes boboïsants. « Non, mais tu vois, les musiques bizarres comme ça, j&#8217;aadddooorrreee. Ça fait des effets super étranges dans mon cerveau, je ressens des trucs incroyables, et puis ce n&#8217;est pas une rythmique régulière, alors c&#8217;est forcément génial »&#8230;Il en va ainsi de nombreux courants musicaux innovants : ils se trouvent parfois vampirisés par l&#8217;engouement d&#8217;une certaine frange de la population, qui se consacre plus à développer la popularité de cette musique plutôt que l&#8217;aspect purement artistique de la chose. Cela avait été les cas avec la techno auparavant, et nul doute que cela se reproduira par la suite.<br />
Nos délicates et tendres oreilles, auparavant terriblement séduites par la force de frappe que le dubstep, notamment grâce à ses basses surpuissantes, avait apporté au monde de la musique électronique, sont désormais saisies d&#8217;effroi lorsqu&#8217;on leur assène d&#8217;ignobles remix à la sauce pseudo-dubstep d&#8217;à peu près tout et n&#8217;importe quoi, qui se ressemblent tous, et ce quotidiennement qui plus est!</p>
<p>Mais lorsque l&#8217;un des producteurs les plus prometteurs de la scène dubstep, <strong>Scuba</strong>, sort un nouvel album issu d&#8217;un long exil berlinois, au cours duquel il s&#8217;est confronté aux papes allemands du minimalisme techno dub, on ne peut s&#8217;empêcher de saliver comme un pervers musical frustré depuis de trop nombreux mois. La puissance des kicks allemands associée à l&#8217;innovation débordante des anglais, qui pouvait rêver association plus parfaite?<br />
Auteur, avec <strong>Paul Fowler</strong>, du très bon mix <strong>Substance</strong>, réalisé au Berghain en juillet 2008 et sorti sur <strong>Ostgut Ton</strong>, <strong>Scuba</strong> semblait certain de faire mouche à l&#8217;occasion de la sortie de ce second album <strong>Triangulation</strong>, et de laisser une trace indélébile dans la (pour l&#8217;instant) courte histoire du dubstep.<br />
Mais c&#8217;est finalement un sentiment bien étrange qui semble s&#8217;installer après l&#8217;écoute de cette réalisation, une sorte de sensation d&#8217;inachevé qui installe un profond doute en nous quant au jugement que l&#8217;on doit porter sur ce disque. Comment repousser d&#8217;un simple geste un album avec une qualité de production rarement atteinte dans le dubstep, avec notamment des basses profondes, épaisses, et surpuissantes?</p>
<p>L&#8217;affaire s&#8217;engage pourtant de la plus belle des façons, avec quatre titres hypnotiques, brumeux et enfumés, <em>Descent</em>, <em>Latch</em>, <em>Three Sided Shape</em>, et <em>Mineral</em>, au cours desquels le tempo accélère progressivement et subtilement.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OF0F0isyx6w&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/OF0F0isyx6w&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>A cette très réussie entrée en matière succède l&#8217;incompréhensible <em>On Deck</em>, binaire au possible, et musicalement très pauvre. Le malaise s&#8217;installe progressivement au cours de l&#8217;écoute, et on a par moments presque l&#8217;impression d&#8217;assister à une mauvaise blague en forme de référence aux sombres daubes du genre de Major Lazer!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/noKGgQZsN08&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/noKGgQZsN08&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Les promesses du début de l&#8217;album ne se concrétisent pas lors des autres titres, sauf au cours de l&#8217;ultime <em>Lights Out</em>, sombre, dense, et obscur à souhait.<br />
C&#8217;est une intense déception qui nous envahit par exemple, quand après deux minutes oniriques et réussies, <em>Before</em> s&#8217;englue au travers d&#8217;un clavier hideux, sorti tout droit d&#8217;un cauchemar 80&#8242;s.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9qiqGhbeagY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/9qiqGhbeagY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le reste des titres se révèle franchement anecdotiques, et se perdra facilement dans l&#8217;abondante production dubstep du moment, quand certains frôlent parfois le mauvais goût, comme <em>Heavy Machinery</em>, indigne d&#8217;un producteur de son talent.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VFIuVzpEyXk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/VFIuVzpEyXk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Scuba semble finalement peiner à trouver sa place entre les hallucinations glauques du génial <strong>Burial</strong> et les déflagrations incroyablement dansantes de <strong>Skream</strong>, sans doute deux des plus grosses références de la scène dubstep, chacune dans un style bien particulier. Cet album se révèle sans véritable surprises, et malgré quelques jolies réussites, il s&#8217;avère trop carré, et peut-être dénué d&#8217;un brin de poésie supplémentaire qui lui fait cruellement défaut. A force d&#8217;osciller entre le dancefloor et la rêverie malsaine, il se perd en route, et cherche trop à réaliser une œuvre parfaite, synthèse idéale et forcément utopique du dubstep. Un album plein de promesses pour l&#8217;avenir, mais sans doute encore trop ambitieux pour nous toucher au cœur.</p>
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		<title>Chronique de White Rabbits &#8211; It&#8217;s Frightening</title>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 14:27:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pirhoo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne sont pas des petites bêtes tranquilles et innocentes. Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne cessent de frétiller, s&#8217;approprient l&#8217;art de taper, secouent, convulsent, ébranlent leurs carcasses affolées de léporidé atteint de myxomatose.

Vous l&#8217;aurez compris, White Rabbits cahote sur It&#8217;s Frightening. C&#8217;est peu dire s&#8217;ils sont excités, et pourtant on décèle une certaine agitation placide, de celles qui vous intriguent, comme un engin furieux, prêt à exploser. Premier exemple de ce constat, une vidéo de La Blogothèque, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne sont pas des petites bêtes tranquilles et innocentes. Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne cessent de frétiller, s&#8217;approprient l&#8217;art de taper, secouent, convulsent, ébranlent leurs carcasses affolées de léporidé atteint de myxomatose.<br />
<!--More--><br />
Vous l&#8217;aurez compris, <strong>White Rabbits</strong> cahote sur <strong>It&#8217;s Frightening</strong>. C&#8217;est peu dire s&#8217;ils sont excités, et pourtant on décèle une certaine agitation placide, de celles qui vous intriguent, comme un engin furieux, prêt à exploser. Premier exemple de ce constat, une vidéo de <a href="http://www.blogotheque.net/White-Rabbits,5087">La Blogothèque</a>, prise un peu à la volée, dans une petite maison à Los Angeles.</p>
<p><object id="percussion-gun" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="326" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6951147&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed id="percussion-gun" type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="326" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6951147&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>White Rabbits</strong> c&#8217;est un petit peu de ça et de ça. Une volonté forte de taper, de crier, de fracasser et presque a contrario, un piano, certes parfois déglingué, qui apaise le jeu des 6 musiciens. La pochette ne nous informe donc pas qu&#8217;à moitié sur la teneur de ce disque. Un percussionniste agité par des spasmes devant un vieux piano poussiéreux. C&#8217;est bien le mouvement et son contraire, l&#8217;immobile, l&#8217;inerte. Pas de doute sur la marchandise.</p>
<p>La série débute sur le fameux <em>Percussion Gun</em><sup>(<a href="#percussion-gun">vidéo</a>)</sup>, aussi peu délicat qu&#8217;une rafale d&#8217;AK47. Sans mentir, c&#8217;est le titre que j&#8217;ai le plus écouté ce moi-ci. Probable, mon amour pour la violence de ces battements, probable, mon amour pour les vocalises lointaines et peu contrastées. Mais tout de même,  sur ce titre comme sur <em>Rudie Falls</em> les lapins tiennent leurs promesses de vélocité féroce bordée d&#8217;une austérité insolente.</p>
<p>Artisanal, rugueux, il y a en outre quelque chose d&#8217;imparfait et de maladroit dans cet album. Du genre qui dépasse l&#8217;impassible de ses personnages pour assombrir la mélodie. <em>Midnight And I</em>, <em>Leave It At The Door</em> ce sont ces instants un peu viscéraux où l&#8217;artiste arrête de chanter pour suinter, cracher des émotions que le rock progressif porte avec l&#8217;aisance d&#8217;un toxicomane roulant son stick. <strong>Radiohead</strong> en a fait une école sur <strong>The Bends</strong>. <strong>White Rabbits</strong> en reprend innocemment les préceptes.</p>
<p><em>Bon élève</em> ne signifie pourtant pas <em>bien inspiré</em>. Car en somme, si le groupe peut se vanter d&#8217;aligner les percussions avec efficacité, il n&#8217;en demeure pas moins que l&#8217;album cumule les mélodies un peu vaines, voir limitées (<em>Lionesse</em>). <strong>It&#8217;s Frightening</strong> reste un plaisir éphémère, celui d&#8217;un groupe qui secoue stoïquement ses auditeurs ; hélas, c&#8217;est un peu juste quoique réussi.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li><strong>It&#8217;s Frightening</strong> <a href="http://open.spotify.com/album/0Gi40SvhngFQ67Gr32maLi">sur Spotify</a></li>
<li>﻿<strong>It&#8217;s Frightening</strong> <a href="http://www.deezer.com/fr/music/white-rabbits#music/white-rabbits/it-s-frightening-472840">sur Deezer</a></li>
<li><strong>It&#8217;s Frightening</strong> <a href="http://listen.grooveshark.com/#/album/It+s+Frightening/3338027">sur Grooveshark</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Laura Marling &#8211; I Speak Because I can</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/05/23/chronique-de-laura-marling-i-speak-because-i-can/</link>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 15:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bientôt partie pour un an en Erasmus (c&#8217;est un peu une tradition à BTS) en Irlande (Inch’Allah et si le volcan ne fait pas des siennes&#8230;) la performance de Laura (Beatrice) Marling m&#8217;a interpellée. Pirhoo n&#8217;y est pas pour rien dans cette découverte (Night Terror).
I Speak Because I Can, sorti le 22 mars dernier, est déjà le deuxième album de la jeune (20 ans !) chanteuse compositrice. Son baptême avec Alas, I Cannot Swim en 2008 avait fait son petit effet car elle avait apporté avec sa jeunesse un nouveau souffle au ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bientôt partie pour un an en Erasmus (c&#8217;est un peu une tradition à BTS) en Irlande (Inch’Allah et si le volcan ne fait pas des siennes&#8230;) la performance de <strong>Laura (Beatrice) Marling</strong> m&#8217;a interpellée. Pirhoo n&#8217;y est pas pour rien dans cette découverte (<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/02/15/laura-marling-night-terror">Night Terror</a>).</p>
<p><strong><em><span style="font-style: normal;">I Speak Because I Can</span><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;">,</span></span></em></strong> sorti le 22 mars dernier, est déjà le deuxième album de la jeune (20 ans !) chanteuse compositrice. Son baptême avec <em><strong><span style="font-style: normal;">Alas, I Cannot Swim</span></strong> </em>en 2008 avait fait son petit effet car elle avait apporté avec sa jeunesse un nouveau souffle au folk rock. Portée par une suprenante maturité dans ses texte et ses compositions elle amène de la légèreté et de l&#8217;espoir. Malheureusement les albums se suivent et se ressemblent en plus mou. Une jolie voix, une guitare et un petit rythme. L&#8217;originalité des mélodies traditionnelles s&#8217;épuisent vite mais on garde toujours une douce puissance dans le corps d&#8217;une voix claire et timide.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522769&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522769&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>L&#8217;effet <strong>folk acoustique </strong> qu&#8217;impulse Laura renvoie, dès le premier titre <em><strong>Devil&#8217;s Spoke</strong></em>, aux immenses lands de ses vertes prairie ou souffle un vent humide. En fait nous n&#8217;en sommes pas si loin car Laura est originaire d’<strong>Eversley</strong>, dans la Grande-Bretagne anglaise du Nord.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/lm2.jpg"><img class="size-medium wp-image-16134  aligncenter" title="lm2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/lm2-300x283.jpg" alt="" width="300" height="283" /></a></p>
<p>Elle met en relief le paradoxe d&#8217;une voix fluette qui envahi les grands espaces comme le laisse imaginer la piste <em><strong>Alpha Shallows</strong></em>. Evidemment ce second album n&#8217;arrive pas comme un cheveu sur la soupe. En effet, la jeune brune (qui était blonde à la base) aidée (ou pas) par des arrangements à l&#8217;américaine s&#8217;est légèrement sentie poussé des ailes marketinguement parlant. Ce qui malgré une orchestration minutieuse et d&#8217;apparence sympathique ne laisse place qu&#8217;a de pâles apports de Crosby, Stills &amp; Nash, de Joni Mitchell, <strong>Neil Young</strong> (dont elle a fait les premiere partie de concert en 2009) et Leonard Cohen.</p>
<p>Un des intérêts particulier que peut montrer cet album est que la musique est une sorte de thérapie. Voyez cet opus sous un nouvel angle (carpe diem). En poussant un peuen mes recherches, j&#8217;ai découvert que la belle anglaise avait fendu le coeur de<strong> C</strong><strong>harlie Fink</strong> chanteur de <strong>Noah And The Whale</strong>, groupe dans lequel elle jouait aussi à temps partiel. Ses anciens compagnons de musique ont par la suite livré <em>T<strong>he First Days Of Spring</strong></em> qui est très explicitement dédié à Laura. Du coup on s&#8217;étonne moins de la promptitude de Laura à pondre <em>I Speak Because I Can</em> si elle n’avait pas choisi de rejoindre d’autres bras (et oui…). De ce fait, on comprend mieux certaines chansons comme <strong><em>Goodbye England (Covered in snow)</em></strong> ou <strong><em>What he wrote</em></strong> peut être avec ce petit détail croustillant de la vie privée de l&#8217;artiste (bon on s&#8217;en balance mais ça fait partie de la vie de l&#8217;album et du processus créatif).</p>
<p>Malgré deux, trois erreurs de parcours (sur dix titres&#8230;) assez poussives le résultat final offre un album plutôt chaleureux invitant à la découverte d&#8217;<strong>espaces de liberté</strong> physiques et musicaux.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522764&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522764&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<h3>Je parle parce que je peux :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.lauramarling.com/">le site officiel de Laura Marling</a></li>
<li>sur <a href="http://www.myspace.com/lauramarling">MySpace</a></li>
<li>sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/laura-marling/i-speak-because-i-can-505305">Deezer</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Chronique de A Man On The Moon &#8211; Kid Cudi</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 13:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
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		<description><![CDATA[Les préjugés sont un peu à la critique musicale ce qu&#8217;ils étaient aux nazis : un moyen de gagner du temps et de s&#8217;éviter des tergiversations inutiles (cette idée a été évoquée sur un blog musical récemment, mais pas moyen de me rappeler lequel). Ainsi, la probabilité qu&#8217;un tel album se fasse chroniquer ici était à peu près aussi grande que celle de voir Frédéric Lefebvre danser la carioca à poil dans les jardins de l&#8217;Elysée.
D&#8217;autant plus A Man On The Moon, premier album de la sensation Kid Cudi, m&#8217;a ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les préjugés sont un peu à la critique musicale ce qu&#8217;ils étaient aux nazis : un moyen de gagner du temps et de s&#8217;éviter des tergiversations inutiles (cette idée a été évoquée sur un blog musical récemment, mais pas moyen de me rappeler lequel). Ainsi, la probabilité qu&#8217;un tel album se fasse chroniquer ici était à peu près aussi grande que celle de voir <strong>Frédéric Lefebvre</strong> danser la carioca à poil dans les jardins de l&#8217;Elysée.</p>
<p>D&#8217;autant plus <strong>A Man On The Moon</strong>, premier album de la sensation <strong>Kid Cudi</strong>, m&#8217;a été suggéré par une amie dont les goûts musicaux ne sont que très très rarement en adéquation avec les miens, pour le dire de manière polie.</p>
<p>Pour ne rien arranger, cet album a tout de la hype irritante. Découvert dans les boîtes européennes l&#8217;année dernière via un pathétique remix des italiens-plus-hypes-tu-meurs, comprendre les Crookers, <strong>Kid Cudi</strong> était annoncé comme le messie par beaucoup. J&#8217;ai donc démarré son écoute avec des sirènes et des grands panneaux lumineux dans la tête, proclamant « attention, hype ! attention hype ! ». Et Dieu, pardon, Joe Strummer sait qu&#8217;il ne faut <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ASjH7X-jAY4" target="_blank">pas croire la hype</a>.</p>
<p>Bref, les préjugés, l&#8217;amie douteuse, la hype ravageuse : tout était réuni pour que je n&#8217;écoute même pas l&#8217;album. Et pourtant, après une, puis deux, puis beaucoup d&#8217;écoutes, force est de constater (j&#8217;aime bien cette expression, je la trouve très convaincante) que cet album – bien que hype par essence – a pas mal de qualités.</p>
<p>La première et la plus évidente de toutes, c&#8217;est sans aucun doute la richesse mélodique de la galette. Oui je sais, je suis un faible. Comprendre par là que j&#8217;ai une propension à l&#8217;admiration pour quiconque arrive à pondre deux mélodies bien foutues d&#8217;affilée. Le point positif, c&#8217;est qu&#8217;il y a pas mal de choses qui me plaisent rapidement. Le point négatif c&#8217;est que ça me fait apprécier des choses un peu cheap et easy-listening qui ne devraient normalement pas retenir l&#8217;oreille affutée d&#8217;un chroniqueur.</p>
<p>Si vous avez cette oreille que je n&#8217;ai pas, sans doute trouverez-vous que les mélodies présentes sur <strong>A Man on The Moon</strong> sont faciles, déjà entendues partout et franchement putassières par moment. Si comme moi vous aimez quand un grand black vous susurre des choses douces dans l&#8217;oreille, alors sans aucun doute que les petites perles que sont A <em>Soundtrack 2 My Life</em>, <em>Pursuit Of Happiness</em> et surtout <em>Up, Up and Away</em> sauront vous parler. Le flow doux du Kid, souvent plus proche du chant que de la prose rappée, très proche de ce que fait <strong>Kanye West</strong> (présent d&#8217;ailleurs en featuring sur le très dispensable <em>Make Her Say</em>, et son abominable sample, on en reparle plus loin), et pour cause, c&#8217;est ce dernier qui l&#8217;a signé sur son label et propulsé sur la scène hype mondiale.</p>
<p>Tout au long des 15 pistes, d&#8217;une qualité surprenamment constante pour la plupart d&#8217;entre elles<em></em><em><em></em></em>, les instrumentations ne gâchent rien. Au premier abord, on a l&#8217;impression qu&#8217;elles ne payent pas de mine, voire même d&#8217;entendre les mêmes en permanence. Mais si on s&#8217;y penche un peu plus, on se rend compte qu&#8217;elles sont plus complexes qu&#8217;en apparence, entre accompagnement pop (claviers, synthés, cordes) et beats plus hip-hop voire électro, très variées et servant à merveille l&#8217;univers cotonneux du Kid.</p>
<p>Des qualités donc, mais aussi quelques défauts. Première question, en forme d&#8217;accusation. Que fait ce sample de <strong>Lady Gaga</strong> sur <em>Make Her Say</em>, poussant une chanson déjà très moyenne au delà des limites du supportable ? Pourquoi avoir tenu à faire figurer <em>Day&#8217;n'nite</em>, certes martyrisée par les Crookers, mais pas franchement glorieuse en version originale ? Et <em>Hyyer</em>, <em>In My Dreams</em>, complètement inintéressantes, pourquoi les avoir gardées ?</p>
<p>Mais ce qui fait plus que sauver ce skeud, c&#8217;est cet aspect cotonneux, spatial, doux et presque poétique, charrié par la voix et le flow tout doux de <strong>Kid Cudi</strong>, qui donne l&#8217;impression d&#8217;être dans un petit cocon coloré et confortable. Rehaussé par quelques glorieux featurings (outre <strong>Kanye West</strong> : <strong>Ratatat </strong>et <strong>MGMT</strong>), l&#8217;album s&#8217;appelle <strong>A Man On The Moon</strong>, et mérite amplement son nom.</p>
<p>Mais attention les amis, on se rappelle ce que des générations de mamans ont martelé : ne pas abuser de sucreries ! Une petite de temps en temps, c&#8217;est bien, mais attention aux caries. Là c&#8217;est pareil, <strong>Kid Cudi </strong>est sucré, <strong>Kid Cudi</strong> est doux, <strong>Kid Cudi</strong> fond en bouche, mais <strong>Kid Cudi</strong> peut se révéler un peu trop sirupeux à l&#8217;usage.</p>
<p>Pour conclure, <strong>Kid Cudi</strong> réussit chez moi où avait échoué <strong>Kanye West</strong> avec son <strong>808&#8242;s &amp; Heartbreak</strong>. Là où le second m&#8217;avait saoulé d&#8217;auto-tune et de production trop complexe, <strong>Kid Cudi </strong>est plus direct, en cela plus accessible, et rend la pilule bien plus facile à avaler. Comme son nom d&#8217;artiste l&#8217;indique, le petit gars est encore jeune, et avec ce disque me donne une très bonne raison de le surveiller. Car à défaut de nous offrir une révolution, c&#8217;est au moins à un très joli voyage qu&#8217;il nous invite.</p>
<h3>Fly to the moon !</h3>
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Kid Cudi &#8211; Soundtrack 2 My Life</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15695564&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15695564&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object><br />
Kid Cudi &#8211; Up, Up &amp; Away</p>
<p>Toujours sur Branche ton Sonotone : <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/09/30/kid-cudi-feat-ratatat-pursuit-of-happiness/" target="_blank">Pursuit Of Happiness (feat. Ratatat)</a> !</p>
<h3>And never come back !</h3>
<ul>
<li>L&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/album/6oPPKtAwNNlkW4wwHfQDfM" target="_blank">Spotify</a></li>
<li>Sur <a href="http://www.amazon.com/Man-Moon-End-Kid-Cudi/dp/B002FOQXZK/ref=ntt_mus_ep_wlb_dpt" target="_blank">Amazon</a></li>
<li>Une <a href="http://sagittariushh.wordpress.com/2009/09/14/kid-cudi-man-on-the-moon-the-end-of-the-day/" target="_blank">chronique </a>mieux documentée !</li>
</ul>
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		<title>Chronique d&#8217;I Love You &#8211; Amanda Blank</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 12:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Amanda Blank]]></category>
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		<description><![CDATA[« Mais qui est cette Amanda Blank dont tout le monde parle en ce moment ? Son nom m’est vaguement familier, où diable l’ai-je donc déjà entendu ? Qu’a-t-elle de si spécial ? Son premier album vaut-il le détour ? Mais comment vais-je pouvoir répondre à toutes ces questions si capitales à ma survie dans le monde impitoyable de l’actualité musicale ? »

Première réponse : Amanda Blank est une rappeuse Américaine qui nous vient tout droit de Philadelphie. Elle est signée sur Dowtown Records, qui publie entre autres MSTRKRFT, Spank Rock, Santigold, Major Lazer, Justice, Crookers et Carla ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Mais qui est cette <strong>Amanda Blank</strong> dont tout le monde parle en ce moment ? Son nom m’est vaguement familier, où diable l’ai-je donc déjà entendu ? Qu’a-t-elle de si spécial ? Son premier album vaut-il le détour ? Mais comment vais-je pouvoir répondre à toutes ces questions si capitales à ma survie dans le monde impitoyable de l’actualité musicale ? »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Première réponse : Amanda Blank est une rappeuse Américaine qui nous vient tout droit de Philadelphie. Elle est signée sur <strong>Dowtown Records,</strong> qui publie entre autres <strong>MSTRKRFT, Spank Rock, Santigold, Major Lazer, Justice, Crookers et Carla Bruni-Sarkozy</strong>. Ca ne s’invente pas.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Deuxième réponse : <strong>I Love You</strong> est le premier album de la new riot grrrl hype. Mais c’est loin d’être son coup d’essai. Vous avez forcément entendu sa voix quelque part, dans quelques-unes des productions les plus HYPES des dernières années. Elle a notamment travaillé avec les électro-rappeurs de Spank Rock, la rappeuse anglaise <strong>M.I.A</strong>., l’inénarrable français <strong>Teki-Latex</strong>… j’en passe et des meilleures. Mais plus récemment, vous l’avez FORCEMENT entendue sur le titre <strong>Extraball</strong>, de ce bon vieux <strong>Yuksek</strong>. Mais oui, ce flow punchy-sexy en diable, c’est elle !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Troisième réponse : En apparence pas grand-chose, à part le fait de faire partie d’un certain cercle hype de producteurs talentueux. Et c’est déjà beaucoup. En multipliant les featurings au cours de ses premières années artistiques, la miss s’est créé un sacré carnet d’adresse. Sa principale qualité est donc la sphère de producteurs dans le vent qui gravitent autour d’elle. Sur I Love You participent rien de moins que Spank Rock, <strong>Switch</strong>, <strong>Diplo</strong> et <strong>XXXChange</strong> (moins connu, un pote de Spank Rock avec qui ils ont travaillé pour leur première galette). Avec une telle armada au commande, le succès et la qualité ne peuvent qu’être au rendez vous.  Nous en arrivons donc à la…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">… Quatrième réponse : Tout d’abord, le format de l’album est expéditif. 10 chansons, 2 min 30 de moyenne. La structure des chansons est uniquement orienté sur le booty-shaking et le dancefloor. Des rythmiques très rapides, des mélodies addictives, de la bonne basse, de la turbine saturée parfois. Le flow d’Amanda Blank n’a rien de spécial, sa voix ne tient pas une seconde la comparaison avec celle de Santigold ou même <strong>Peaches</strong> (ok, celle-ci rappe comme une courgette mais ça rend toujours bien). Les lyrics sont anecdotiques, biens sexual-sensual-girl comme il faut, parfois provoquantes « <strong>Might like you better if we sleep together </strong>». Quelques featurings de potes pour égayer le tout (Spank Rock, normal, ainsi que <strong>Chuck English)</strong>. Bref, tout ce grand-œuvre hip-hoputassier passe ma foi très bien. Normal, avec de tels génies de l’électro-rap au commande. Mais alors que penser : <strong>Pitchfork</strong> descend l’album (genre une note pétée de 3,4 et 15 pages d&#8217;analyse) et <strong>Tsugi</strong> l’encense comme album du mois de Septembre. Mon dieu mais où donc se situer ? Mais entre les deux mon général. I Love You est un disque d’électro-girl-rap-party tout ce qu’il y a de plus banal et efficace, bien tristement. Simplement banal et efficace. Car en effet, le problème est que le credo est déjà sacrément occupé par des donzelles parfois plus subtiles, plus expérimentées ou plus innovantes :<strong> M.I.A., Santigold, Peaches, Thunderheist</strong> (ils sont deux mais c’est une nana qui chante)… pour ne citer que ceux-ci, tant et si bien qu’on a souvent l’impression d’entendre un genre qui se répète sans se renouveler… Enfin bref, je vais pas tarder à saturer de ce genre de production, mais mon point de non-retour n’est pas encore atteint donc en conclusion je dirais que cet album vaut le détour à condition de l’écouter en streaming ou le télécharger illégalement car il est purement fortuit d’acheter un tel objet quand vous avez déjà tous les albums de M.I.A., Peaches ou Santigold qui offrent la même chose, mais en mieux. Gardez votre pécune pour, je ne sais pas moi, le coffret remastérisé des <strong>Beatles</strong> par exemple. Ou une grosse sucette à la fraise, je m’en fiche. <strong>I Love You vous fera donc passer un moment agréable pendant 30 minutes. C’est le « disque électro-party-rap de la rentrée », car il en faut bien un. Mais ce n&#8217;est rien de plus.  Assez anecdotique, donc.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cinquième question : Votre dévoué serviteur vient de le faire pour vous, vous suivez pas ou quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Liens</h3>
<p>L&#8217;album sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/amanda-blank#music/amanda-blank/i-love-you-387432" target="_blank">Deezer</a>.</p>
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		<title>Chronique de xx &#8211; The XX</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 10:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me méfie de plus en plus des groupes étiquetés &#8216;révélation Pitchfork&#8217;. Trop souvent, il s&#8217;avère je n&#8217;apprécie au final pas la déflagration annoncée. Et c&#8217;est bel et bien l&#8217;impression que m&#8217;avait donné la première écoute de cet album : pas nul, non. Juste plat et sans grand intérêt sinon de distiller de jolies mélodies sur des guitares toute douces. Et puis l&#8217;intérêt et le remue-ménage autour du groupe m&#8217;ont poussé pas mal d&#8217;écoutes supplémentaires, et force est de constater que cet album possède quelques bonnes qualités, agrémentées malheureusement de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me méfie de plus en plus des groupes étiquetés &#8216;révélation Pitchfork&#8217;. Trop souvent, il s&#8217;avère je n&#8217;apprécie au final pas la déflagration annoncée. Et c&#8217;est bel et bien l&#8217;impression que m&#8217;avait donné la première écoute de cet album : pas nul, non. Juste plat et sans grand intérêt sinon de distiller de jolies mélodies sur des guitares toute douces. Et puis l&#8217;intérêt et le remue-ménage autour du groupe m&#8217;ont poussé pas mal d&#8217;écoutes supplémentaires, et force est de constater que cet album possède quelques bonnes qualités, agrémentées malheureusement de quelques défauts.</p>
<p>Ce qui impressionne sans doute le plus au premier abord, c&#8217;est leur maturité : les membres de <strong>The XX</strong> ont 20 ans, et pourtant leur musique est complexe, travaillée de plein d&#8217;influences s&#8217;étalant sur toute l&#8217;histoire de la pop. Radiohead et Interpol sont les premiers à me venir en tête, mais la on pourrait sans peine allonger la liste. Malgré donc cette foultitude d&#8217;inspirateurs, le tout a un effet velouté, aérien, très classe : hors du temps.</p>
<p>Mais force est de constater que sur la majorité des titres on s&#8217;ennuie. En fait, ce n&#8217;est probablement pas le terme exact. Il n&#8217;en reste pas moins que 6 chansons sur 11 sont plates, pas si mauvaises, intéressantes en un sens, mais pas suffisamment pour qu&#8217;elles me restent en mémoire. Ce sont des chansons raisonnables, dans un album inégal, et deviennent vite une musique de fond si on y prend pas garde. Et ce qui retient ainsi malheureusement l&#8217;attention, c&#8217;est donc bien l&#8217;inégalité de ce disque.</p>
<p>Heureusement, après une introduction assez anecdotique, et une deuxième chanson à peine plus intéressante, le niveau se relève nettement avec le single <em>Crystalised</em>, petite merveille, synthèse du talent du groupe. Les anglais font ici preuve d&#8217;un talent mélodique rare, et les deux voix s&#8217;entremêlent de manière absolument sublime. Le riff de gratte est plus consistant, on commence enfin à toucher du doigt le potentiel du groupe.</p>
<p>Cependant, les chansons qu&#8217;ils déroulent derrière ne sont pas loin de me faire ranger ce groupe dans la catégorie « groupe à single ». <em>Islands</em>, <em>Heart Skipped a Beat</em> et <em>Fantasy </em>retombent dans les travers précédemment évoqués : qualité, mais somme toute banalité et se faisant, perdent ce qui faisaient de <em>Crystalised</em> une si belle chanson : les mélodies sont ternes, ils tournent un peu en rond musicalement. Bref, je m&#8217;ennuie. Heureusement arrive <em>Skelter</em>, qui fait partir la machine à toute berzingue.</p>
<p>A partir de cette chanson, ça va mieux, c&#8217;est plus riche, les mélodies deviennent enfin intéressantes. Le riff de guitare se fait plus distant, voilé et en même temps plus hypnotique, comme déchirant l&#8217;obscurité, on a l&#8217;impression de monter, de décoller. La basse se muscle un brin, les ruptures de rythme débarquent et l&#8217;album démarre vraiment.</p>
<p><em>Basic Space</em> nous redonne encore plus d&#8217;envies d&#8217;espérer, avec une rythmique très travaillée, entre beats et pulsations africanisantes. Et avec <em>Infinity </em>rien ne semble plus arrêter le groupe, avec ce qui est sans le moindre doute la meilleure chanson de l&#8217;album. Trouvailles rythmiques, mélodie obsédante, comme surgissant de la nuit, son velouté font de cette chanson une grande réussite.<em> Night Time</em> est un cran en dessous mais confirme nos espoirs, celui d&#8217;une fin de disque qui prend la bonne direction. Espoirs un peu ternis par la dernière chanson, clairement un ton en dessous.</p>
<p>Le vrai talent de ce groupe s&#8217;exprime sur 4 ou 5 chansons. <strong>The XX</strong> est un groupe obscur, qui fait de la musique entre obscurité et lumière, à la fois musique de la nuit et pop majestueuse et brillante. Mais ils ne donnent pas là dans la branlette sans fondement (The Horrors, pour ne pas citer de noms), car leur musique a l&#8217;aisance et la classe des gens discrets et plein de talents. On se surprend ainsi à monter le son, à essayer de se faire complètement envelopper par ces sonorités rondes, spatiales, lentes et stratosphériques, quelque part entre Phoenix et le post-rock.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, cet album me fait exactement le même effet que celui de <a title="phoenix" href="http://branchetonsonotone.com/2009/06/03/chronique-de-phoenix-wolfgang-amadeus-phoenix/" target="_blank">Phoenix</a>. Il me frustre : quelques chansons absolument enthousiasmantes, sublimes, incroyables, pour autant de chansons non pas mauvaises, mais plus plates, moins intéressante. Je me passe une partie de l&#8217;album en boucle, en oubliant l&#8217;autre moitié, rendant finalement cet album très difficile à évaluer. Si on respectait le ratio bonnes chansons / chansons moyennes, il devrait obtenir juste la moyenne. Mais les bonnes chansons le sont tellement, que ça mérite indéniablement davantage. J&#8217;ai vraiment l&#8217;impression qu&#8217;ils peuvent faire un album beaucoup plus enthousiasmant, en évitant les chansons cache-misère de cet album par trop irrégulier. Je ne les lâcherai plus.</p>
<h3>Du son !</h3>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16629355&#038;style=metal&#038;p=0"></param> <embed src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16629355&#038;style=metal&#038;p=0" allowScriptAccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">The XX &#8211; Infinity</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15185714&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15185714&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">The XX &#8211; Crystallized</p>
<p>Filmés par Grand Crew en première partie de <a title="the big pink" href="http://branchetonsonotone.com/tag/the-big-pink" target="_blank">The Big Pink</a><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="410" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.grandcrew.com/widgets/player.swf?movieID=125" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="410" src="http://www.grandcrew.com/widgets/player.swf?movieID=125" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Encore plus !</h3>
<ul>
<li><a title="the xx myspace" href="http://www.myspace.com/thexx" target="_blank">Myspace officiel</a></li>
<li>Album sur <a title="the xx spotify" href="http://open.spotify.com/album/2nXJkqkS1tIKIyhBcFMmwz" target="_blank">Spotify</a></li>
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</ul>
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		<title>Chronique de Calvin Harris &#8211; Ready For The Weekend</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 14:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
		<category><![CDATA[Calvin Harris]]></category>
		<category><![CDATA[dance]]></category>
		<category><![CDATA[dance-pop]]></category>
		<category><![CDATA[Écosse]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[Ready for the weekend]]></category>
		<category><![CDATA[revival 90's]]></category>

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		<description><![CDATA[Je partais avec un a priori très favorable sur la dernière galette du jeune prodige écossais Calvin Harris. Depuis l’énorme I Created Disco en 2007 (et son incroyable tube fluo-disco-décalé Acceptable in the 80’s, LE carton de 2007), il avait redonné un second souffle à la pop. Naturellement, il est aussi devenu très hype et son carnet d’adresse s’est bien étoffé. Qu’attendre alors de cet album ? La qualité musicale va-t-elle être sacrifiée sur l’autel de la hype ? La multiplication des collaborations et des activités va-t-elle provoquer un fiasco ?
Premièrement, force est ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je partais avec un a priori très favorable sur la dernière galette du jeune prodige écossais <strong>Calvin Harris</strong>. Depuis l’énorme<strong> I Created Disco</strong> en 2007 (et son incroyable tube fluo-disco-décalé <strong>Acceptable in the 80’s</strong>, LE carton de 2007), il avait redonné un second souffle à la pop. Naturellement, il est aussi devenu très hype et son carnet d’adresse s’est bien étoffé. Qu’attendre alors de cet album ? La qualité musicale va-t-elle être sacrifiée sur l’autel de la hype ? La multiplication des collaborations et des activités va-t-elle provoquer un fiasco ?<span id="more-5311"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Premièrement, force est de constater que cet album porte bien son nom. « Prêt pour le week-end ». Ou, dans le langage du jeune « prêt pour faire la fête », prêt pour s’amuser jusqu’au petit matin sans penser aux lendemains qui déchantent ouuuuhuhuhuhhu. <strong>Ready For The Weekend</strong> est un album résolument hédoniste. Ainsi, il faut reconnaître le talent certain de Calvin Harris pour insuffler une sacrée dose de bonne humeur et d’entrain dans ses compositions. Peut-être sont-ce ses mélodies accrocheuses, racoleuses et minimales ? Peut-être est-ce sa voix, qui a un je-ne-sais-quoi adolescent qui la rend sympathique ? Peut-être sont-ce les multiples petits arrangements électroniques, les synthés dégueus, les blip-bloup, le côté funky du truc… ? Sans doute tout cela à la fois. Mais reconnaissons-le, <strong>dans la catégorie « put-your-hands-up-on-the-flooor », Calvin Harris sait comment frapper fort.</strong> Il l’avait prouvé avec I created disco, il le reprouve avec Ready for the weekend.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais, deuxièmement, et c’est là que ça se corse, les deux albums sont complètements différents. Si I created disco proposait un revival… disco ayant le mérite d&#8217;être fin et varié, ici, nous avons affaire à 14 morceaux dont la moitié proposent ni plus ni moins un revival de l’eurodance putassière et bien grasse des années 90’s. Il est vrai que la fin des années 2000 a vu le revival 80’s battre son plein. Logiquement, les années 2010 devraient voir les 90’s revenir en force. Ready for the weekend donne un avant-goût du carnage. Avec son premier single pure dance bourrine <strong>I’m not alone</strong> (numéro 1 des charts depuis des semaines Outre-Manche), Harris décontenançait la critique. Où donc étaient passés ses petits arrangements disco-cheap blip-bloup rigolo ? Nul ne le sait. Sûrement pas dans Ready for the weekend, dont la débauche d’énergie et d’arrangement bien gras déborde de partout et confine à la nausée. Vous n’avez qu’à écouter <strong>You used to hold me</strong>, vous comprendrez.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a pourtant des choses réussies dans cet album, indubitablement, que ce soit <strong>Dance Wiv Me,</strong> incendiaire collaboration avec l’inénarrable <strong>Dizzee Rascal</strong>, ou Ready for the Weekend et ses chœurs hystériques, ou encore <strong>The Rain, Relax,</strong> voire <strong>I’m not alone</strong> dans la plus pure tradition dance saturée… Mais un format aussi long pour un album proposant consciemment des morceaux aussi pauvres musicalement est nécessairement casse-gueule.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi ces bombes tubesques sont noyées dans une pâte musicale informe et uniforme : des vieux beats house, des basses dégueulasses, des effets cheesys et poussiéreux, des mélodies enfantines, des voix déformées, de l’écho&#8230; Bref, de la dance, qui peut rappeller au bon souvenir des productions vieilles de 15 ans (<strong>9pm till i come de ATB,</strong> des trucs du genre), mais qui évoque plus souvent, malheureusement, les productions actuelles les plus stériles (<strong>Laurent Wolf, David Guetta, Armin van burreen</strong> etc…). Sous l’écoeurement naturel, la nostalgie point alors difficilement. Faut-il encore rajouter qu&#8217;au milieu de ces machins se cachent quelques chansons &laquo;&nbsp;douces&nbsp;&raquo; et gluantes et dégueulasses ? Brrr.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auditeur déconfit par un tel revirement ne peut que se poser de vaines questions rhétoriques : pourquoi avoir choisi d’en faire à ce point trop sur la moitié de l’album ? pourquoi avoir choisi d’utiliser ces voix féminines d’accompagnements tellement répandues à l’heure actuelle ? pourquoi avoir mis de l’écho un peu partout ? Pourquoi être allé chercher l’électro commerciale et totalitaire sur son terrain, quand Calvin Harris peut proposer des choses infiniment plus variées, quand nous sommes rompus à ce genre de morceaux racoleurs et dénués de toute forme d’originalité sur les fréquences FM ? Pourquoi s’être auto-sabordé de cette manière ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne le saurons pas.  Mais lorsqu’il s’agit de dresser un bilan définitif, je n’ai pas envie de descendre Ready For the weekend.  Parce que c&#8217;est sans doute plus un album taillé pour le live, dans lequel il ne peut faire autrement que tout dévaster sur son passage. Et parce que, à l’inverse de <strong>Simian Mobile Disco</strong> et son déplorable « <strong><a title="simian mobile disco" href="http://branchetonsonotone.com/2009/08/20/chronique-de-temporary-pleasure-simian-mobile-disco/" target="_blank">Temporary Pleasure</a></strong> » (qui proposait, lui aussi, ni plus ni moins que de l’hédonisme musical en barre), on sent une réelle envie et un réel plaisir chez Calvin Harris qui possède vraiment un je-ne-sais-quoi qui le rend irrésistiblement <em>cool</em>. Même s&#8217;il multiplie les activités à droite et à gauche jusqu&#8217;à se perdre, ce gars-là s’amuse vraiment quand il fait ses trucs, et même si la débauche d’énergie se transforme en dance-pop dégueulasse et donne la nausée, elle procure aussi d’intenses moments de plaisir, dans lesquels tout le monde peut trouver son compte.  <strong>Ready for the weekend, c’est une vodka-red-bull : ça plaît au plus grand nombre, c’est sucré, c’est funky, ça donne la pêche mais ça fout vite la gerbe. À consommer avec modération donc.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h3>Liens</h3>
<ul>
<li>Ready for the weekend<a href="http://www.deezer.com/fr/music/calvin-harris/ready-for-the-weekend-382721#music/calvin-harris/ready-for-the-weekend-382721" target="_blank"> sur Deezer</a> et sur <a title="spotify" href="http://open.spotify.com/album/4Qb3YkaB6tsooLAF7YP0RI" target="_blank">Spotify</a>.</li>
<li>Acheter sur l&#8217;<a title="itunes store ready for the weekend" href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=325509116&amp;s=143442" target="_blank">iTunes Store</a>.</li>
</ul>
<h3>Branche ton sonotone et ouvre tes mirettes !</h3>
<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="288" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x6e1tx_dizzee-rascal-feat-calvin-harris-da_music" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="288" src="http://www.dailymotion.com/swf/x6e1tx_dizzee-rascal-feat-calvin-harris-da_music" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6e1tx_dizzee-rascal-feat-calvin-harris-da_music">Dizzee Rascal Feat. Calvin Harris &#8211; Dance Wiv Me</a></strong><br />
<em><br />
</em></div>
<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="362" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x47w3u_official-calvin-harris-acceptable-i_music&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="362" src="http://www.dailymotion.com/swf/x47w3u_official-calvin-harris-acceptable-i_music&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x47w3u_official-calvin-harris-acceptable-i_music">Calvin Harris &laquo;&nbsp;Acceptable in the 80&#8242;s&nbsp;&raquo;</a></strong><em><br />
</em></div>
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		<title>Chronique de Kasabian &#8211; West Ryder Pauper Lunatic Asylum</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 15:29:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
		<category><![CDATA[avis]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Kasabian]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[West Ryder Pauper Lunatic Asylum]]></category>

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		<description><![CDATA[Kasabian a débarqué avec un premier album éponyme il y a maintenant plus de dix ans. Je l&#8217;ai découvert sur le tard, mais j&#8217;ai aimé ces chansons très différentes, qui m&#8217;ont sauté à la gorge plus vite que la Stasi sur un ennemi intérieur, leurs influences peut-être visibles et variées mais largement compensées par cette irrévérence, ce son urgent et sale de l&#8217;adolescent boutonneux qui touche pour la première fois une guitare. Bref, un premier opus avec pas mal de défauts, mais terriblement séduisant.
Ils ont attendu ensuite 7 ans pour ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Kasabian</strong> a débarqué avec un premier album éponyme il y a maintenant plus de dix ans. Je l&#8217;ai découvert sur le tard, mais j&#8217;ai aimé ces chansons très différentes, qui m&#8217;ont sauté à la gorge plus vite que la Stasi sur un ennemi intérieur<span id="more-2539"></span>, leurs influences peut-être visibles et variées mais largement compensées par cette irrévérence, ce son urgent et sale de l&#8217;adolescent boutonneux qui touche pour la première fois une guitare. Bref, un premier opus avec pas mal de défauts, mais terriblement séduisant.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ils ont attendu ensuite 7 ans pour pondre leur deuxième album, <strong>Empire</strong>, sorti en 2006. Présenté par le leader du groupe comme le nouveau Definitely Maybe, et précédé par leur réputation de provocateurs à grande gueule, il n&#8217;a pas du tout réussi la très délicate épreuve du second album. Paresseux, mollasson et même un peu pathétique dans son ambition démesurée, ni l&#8217;instrumentation et les arrangements (douteux) ne sont parvenu à compenser l&#8217;absence de refrains catchy, de fougue et de folie qui faisaient le charme de leurs débuts. Allant chercher encore plus loin leurs influences en lorgnant du côté de Prodigy ou des Chemical Brothers, Empire était largement en dessous du premier.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Et si <strong>West Ryder Pauper Lunatic Asylum</strong> (puisque c&#8217;est son nom) reste en dessous du premier, il évite avec brio pas mal des écueils qui avaient surgi sur Empire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tout commence plus que bien avec « <strong>Underdog</strong><span style="font-weight: normal;"> »</span>, un des trois singles. Il m&#8217;en faut peu : arrangements bien dégueus, son de gratte démesurément crade (et donc classe), sombre et décadent à souhait. Généralement, un album qui commence aussi bien a tendance à me plaire. Et l&#8217;air du refrain, à faire se lever les foules avinées de la middle-class anglo-saxonne n&#8217;y est pas pour rien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les riffs jouissifs se succèdent tout au long de l&#8217;album et <strong>West Ryder </strong>trucmuche ne manque pas d&#8217;atouts pour séduire l&#8217;oreille avide de rock poisseux. Outre «<strong> Underdog</strong> » (définitivement ma préférée), « <strong>Where Did All The Love Go ?</strong><span style="font-weight: normal;"> »</span><strong>, </strong>« <strong>Fast Fuse</strong><span style="font-weight: normal;"> » (quel refrain !)</span>, «<strong> Take Aim</strong> » et surtout la fantastique « <strong>Vlad The Impaler</strong> » (ce son de gratte ! CE SON DE GRATTE)  ne me donneront pas tort sur ce point.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De manière générale, l&#8217;ambition démesurée et les influences électro de mauvais goût de <strong>Empire </strong>semblent avoir été écartées. Parallèlement, on a aplani quelques coins par rapport au premier opus, et <strong>West Ryder </strong>etc&#8230; sonne moins brut de décoffrage. Et en effet, si la grandiloquence est moindre que sur Empire, le son de gratte, même si il reste sur certaines chansons à se pâmer est moins Blackrebelmotorcycleclubien qu&#8217;à leurs débuts.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les influences de <strong>Kasabian</strong><span style="font-weight: normal;"> sont nombreuses</span>, du Black Rebel Motorcycle Club (le superbe instrumental « <strong>Swarfiga</strong> ») à Ghinzu (« <strong>Fire</strong> ») en passant par Franz Ferdinand, The Strokes, Oasis, The Verve ou même Primal Scream pour les petites touches électroniques. Même si il ne s&#8217;en départit pas, ces influences sont moins patentes, et ce que <strong>Kasabian</strong> perd en fougue, il le gagne en modestie et en cohérence.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malheureusement, les défauts sont nombreux. Certaines mélodies, pour l&#8217;instant parmi mes préférées, vont sûrement mal vieillir car peut-être trop faciles. Par ailleurs, le manque d&#8217;inspiration est évident sur toute la fin de l&#8217;album, où les chœurs horripilants (« <strong>Fast Fuse </strong>», <span style="font-weight: normal;">« </span><strong>Where Did All The Love Go ?</strong> » et sur l&#8217;insupportable, honteuse et poussive «<strong> Thick As Thieves</strong> ») côtoient une certaine mièvrerie à corde et à guitare sèche que ne renierait pas les mauvais folkeux de tous poils. Le refrain de comédie musicale de supermarché de « <strong>West Ryder Silver Bullet </strong>», la morne «<strong> Secret Alphabets</strong> » ou encore la pompeuse « <strong>Ladies And Gentlemen (Roll The Dice)</strong> » ne tromperont personne. La soupe pop servie en guise de digestif par «<strong> Happiness</strong> » achève de donner un sacré coup aux points positifs avancés par cet album.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Peut-être que si en ce moment je n&#8217;étais pas aussi porté sur les riffs cradingues, le rock&#8217;n'roll et les prostituées slaves, peut-être que j&#8217;aurais moins aimé <strong>West Ryder</strong> blah blah. Mais parce qu&#8217;ils redressent relativement bien la barre par rapport à l&#8217;insupportable Empire, parce que je suis prêt à passer outre les fautes de goûts qui ternissent cet album, <strong>Kasabian</strong> mérite une écoute, voire plusieurs sur les titres brillants qu&#8217;il nous livre. De quoi nourrir de francs espoirs pour leur quatrième bébé.</span></p>
<h3>Encore plus !</h3>
<div class="player" style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="300" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="FlashVars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/vlad.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=10&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><param name="src" value="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" /><param name="flashvars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/vlad.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=10&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="20" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" flashvars="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/vlad.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=10&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" bgcolor="#ffffff"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Kasabian &#8211; Vlad The Impaler<br />
<a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/vlad.mp3"></a></p>
</div>
<div class="player" style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="300" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="FlashVars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/underdog.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=10&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><param name="src" value="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" /><param name="flashvars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/underdog.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=10&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="20" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" flashvars="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/underdog.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=10&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" bgcolor="#ffffff"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Kasabian &#8211; Underdog<br />
<a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/underdog.mp3"></a></p>
</div>
<ul>
<li>L&#8217;album sur <a title="spotify kasabian" href="http://open.spotify.com/album/2DHGeuRTttjurZDb0pSjx6" target="_blank">Spotify</a>, sur <a title="deezer kasabian" href="http://www.deezer.com/#music/album/326315" target="_blank">Deezer</a>, sur <a title="kasabian jiwa" href="http://www.jiwa.fr/#album/316474" target="_blank">Jiwa</a></li>
<li>Le clip de <a title="vlad the impaler clip" href="http://www.youtube.com/watch?v=z0QE7y8-B10&amp;feature=PlayList&amp;p=821AD2C3EE37F850&amp;playnext=1&amp;playnext_from=PL&amp;index=49" target="_blank">Vlad The Impaler</a> (flippant)</li>
</ul>
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		<title>Chronique de Phoenix &#8211; Wolfgang Amadeus Phoenix</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2009 11:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Phoenix]]></category>
		<category><![CDATA[pop-rock]]></category>
		<category><![CDATA[wolfgang amadeus phoenix]]></category>

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		<description><![CDATA[« Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils trouvent tous à Phoenix ? » me suis-je souvent demandé. Surexposé à leur singles ravageurs et à long-terme irritants, j&#8217;étais plutôt découragé à l&#8217;idée de me plonger dans leur discographie. Mais devant l&#8217;émoi médiatique suscité, je me suis lancé dans leur dernier opus, Wolfgang Amadeus Phoenix. Je vous épargnerai &#8211; cette fois-ci &#8211;  les poncifs du « groupe le plus connu au monde après Daft Punk et Air » ou du « premier groupe français à passer au Saturday Night Live ». Faire de Phoenix le messie du rock Français alors ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils trouvent tous à <strong>Phoenix</strong> ? » me suis-je souvent demandé. Surexposé à leur singles ravageurs et à long-terme irritants, j&#8217;étais plutôt découragé à l&#8217;idée de me plonger dans leur discographie. Mais devant l&#8217;émoi médiatique suscité, je me suis lancé dans leur dernier opus, <strong>Wolfgang Amadeus Phoenix</strong>. <span id="more-1702"></span>Je vous épargnerai &#8211; cette fois-ci &#8211;  les poncifs du « groupe le plus connu au monde après Daft Punk et Air » ou du « premier groupe français à passer au Saturday Night Live ». Faire de Phoenix le messie du rock Français alors que la dépouille d&#8217;Alain Bashung est encore tiède, c&#8217;est indécent.</p>
<p>L&#8217;album, maintenant. Vu de l&#8217;extérieur, il a tout pour déplaire : une pochette rose pâle ornée de zeppelins au design douteux, arborant le titre d&#8217;album le plus pompeux depuis « Les Wampas sont la preuve que Dieu existe » (l&#8217;irrévérence ironique en moins). Les deux titres qui ouvrent l&#8217;album &#8211; « <strong>Lisztomania</strong> » et « <strong>1901</strong> » &#8211; n&#8217;étaient pas nouveaux à mes oreilles, et c&#8217;est avec un certain plaisir que je les ai retrouvé ici. La première parce qu&#8217;en tant que chanson pop tout à fait honnête, distillant une mélodie bien foutue et offrant un premier aperçu du talent du quatuor français, elle trouve tout à fait sa place en première piste de l&#8217;album. La seconde parce qu&#8217;avec ce son (de clavier ? de gratte ?) lourd et grésillant, elle offre une porte d&#8217;entrée au deuxième aspect du groupe, plus électronique.</p>
<p>Le travail sur le son mené par le groupe et <strong>Philippe Zdar,</strong> du duo Cassius (qui avait déjà travaillé avec le groupe précédemment ) est tout bonnement incroyable, avec un gros effort sur la batterie et les grattes. Ça apparaît comme une évidence aux oreilles, même profanes : il y a un son Phoenix, à la fois capiteux et doux, une sorte de pop chic léchée et aérienne et &#8211; il faut le dire &#8211; passe partout.</p>
<p>Ce qui est sans aucun doute une force dans un paysage musical surchargé peut donc aussi être une faiblesse, tant ce son peut être lassant et insipide à la longue. Et c&#8217;est bien ce qui se passe, puisque la fin de l&#8217;album est assez difficile à supporter tellement c&#8217;est cotonneux et surléché (oui, surléché), si bien que les trois dernières chansons, malgré des écoutes répétées, ne laissent aucun souvenir. On se prend à rêver de distorsion, de saleté, de hurlement bestiaux, ou plus prosaïquement d&#8217;un son un peu moins doux et parfait. On aimerait que ça décolle, que ça envoit le bois, mais non, on nage &#8211; quand même &#8211; en pleine sucrerie. On atteint les tréfonds de l&#8217;insipide sur «<strong> Fences </strong>», horripilante avec son chant aux accents Kooksiens et ses chœurs dégoulinants. Le groupe semble aussi manquer d&#8217;inspiration, et la fin de l&#8217;album s&#8217;en ressent avec un manque d&#8217;innovation dommageable.</p>
<p>Cela étant dit, ce son et cette douceur sont indubitablement l&#8217;empreinte de Phoenix par excellence, et ne lui enlevons pas ce qui lui revient de droit : un talent incroyable et un album vraiment pas mal, quand même. Les mélodies sont donc ultra-travaillées et sonnent incroyablement bien («<strong> Lasso </strong>») : c&#8217;est ensoleillé et ça enchantera votre été. Slogan marketing inside, mais c&#8217;est vraiment ça : les chansons de l&#8217;album sont lumineuses et on a envie de se rouler dans un champ d&#8217;herbes sauvages, nu et au soleil en les écoutant (prenez garde de ne pas les écouter trop fort en public, donc). La chanson «<strong> Rome</strong> » est une pure merveille, avec un refrain qui vous rentre dans les tréfonds de la boîte crânienne plus rapidement qu&#8217;un électro-kid dans la fosse d&#8217;un concert de MGMT et qui explose pour deux dernières minutes de folie.</p>
<p>Le groupe frappe également très fort sur « <strong>Love Like A Sunset</strong> », morceau instrumental/ambient/électro/pop/youpi de haute volée (et en deux parties). Les termes électro et pop associés ont de quoi faire peur, mais là où à mon sens les Passion Pit et consorts se lourdent violemment, Phoenix maîtrise parfaitement l&#8217;exercice, tout en nappes électroniques et en clavier démesurés : c&#8217;est grand, c&#8217;est ambitieux, c&#8217;est prenant.</p>
<p>Électronique justement, car tout au long de l&#8217;album, alors que leur précédent était plus rock, on retrouve utilisée à fort bon escient cette empreinte électro qui a fait leur succès, leur collant (injustement ?) l&#8217;étiquette « french touch ».</p>
<p>Alors, si cet album ne manque pas d&#8217;atouts &#8211; son extraordinaire, mélodies gigantesques -, trop parfait, il s&#8217;essouffle un peu sur la longueur et ne mérite pas vraiment tout le cirque qu&#8217;il déchaîne. Restons calme et tentons de convaincre nos amis d&#8217;outre-Atlantique qu&#8217;on a d&#8217;autres atouts tout aussi formidables par chez nous.</p>
<p>Note après 4 mois d&#8217;écoutes</p>
<p>Je vous avais laissé sur une note en demi-teinte, et un petit 6/10 qui ne se justifie plus totalement. Déjà le simple fait qu&#8217;il ait duré 4 mois dans mon baladeur change la donne. Ça prouve qu&#8217;il est très bon. En fait non, ça prouve que les bonnes chansons de cet album sont vraiment de très très haute volée : <em>Rome</em>, <em>Lasso</em>, <em>Lisztomania</em>, <em>Love Like A Sunset</em> se bonifient avec le temps, <em>Fences </em>devient moins insupportable. Mais le reste est toujours beaucoup plus anecdotique. Comment évaluer un disque avec deux facette si différentes ? La &laquo;&nbsp;bonne partie&nbsp;&raquo; du disque suffit à relever légèrement la note et à contribuer à faire de <strong>Phoenix </strong>un groupe majeur.</p>
<h3>Juge par toi-même (et achète l&#8217;album ensuite)</h3>
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<p style="text-align: center;">Phoenix &#8211; Rome</p>
</div>
<h3>A lire aussi</h3>
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<li>L&#8217;album sur <a title="album wolfgang amadeus mozart spotify" href="http://open.spotify.com/album/6QwlhIbsK5hrP95Q5FPKXr" target="_blank">Spotify</a>, non dispo sur Deezer.</li>
<li>Interview de Phoenix sur <a title="france info phoenix" href="http://www.france-info.com/spip.php?article297400&amp;theme=81&amp;sous_theme=36" target="_blank">France Info</a> (on oublie les questions con)</li>
<li>Le <a title="site web phoenix" href="http://www.wearephoenix.com" target="_blank">site internet</a> de Phoenix</li>
<li>Le <a title="clip 1901" href="http://branchetonsonotone.com/2009/05/17/phoenix-1901-clip/" target="_blank">clip de 1901</a> sur BTS</li>
</ul>
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		<title>Yodelice &#8211; Tree of Life</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 17:40:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chatterton</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
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		<category><![CDATA[premier album]]></category>
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		<category><![CDATA[Sunday with a flu]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous en avez peut-être entendu parler. Yodelice a sorti son premier album, assez folk. Rien de très étonnant. Sauf quand on sait que ce type s&#8217;appelle en fait Maxim Nucci, qu&#8217;il a réalisé le troisième album de Jenifer et collaboré à son second après lui avoir fait un gosse. Pire encore, il est celui qui a commis le premier album des L5. En entier. Oui je sais : &#171;&#160;ah ouais quand même&#160;&#187;. On comprend qu&#8217;il ait changé de nom.
Il faut reconnaître qu&#8217;un tel bagage intellectuel est à peu près aussi ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous en avez peut-être entendu parler. <strong>Yodelice</strong> a sorti son premier album, assez folk. Rien de très étonnant. Sauf quand on sait que ce type s&#8217;appelle en fait <strong>Maxim Nucci</strong>, qu&#8217;il a réalisé le troisième album de <strong>Jenifer</strong> et collaboré à son second après lui avoir fait un gosse. Pire encore, il est celui qui a commis le premier album des <strong>L5</strong>. En entier. Oui je sais : &laquo;&nbsp;ah ouais quand même&nbsp;&raquo;. On comprend qu&#8217;il ait changé de nom.<span id="more-1555"></span><br />
Il faut reconnaître qu&#8217;un tel bagage intellectuel est à peu près aussi agréable à tirer derrière soit qu&#8217;un sac de plomb (d&#8217;ailleurs qu&#8217;est-ce qui est le plus lourd, un kilo de plumes ou un kilo de plomb ? Bref) et que fatalement, je l&#8217;attendais au tournant, prête à ricaner.<br />
Eh ben c&#8217;est loin d&#8217;être nul. Evidemment ce n&#8217;est pas l&#8217;album qui va révolutionner l&#8217;histoire de la musique, mais c&#8217;est très agréable, un peu dans la veine de <strong>Charlie Winston</strong> qui horripile pas mal de gens, je sais. Il ne prend pas un risque énorme (genre en se lançant dans de l&#8217;électro-punk), mais force est d&#8217;admettre que c&#8217;est un très belle reconversion.</p>
<p>Composé et enregistré en Espagne, à la <strong>Casa Yodelice</strong> (tiens donc), c&#8217;est certes &laquo;&nbsp;un peu cucul&nbsp;&raquo; (comme dirait Brain&#8217;) mais moi qui suis une fille et qui aime parfois la musique gentillette, je suis comblée. Tout est mignon, jusqu&#8217;à la pochette qu&#8217;on dirait dessinée par un enfant de 8 ans. Le tube qui passe à la radio, Sunday with a flu, a des paroles mi-tragiques (&laquo;&nbsp;<strong>what if I can&#8217;t get over you?</strong>&laquo;&nbsp;), mi-absurdes (&laquo;&nbsp;<strong>ate my dog and wlaked my cat</strong>&nbsp;&raquo; : j&#8217;ai mangé mon chien et promené mon chat. Pourquoi pas après tout) et l&#8217;air rentre dans la tête. Le principal défaut de cet album, c&#8217;est son côté répétitif (oui pour ceux qui ont lu ma chronique de <strong>Whitest Boy Alive</strong>, je suis une fasciste de la musique répétitive, ça m&#8217;énerve au plus haut point), du genre qui fait vérifier sur son lecteur mp3 si on vient pas de réécouter la même chanson deux fois. Dommage, surtout après plusieurs écoutes.</p>
<p>L&#8217;accompagnement n&#8217;est pas sans rappeler <strong>Moriarty</strong>, sans toutefois pouvoir soutenir la comparaison bien longtemps, à mon humble avis. Néanmoins c&#8217;est léger et frais, un peu nostalgique, idéal dans un train un jour de pluie (surtout <strong>Noise</strong>) ou dans le métro quand la journée a été longue (<strong>Shadow Boxing</strong> ou <strong>Free</strong>). Je ne le conseille pas à ceux qui recherchent à tout prix l&#8217;originalité, parce qu&#8217;ils seront déçus.</p>
<p>Malgré ses défauts, <strong>Tree of Life</strong> reste un album plutôt réussi, surtout quand on connaît les antécédents, mais il est difficile de dire si <strong>Yodelice</strong> passera le cap du deuxième album. Le succès est pour l&#8217;instant au rendez-vous, mais il faudra absolument qu&#8217;il se renouvelle s&#8217;il veut réussir le suivant, sans pour autant perdre ce petit côté <strong>pop-folk</strong> que je trouve archi-groovy.</p>
<h3>Fais vibrer ton pacemaker !</h3>
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<p style="text-align: center;">Yodelice &#8211; Sunday with a flu<a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/sundaywithaflu_yodelice.mp3">.</a></p>
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<p style="text-align: center;">Yodelice &#8211; The other side<a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/theotherside_yodelice.mp3">.</a></p>
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