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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 6/10</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Holy Ghost! &#8211; Holy Ghost!</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2011 07:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Holy Ghost! est un duo composé de deux amis d&#8217;enfance Alex Frankel et Nick Millhiser qui ont fait leurs armes ces dernières années en pondant un paquet de remix avant de se fait remarquer par James &#8211; feuLCDsoundsystem &#8211; Murphy et d&#8217;être signé sur DFA, le label du monsieur, et de sortir leur premier album éponyme ces jours-ci.
 On est d&#8217;abord sceptique à l&#8217;écoute de ces Holy Ghost! et de leur a priori disco galvaudée. Avec son apparence de disque hyper accessible, on rechigne à la séduction des basses gonflées ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Holy Ghost! est un duo composé de deux amis d&#8217;enfance Alex Frankel et Nick Millhiser qui ont fait leurs armes ces dernières années en pondant un paquet de remix avant de se fait remarquer par James &#8211; feuLCDsoundsystem &#8211; Murphy et d&#8217;être signé sur DFA, le label du monsieur, et de sortir leur premier album éponyme ces jours-ci.</p>
<p><strong> </strong>On est d&#8217;abord sceptique à l&#8217;écoute de ces <strong>Holy Ghost!</strong> et de leur<em> a priori</em> disco galvaudée. Avec son apparence de disque hyper accessible, on rechigne à la séduction des basses gonflées à bloc et des gimmicks disco qui tuent, et pourtant ! Les Saint-Esprits de chez le seigneur père James Murphy et  des fils du Label DFA ont engendré un disque avec quelques petites pilules bien revigorantes, à savourer sans peine entre deux disques d&#8217;indie-rock dépressifs. Toutefois, il ne faut pas s&#8217;exciter au-delà du raisonnable. Nous n&#8217;avons pas affaire là à un petit joyau orfèvrerie discopop mais plutôt à une sorte de récréation assurément hédoniste et qui n&#8217;a d&#8217;autre ambition de faire vriller les neurones dans un tourbillon simple mais futé de <strong>ritournelles  FM</strong> des 70&#8242;s et 80&#8242;s.</p>
<p>On pense alors à une redite des australiens de <strong>Cut Copy</strong> et de leur génial<em> In Ghost Colours </em>paru en 2008, pourtant les Holy Ghost! ont quelque part un son plus rêche qui se justifie par l&#8217;avalanche des <strong>basses</strong>, organiques et funky, marque de fabrique de DFA après tout. Malheureusement, l&#8217;objet se révèle sur la longueur assez inégal.</p>
<p>L&#8217;aventure tubesque commence avec <em>Do It Again </em>et son rythme martial, mais rien de trop bon là-dedans. Des titres assez plats parsèment malheureusement le disque (comme ce <em>Hold On</em> très <strong>gonflant</strong>).</p>
<p>Un sentiment extatique s&#8217;échappe avec le combo irrésistible des refrains de<em> Wait and See</em> et de <em>Hold My Breath</em>. Parfaitement FM et assumé, les deux titres enfoncent un clou disco-pop dans le dancefloor de ton crâne. Imparable pour les aficionados de la <strong>boule à facettes</strong>. Moins rentre dedans mais tout aussi efficace, <em>Say My Name </em>introduit du love dans le groove, à l&#8217;ancienne comme dirait l&#8217;autre.<em> Jam For Jerry</em> ou<em> It&#8217;s Not Over</em> ramène le kick et le gimmick qui te font balancer la tête à la manière des Miike Snow, autre power-band de pop synthétique pour <strong>autoroute spatiale</strong>.</p>
<p>La fin du disque est assez inutile et ratée et confirme la grande inégalité de la qualité de cet album (<em>Slow Motion</em>, <em>Some Children</em>). Seul demeure pour l&#8217;auditeur hésitant la<strong> grâce kitch</strong> de <em>Static On The Wire.</em></p>
<p>Pas tout à fait convaincant en somme.</p>
<h3>Ecouter</h3>
<p style="text-align: center;"><em>Hold My Breath</em></p>
<p><object style="height: 25px; width: 430px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JlICayMNKyc?version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="height: 25px; width: 430px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/JlICayMNKyc?version=3" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><em>Static On The Wire</em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="430" height="27" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7ExzH8erOac?version=3" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="430" height="27" src="http://www.youtube.com/v/7ExzH8erOac?version=3" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/04/Holy+Ghost+A95360012260024371.jpg"><br />
</a></p>
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		<title>Chronique de Underworld &#8211; Barking</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 13:47:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
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		<category><![CDATA[Barking]]></category>
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		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
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		<description><![CDATA[Dommage. En gros, voilà comment pourrait se résumer cette chronique. En un seul mot, triste et silencieux. Un peu hargard, je ne me pose la question de savoir, à chaque écoute de ce disque, comment nos (mes chers) amis d&#8217;Underworld, combo techno anglais cultissime, ont pu produire un album à ce point en demi-teinte. Car, l&#8217;objet n&#8217;est pas catastrophique, mais de la part de Rick Smith (l&#8217;homme aux machines) et de Karl Hyde (songwriter et chanteur) on aurait pu s&#8217;attendre à ce qu&#8217;il poursuivre leur épopée pop technoide aux accents ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dommage. En gros, voilà comment pourrait se résumer cette chronique. En un seul mot, triste et silencieux. Un peu hargard, je ne me pose la question de savoir, à chaque écoute de ce disque, comment nos (mes chers) amis d&#8217;<strong>Underworld</strong>, combo techno anglais<strong> cultissime</strong>, ont pu produire un album à ce point en demi-teinte. Car, l&#8217;objet n&#8217;est pas catastrophique, mais de la part de<strong> Rick Smith</strong> (l&#8217;homme aux machines) et de<strong> Karl Hyde </strong>(songwriter et chanteur) on aurait pu s&#8217;attendre à ce qu&#8217;il poursuivre leur épopée pop technoide aux accents trancey irresistibles avec une égale subtilité (si si) que l&#8217;on a pu connaître sur leurs précédents opus. Ici, sur <strong><em>Barking</em></strong>, la recette est la même mais ce qui en résulte pêche tout à fait. Sans âme, telle est la musique majoritairement présente sur ce disque. Or, ce qui fait le caractère d&#8217;Underworld, c&#8217;est son côté soulful. Underworld, c&#8217;est du blues habillé par des machines. Mais là&#8230; damned, c&#8217;est du pas grand chose ceint par du vide.  En gros, un morceau sur deux est valable (si l&#8217;on peut dire). La faute semble (sauvons l&#8217;honneur de mes petits copains) en incomber aux invités présents &#8211; en écartant <strong><em>High Contrast</em></strong> qui produit l&#8217;extraordinaire<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/08/underworld-scriblle-feat-high-contrast/"> <em>Scribble</em></a>. Faut dire que <strong>Paul Van Dyk</strong> ne présage rien de bon sur le papier. Mais ce n&#8217;est rien à côté de ce méprisable deuxième single<em> Always loved A Film </em>(eurodance qui ne dit pas son nom) produit par <strong>Mick Knight</strong> et<strong> D. Ramirez</strong> (faiseurs notoires de daubes électroniques et ibizeques) aussi co-responsable d&#8217;un <em>Betweens star</em> guère meilleur. Les beats sont mauvais, les synthés tout en arpèges emmerdants. La voix de Karl Hyde perd de sa magie. Et ce n&#8217;est pas avec cet essai de slow finalement peu concluant (<em>Louisiana</em>) qu&#8217;il va regagner la ferveur des tubes d&#8217;Underworld (pourtant présente sur <em>Scribble</em> &#8211; oui j&#8217;adore ce morceau !).</p>
<p>En résumé, Underworld a grandement laissé de côté sa personnalité. A jouer à Depeche Mode (<em>Grace</em> produit avec Dubfire) ou à d&#8217;innombrables avatars de la dance de bas-étage, le duo anglais <strong>déçoit</strong>. Le précédent opus <em>Oblivion with Bells</em> de 2007 n&#8217;était pas déjà à la hauteur de <em>Two Months Off </em>paru en 2001 mais ce <em>Barking</em> persiste encore davantage dans cette regrettable pente descendante.</p>
<p><strong>Illusion perdue (<strong>ou comment Mick Knight</strong> et</strong><strong><strong> D. Ramirez</strong> ont tué Underworld)<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;">Le clip de <em>Always Loved A Film</em> (version radio légèrement différente et meilleure que la version album)</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="528" height="318" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/fTycWroUfKA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="528" height="318" src="http://www.youtube.com/v/fTycWroUfKA&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xd0d0d0&amp;hl=en_US&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de Rick Ross &#8211; Teflon Don</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 15:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rick Ross est un OVNI dans le paysage hip hop américain. Outre le fait d&#8217;être un ancien gardien de prison au milieu d&#8217;une tripotée de gangsters de papier, Ricky Rozay se démarque nettement de par son empreinte musicale de ses congénères venus des quatre coins des Etats-Unis. Après s&#8217;être fait connaître en 2006 avec son tube bodybuildé Hustlin, Ross a réussi à imposer son style qui en fait n&#8217;en est pas vraiment un puisqu&#8217;il pioche à peu près dans tous les styles de musique possibles pour concocter à chaque fois un album ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rick Ross</strong> est un OVNI dans le paysage hip hop américain. Outre le fait d&#8217;être un ancien gardien de prison au milieu d&#8217;une tripotée de gangsters de papier, <strong>Ricky Rozay</strong> se démarque nettement de par son empreinte musicale de ses congénères venus des quatre coins des Etats-Unis. Après s&#8217;être fait connaître en 2006 avec son tube bodybuildé <em>Hustlin</em>, Ross a réussi à imposer son style qui en fait n&#8217;en est pas vraiment un puisqu&#8217;il pioche à peu près dans tous les styles de musique possibles pour concocter à chaque fois un album plus éclectique que le précédent.</p>
<p>Si <em>Port Of Miami</em> &#8211; son coup d&#8217;essai devenu un coup de maître &#8211; connut un succès retentissant, je dois bien avouer être resté relativement indifférent à cet opus qui apparaissait être à mes yeux une pierre de plus apposée à la construction de l&#8217;édifice &laquo;&nbsp;South Hip Hop&nbsp;&raquo; qui m&#8217;exècre au plus haut point.  Pourtant, au moment de la sortie de <em>Deeper Than Rap</em>, je décidais sans réelle justification de prêter une oreille attentive au travail du rappeur de Miami. C&#8217;est avec un grand étonnement que je fus séduit par cet album aux sonorités ensoleillées, aux productions accessibles au plus grand nombre sans délaisser la qualité musicale de l&#8217;ensemble. Le seul défaut que l&#8217;on pouvait imputer à cet opus était peut-être de s&#8217;empêtrer par moment dans un R-n-B de midinettes sans intérêt &#8211; les featurings de <strong>The Dream</strong> et <strong>Ne-Yo</strong> y sont pour beaucoup.</p>
<p>Un an seulement après <em>Deeper Than Rap</em>, le très productif <strong>Rick Ross</strong> allait-il réitérer sa performance avec l&#8217;album <em>Teflon Don </em>? Pas sûr. Mon premier contact avec les productions musicales de <strong>Rick Ross</strong> millésime 2010 eut lieu sur des routes norvégiennes, entre deux fjords, à l&#8217;écoute d&#8217;une émission radio bien informée de l&#8217;actualité rapologique outre-Atlantique. L&#8217;impression immédiate fut bonne puisque l&#8217;extrait qu&#8217;il m&#8217;était donné de découvrir n&#8217;était autre que <em>Maybach Music III, </em>une instrumentale majestueuse faite de caisses claires, de violons élancés,<em> </em>sur laquelle posent <strong>T.I</strong>, <strong>Jadakiss</strong> et <strong>Erykah Badu</strong>. Rien que ça.</p>
<p>Cette agréable mise en bouche me faisait saliver et l&#8217;idée de pouvoir décortiquer, savourer et faire partager ce moment de grâce que pourrait me procurer <em>Teflon Don</em> trottait irrémédiablement dans ma tête.</p>
<h3>Maybach Music III (feat. T.I., Jadakiss &#038; Erykah Badu)</h3>
<ul>
<object width="480" height="25"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/bvnDGUyLU5E?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/bvnDGUyLU5E?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="25"></embed></object></p>
<p>De retour de vacances, il me fallut quelques écoutes et une longue réflexion avant de me faire un avis global sur <em>Teflon Don</em>. Voici le fruit de cette intense méditation. </p>
<p>Pareil à lui-même, Rick Ross a su s&#8217;entourer de producteurs novices ou confirmés pour assurer un certain standing musical à son oeuvre. Toujours au rendez-vous, les <strong>J.U.S.T.I.C.E League</strong> signent les titres clinquants et arrosés d&#8217;huile de vidange <em>Maybach Music III</em> et <em>Aston Martin Music</em>, sur lequel Ross pose avec le MC à la mode <strong>Drake</strong> et <strong>Chrisette Michelle</strong>. </p>
<p>Les nouveaux venus que sont <strong>The Olympics</strong> se font également remarquer avec la chanson <em>All The Money In The World </em>sur laquelle <strong>Raphael Saadiq</strong> surprend son monde grâce à sa capacité d&#8217;adaptation sur une instrumentale atypique par rapport à son répertoire habituel. Enfin, on se réjouira de retrouver le mythique <strong>DJ Clark Kent</strong> soigner sa présence sur <em>Teflon Don</em> en livrant l&#8217;instrumentale racée de <em>Super High</em> sur lequel Ne-Yo pousse la chansonnette au refrain. <strong>Kanye West</strong> ne manque pas à l&#8217;appel en s&#8217;affairant à la production sobre mais efficace de <em>Live Fast, Die Young</em>.</p>
<h3>All the Money in the World (feat. Raphael Saadiq)</h3>
<ul>
<object width="480" height="25"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/rE9uG-59I2w?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/rE9uG-59I2w?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="25"></embed></object></p>
<p>En revanche, déçu je fus à l&#8217;écoute de quatre ou cinq titres &#8211; sur onze tracks ça plombe quand même l&#8217;ensemble &#8211; plongeant allègrement dans le dirty south de base sans aucune originalité. En premier lieu, les deux titres signés Lex Luger &#8211; <em>B.M.F</em> featuring <strong>Styles P</strong> et <em>MC Hammer</em> featuring <strong>Gucci Mane</strong> &#8211; font entrer <em>Teflon Don</em> dans une spirale négative emplie de sonorités agressives et désagréables à l&#8217;écoute. On remarquera d&#8217;ailleurs que <strong>Lex Luger</strong> ne se foule pas vraiment car les deux instrumentales sont quasi-similaires. </p>
<p>Dans la course à la médiocrité vient ensuite la chanson <em>N°1</em> featuring Diddy et Trey Songz &#8211; l&#8217;énoncé de ces artistes m&#8217;avaient déjà mis la puce à l&#8217;oreille &#8211; : une mélodie minimaliste et deux invités pareils à eux même &#8211; c&#8217;est à dire mauvais &#8211; le fiasco était prévu d&#8217;avance. Pour terminer, c&#8217;est à croire que les <strong>J.U.S.T.I.C.E League</strong> se sont eux aussi trop relâchés au moment de concocter le titre <em>I&#8217;m Not A Star</em> qui &#8211; à la manière de la plupart des sons sudistes 2.0 &#8211; se révèle indigeste.</p>
<p>Avec <em>Teflon Don</em>, <strong>Rick Ross</strong> descend d&#8217;un cran dans mon estime qui frôlait pourtant les sommets au moment de la sortie de <em>Deeper Than Rap</em>, un album de bien meilleure facture que celui-ci. A la vitesse ou le rappeur de Miami travaille &#8211; quatre albums pondus en cinq ans &#8211; Rick Ross ne tardera pas -espérons-le du moins &#8211; à se faire pardonner.</p>
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		<title>Chronique de Scuba &#8211; Triangulation</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 14:05:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Wolf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le constat est bien triste à établir, mais le dubstep est devenu une musique « hype ». On a beau espérer de tout son cœur le contraire, le simple fait d&#8217;évoquer ce nom suscite un intérêt un tant soit peu hypocrite de la part de nos acolytes boboïsants. « Non, mais tu vois, les musiques bizarres comme ça, j&#8217;aadddooorrreee. Ça fait des effets super étranges dans mon cerveau, je ressens des trucs incroyables, et puis ce n&#8217;est pas une rythmique régulière, alors c&#8217;est forcément génial »&#8230;Il en va ainsi de nombreux courants musicaux innovants ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le constat est bien triste à établir, mais le dubstep est devenu une musique « hype ». On a beau espérer de tout son cœur le contraire, le simple fait d&#8217;évoquer ce nom suscite un intérêt un tant soit peu hypocrite de la part de nos acolytes boboïsants. « Non, mais tu vois, les musiques bizarres comme ça, j&#8217;aadddooorrreee. Ça fait des effets super étranges dans mon cerveau, je ressens des trucs incroyables, et puis ce n&#8217;est pas une rythmique régulière, alors c&#8217;est forcément génial »&#8230;Il en va ainsi de nombreux courants musicaux innovants : ils se trouvent parfois vampirisés par l&#8217;engouement d&#8217;une certaine frange de la population, qui se consacre plus à développer la popularité de cette musique plutôt que l&#8217;aspect purement artistique de la chose. Cela avait été les cas avec la techno auparavant, et nul doute que cela se reproduira par la suite.<br />
Nos délicates et tendres oreilles, auparavant terriblement séduites par la force de frappe que le dubstep, notamment grâce à ses basses surpuissantes, avait apporté au monde de la musique électronique, sont désormais saisies d&#8217;effroi lorsqu&#8217;on leur assène d&#8217;ignobles remix à la sauce pseudo-dubstep d&#8217;à peu près tout et n&#8217;importe quoi, qui se ressemblent tous, et ce quotidiennement qui plus est!</p>
<p>Mais lorsque l&#8217;un des producteurs les plus prometteurs de la scène dubstep, <strong>Scuba</strong>, sort un nouvel album issu d&#8217;un long exil berlinois, au cours duquel il s&#8217;est confronté aux papes allemands du minimalisme techno dub, on ne peut s&#8217;empêcher de saliver comme un pervers musical frustré depuis de trop nombreux mois. La puissance des kicks allemands associée à l&#8217;innovation débordante des anglais, qui pouvait rêver association plus parfaite?<br />
Auteur, avec <strong>Paul Fowler</strong>, du très bon mix <strong>Substance</strong>, réalisé au Berghain en juillet 2008 et sorti sur <strong>Ostgut Ton</strong>, <strong>Scuba</strong> semblait certain de faire mouche à l&#8217;occasion de la sortie de ce second album <strong>Triangulation</strong>, et de laisser une trace indélébile dans la (pour l&#8217;instant) courte histoire du dubstep.<br />
Mais c&#8217;est finalement un sentiment bien étrange qui semble s&#8217;installer après l&#8217;écoute de cette réalisation, une sorte de sensation d&#8217;inachevé qui installe un profond doute en nous quant au jugement que l&#8217;on doit porter sur ce disque. Comment repousser d&#8217;un simple geste un album avec une qualité de production rarement atteinte dans le dubstep, avec notamment des basses profondes, épaisses, et surpuissantes?</p>
<p>L&#8217;affaire s&#8217;engage pourtant de la plus belle des façons, avec quatre titres hypnotiques, brumeux et enfumés, <em>Descent</em>, <em>Latch</em>, <em>Three Sided Shape</em>, et <em>Mineral</em>, au cours desquels le tempo accélère progressivement et subtilement.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OF0F0isyx6w&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/OF0F0isyx6w&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>A cette très réussie entrée en matière succède l&#8217;incompréhensible <em>On Deck</em>, binaire au possible, et musicalement très pauvre. Le malaise s&#8217;installe progressivement au cours de l&#8217;écoute, et on a par moments presque l&#8217;impression d&#8217;assister à une mauvaise blague en forme de référence aux sombres daubes du genre de Major Lazer!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/noKGgQZsN08&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/noKGgQZsN08&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Les promesses du début de l&#8217;album ne se concrétisent pas lors des autres titres, sauf au cours de l&#8217;ultime <em>Lights Out</em>, sombre, dense, et obscur à souhait.<br />
C&#8217;est une intense déception qui nous envahit par exemple, quand après deux minutes oniriques et réussies, <em>Before</em> s&#8217;englue au travers d&#8217;un clavier hideux, sorti tout droit d&#8217;un cauchemar 80&#8242;s.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9qiqGhbeagY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/9qiqGhbeagY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le reste des titres se révèle franchement anecdotiques, et se perdra facilement dans l&#8217;abondante production dubstep du moment, quand certains frôlent parfois le mauvais goût, comme <em>Heavy Machinery</em>, indigne d&#8217;un producteur de son talent.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VFIuVzpEyXk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/VFIuVzpEyXk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Scuba semble finalement peiner à trouver sa place entre les hallucinations glauques du génial <strong>Burial</strong> et les déflagrations incroyablement dansantes de <strong>Skream</strong>, sans doute deux des plus grosses références de la scène dubstep, chacune dans un style bien particulier. Cet album se révèle sans véritable surprises, et malgré quelques jolies réussites, il s&#8217;avère trop carré, et peut-être dénué d&#8217;un brin de poésie supplémentaire qui lui fait cruellement défaut. A force d&#8217;osciller entre le dancefloor et la rêverie malsaine, il se perd en route, et cherche trop à réaliser une œuvre parfaite, synthèse idéale et forcément utopique du dubstep. Un album plein de promesses pour l&#8217;avenir, mais sans doute encore trop ambitieux pour nous toucher au cœur.</p>
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		<title>Chronique de White Rabbits &#8211; It&#8217;s Frightening</title>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 14:27:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pirhoo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
		<category><![CDATA[Indie Rock]]></category>
		<category><![CDATA[It's Frightening]]></category>
		<category><![CDATA[rock indé]]></category>
		<category><![CDATA[Rock progressif]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[White Rabbits]]></category>

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		<description><![CDATA[Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne sont pas des petites bêtes tranquilles et innocentes. Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne cessent de frétiller, s&#8217;approprient l&#8217;art de taper, secouent, convulsent, ébranlent leurs carcasses affolées de léporidé atteint de myxomatose.

Vous l&#8217;aurez compris, White Rabbits cahote sur It&#8217;s Frightening. C&#8217;est peu dire s&#8217;ils sont excités, et pourtant on décèle une certaine agitation placide, de celles qui vous intriguent, comme un engin furieux, prêt à exploser. Premier exemple de ce constat, une vidéo de La Blogothèque, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne sont pas des petites bêtes tranquilles et innocentes. Les lapins blancs, car c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils se nomment, ne cessent de frétiller, s&#8217;approprient l&#8217;art de taper, secouent, convulsent, ébranlent leurs carcasses affolées de léporidé atteint de myxomatose.<br />
<!--More--><br />
Vous l&#8217;aurez compris, <strong>White Rabbits</strong> cahote sur <strong>It&#8217;s Frightening</strong>. C&#8217;est peu dire s&#8217;ils sont excités, et pourtant on décèle une certaine agitation placide, de celles qui vous intriguent, comme un engin furieux, prêt à exploser. Premier exemple de ce constat, une vidéo de <a href="http://www.blogotheque.net/White-Rabbits,5087">La Blogothèque</a>, prise un peu à la volée, dans une petite maison à Los Angeles.</p>
<p><object id="percussion-gun" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="326" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6951147&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed id="percussion-gun" type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="326" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6951147&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>White Rabbits</strong> c&#8217;est un petit peu de ça et de ça. Une volonté forte de taper, de crier, de fracasser et presque a contrario, un piano, certes parfois déglingué, qui apaise le jeu des 6 musiciens. La pochette ne nous informe donc pas qu&#8217;à moitié sur la teneur de ce disque. Un percussionniste agité par des spasmes devant un vieux piano poussiéreux. C&#8217;est bien le mouvement et son contraire, l&#8217;immobile, l&#8217;inerte. Pas de doute sur la marchandise.</p>
<p>La série débute sur le fameux <em>Percussion Gun</em><sup>(<a href="#percussion-gun">vidéo</a>)</sup>, aussi peu délicat qu&#8217;une rafale d&#8217;AK47. Sans mentir, c&#8217;est le titre que j&#8217;ai le plus écouté ce moi-ci. Probable, mon amour pour la violence de ces battements, probable, mon amour pour les vocalises lointaines et peu contrastées. Mais tout de même,  sur ce titre comme sur <em>Rudie Falls</em> les lapins tiennent leurs promesses de vélocité féroce bordée d&#8217;une austérité insolente.</p>
<p>Artisanal, rugueux, il y a en outre quelque chose d&#8217;imparfait et de maladroit dans cet album. Du genre qui dépasse l&#8217;impassible de ses personnages pour assombrir la mélodie. <em>Midnight And I</em>, <em>Leave It At The Door</em> ce sont ces instants un peu viscéraux où l&#8217;artiste arrête de chanter pour suinter, cracher des émotions que le rock progressif porte avec l&#8217;aisance d&#8217;un toxicomane roulant son stick. <strong>Radiohead</strong> en a fait une école sur <strong>The Bends</strong>. <strong>White Rabbits</strong> en reprend innocemment les préceptes.</p>
<p><em>Bon élève</em> ne signifie pourtant pas <em>bien inspiré</em>. Car en somme, si le groupe peut se vanter d&#8217;aligner les percussions avec efficacité, il n&#8217;en demeure pas moins que l&#8217;album cumule les mélodies un peu vaines, voir limitées (<em>Lionesse</em>). <strong>It&#8217;s Frightening</strong> reste un plaisir éphémère, celui d&#8217;un groupe qui secoue stoïquement ses auditeurs ; hélas, c&#8217;est un peu juste quoique réussi.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li><strong>It&#8217;s Frightening</strong> <a href="http://open.spotify.com/album/0Gi40SvhngFQ67Gr32maLi">sur Spotify</a></li>
<li>﻿<strong>It&#8217;s Frightening</strong> <a href="http://www.deezer.com/fr/music/white-rabbits#music/white-rabbits/it-s-frightening-472840">sur Deezer</a></li>
<li><strong>It&#8217;s Frightening</strong> <a href="http://listen.grooveshark.com/#/album/It+s+Frightening/3338027">sur Grooveshark</a></li>
</ul>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 555px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">﻿</div>
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		<title>Chronique de Laura Marling &#8211; I Speak Because I can</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 15:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
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		<category><![CDATA[Alas I Cannot Swim]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
		<category><![CDATA[folk-rock]]></category>
		<category><![CDATA[i speak because i can]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[laura]]></category>
		<category><![CDATA[Laura marling]]></category>
		<category><![CDATA[marling]]></category>
		<category><![CDATA[Neil Young]]></category>

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		<description><![CDATA[Bientôt partie pour un an en Erasmus (c&#8217;est un peu une tradition à BTS) en Irlande (Inch’Allah et si le volcan ne fait pas des siennes&#8230;) la performance de Laura (Beatrice) Marling m&#8217;a interpellée. Pirhoo n&#8217;y est pas pour rien dans cette découverte (Night Terror).
I Speak Because I Can, sorti le 22 mars dernier, est déjà le deuxième album de la jeune (20 ans !) chanteuse compositrice. Son baptême avec Alas, I Cannot Swim en 2008 avait fait son petit effet car elle avait apporté avec sa jeunesse un nouveau souffle au ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bientôt partie pour un an en Erasmus (c&#8217;est un peu une tradition à BTS) en Irlande (Inch’Allah et si le volcan ne fait pas des siennes&#8230;) la performance de <strong>Laura (Beatrice) Marling</strong> m&#8217;a interpellée. Pirhoo n&#8217;y est pas pour rien dans cette découverte (<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/02/15/laura-marling-night-terror">Night Terror</a>).</p>
<p><strong><em><span style="font-style: normal;">I Speak Because I Can</span><span style="font-weight: normal;"><span style="font-style: normal;">,</span></span></em></strong> sorti le 22 mars dernier, est déjà le deuxième album de la jeune (20 ans !) chanteuse compositrice. Son baptême avec <em><strong><span style="font-style: normal;">Alas, I Cannot Swim</span></strong> </em>en 2008 avait fait son petit effet car elle avait apporté avec sa jeunesse un nouveau souffle au folk rock. Portée par une suprenante maturité dans ses texte et ses compositions elle amène de la légèreté et de l&#8217;espoir. Malheureusement les albums se suivent et se ressemblent en plus mou. Une jolie voix, une guitare et un petit rythme. L&#8217;originalité des mélodies traditionnelles s&#8217;épuisent vite mais on garde toujours une douce puissance dans le corps d&#8217;une voix claire et timide.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522769&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522769&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>L&#8217;effet <strong>folk acoustique </strong> qu&#8217;impulse Laura renvoie, dès le premier titre <em><strong>Devil&#8217;s Spoke</strong></em>, aux immenses lands de ses vertes prairie ou souffle un vent humide. En fait nous n&#8217;en sommes pas si loin car Laura est originaire d’<strong>Eversley</strong>, dans la Grande-Bretagne anglaise du Nord.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/lm2.jpg"><img class="size-medium wp-image-16134  aligncenter" title="lm2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/lm2-300x283.jpg" alt="" width="300" height="283" /></a></p>
<p>Elle met en relief le paradoxe d&#8217;une voix fluette qui envahi les grands espaces comme le laisse imaginer la piste <em><strong>Alpha Shallows</strong></em>. Evidemment ce second album n&#8217;arrive pas comme un cheveu sur la soupe. En effet, la jeune brune (qui était blonde à la base) aidée (ou pas) par des arrangements à l&#8217;américaine s&#8217;est légèrement sentie poussé des ailes marketinguement parlant. Ce qui malgré une orchestration minutieuse et d&#8217;apparence sympathique ne laisse place qu&#8217;a de pâles apports de Crosby, Stills &amp; Nash, de Joni Mitchell, <strong>Neil Young</strong> (dont elle a fait les premiere partie de concert en 2009) et Leonard Cohen.</p>
<p>Un des intérêts particulier que peut montrer cet album est que la musique est une sorte de thérapie. Voyez cet opus sous un nouvel angle (carpe diem). En poussant un peuen mes recherches, j&#8217;ai découvert que la belle anglaise avait fendu le coeur de<strong> C</strong><strong>harlie Fink</strong> chanteur de <strong>Noah And The Whale</strong>, groupe dans lequel elle jouait aussi à temps partiel. Ses anciens compagnons de musique ont par la suite livré <em>T<strong>he First Days Of Spring</strong></em> qui est très explicitement dédié à Laura. Du coup on s&#8217;étonne moins de la promptitude de Laura à pondre <em>I Speak Because I Can</em> si elle n’avait pas choisi de rejoindre d’autres bras (et oui…). De ce fait, on comprend mieux certaines chansons comme <strong><em>Goodbye England (Covered in snow)</em></strong> ou <strong><em>What he wrote</em></strong> peut être avec ce petit détail croustillant de la vie privée de l&#8217;artiste (bon on s&#8217;en balance mais ça fait partie de la vie de l&#8217;album et du processus créatif).</p>
<p>Malgré deux, trois erreurs de parcours (sur dix titres&#8230;) assez poussives le résultat final offre un album plutôt chaleureux invitant à la découverte d&#8217;<strong>espaces de liberté</strong> physiques et musicaux.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522764&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=5522764&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<h3>Je parle parce que je peux :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.lauramarling.com/">le site officiel de Laura Marling</a></li>
<li>sur <a href="http://www.myspace.com/lauramarling">MySpace</a></li>
<li>sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/laura-marling/i-speak-because-i-can-505305">Deezer</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de A Man On The Moon &#8211; Kid Cudi</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2009/10/06/chronique-de-a-man-on-the-moon-kid-cudi/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 13:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
		<category><![CDATA[a man on the moon]]></category>
		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
		<category><![CDATA[kid cudi]]></category>
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		<description><![CDATA[Les préjugés sont un peu à la critique musicale ce qu&#8217;ils étaient aux nazis : un moyen de gagner du temps et de s&#8217;éviter des tergiversations inutiles (cette idée a été évoquée sur un blog musical récemment, mais pas moyen de me rappeler lequel). Ainsi, la probabilité qu&#8217;un tel album se fasse chroniquer ici était à peu près aussi grande que celle de voir Frédéric Lefebvre danser la carioca à poil dans les jardins de l&#8217;Elysée.
D&#8217;autant plus A Man On The Moon, premier album de la sensation Kid Cudi, m&#8217;a ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les préjugés sont un peu à la critique musicale ce qu&#8217;ils étaient aux nazis : un moyen de gagner du temps et de s&#8217;éviter des tergiversations inutiles (cette idée a été évoquée sur un blog musical récemment, mais pas moyen de me rappeler lequel). Ainsi, la probabilité qu&#8217;un tel album se fasse chroniquer ici était à peu près aussi grande que celle de voir <strong>Frédéric Lefebvre</strong> danser la carioca à poil dans les jardins de l&#8217;Elysée.</p>
<p>D&#8217;autant plus <strong>A Man On The Moon</strong>, premier album de la sensation <strong>Kid Cudi</strong>, m&#8217;a été suggéré par une amie dont les goûts musicaux ne sont que très très rarement en adéquation avec les miens, pour le dire de manière polie.</p>
<p>Pour ne rien arranger, cet album a tout de la hype irritante. Découvert dans les boîtes européennes l&#8217;année dernière via un pathétique remix des italiens-plus-hypes-tu-meurs, comprendre les Crookers, <strong>Kid Cudi</strong> était annoncé comme le messie par beaucoup. J&#8217;ai donc démarré son écoute avec des sirènes et des grands panneaux lumineux dans la tête, proclamant « attention, hype ! attention hype ! ». Et Dieu, pardon, Joe Strummer sait qu&#8217;il ne faut <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ASjH7X-jAY4" target="_blank">pas croire la hype</a>.</p>
<p>Bref, les préjugés, l&#8217;amie douteuse, la hype ravageuse : tout était réuni pour que je n&#8217;écoute même pas l&#8217;album. Et pourtant, après une, puis deux, puis beaucoup d&#8217;écoutes, force est de constater (j&#8217;aime bien cette expression, je la trouve très convaincante) que cet album – bien que hype par essence – a pas mal de qualités.</p>
<p>La première et la plus évidente de toutes, c&#8217;est sans aucun doute la richesse mélodique de la galette. Oui je sais, je suis un faible. Comprendre par là que j&#8217;ai une propension à l&#8217;admiration pour quiconque arrive à pondre deux mélodies bien foutues d&#8217;affilée. Le point positif, c&#8217;est qu&#8217;il y a pas mal de choses qui me plaisent rapidement. Le point négatif c&#8217;est que ça me fait apprécier des choses un peu cheap et easy-listening qui ne devraient normalement pas retenir l&#8217;oreille affutée d&#8217;un chroniqueur.</p>
<p>Si vous avez cette oreille que je n&#8217;ai pas, sans doute trouverez-vous que les mélodies présentes sur <strong>A Man on The Moon</strong> sont faciles, déjà entendues partout et franchement putassières par moment. Si comme moi vous aimez quand un grand black vous susurre des choses douces dans l&#8217;oreille, alors sans aucun doute que les petites perles que sont A <em>Soundtrack 2 My Life</em>, <em>Pursuit Of Happiness</em> et surtout <em>Up, Up and Away</em> sauront vous parler. Le flow doux du Kid, souvent plus proche du chant que de la prose rappée, très proche de ce que fait <strong>Kanye West</strong> (présent d&#8217;ailleurs en featuring sur le très dispensable <em>Make Her Say</em>, et son abominable sample, on en reparle plus loin), et pour cause, c&#8217;est ce dernier qui l&#8217;a signé sur son label et propulsé sur la scène hype mondiale.</p>
<p>Tout au long des 15 pistes, d&#8217;une qualité surprenamment constante pour la plupart d&#8217;entre elles<em></em><em><em></em></em>, les instrumentations ne gâchent rien. Au premier abord, on a l&#8217;impression qu&#8217;elles ne payent pas de mine, voire même d&#8217;entendre les mêmes en permanence. Mais si on s&#8217;y penche un peu plus, on se rend compte qu&#8217;elles sont plus complexes qu&#8217;en apparence, entre accompagnement pop (claviers, synthés, cordes) et beats plus hip-hop voire électro, très variées et servant à merveille l&#8217;univers cotonneux du Kid.</p>
<p>Des qualités donc, mais aussi quelques défauts. Première question, en forme d&#8217;accusation. Que fait ce sample de <strong>Lady Gaga</strong> sur <em>Make Her Say</em>, poussant une chanson déjà très moyenne au delà des limites du supportable ? Pourquoi avoir tenu à faire figurer <em>Day&#8217;n'nite</em>, certes martyrisée par les Crookers, mais pas franchement glorieuse en version originale ? Et <em>Hyyer</em>, <em>In My Dreams</em>, complètement inintéressantes, pourquoi les avoir gardées ?</p>
<p>Mais ce qui fait plus que sauver ce skeud, c&#8217;est cet aspect cotonneux, spatial, doux et presque poétique, charrié par la voix et le flow tout doux de <strong>Kid Cudi</strong>, qui donne l&#8217;impression d&#8217;être dans un petit cocon coloré et confortable. Rehaussé par quelques glorieux featurings (outre <strong>Kanye West</strong> : <strong>Ratatat </strong>et <strong>MGMT</strong>), l&#8217;album s&#8217;appelle <strong>A Man On The Moon</strong>, et mérite amplement son nom.</p>
<p>Mais attention les amis, on se rappelle ce que des générations de mamans ont martelé : ne pas abuser de sucreries ! Une petite de temps en temps, c&#8217;est bien, mais attention aux caries. Là c&#8217;est pareil, <strong>Kid Cudi </strong>est sucré, <strong>Kid Cudi</strong> est doux, <strong>Kid Cudi</strong> fond en bouche, mais <strong>Kid Cudi</strong> peut se révéler un peu trop sirupeux à l&#8217;usage.</p>
<p>Pour conclure, <strong>Kid Cudi</strong> réussit chez moi où avait échoué <strong>Kanye West</strong> avec son <strong>808&#8242;s &amp; Heartbreak</strong>. Là où le second m&#8217;avait saoulé d&#8217;auto-tune et de production trop complexe, <strong>Kid Cudi </strong>est plus direct, en cela plus accessible, et rend la pilule bien plus facile à avaler. Comme son nom d&#8217;artiste l&#8217;indique, le petit gars est encore jeune, et avec ce disque me donne une très bonne raison de le surveiller. Car à défaut de nous offrir une révolution, c&#8217;est au moins à un très joli voyage qu&#8217;il nous invite.</p>
<h3>Fly to the moon !</h3>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15695534&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15695534&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object><br />
Kid Cudi &#8211; Soundtrack 2 My Life</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15695564&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15695564&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object><br />
Kid Cudi &#8211; Up, Up &amp; Away</p>
<p>Toujours sur Branche ton Sonotone : <a href="http://branchetonsonotone.com/2009/09/30/kid-cudi-feat-ratatat-pursuit-of-happiness/" target="_blank">Pursuit Of Happiness (feat. Ratatat)</a> !</p>
<h3>And never come back !</h3>
<ul>
<li>L&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/album/6oPPKtAwNNlkW4wwHfQDfM" target="_blank">Spotify</a></li>
<li>Sur <a href="http://www.amazon.com/Man-Moon-End-Kid-Cudi/dp/B002FOQXZK/ref=ntt_mus_ep_wlb_dpt" target="_blank">Amazon</a></li>
<li>Une <a href="http://sagittariushh.wordpress.com/2009/09/14/kid-cudi-man-on-the-moon-the-end-of-the-day/" target="_blank">chronique </a>mieux documentée !</li>
</ul>
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		<title>Chronique d&#8217;I Love You &#8211; Amanda Blank</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 12:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
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		<description><![CDATA[« Mais qui est cette Amanda Blank dont tout le monde parle en ce moment ? Son nom m’est vaguement familier, où diable l’ai-je donc déjà entendu ? Qu’a-t-elle de si spécial ? Son premier album vaut-il le détour ? Mais comment vais-je pouvoir répondre à toutes ces questions si capitales à ma survie dans le monde impitoyable de l’actualité musicale ? »

Première réponse : Amanda Blank est une rappeuse Américaine qui nous vient tout droit de Philadelphie. Elle est signée sur Dowtown Records, qui publie entre autres MSTRKRFT, Spank Rock, Santigold, Major Lazer, Justice, Crookers et Carla ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Mais qui est cette <strong>Amanda Blank</strong> dont tout le monde parle en ce moment ? Son nom m’est vaguement familier, où diable l’ai-je donc déjà entendu ? Qu’a-t-elle de si spécial ? Son premier album vaut-il le détour ? Mais comment vais-je pouvoir répondre à toutes ces questions si capitales à ma survie dans le monde impitoyable de l’actualité musicale ? »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Première réponse : Amanda Blank est une rappeuse Américaine qui nous vient tout droit de Philadelphie. Elle est signée sur <strong>Dowtown Records,</strong> qui publie entre autres <strong>MSTRKRFT, Spank Rock, Santigold, Major Lazer, Justice, Crookers et Carla Bruni-Sarkozy</strong>. Ca ne s’invente pas.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Deuxième réponse : <strong>I Love You</strong> est le premier album de la new riot grrrl hype. Mais c’est loin d’être son coup d’essai. Vous avez forcément entendu sa voix quelque part, dans quelques-unes des productions les plus HYPES des dernières années. Elle a notamment travaillé avec les électro-rappeurs de Spank Rock, la rappeuse anglaise <strong>M.I.A</strong>., l’inénarrable français <strong>Teki-Latex</strong>… j’en passe et des meilleures. Mais plus récemment, vous l’avez FORCEMENT entendue sur le titre <strong>Extraball</strong>, de ce bon vieux <strong>Yuksek</strong>. Mais oui, ce flow punchy-sexy en diable, c’est elle !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Troisième réponse : En apparence pas grand-chose, à part le fait de faire partie d’un certain cercle hype de producteurs talentueux. Et c’est déjà beaucoup. En multipliant les featurings au cours de ses premières années artistiques, la miss s’est créé un sacré carnet d’adresse. Sa principale qualité est donc la sphère de producteurs dans le vent qui gravitent autour d’elle. Sur I Love You participent rien de moins que Spank Rock, <strong>Switch</strong>, <strong>Diplo</strong> et <strong>XXXChange</strong> (moins connu, un pote de Spank Rock avec qui ils ont travaillé pour leur première galette). Avec une telle armada au commande, le succès et la qualité ne peuvent qu’être au rendez vous.  Nous en arrivons donc à la…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">… Quatrième réponse : Tout d’abord, le format de l’album est expéditif. 10 chansons, 2 min 30 de moyenne. La structure des chansons est uniquement orienté sur le booty-shaking et le dancefloor. Des rythmiques très rapides, des mélodies addictives, de la bonne basse, de la turbine saturée parfois. Le flow d’Amanda Blank n’a rien de spécial, sa voix ne tient pas une seconde la comparaison avec celle de Santigold ou même <strong>Peaches</strong> (ok, celle-ci rappe comme une courgette mais ça rend toujours bien). Les lyrics sont anecdotiques, biens sexual-sensual-girl comme il faut, parfois provoquantes « <strong>Might like you better if we sleep together </strong>». Quelques featurings de potes pour égayer le tout (Spank Rock, normal, ainsi que <strong>Chuck English)</strong>. Bref, tout ce grand-œuvre hip-hoputassier passe ma foi très bien. Normal, avec de tels génies de l’électro-rap au commande. Mais alors que penser : <strong>Pitchfork</strong> descend l’album (genre une note pétée de 3,4 et 15 pages d&#8217;analyse) et <strong>Tsugi</strong> l’encense comme album du mois de Septembre. Mon dieu mais où donc se situer ? Mais entre les deux mon général. I Love You est un disque d’électro-girl-rap-party tout ce qu’il y a de plus banal et efficace, bien tristement. Simplement banal et efficace. Car en effet, le problème est que le credo est déjà sacrément occupé par des donzelles parfois plus subtiles, plus expérimentées ou plus innovantes :<strong> M.I.A., Santigold, Peaches, Thunderheist</strong> (ils sont deux mais c’est une nana qui chante)… pour ne citer que ceux-ci, tant et si bien qu’on a souvent l’impression d’entendre un genre qui se répète sans se renouveler… Enfin bref, je vais pas tarder à saturer de ce genre de production, mais mon point de non-retour n’est pas encore atteint donc en conclusion je dirais que cet album vaut le détour à condition de l’écouter en streaming ou le télécharger illégalement car il est purement fortuit d’acheter un tel objet quand vous avez déjà tous les albums de M.I.A., Peaches ou Santigold qui offrent la même chose, mais en mieux. Gardez votre pécune pour, je ne sais pas moi, le coffret remastérisé des <strong>Beatles</strong> par exemple. Ou une grosse sucette à la fraise, je m’en fiche. <strong>I Love You vous fera donc passer un moment agréable pendant 30 minutes. C’est le « disque électro-party-rap de la rentrée », car il en faut bien un. Mais ce n&#8217;est rien de plus.  Assez anecdotique, donc.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cinquième question : Votre dévoué serviteur vient de le faire pour vous, vous suivez pas ou quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Liens</h3>
<p>L&#8217;album sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/amanda-blank#music/amanda-blank/i-love-you-387432" target="_blank">Deezer</a>.</p>
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		<title>Chronique de xx &#8211; The XX</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 10:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
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		<description><![CDATA[Je me méfie de plus en plus des groupes étiquetés &#8216;révélation Pitchfork&#8217;. Trop souvent, il s&#8217;avère je n&#8217;apprécie au final pas la déflagration annoncée. Et c&#8217;est bel et bien l&#8217;impression que m&#8217;avait donné la première écoute de cet album : pas nul, non. Juste plat et sans grand intérêt sinon de distiller de jolies mélodies sur des guitares toute douces. Et puis l&#8217;intérêt et le remue-ménage autour du groupe m&#8217;ont poussé pas mal d&#8217;écoutes supplémentaires, et force est de constater que cet album possède quelques bonnes qualités, agrémentées malheureusement de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me méfie de plus en plus des groupes étiquetés &#8216;révélation Pitchfork&#8217;. Trop souvent, il s&#8217;avère je n&#8217;apprécie au final pas la déflagration annoncée. Et c&#8217;est bel et bien l&#8217;impression que m&#8217;avait donné la première écoute de cet album : pas nul, non. Juste plat et sans grand intérêt sinon de distiller de jolies mélodies sur des guitares toute douces. Et puis l&#8217;intérêt et le remue-ménage autour du groupe m&#8217;ont poussé pas mal d&#8217;écoutes supplémentaires, et force est de constater que cet album possède quelques bonnes qualités, agrémentées malheureusement de quelques défauts.</p>
<p>Ce qui impressionne sans doute le plus au premier abord, c&#8217;est leur maturité : les membres de <strong>The XX</strong> ont 20 ans, et pourtant leur musique est complexe, travaillée de plein d&#8217;influences s&#8217;étalant sur toute l&#8217;histoire de la pop. Radiohead et Interpol sont les premiers à me venir en tête, mais la on pourrait sans peine allonger la liste. Malgré donc cette foultitude d&#8217;inspirateurs, le tout a un effet velouté, aérien, très classe : hors du temps.</p>
<p>Mais force est de constater que sur la majorité des titres on s&#8217;ennuie. En fait, ce n&#8217;est probablement pas le terme exact. Il n&#8217;en reste pas moins que 6 chansons sur 11 sont plates, pas si mauvaises, intéressantes en un sens, mais pas suffisamment pour qu&#8217;elles me restent en mémoire. Ce sont des chansons raisonnables, dans un album inégal, et deviennent vite une musique de fond si on y prend pas garde. Et ce qui retient ainsi malheureusement l&#8217;attention, c&#8217;est donc bien l&#8217;inégalité de ce disque.</p>
<p>Heureusement, après une introduction assez anecdotique, et une deuxième chanson à peine plus intéressante, le niveau se relève nettement avec le single <em>Crystalised</em>, petite merveille, synthèse du talent du groupe. Les anglais font ici preuve d&#8217;un talent mélodique rare, et les deux voix s&#8217;entremêlent de manière absolument sublime. Le riff de gratte est plus consistant, on commence enfin à toucher du doigt le potentiel du groupe.</p>
<p>Cependant, les chansons qu&#8217;ils déroulent derrière ne sont pas loin de me faire ranger ce groupe dans la catégorie « groupe à single ». <em>Islands</em>, <em>Heart Skipped a Beat</em> et <em>Fantasy </em>retombent dans les travers précédemment évoqués : qualité, mais somme toute banalité et se faisant, perdent ce qui faisaient de <em>Crystalised</em> une si belle chanson : les mélodies sont ternes, ils tournent un peu en rond musicalement. Bref, je m&#8217;ennuie. Heureusement arrive <em>Skelter</em>, qui fait partir la machine à toute berzingue.</p>
<p>A partir de cette chanson, ça va mieux, c&#8217;est plus riche, les mélodies deviennent enfin intéressantes. Le riff de guitare se fait plus distant, voilé et en même temps plus hypnotique, comme déchirant l&#8217;obscurité, on a l&#8217;impression de monter, de décoller. La basse se muscle un brin, les ruptures de rythme débarquent et l&#8217;album démarre vraiment.</p>
<p><em>Basic Space</em> nous redonne encore plus d&#8217;envies d&#8217;espérer, avec une rythmique très travaillée, entre beats et pulsations africanisantes. Et avec <em>Infinity </em>rien ne semble plus arrêter le groupe, avec ce qui est sans le moindre doute la meilleure chanson de l&#8217;album. Trouvailles rythmiques, mélodie obsédante, comme surgissant de la nuit, son velouté font de cette chanson une grande réussite.<em> Night Time</em> est un cran en dessous mais confirme nos espoirs, celui d&#8217;une fin de disque qui prend la bonne direction. Espoirs un peu ternis par la dernière chanson, clairement un ton en dessous.</p>
<p>Le vrai talent de ce groupe s&#8217;exprime sur 4 ou 5 chansons. <strong>The XX</strong> est un groupe obscur, qui fait de la musique entre obscurité et lumière, à la fois musique de la nuit et pop majestueuse et brillante. Mais ils ne donnent pas là dans la branlette sans fondement (The Horrors, pour ne pas citer de noms), car leur musique a l&#8217;aisance et la classe des gens discrets et plein de talents. On se surprend ainsi à monter le son, à essayer de se faire complètement envelopper par ces sonorités rondes, spatiales, lentes et stratosphériques, quelque part entre Phoenix et le post-rock.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, cet album me fait exactement le même effet que celui de <a title="phoenix" href="http://branchetonsonotone.com/2009/06/03/chronique-de-phoenix-wolfgang-amadeus-phoenix/" target="_blank">Phoenix</a>. Il me frustre : quelques chansons absolument enthousiasmantes, sublimes, incroyables, pour autant de chansons non pas mauvaises, mais plus plates, moins intéressante. Je me passe une partie de l&#8217;album en boucle, en oubliant l&#8217;autre moitié, rendant finalement cet album très difficile à évaluer. Si on respectait le ratio bonnes chansons / chansons moyennes, il devrait obtenir juste la moyenne. Mais les bonnes chansons le sont tellement, que ça mérite indéniablement davantage. J&#8217;ai vraiment l&#8217;impression qu&#8217;ils peuvent faire un album beaucoup plus enthousiasmant, en évitant les chansons cache-misère de cet album par trop irrégulier. Je ne les lâcherai plus.</p>
<h3>Du son !</h3>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16629355&#038;style=metal&#038;p=0"></param> <embed src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16629355&#038;style=metal&#038;p=0" allowScriptAccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">The XX &#8211; Infinity</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15185714&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=15185714&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">The XX &#8211; Crystallized</p>
<p>Filmés par Grand Crew en première partie de <a title="the big pink" href="http://branchetonsonotone.com/tag/the-big-pink" target="_blank">The Big Pink</a><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="410" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.grandcrew.com/widgets/player.swf?movieID=125" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="410" src="http://www.grandcrew.com/widgets/player.swf?movieID=125" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Encore plus !</h3>
<ul>
<li><a title="the xx myspace" href="http://www.myspace.com/thexx" target="_blank">Myspace officiel</a></li>
<li>Album sur <a title="the xx spotify" href="http://open.spotify.com/album/2nXJkqkS1tIKIyhBcFMmwz" target="_blank">Spotify</a></li>
<li>Acheter sur <a title="the xx amazon" href="http://www.amazon.com/s/ref=nb_ss?url=search-alias%3Daps&amp;field-keywords=the+xx&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank">Amazon</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Calvin Harris &#8211; Ready For The Weekend</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2009/09/09/chronique-de-calvin-harris-ready-for-the-weekend/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 14:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[6/10]]></category>
		<category><![CDATA[Calvin Harris]]></category>
		<category><![CDATA[dance]]></category>
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		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[Ready for the weekend]]></category>
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		<description><![CDATA[Je partais avec un a priori très favorable sur la dernière galette du jeune prodige écossais Calvin Harris. Depuis l’énorme I Created Disco en 2007 (et son incroyable tube fluo-disco-décalé Acceptable in the 80’s, LE carton de 2007), il avait redonné un second souffle à la pop. Naturellement, il est aussi devenu très hype et son carnet d’adresse s’est bien étoffé. Qu’attendre alors de cet album ? La qualité musicale va-t-elle être sacrifiée sur l’autel de la hype ? La multiplication des collaborations et des activités va-t-elle provoquer un fiasco ?
Premièrement, force est ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je partais avec un a priori très favorable sur la dernière galette du jeune prodige écossais <strong>Calvin Harris</strong>. Depuis l’énorme<strong> I Created Disco</strong> en 2007 (et son incroyable tube fluo-disco-décalé <strong>Acceptable in the 80’s</strong>, LE carton de 2007), il avait redonné un second souffle à la pop. Naturellement, il est aussi devenu très hype et son carnet d’adresse s’est bien étoffé. Qu’attendre alors de cet album ? La qualité musicale va-t-elle être sacrifiée sur l’autel de la hype ? La multiplication des collaborations et des activités va-t-elle provoquer un fiasco ?<span id="more-5311"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Premièrement, force est de constater que cet album porte bien son nom. « Prêt pour le week-end ». Ou, dans le langage du jeune « prêt pour faire la fête », prêt pour s’amuser jusqu’au petit matin sans penser aux lendemains qui déchantent ouuuuhuhuhuhhu. <strong>Ready For The Weekend</strong> est un album résolument hédoniste. Ainsi, il faut reconnaître le talent certain de Calvin Harris pour insuffler une sacrée dose de bonne humeur et d’entrain dans ses compositions. Peut-être sont-ce ses mélodies accrocheuses, racoleuses et minimales ? Peut-être est-ce sa voix, qui a un je-ne-sais-quoi adolescent qui la rend sympathique ? Peut-être sont-ce les multiples petits arrangements électroniques, les synthés dégueus, les blip-bloup, le côté funky du truc… ? Sans doute tout cela à la fois. Mais reconnaissons-le, <strong>dans la catégorie « put-your-hands-up-on-the-flooor », Calvin Harris sait comment frapper fort.</strong> Il l’avait prouvé avec I created disco, il le reprouve avec Ready for the weekend.</p>
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<p style="text-align: justify;">Mais, deuxièmement, et c’est là que ça se corse, les deux albums sont complètements différents. Si I created disco proposait un revival… disco ayant le mérite d&#8217;être fin et varié, ici, nous avons affaire à 14 morceaux dont la moitié proposent ni plus ni moins un revival de l’eurodance putassière et bien grasse des années 90’s. Il est vrai que la fin des années 2000 a vu le revival 80’s battre son plein. Logiquement, les années 2010 devraient voir les 90’s revenir en force. Ready for the weekend donne un avant-goût du carnage. Avec son premier single pure dance bourrine <strong>I’m not alone</strong> (numéro 1 des charts depuis des semaines Outre-Manche), Harris décontenançait la critique. Où donc étaient passés ses petits arrangements disco-cheap blip-bloup rigolo ? Nul ne le sait. Sûrement pas dans Ready for the weekend, dont la débauche d’énergie et d’arrangement bien gras déborde de partout et confine à la nausée. Vous n’avez qu’à écouter <strong>You used to hold me</strong>, vous comprendrez.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a pourtant des choses réussies dans cet album, indubitablement, que ce soit <strong>Dance Wiv Me,</strong> incendiaire collaboration avec l’inénarrable <strong>Dizzee Rascal</strong>, ou Ready for the Weekend et ses chœurs hystériques, ou encore <strong>The Rain, Relax,</strong> voire <strong>I’m not alone</strong> dans la plus pure tradition dance saturée… Mais un format aussi long pour un album proposant consciemment des morceaux aussi pauvres musicalement est nécessairement casse-gueule.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi ces bombes tubesques sont noyées dans une pâte musicale informe et uniforme : des vieux beats house, des basses dégueulasses, des effets cheesys et poussiéreux, des mélodies enfantines, des voix déformées, de l’écho&#8230; Bref, de la dance, qui peut rappeller au bon souvenir des productions vieilles de 15 ans (<strong>9pm till i come de ATB,</strong> des trucs du genre), mais qui évoque plus souvent, malheureusement, les productions actuelles les plus stériles (<strong>Laurent Wolf, David Guetta, Armin van burreen</strong> etc…). Sous l’écoeurement naturel, la nostalgie point alors difficilement. Faut-il encore rajouter qu&#8217;au milieu de ces machins se cachent quelques chansons &laquo;&nbsp;douces&nbsp;&raquo; et gluantes et dégueulasses ? Brrr.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auditeur déconfit par un tel revirement ne peut que se poser de vaines questions rhétoriques : pourquoi avoir choisi d’en faire à ce point trop sur la moitié de l’album ? pourquoi avoir choisi d’utiliser ces voix féminines d’accompagnements tellement répandues à l’heure actuelle ? pourquoi avoir mis de l’écho un peu partout ? Pourquoi être allé chercher l’électro commerciale et totalitaire sur son terrain, quand Calvin Harris peut proposer des choses infiniment plus variées, quand nous sommes rompus à ce genre de morceaux racoleurs et dénués de toute forme d’originalité sur les fréquences FM ? Pourquoi s’être auto-sabordé de cette manière ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne le saurons pas.  Mais lorsqu’il s’agit de dresser un bilan définitif, je n’ai pas envie de descendre Ready For the weekend.  Parce que c&#8217;est sans doute plus un album taillé pour le live, dans lequel il ne peut faire autrement que tout dévaster sur son passage. Et parce que, à l’inverse de <strong>Simian Mobile Disco</strong> et son déplorable « <strong><a title="simian mobile disco" href="http://branchetonsonotone.com/2009/08/20/chronique-de-temporary-pleasure-simian-mobile-disco/" target="_blank">Temporary Pleasure</a></strong> » (qui proposait, lui aussi, ni plus ni moins que de l’hédonisme musical en barre), on sent une réelle envie et un réel plaisir chez Calvin Harris qui possède vraiment un je-ne-sais-quoi qui le rend irrésistiblement <em>cool</em>. Même s&#8217;il multiplie les activités à droite et à gauche jusqu&#8217;à se perdre, ce gars-là s’amuse vraiment quand il fait ses trucs, et même si la débauche d’énergie se transforme en dance-pop dégueulasse et donne la nausée, elle procure aussi d’intenses moments de plaisir, dans lesquels tout le monde peut trouver son compte.  <strong>Ready for the weekend, c’est une vodka-red-bull : ça plaît au plus grand nombre, c’est sucré, c’est funky, ça donne la pêche mais ça fout vite la gerbe. À consommer avec modération donc.</strong></p>
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<h3>Liens</h3>
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<li>Ready for the weekend<a href="http://www.deezer.com/fr/music/calvin-harris/ready-for-the-weekend-382721#music/calvin-harris/ready-for-the-weekend-382721" target="_blank"> sur Deezer</a> et sur <a title="spotify" href="http://open.spotify.com/album/4Qb3YkaB6tsooLAF7YP0RI" target="_blank">Spotify</a>.</li>
<li>Acheter sur l&#8217;<a title="itunes store ready for the weekend" href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=325509116&amp;s=143442" target="_blank">iTunes Store</a>.</li>
</ul>
<h3>Branche ton sonotone et ouvre tes mirettes !</h3>
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<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6e1tx_dizzee-rascal-feat-calvin-harris-da_music">Dizzee Rascal Feat. Calvin Harris &#8211; Dance Wiv Me</a></strong><br />
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<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="362" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x47w3u_official-calvin-harris-acceptable-i_music&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="362" src="http://www.dailymotion.com/swf/x47w3u_official-calvin-harris-acceptable-i_music&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x47w3u_official-calvin-harris-acceptable-i_music">Calvin Harris &laquo;&nbsp;Acceptable in the 80&#8242;s&nbsp;&raquo;</a></strong><em><br />
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