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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 7/10</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Sebastian Sturm &#8211; Get up &amp; Get going</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 15:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Allemand et chanteur de reggae, telle est la condition de Sebastian Sturm, jeune trentenaire dreadeux originaire d&#8217;Aix-la-Chapelle.

Au pied du palais de Charlemagne, au cœur vivant de l&#8217;Europe, le jeune reggaeman balance sur les ondes son style d&#8217;un autre temps. Très inspiré par la musique caribéenne des années 70, partisan indéniable du &#171;&#160;roots&#160;&#187;, il puise aussi l&#8217;inspiration de manière flagrante chez Groundation. Eux aussi distribués par Soulbeats, les Californiens ont une approche plus jazz et plus synthétique du reggae.
Toutefois, le travail des voix et la douceur des instrumentations révèlent cette parenté. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Allemand et chanteur de reggae, telle est la condition de <strong>Sebastian Sturm</strong>, jeune trentenaire <em>dreadeux</em> originaire d&#8217;Aix-la-Chapelle.</p>
<p><object width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33334368&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33334368&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p>Au pied du palais de Charlemagne, au cœur vivant de l&#8217;Europe, le jeune reggaeman balance sur les ondes son style d&#8217;un autre temps. Très inspiré par la musique caribéenne des années 70, partisan indéniable du &laquo;&nbsp;roots&nbsp;&raquo;, il puise aussi l&#8217;inspiration de manière flagrante chez <strong>Groundation</strong>. Eux aussi distribués par Soulbeats, les Californiens ont une approche plus jazz et plus synthétique du reggae.</p>
<p>Toutefois, le travail des voix et la douceur des instrumentations révèlent cette parenté. « Get Going » ou « Don’t look back » en sont des exemples frappants.</p>
<p>Et puis, parfois, on sent la patte de l’artiste. Elle s’immisce dans ce carcan rigide du legs et apporte une touche savoureuse de sincérité et de renouveau aux morceaux de <strong>Sebastian Sturm</strong>. « Responsability » commence de manière plus agressive, plus assumée. Les guitares et les claviers ondulants laissent place à un flow plus mordant : l’artiste pointe le bout de son nez, implante de l’âme neuve dans la structure traditionnelle. Et tout change. Le titre prend de l’ampleur et se démarque du reste de l’album.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: center;">
<dl class="wp-caption aligncenter" style="width: 587px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-25613" title="sebastian-sturm-2011_photo-by-thomas-schermer-03" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/sebastian-sturm-2011_photo-by-thomas-schermer-03.jpg" alt="" width="577" height="510" /></dt>
</dl>
<address class="wp-caption-dd"><span style="color: #888888;"><em>Crédit photo : Thomas Schermer</em></span></address>
</div>
<p>Il en est de même avec « Never Been As Sad ». C’est ici le calme, la complainte qui apporte une touche de véracité (et donc d’intérêt) supplémentaire. La mélodie en est touchante. On sent <strong>Sturm</strong> s’investir vraiment dans sa création. Et c’en est beaucoup plus fort. Cela se ressent aussi dans &laquo;&nbsp;Burn The Money&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Faith&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Timidité liée à la jeunesse, peur d’assumer ses créations, ou simple volonté de rendre hommage… peu importe ! Il manque à cet album la profondeur et l’engagement de celui qui crée avec son cœur (et pas avec ce qu’il reste de celui des autres).</p>
<p>Cet album est un très bon coup commercial car il ne décevra personne. Du fan de reggae invétéré au novice en la matière. Personne ne peut rien reprocher à la qualité formelle de l’ensemble.</p>
<p>Mais une œuvre a aussi besoin de fond.</p>
<p>Il n&#8217;y a donc rien de très innovant chez Sebastian Sturm. D&#8217;autant qu&#8217;il assume et revendique l&#8217;héritage direct des anciennes gloires de Jah.</p>
<p>Ses productions sont de très bonne facture, agréables et bien construites. Sans révolutionner le genre, le jeune allemand propose avec ce troisième album une plongée réussie et fidèle dans le patrimoine du reggae.</p>
<p>Sans prétention, et avec succès&#8230; Mais on en attend plus à l’avenir !</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/xJJHGuKra9w?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/xJJHGuKra9w?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h3>Gehen weiter :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Get up &amp; Get going</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/2Wyt9nyxBs2kiDkA1qS88S" target="_blank">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/sebastian-sturm/get-up-get-going-1258677" target="_blank">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#/album/Get+Up+And+Get+Going/7110965" target="_blank">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://www.sebastian-sturm.com/" target="_blank">site officiel</a> de <strong>Sebastian Sturm</strong></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Scratch Massive &#8211; Nuit de rêve</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 15:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
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		<description><![CDATA[Le beat nerveux d’un fauve qui piétine en cage. Un lancer de claviers élégiaques. Le nouvel opus du duo de DJ est plein d’un onirisme sombre, presque fantastique. Dès les premières mesures, Nuit de rêve semble bien porter son nom.

Accompagné de Chloé, Koudlam ou encore Jimmy Somerville, le groupe construit à chaque piste un univers parallèle où se développent, en volutes mouvantes, des phantasmes mélodiques complexes.
Le recours à des claviers criards aux notes distendues permet à Scratch Massive de construire une distance avec le réel, une situation de malaise où ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le beat nerveux d’un fauve qui piétine en cage. Un lancer de claviers élégiaques. Le nouvel opus du duo de DJ est plein d’un onirisme sombre, presque fantastique. Dès les premières mesures, <strong><em>Nuit de rêve</em></strong> semble bien porter son nom.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wKk7Kj84Nhg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wKk7Kj84Nhg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Accompagné de <strong>Chloé</strong>, <strong>Koudlam</strong> ou encore <strong>Jimmy</strong> <strong>Somerville</strong>, le groupe construit à chaque piste un univers parallèle où se développent, en volutes mouvantes, des phantasmes mélodiques complexes.</p>
<p>Le recours à des claviers criards aux notes distendues permet à <strong>Scratch</strong> <strong>Massive</strong> de construire une distance avec le réel, une situation de malaise où peut aisément se développer la rêverie. C’est là qu’entrent en jeu les beats francs et tranchants qui traversent majoritairement le LP. Ils sont les pulsations du penseur assoupi. Son lien avec le réel.</p>
<p>Enfin, les voix, souvent vaporeuses, aigües et traînantes, sont des percées de lumière dans cette architecture du mirage. Elles sont les résonnances au réel, les parts de conscience encore éveillées. Celles qui donnent sa crédibilité à l’ensemble de la construction intellectuelle qu’est le rêve ; mais aussi à la mélodie.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-25566" title="Scratch-Massive_huge" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/Scratch-Massive_huge.jpg" alt="" width="576" height="384" /></p>
<p>La beauté  de l’album (et sa réussite) réside(nt) dans cette capacité jamais abandonnée à mêler le lugubre au lumineux. C’est dans ce jeu permanent avec les contraires, dans ces jongleries antinomiques que <strong>Scratch</strong> <strong>Massive</strong> réussit le pari d’être juste. Il y a du vrai dans cette déclinaison sur la rêverie.</p>
<p>Une brume, des sursauts, un rythme hypnotique qui jalonnent <strong><em>Nuit de rêve</em></strong> comme les composés essentiels à l’élaboration d’une fiction ensommeillée. Fermez les yeux, et laissez-vous porter par vos songes…</p>
<h3>Deeper in your mind :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Nuit de rêve</strong></em> sur <a href="http://open.spotify.com/album/0l24h8oAiqKcml6bkNfyQ1" target="_blank">spotify</a> et <a href="http://www.deezer.com/fr/music/scratch-massive-feat-chloe/nuit-de-reve-1268205" target="_blank">deezer</a></li>
<li>Le <a href="http://www.myspace.com/scratchmassivegroup" target="_blank">myspace </a>et le <a href="http://scratchmassivemusic.blogspot.com/" target="_blank">site </a>de <strong>Scratch Massive</strong></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Tom Vek  &#8211; Leisure Seizure</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 08:19:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 2005, l&#8217;anglais Tom Vek, multi-instrumentiste et genre de génie touche-à-tout avait enchanté quelques-uns d&#8217;entre-nous qui s&#8217;enthousiasment pour la disco mutante et autres ersatz dance-punk avec quelques titres bien sentis de son premier album We Have Sound. Tu te souviendras de la furie urgente de I Ain&#8217;t Saying My Goodbyes ou da pop cradingue d&#8217;A Little Word In Your Ear.
Tom Vek, aux ex-accents Beckiens, revient avec Leisure Seizure, deuxième album que l&#8217;on peut d&#8217;ores et déjà qualifier de plus réussi que le précédent, plus cohérent et maitrisé.
Avec un enthousiasme communicatif, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2005, l&#8217;anglais <strong>Tom Vek</strong>, multi-instrumentiste et genre de génie touche-à-tout avait enchanté quelques-uns d&#8217;entre-nous qui s&#8217;enthousiasment pour la disco mutante et autres ersatz dance-punk avec quelques titres bien sentis de son premier album <em>We Have Sound</em>. Tu te souviendras de la furie urgente de<em> I Ain&#8217;t Saying My Goodbyes</em> ou da pop cradingue d&#8217;<em>A Little Word In Your Ear</em>.</p>
<p>Tom Vek, aux ex-accents Beckiens, revient avec <strong><em>Leisure Seizure</em></strong>, deuxième album que l&#8217;on peut d&#8217;ores et déjà qualifier de plus réussi que le précédent, plus cohérent et maitrisé.</p>
<p>Avec un enthousiasme communicatif, Tom Vek assure de ses vocalises nonchalantes une prestance qui en balance. Sous des airs ingénus, le premier titre <em>Hold Your Hands </em>a comme l&#8217;ambition d&#8217;écraser la concurrence. Sa pop est efficace et carrément <strong>maligne</strong>, ses riffs d&#8217;on-ne-sait-quoi imparables (<em>Aroused)</em>. Déjà évoqué dans les colonnes sombres de BTS, <em>A Chore </em>est l&#8217;arlésienne de Tom Vek, ce gimmick qui tue dévoile une ambition sans faille, ce chant hautain a bouffé du <strong>dandy punk</strong>.</p>
<p>Vek ne renouvelle que dalle mais se plaît à jouer sur les sonorités et les rythmes de sa batterie atypique, à détourner les arrangements, fusionner les fréquences (<em>We Do Nothing</em>), alterner les répétitions (<em>World Of Doubt)</em>. Et fait montre de quelques limites. L&#8217;ennui vient parfois pointer le bout de son nez, un peu <strong>las </strong>de cette caisse claire écrasée, de la gratte écrabouillée, du chant de ce cygne trop fier. Et on se laisse reprendre, on se fait rattraper par un petit pont mélodique <strong>astucieux</strong> (<em>On A Plate</em>) et un murmure grave séduisant (<em>Seizemic</em>), par cette déferlante sympathique en acronyme douteux (<em>A.P.O.L.O.G.Y</em>.), ou par cette techno-pop à l&#8217;eau de rose <strong>croupie </strong>(<em>Someone Love You</em>).</p>
<p>Quand il se fait plus discret, Tom Vek prend le risque d&#8217;emmerder son auditeur mais pourtant, on (je) se (me) laisse prendre dans une nappe tendue et abyssale (<em>Close Mic&#8217;ed</em>).</p>
<p>Malheureusement, les deux derniers titres n&#8217;offrent qu&#8217;une conclusion bâclée et assez peu intéressante. Mais ce serait dommage, pour si peu finalement, de passer à côté de ce disque <strong>vraiment pas dégueu</strong>.</p>
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		<title>Chronique de La Phaze &#8211; Psalms and Revolution</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 11:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les inventeurs de la Pungle sont de retour avec un nouvel opus Psalms and Revolution. Six ans après le tonitruant Fin de Cycle qui a révélé La Phaze au grand public, la drum&#8217;n'bass engagée de ce combo poursuit sa route explosive. Cette dernière livraison dynamite un peu la production actuelle et réveille dans les esprits quelques envies furieuses de taper du pied. L&#8217;anglais devient la langue dominante mais la recette reste la même, efficace et rafraichissante, un break drum&#8217;n'bass avec une bonne vieille batterie, des guitares bien troussées et des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les inventeurs de la Pungle sont de retour avec un nouvel opus<strong><em> Psalms and Revolution</em></strong>. Six ans après le tonitruant <em>Fin de Cycle</em> qui a révélé <strong>La Phaze </strong>au grand public, la drum&#8217;n'bass engagée de ce combo poursuit sa route explosive. Cette dernière livraison dynamite un peu la production actuelle et réveille dans les esprits quelques envies furieuses de taper du pied. L&#8217;anglais devient la langue dominante mais la recette reste la même, efficace et rafraichissante, un break drum&#8217;n'bass avec une bonne vieille batterie, des guitares bien troussées et des lyrics énervées.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29809373&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=29809373&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Loin des sphères à la mode du rock indé en ce moment, La Phaze déploie son énergie avec une inactualité confondante et une tonalité bien frenchy (<em>Dedicated Life</em>). Astucieux et vindicatif,  le groupe explose dans un punk-ragga pas déplaisant comme sur le très peu farouche <em>The Battle</em>.</p>
<p>Les refrains sont toujours efficaces mais on tend à regretter le français qui faisait mouche sur les albums précédents (<em>Psalms and Revolution</em>, <em>Magnetism</em>). Simple et efficace, <em>Control Panel</em> déboite avec sa rengaine roots fédératrice et son avalanche de beat caractéristique.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=30074139&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=30074139&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p>Quelques morceaux sont forcément plus faiblards que les autres et laissent comme qui dirait sur leur faim (<em>Searching For You</em>, <em>Secure World</em>). <em>Temps de chien </em>paraît être l&#8217;intrus de l&#8217;album,  comme si La Phaze faisait dans la sentimentalité de bas-étage, mais bon&#8230;</p>
<p>Presque entièrement en français, <em>Saints </em>est une track typique du groupe de  Danny Baluteau avec un plutôt joli texte et une instru bien pensée. <em>No Place For Us </em>pourrait rappeler  l&#8217;engagement politique que les beats tapageurs peuvent balancer sur fond de guitares et synthés errants.</p>
<p>Si on veut bien se laisser tenter, ce<em> Psalms and Revolution </em>est une galette bien  fraiche et qui contraste agréablement avec tout ce qui se peut se faire de pompeux en ce moment.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Chronique de Casper Whirlin &#8211; Prototype B</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 16:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Prototype B]]></category>

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		<description><![CDATA[Sis dans le Jura, le musicien autoproduit Casper Whirlin a choisi à merveille son avatar musical. Il y a dans sa musique une recherche continue d&#8217;une science du tourbillon, de la boucle bien comprise qui se déroule et s&#8217;enroule dans des montagnes russes qui défient la pesanteur.
Casper lance sa carrière lentement mais assurément avec un premier EP déjà paru intitulé Prototype A en septembre dernier. Le son est rêche, oscille entre électro-indus et DnB aléatoire et nerveuse, et souvent très cinématographique. On imagine aisément se dévoiler à la mesure rythmique ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sis dans le Jura, le musicien autoproduit <strong>Casper Whirlin</strong> a choisi à merveille son avatar musical. Il y a dans sa musique une recherche continue d&#8217;une science du <em>tourbillon</em>, de la boucle bien comprise qui se déroule et s&#8217;enroule dans des montagnes russes qui défient la pesanteur.</p>
<p>Casper lance sa carrière lentement mais assurément avec un premier EP déjà paru intitulé <em>Prototype A</em> en septembre dernier. Le son est rêche, oscille entre électro-indus et DnB aléatoire et nerveuse, et souvent très cinématographique. On imagine aisément se dévoiler à la mesure rythmique de la musique des travellings sur des ruelles sombres et métalliques, des contre-plongées menaçantes sur des populations errantes et vides.</p>
<p>Cette année, Casper Whirlin récidive avec <strong><em>Prototype B</em></strong>, un nouvel EP de cinq titres, suite alphabétique et musicale logique du l&#8217;opus A. Le prototypage furieux continue et les tests se révèlent souvent concluants.</p>
<p><em>Hope Fool </em>emboite le pas dans le déferlement de boucles ostentatoires qui vrillent dans les oreilles comme des tsunamis électriques. <em>Excursion </em>modère la nervosité mais accentue l&#8217;inquiétude à travers un midtempo acide. S&#8217;il illustrait un film, il tiendrait là sa teneur dramatique.</p>
<p><em>Transmission Lost </em>aurait fait une excellente B.O d&#8217;un <em>Inception </em>expérimental et underground. On ne sait guère dans quelle sphère on évolue, l&#8217;intention est rock, les sons électroniques,  l&#8217;ensemble est organiquement numérique ou quelque chose comme ça.<em> Walk on It </em>refait travailler à la surface les boucles fatales pour développer un groove énervé et saccageur.</p>
<p>Le dernier titre<em> Something&#8217;s watching us RUN !</em> fait figure de résumé à la fois musical et conceptuel dans un déluge cataclysmique. Au final, <em>Prototype B </em>remplit le contrat de tests techniques pour un premier LP <em>type</em> qui devrait asseoir la vision d&#8217;une circularité musicale agitée mais vertueuse. La création d&#8217;un univers à suivre, comme on dit.</p>
<h3>Enter the whirl</h3>
<ul>
<li>Ecouter et/ou acheter<em> Prototype A</em> sur <a href="http://casperwhirlin.bandcamp.com/">Bandcamp</a>.</li>
<li> Initialement prévu pour mai, Prototype B ne verra le jour qu&#8217;en septembre 2011. A suivre !</li>
</ul>
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		<title>dOP &#8211; Greatest Hits</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Oct 2010 12:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Wolf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment concilier mélodies pop, charme bohème, et puissance techno? A travers un live dévastateur au Rex Club, les membres de dOP semblaient bien avoir trouvé la recette miracle.

Une voix chaude et sensuelle magnifiait les festives et élégantes boucles, tandis que l&#8217;envie de s&#8217;agiter gracieusement (ou pas), ainsi que de sombrer dans une joie tzigane ne pouvait que s&#8217;emparer de nous.
Las, au travers de leur premier album, force est de constater que les multiples promesses n&#8217;ont pas toutes été tenues. On était en effet en droit d&#8217;attendre des membres de l&#8217;excellent ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment concilier mélodies pop, charme bohème, et puissance techno? A travers un live dévastateur au Rex Club, les membres de <strong>dOP</strong> semblaient bien avoir trouvé la recette miracle.</p>
<p><object width="385" height="250"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zoSFxqks_F0?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/zoSFxqks_F0?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="385" height="250"></embed></object></p>
<p>Une voix chaude et sensuelle magnifiait les festives et élégantes boucles, tandis que l&#8217;envie de s&#8217;agiter gracieusement (ou pas), ainsi que de sombrer dans une joie tzigane ne pouvait que s&#8217;emparer de nous.</p>
<p>Las, au travers de leur premier album, force est de constater que les multiples promesses n&#8217;ont pas toutes été tenues. On était en effet en droit d&#8217;attendre des membres de l&#8217;excellent et innovant label <strong>Circus Compagny</strong> une petite pépite, étant donné le temps qu&#8217;ils s&#8217;étaient généreusement accordés pour parfaire et finaliser cet opus. Encore une fois, le syndrome du passage à l&#8217;album studio d&#8217;un groupe taillé pour le live semble avoir frappé.<br />
Tout semblait pourtant annoncer un chouette album, comme surent habilement le faire <strong>Nôze</strong> avant eux. La comparaison avec ces ivrognes notoires s&#8217;impose, tant leurs styles respectifs sont proches, voire se rejoignent parfois. Mais le style de <strong>dOP</strong> se veut plus mélancolique, intimiste, et moins potache que leurs congénères issus du même label, comme s&#8217;ils souhaitaient nous rappeler de vieux souvenirs profondément enfouis dans les tréfonds de notre mémoire, mais aussi, par l&#8217;intermédiaire d&#8217;un beat rond et claquant, faire ressurgir les méandres d&#8217;expériences dissimulés au creux de notre chair.</p>
<p>Mais malgré des atours a priori aussi favorables, on se retrouve un peu pantois une fois l&#8217;écoute de ces Greatest Hits achevée. Là où l&#8217;on s&#8217;attendait à de l&#8217;originalité, à de la prise de risque, à l&#8217;affirmation d&#8217;un style qui a déjà très largement fait ses preuves en live, on ne trouve qu&#8217;un ensemble trop redondant, bien que parfois très excitant.</p>
<p>L&#8217;ouverture, <em>Worm Hunting</em> était pourtant parfaitement exécutée, toute en retenue et montée subtile, un joli mélange d&#8217;influences saupoudrant la litanie au piano d&#8217;une fine couche d&#8217;élégance.<br />
Mais dès la deuxième piste, on ne comprend plus trop où les compositeurs veulent en venir. Entre vague influence jazzy et voix malsaine, on se demande bien où est passé ce fichu groove qui leur permettait de faire littéralement péter une salle pas nécessairement acquise à leur cause au départ.</p>
<p>Ça commence à se réveiller avec <em>Talk Show</em>, qui grâce à ses cuivres bourrés d&#8217;énergie, nous évoque un cirque où la grisaille laisserait peu à peu place à un bonheur mélancolique, tout en parades et numéros.<br />
Les titres suivants alternent entre l&#8217;expérimentation absconse lorgnant du côté du dubstep, et relativement sans intérêt (<em>Happy Meal</em>, <em>U R</em>), et les titres dansants auxquels ils manquent ce petit quelque chose qui sait faire la différence dans le cœur et les jambes de n&#8217;importe quel clubber (<em>Assurance Vie</em>, <em>Love Ride</em>, <em>3 Suitcases</em>).</p>
<p><object width="385" height="250"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0YbTZERlVcU?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0YbTZERlVcU?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="385" height="250"></embed></object></p>
<p>Mais sur le seul titre chanté en français de la galette, <em>L&#8217;Hôpital, La Rue, La Prison</em>, <strong>dOP</strong> réussit son coup. La rythmique y dope (haha) un texte plutôt bien écrit, et donne un aperçu de ce qu&#8217;on pourrait être une « chanson française » qui saurait vivre avec son temps.<br />
De même, <em>Final Dive</em> porte parfaitement son nom, et nous entraîne dans une plongée profondément déprimante, mais forcément annonciatrice de lendemains meilleurs. On l&#8217;imagine parfaitement en illustration d&#8217;un générique d&#8217;un film qui se finirait mal, nous laissant un goût amer sur le bout de la langue.</p>
<p>La conclusion de l&#8217;album, de même que l&#8217;avait auparavant fait la mise en bouche, frappe clairement dans le mille. La première partie de <em>Deaf Wagrant</em> est d&#8217;un noir profond, glauque à souhait, rempli d&#8217;échos de tristesse enterrée, avant que celle-ci n&#8217;explose en un douce violence soulignée par une basse répétitive et un metallophone qui résonne comme le glas d&#8217;une vie oubliée.</p>
<p>Ce qui m&#8217;ennuie fortement dans tout ça, c&#8217;est que je ne peux pas m&#8217;empêcher d&#8217;apprécier énormément certains titres de l&#8217;album, qui malgré tout souffre d&#8217;un manque d&#8217;homogénéité et de relief, dont la présence aurait pu en faire une véritable bombe.<br />
On leur pardonnera les quelques petites erreurs du présent opus, en espérant qu&#8217;ils sauront les transcender pour nous pondre un véritable chef-d&#8217;œuvre dans les années à venir. Leur sincérité et leur originalité, bien qu&#8217;elles ne parviennent pas à s&#8217;exprimer pleinement ici, sont bien là, prêtes à exploser. Vivement la suite!</p>
<p>En bonus, leur très réussi remix du <em>Lost In Time</em> de <strong>Kate Simko</strong>, où, cette fois-ci, il retrouve pleinement leur efficacité dancefloor.</p>
<p><object width="385" height="250"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/m7czc8YTlxE?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/m7czc8YTlxE?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="385" height="250"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de Chloé &#8211; One In Other</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 14:40:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Wolf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chloé est depuis plusieurs années l&#8217;une des plus importantes références du milieu dj en France, et paradoxalement l&#8217;une de ses membres les plus discrètes. On n&#8217;est donc pas étonné de ne pas la voir sortir l&#8217;artillerie lourde à l&#8217;occasion de la sortie de son second album One In Other. A contre-courant de nombreux artistes issus de la scène techno, elle a préféré, comme dans son premier album The Waiting Room, privilégier les ambiances intimistes et feutrées, sensuelles et coulantes, en lieu et place de l&#8217;utilisation de massives et épuisantes turbines ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chloé</strong> est depuis plusieurs années l&#8217;une des plus importantes références du milieu dj en France, et paradoxalement l&#8217;une de ses membres les plus discrètes. On n&#8217;est donc pas étonné de ne pas la voir sortir l&#8217;artillerie lourde à l&#8217;occasion de la sortie de son second album <strong>One In Other</strong>. A contre-courant de nombreux artistes issus de la scène techno, elle a préféré, comme dans son premier album <strong>The Waiting Room</strong>, privilégier les ambiances intimistes et feutrées, sensuelles et coulantes, en lieu et place de l&#8217;utilisation de massives et épuisantes turbines chargées de beats bien gras.<br />
Ce type de travail est récurrent au sein du label <strong>Kill The Dj</strong>, où l&#8217;on encourage l&#8217;expression de la subtilité à travers les musiques électroniques.</p>
<p><object width="250" height="40"><param name="movie" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=21275282&#038;style=metal&#038;p=0" /><embed src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=21275282&#038;style=metal&#038;p=0" allowScriptAccess="always" wmode="window" /></object></p>
<p>On retrouve donc un album dépouillé des nécessités du dancefloor, à l&#8217;exception peut-être de l&#8217;énergique <strong><em>Fair Game</em></strong>, une formule qui avait façonné la réussite du premier opus. Les rythmiques y sont difformes, tordues, presque malsaines, mais des nappes synthétiques et des voix haut-perchées viennent y saupoudrer de lumineuses éclaircies. L&#8217;apparition souvent discrète d&#8217;une guitare sèche, par exemple dans le presque pop <strong><em>Ways Ahead</em></strong>, finit d&#8217;y distiller une subtile touche de romantisme, lorsque ce n&#8217;est pas le timbre suave de Chloé dans <strong><em>One In Other</em></strong> qui survient pour nous perdre en mélancolies.  </p>
<p>Cependant, force est d&#8217;avouer que si le charme opère durant les premières minutes d&#8217;écoute, notamment avec le sublime <strong><em>Diva</em></strong>, envolée lyrique incroyablement touchante et réussie, l&#8217;exercice se révèle finalement quelque peu lassant, et on ne peut dès lors s&#8217;empêcher d&#8217;éprouver un sentiment de déjà-vu particulièrement frustrant.</p>
<p><object width="480" height="25"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/OsCIcfeu1ec&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/OsCIcfeu1ec&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="25"></embed></object></p>
<p>L&#8217;intimité dans laquelle Chloé nous plonge finit par exhaler un certain narcissisme, et donne l&#8217;impression que l&#8217;artiste s&#8217;admire dans son originalité, ce qui fait perde de son authenticité, de sa chaleur, à l&#8217;album.</p>
<p>Il n&#8217;en demeure pas moins que Chloé reste une artiste essentielle de la scène française, et qu&#8217;elle conserve une considérable longueur d&#8217;avance sur la plupart de ses acolytes en ce qui concerne la finesse de ses compositions. Un album à apprécier de préférence un soir d&#8217;hiver, en charmante compagnie ou dans un état second, à vous de voir.</p>
<p><object width="450" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/kWLPO7bIbdw&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/kWLPO7bIbdw&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="450" height="350"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de Fanga &#8211; Natural Juice</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 11:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Avec ma musique, je crée le changement. Je l&#8217;utilise comme une arme », scandait Fela Anikulapo-Kuti, le Black President nigérian qui offrit au monde la synthèse africanisée du funk et du jazz sous le doux nom d&#8217;Afrobeat. Or, lorsque l&#8217;on entend hurler dès les premières mesures les cuivres de Fanga, collectif montpelliérain, on sent que la puissance de la musique figure bien dans le legs dont le jeune groupe a volontairement décidé d&#8217;hériter.

Fanga : ils sont sept, et ils en jettent. Un chanteur jouant avec les méli-mélos d&#8217;un saxo, le doigté ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Avec ma musique, je crée le changement. Je l&#8217;utilise comme une arme », scandait <strong>Fela Anikulapo-Kuti</strong>, le Black President nigérian qui offrit au monde la synthèse africanisée du funk et du jazz sous le doux nom d&#8217;<strong>Afrobeat</strong>. Or, lorsque l&#8217;on entend hurler dès les premières mesures les cuivres de <strong>Fanga</strong>, collectif montpelliérain, on sent que la puissance de la musique figure bien dans le legs dont le jeune groupe a volontairement décidé d&#8217;hériter.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210124&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210124&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p><strong>Fanga </strong>: ils sont sept, et ils en jettent. Un chanteur jouant avec les méli-mélos d&#8217;un saxo, le doigté enflammé d&#8217;un clavier, le poids d&#8217;une basse et la légèreté d&#8217;une guitare, le tout soutenu par les rythmes d&#8217;une batterie et  d&#8217;un percussionniste : voilà la recette aux multiples ingrédients dont s&#8217;est doté <strong>Fanga</strong> pour nous faire danser. Originaire du hip-hop,<strong> Korbo</strong>, le chanteur, s&#8217;est laissé séduire en 2004 par le projet afrobeat du producteur Serge Amiano, aujourd&#8217;hui encore directeur artistique du groupe. C&#8217;est en juin 2007 que la formation a sorti son deuxième album sous le mystérieux nom de<em><strong> Natural Juice</strong></em>. Ce 11 titres s&#8217;est avéré, presque par hasard, être cette année-là mon disque de l&#8217;été. En effet, pour peu qu&#8217;un petit rayon de soleil investisse votre salon ou que vous ayez à prendre la voiture pour vous rendre à la plage, ce CD est une pépite. C&#8217;est un joyau brut de vigueur, de pulse et de contagion. Ce « nautral juice » qu&#8217;évoque la chanson éponyme n&#8217;est autre que la sueur qu&#8217;à coup sûr Fanga fait s&#8217;échapper de vos pores, si vous vous prenez au jeu.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/Fanga.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-16100" title="Fanga" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2010/05/Fanga-300x300.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Si l&#8217;on reprend les termes de <strong>Fela</strong> sus-mentionnés, ces jeunes gens réussissent sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute à créer le changement. Un double changement même, dirais-je. Un premier bouleversement se crée dans vos veines dès la première écoute des rythmes endiablés de leur funk festif. C&#8217;est celui de votre température qui monte. Puis, après quelques titres, une fois que le septuet vous a bien chauffé en faisant tanguer vos tripes, s&#8217;opère une seconde altération, spirituelle cette fois-ci. C&#8217;est un changement d&#8217;état d&#8217;esprit aussi métissé que leur musique. Il est tout à la fois joie, excitation et apaisement. Le « natural juice » devient alors un flux qui vous parcourt et vous oblige au moins à remuer ostensiblement l&#8217;épaule, ou à balancer la tête de droite à gauche. Parce que, si l&#8217;on peut reconnaître quelque chose à <strong>Fanga</strong>, c&#8217;est que leur musique parvient à ses fins.</p>
<p>Et puis, toujours en nous appuyant sur les dires du Black President, reste à traiter la question de l&#8217;engagement, de la musique comme « arme ». L&#8217;afrobeat originel de Mister <strong>Kuti</strong> s&#8217;inscrivait pleinement dans le contexte politisé et virulent du Nigéria post-indépendance des années 70. Alors que les coups d&#8217;Etat s&#8217;y multiplie et que la junte s&#8217;installe, les chansons de <strong>Fela</strong> sont des diatribes qui dénonce le régime et ses pratiques, la misère de l&#8217;Afrique et qui appelle chacun à conquérir sa liberté s&#8217;il veut pouvoir s&#8217;épanouir. En aucun cas, donc, les textes de Fanga ne peuvent avoir cette portée. Cependant, il est bon de savoir qu&#8217;ils ne la recherchent pas non plus. Si <strong>Fanga </strong>signifie « force spirituelle » en bambala, les paroles qu&#8217;écrit <strong>Korbo</strong>, en anglais ou dans sa langue natale, critiquent les mœurs et le contexte politique, tout en appelant l&#8217;Homme à ne pas perdre de vue l&#8217;essentiel : son humanité. En outre, les chants de <strong>Korbo</strong> sont en bambara, un dialect ouest-africain très différent du yoruba de <strong>Fela</strong>. Ainsi, l&#8217;héritage, s&#8217;il est sensible, n&#8217;est pas direct. Et <strong>Fanga</strong> s&#8217;écarte du maître à penser et innove. La musique est donc pour eux une arme formelle, dans le sens où <strong>Fanga</strong> nous bombarde de sons puissants, mais elle est aussi l&#8217;occasion, dans les paroles, d&#8217;être une piqûre de rappel, un outil de conscientisation de l&#8217;auditoire.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210125&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=210125&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p>L&#8217;album s&#8217;ouvre sur le titre « Crache La Douleur », où la participation de <strong>Tony Allen</strong>, l&#8217;ancien batteur de<strong> Fela</strong> est déjà tout un symbole. Ce premier morceau, carte de visite convaincante, exhorte le sonotone à rejeter tout ce qu&#8217;il refoule. C&#8217;est là le premier pas salvateur vers la guérison et la possible transe extatique que l&#8217;afrobeat est censé procurer. Puis vient « Natural Juice » qui, après l&#8217;expulsion des mauvaises ondes, peut gentiment commencer à faire perler sur votre épiderme le substrat d&#8217;une saine jouissance. Voilà ensuite le tour de « Kononi », tube de velours au son plus ouaté qui permet au sonotone d&#8217;un temps se régénérer. C&#8217;est alors que démarre « Ni i Matoro », petite bombe rythmique qui nous conduit savamment vers un plaisir béat. Le soleil règne ; c&#8217;est les vacances (depuis hier soir pour moi, alors, je vous laisse imaginer à quel point je savoure de nouveau <strong>Fanga</strong>). L&#8217;album se poursuit sans perdre de sa qualité et se clôt sur un remix plus hip-hop de « Noble Tree » qui montre à la fois les racines de <strong>Korbo</strong> et le chemin parcouru par l&#8217;afrobeat depuis <strong>Fela</strong>.</p>
<p><strong>Fanga</strong> est donc un groupe qui monte, l&#8217;un des rares à encore faire de l&#8217;afrobeat, surtout en France. <em><strong>Natural Juice </strong></em>est un album ensoleillé et léger qu&#8217;il faut garder dans un coin de sa discothèque pour le ressortir quand l&#8217;envie de bouger se fait sentir. Toutefois, peut-être manque-t-il encore à ces jeunes montpelliérains une pointe d&#8217;originalité supplémentaire qui les ferait définitivement jouer dans la cour des grands. C&#8217;est d&#8217;ailleurs tout ce que je souhaite à leur prochain album, prévu pour l&#8217;année prochaine.</p>
<h3>Plus de sueur :</h3>
<ul>
<li><em><strong>Natural Juice</strong></em> en entier sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/fanga/natural-juice-40689">deezer</a></li>
<li>le <a href="http://www.myspace.com/afrofanga">myspace</a> de <strong>Fanga</strong></li>
<li>Leur dernier album <em><strong>Sira Ba</strong></em> (2009) sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/fanga/sira-ba-424406">deezer</a></li>
<li>L&#8217;<a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/08/interview-de-fanga-je-groove-donc-je-suis/">interview</a> réalisée par BTS</li>
<li>Vous aurez aussi la possibilité de les retrouver cet été dans plusieurs festivals dont <a href="http://festipop.spf34.org/">Festipop</a>,  la <a href="http://www.myspace.com/ladefensejazz">Défense Jazz Festival</a>, les <a href="http://www.solidays.org/">Solidays</a>, le <a href="http://www.festival-martigues.fr/">Festival de Martigues</a> ou encore <a href="http://www.africajarc.com/">Africajarc</a>.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Chronique de The Qemists &#8211; Join The Q</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 17:34:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vicky C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[7/10]]></category>
		<category><![CDATA[Join The Q]]></category>
		<category><![CDATA[Rock'n Bass]]></category>
		<category><![CDATA[The Quemists]]></category>
		<category><![CDATA[UK]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le petit monde snobinard de la musique indépendante, il est quelques écueils qu’il est nécessaire d’éviter. Un des grands classique revient à  ne plus juger un album ou un artiste pour sa musique, et les sensations que celle-ci nous procure, mais seulement pour sa notoriété. Il est certes de bon ton de prôner l’éclectisme, mais ne nous voilons pas la face : le phénomène de mode est une réalité dans nos société moderne, et l’est a fortiori dans la sphère culturelle. Mon but ici n’est pas de vous ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le petit monde snobinard de la musique indépendante, il est quelques écueils qu’il est nécessaire d’éviter. Un des grands classique revient à  ne plus juger un album ou un artiste pour sa musique, et les sensations que celle-ci nous procure, mais seulement pour sa notoriété. Il est certes de bon ton de prôner l’éclectisme, mais ne nous voilons pas la face : le phénomène de mode est une réalité dans nos société moderne, et l’est a <strong>fortiori</strong> dans la sphère culturelle. Mon but ici n’est pas de vous infliger un énième exposé sur la<em> hype</em>, mais plus de montrer que cet état de fait peut aisément dissimuler à l’auditeur moyen d’excellentes surprises.<br />
<span id="more-16017"></span><br />
A trop rechercher la sophistication, la déconstruction, l’originalité forcée, on en oublie simplement de jouir. Ce processus suit une pente régulière : la musique, d’un statut de loisir censé provoquer le plaisir, se transforme en simple outil social. Parmi les LPs récemment porté aux nues par les webzines faiseurs d’opinion, combien d’entre eux repasseront sur votre platine ? Assez peu, sans aucun doute. Ils vous auront cependant permis quelques instants de gloire devant votre cercle d’amis.</p>
<p>Dans ce sens là, je ne fais pas exception. Le premier contact avec les <strong>Qemists</strong> a été délicat. Groupe affublé de la fumeuse étiquette « rock’n bass », il jetterait des ponts entres les ténors du drum’n bass (<strong>Pendulum</strong>, <strong>Noisia</strong>) et le nouveau rock hardcore anglais (<strong>Test Icicles</strong>, <strong>Gallows</strong>, <strong>Enter Shikari</strong>), le tout transpirant les influences nu-rave mal digérées.</p>
<p>Une pochette aux relents adolescents des premiers pogos, un titre injonctif, des couleurs<em> fluo kids</em>, et en prime un sec 2.9 des sacro-saints <strong>Pitchfork</strong>. La signature sur le label branchouille <strong>Ninja Tune</strong> parachève le portrait ; cette galette ne peut manquer de repousser n’importe quel petit con amateur de musique. Mais comme le dit cet exasperant adage, « il faut bien connaitre son ennemi pour le combattre ». Un peu de curiosité aidant, et mes oreilles délicates s’apprêtent à passer un sale quart d’heure.</p>
<p>Mais, Ô ! Comme disait Charles Maurras, « Divine surprise ! ». Au sortir de ces écoutes ennuyeuses d’ambiant atmosphérique et de folk revêche que nous dictent l’actualité, l’écoute du premier titre, « Stompbox », est une sorte de révélation. Depuis combien de temps n’avait on pas gouté ce plaisir presque honteux, cette jouissance simple ? Le mélange est en effet simpliste : une base drum’n bass, nerveuse et claquée, alliée à une mélodie mutante, qui tire ses vertus cathartiques d’un hard rock huileux directement venu des seventies. L’alchimie est acide, tonique, et des sirènes nous hurlent de danser. Ce titre synthétise l’esprit de l’album : de la musique immédiate, à consommer sur l’instant. Le genre de produit anti-cérébral, lénifiant, abrutissant, dont on ressort épuisé et vide, mais paradoxalement comblé.</p>
<p>Néanmoins, <strong>Join the Q</strong> n’est pas qu’un magma de beats et de powerchords épars. L’écoute réserve son lot de surprises. D’abord, le changement fréquent d’ambiance musicale intrigue, puis séduit. D’influences teintées de métal jusqu’au au hip-hop, en passant par la beat-box, cet album impressionne par sa diversité. Ensuite, celui-ci est parsemé de featurings savoureux. La présence du grand <strong>Mike Patton</strong>, gourou de <strong>Faith No More</strong>, insuffle une solide vigueur, vite adoucie par le flow du rappeur <strong>Wiley</strong> sur Dem Na Like Me. Le single S.W.A.G. est porté par l’adorable <strong>Devlin Love</strong>, chanteuse des <strong>Alabama 3</strong>.</p>
<p>Cette diversité  excessive nuit bien sûr à la cohérence de ce premier effort des <strong>Qemists</strong>, mais qu’importe ? <strong>Join the Q</strong> est un enchevêtrement échevelé de bonbons acidulés, à usage excitant. Pour apprécier ce genre de musique, une seule exigence : se départir de ses <em>a priori</em>, rester humble et déguster.</p>
<h3>Aller plus loin&#8230;</h3>
<ul>
<li><strong>Join The Q</strong> sur <a href="http://open.spotify.com/album/2PR1r34fAnjP3ddJiNjlUT">Spotify</a></li>
<li><strong>Join The Q</strong> sur <a href="http://www.deezer.com/listen-3844509">Deezer</a></li>
<li>Le clip de <em>S.W.A.G</em> qui peut faire son petit effet carrément jouissif:</li>
</ul>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="352" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/1krmAcCdZ_Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="352" src="http://www.youtube.com/v/1krmAcCdZ_Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Chronique de The Janitors &#8211; First Sign Of Delirium</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 21:25:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[7/10]]></category>
		<category><![CDATA[first sign of delirium]]></category>
		<category><![CDATA[garage]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
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		<category><![CDATA[the janitors]]></category>

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		<description><![CDATA[Parce que je suis bien incapable de dire quoique ce soit d&#8217;intéressant sur cette petite pépite de garage rock massif, couillu et plein de cambouis, je vais vous raconter l&#8217;histoire de Johnny. C&#8217;est (un peu) pareil. On est parti ?
On est parti.
Johnny s’éveille, lentement. Le soleil malmène sa rétine à travers ses paupières closes. Dans ses veines coule le reste du litre de mauvais whisky éclusé la veille. La langue est pâteuse, lourde, un poids mort entre ses gencives.
Johnny ouvre les yeux. La lumière lui vrille les yeux et baigne ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #808080;">Parce que je suis bien incapable de dire quoique ce soit d&#8217;intéressant sur cette petite pépite de garage rock massif, couillu et plein de cambouis, je vais vous raconter l&#8217;histoire de Johnny. C&#8217;est (un peu) pareil. On est parti ?</span></em></p>
<p><em><span style="color: #808080;">On est parti.</span></em></p>
<p>Johnny s’éveille, lentement. Le soleil malmène sa rétine à travers ses paupières closes. Dans ses veines coule le reste du litre de mauvais whisky éclusé la veille. La langue est pâteuse, lourde, un poids mort entre ses gencives.</p>
<p>Johnny ouvre les yeux. La lumière lui vrille les yeux et baigne sa vision d&#8217;un magma rougeâtre, indistinct. Ses membres lui font mal, ses articulations grincent. Une bête gronde, tapie au fond de ses entrailles. Les plaies de piqûres sur ses bras cicatrisent mal, et il se laboure le bras de ses ongles sales, jusqu&#8217;au sang.</p>
<p>La démarche mal assurée, Johnny se dirige vers la porte. A chaque pas, la peau distendue d&#8217;une grosse caisse vibre tout contre son ventre et une guitare désarcordée lui souffle son geignement criard dans le creu de son oreille.</p>
<p>Désormais affalé sur le canapé, Johnny contemple la bouteille de Jack Daniels. Longuement. Un rayon de soleil le frappe à l&#8217;angle de sa machoire. Il penche un peu la tête. Le soleil lui recouvre le visage, l&#8217;inondant d&#8217;un peu de chaleur. D&#8217;un pas hésitant, Johnny ouvre la porte du frigo, s&#8217;empare d&#8217;une brique de lait, l&#8217;engloutit. Le lait coule le long de son menton, de son cou.</p>
<p>Une fois dehors, le vent s&#8217;est levé. Des nuages s&#8217;accumulent sur la ligne de l&#8217;horizon. Au loin, on croit entendre le feulement de l&#8217;orage. Une lumière étrange baigne les pas de Johnny. Celle d&#8217;un après-midi incertain, qui peine à laisser la place au soir, où le soleil est à la lutte avec les nuages.</p>
<p>Johnny marche, longuement. Johnny ne sent plus vraiment ses jambes. Johnny ne sait plus si il a encore ses chaussures. Une goutte. Puis une autre. Puis des dizaines d&#8217;autres. Qui se mêlent à ses larmes qui inondent ses joues. Des yeux rouges de Johnny coule toute l&#8217;amertume et le désespoir du monde. Une noirceur infinie, rythmée par le rythme lourd de ses pas sur le pavé détrempé. Une mélancolie dont le goût amer pique la gorge de Johnny.</p>
<p>Johnny marchait. Johnny ne savait plus comment briser le rythme inéluctable de ses pas. Le paysage devenait flou à travers l&#8217;écran de sa vision brouillée.</p>
<p>Il trébucha. Lorsqu&#8217;il se releva, il ne savait plus trop bien où il était. Ça n&#8217;avait plus d&#8217;importance.</p>
<p><object width="300" height="20" data="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="FlashVars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/janitors1.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=5&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><param name="src" value="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" /></object>      </p>
<p style="text-align: center;">
The Janitors &#8211; Time On My Side
	</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>L&#8217;album <a title="first sign of delirium - janitors" href="http://open.spotify.com/album/5N0vMoqejx5nMNFha42zjp" target="_self">sur Spotify</a></li>
<li>Mon <a title="janitors" href="http://branchetonsonotone.com/2010/01/17/the-janitors-time-on-my-side-et-sick-state/" target="_self">autre billet</a> sur The Janitors</li>
</ul>
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