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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 8/10</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Chronique de Clubroot – II MMX</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 15:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160;&#187; Qu&#8217;est-ce que le dubstep ? &#160;&#187; demande Hegel dans sa préface inédite à la Phénoménologie de l&#8217;Esprit de 1807 donnée dans la traduction de Pierre Benichou prévue pour 2014. Was Ist Dubstep ? Comme s&#8217;il fallait pas compliquer la première préface déjà bien coton à se taper que notre bon Hegel balance la question spéculative par excellence. &#171;&#160;L&#8217;Esprit absolu&#160;&#187; répondra le journaliste aux Inrocks. &#171;&#160;Y&#8217;a pas que Burial dans le dubstep&#160;&#187; fera le mec qui s&#8217;y connait et qu&#8217;il en a marre qu&#8217;on cite Burial à grande louche (bah ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;&raquo; Qu&#8217;est-ce que le dubstep ? &nbsp;&raquo; demande Hegel dans sa préface inédite à la <em>Phénoménologie de l&#8217;Esprit </em>de 1807 donnée dans la traduction de Pierre Benichou prévue pour 2014. <em>Was Ist Dubstep ? </em>Comme s&#8217;il fallait pas compliquer la première préface déjà bien coton à se taper que notre bon Hegel balance la question spéculative par excellence. &laquo;&nbsp;L&#8217;Esprit absolu&nbsp;&raquo; répondra le journaliste aux Inrocks. &laquo;&nbsp;Y&#8217;a pas que Burial dans le dubstep&nbsp;&raquo; fera le mec qui s&#8217;y connait et qu&#8217;il en a marre qu&#8217;on cite Burial à grande louche (bah ouais, faut affirmer toujours d&#8217;autres préférences pour affirmer sa distinction), le mec il dira par exemple, y&#8217; a aussi Kode9, alors lui c&#8217;est un bon, il dira, et <strong>Clubroot </strong>aussi, il a sorti un putain de premier album. Bon un peu comme Burial ça rassemble. Mais y a pas que Burial, il poursuit (dans sa tête en grommelant). Là dessus Hegel abandonne la question &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que le dubstep ?&nbsp;&raquo; et décide de s&#8217;atteler à l&#8217;<em>Encyclopédie des sciences philosophiques</em>. Oui oui donc, Clubroot qui en mai dernier a fait paraitre son deuxième opus baptisé singulièrement <em><strong>II MMX</strong> </em>est ici l&#8217;objet de notre excellente chronique.</p>
<p>Clubroot, comme le susnommé Burial (ta gueule le snob, je parle de Burial si je veux, et si t&#8217;es pas content, je fourre ton sonotone dans le cul, ouais, on est comme ça par chez nous) cultive l&#8217;anonymat et le mystère autour de sa personne. La musique parle pour l&#8217;artiste et pour l&#8217;homme. Et une musique tel que le dubstep (Hegel ta gueule) parle dans l&#8217;évanescence de la fusion entre l&#8217;organique et le technologique. <strong>Le dubstep est assurément la musique la plus inspirée et la plus inspirante qui a été créée ces dernières années.</strong> Cérébrale et futuriste, elle se tient un pas en avant sur la vie moderne qu&#8217;elle cherche à retranscrire dans ses linéaments d&#8217;infrabasses et de samples éthérés. Clubroot, là-dessus, n&#8217;apporte rien de nouveau à l&#8217;édifice mais contribue largement à le préserver solidement. II MMX fait un pont planant entre Burial et Future Sound Of London. Comme si <em>Papua New Guinea</em> avait servi de support à cette dizaine de titres bien sentie. Les mélodies trancey et les nappes qui viennent s&#8217;accrocher sur des beats plus ou moins régulier et toujours différents d&#8217;un morceau à l&#8217;autre oscillent entre neurasthénie joyeuse et mélancolie bondissante (O, art perdu de l&#8217;oxymore).</p>
<p>Certains titres auraient gagnés à être plus approfondis et d&#8217;autres à perdre de leur facilité mais la cohérence artistique demeure et donne à l&#8217;auditeur l&#8217;écoute d&#8217;un très bon disque de dubstep aérien et accessible.</p>
<h3>Ecoute et arrête de lire mes conneries</h3>
<p style="text-align: center;">Toe To Toe</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="280" height="227" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zp_T-RwEP00" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="280" height="227" src="http://www.youtube.com/v/zp_T-RwEP00" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Orbiting</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="278" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kcKDc9SgexY" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="278" height="225" src="http://www.youtube.com/v/kcKDc9SgexY" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Va voir ailleurs si Clubroot y est</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.myspace.com/clubroot">myspace</a> de Clubroot.</li>
<li>Le<a href="http://france.fr/"> site</a> de la France qui marche pas.</li>
</ul>
<h3><strong>Corporatisme</strong></h3>
<p>Les chroniques de <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/06/clubroot-ii-mmx-710.html">Playlist Society</a>, <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-clubroot-ii-mmx-50377866.html">Chroniques Electroniques</a>, <a href="http://www.goutemesdisques.com/chroniques/album/iimmx/">Goûte mes Disques</a>.</p>
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		<title>Chronique de Foals &#8211; Total Life Forever</title>
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		<pubDate>Sun, 30 May 2010 11:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Yannis Philippakis]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la catégorie morceau que j&#8217;ai bien du écouter en boucle une centaine de fois, Cassius  n&#8217;est pas loin de la première place. Une vraie balle que ce track du groupe anglais Foals, furieusement jouissif. Et puis y a eu l&#8217;album, Antidotes, en 2008, révélation post-math rock véritablement excitante malgré quelques remplissages par-ci par là. Qui ne se dandine pas ne serait-ce qu&#8217;un peu sur Balloons est mort ou ne possède qu&#8217;un tronc. Sur Antidotes, Foals proposait une dance music authentique sous la forme d&#8217;un rock technique et jubilatoire. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la catégorie morceau que j&#8217;ai bien du écouter en boucle une centaine de fois, <em>Cassius </em> n&#8217;est pas loin de la première place. Une vraie balle que ce track du groupe anglais<strong> Foals</strong>, furieusement jouissif. Et puis y a eu l&#8217;album, <em>Antidotes</em>, en 2008, révélation post-math rock véritablement excitante malgré quelques remplissages par-ci par là. Qui ne se dandine pas ne serait-ce qu&#8217;un peu sur <em>Balloons</em> est mort ou ne possède qu&#8217;un tronc. Sur <em>Antidotes</em>, Foals proposait une dance music authentique sous la forme d&#8217;un rock technique et jubilatoire. Emmené par l&#8217;excité Yannis Philippakis, le groupe d&#8217;Oxford revient avec un deuxième album &#8211; qui comme on le sait change de cap &#8211; <strong><em>Total Life Forever</em></strong>. Déjà le titre est magnifique ! Google traduction &#8211; sommité en la matière translatrice (sic) &#8211; propose &laquo;&nbsp;de la vie totale à jamais&nbsp;&raquo; : j&#8217;adore !</p>
<p style="text-align: justify;">Les Foals étalent leur noblesse musicale sur le titre introductif <em>Blue Blood</em>. Bien belle entrée en matière. Volupté pop et grâce minimale du son de gratte éternellement bleepé. <strong>Foals, c&#8217;est la rencontre de Plastikman et des Rolling Stones dans un grand 8 (sur <em>Antidotes</em>) puis dans un salon de thé parfumé à l&#8217;opium et à l&#8217;ecstasy (sur ce disque)</strong>.<br />
<em>Miami</em> distille un funk extatique au refrain prenant. Le tout est toutefois un peu faiblard. Un peu comme le titre éponyme, ritournelle à la batterie pesante mais au chant choral saisissant. <em>Black Gold</em> débute par un joli coup de basse qui s&#8217;accompagne d&#8217;une guitare en écho pour terminer dans un final ambiant pas déplaisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ah ! <em>Spanish Sahara </em>! Ballade pour nuit de pleine lune en caisse. Accélération à fond sur le champignon, de plus en plus , relâche. Le rythme stagne, les arbres défilent, le chien dort. Crash. La vie s&#8217;écoule en flot de guitares céruléennes et la batterie atteint ses sommets. Détachez bien les syllabes :  <strong>Su-bli-me</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Expérimentation pop, tempo oublié depuis <em>Antidotes</em>,<em> This Orient </em>fait passer un agréable moment avec ses effluves dorées, ses synthés dance et ses envolées enivrantes. <em>Fugue</em> fait figure d&#8217;interlude trop court vers un <em>After Glow</em>, sorte de comptine hantée, deuxième grande chanson du disque après <em>Spanish Sahara</em>. Tout y est. Virginia Woolf demandait dans <em>The Years</em> : Est-ce donc cela la vie ? Foals répond avec un sourire en coin : <strong>ouais !</strong> <em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alabaster</em> et <em>2 Trees</em> jouent dans la réminiscence mélancolique  et effleurent quelques expérimentations électroniques. <em>What remains </em>: belle conclusion, embarcation affable à la batterie autoritaire mais au chant immensément rassurant.</p>
<p style="text-align: justify;">En 11 titres, d&#8217;une &#8211; malheureusement &#8211; inégale qualité, Foals apporte toutefois la preuve que la puissance n&#8217;est pas nécessairement question de vitesse mais peut être de profondeur, lente et douloureuse. Le combo anglais montre avec brio qu&#8217;il en maitrise les deux côtés. <em>Total Life Forever</em> est ce genre de disque qui va se bonifier avec le temps. Ou le genre à faire transition vers un troisième opus sans moins de défauts et de passages à vide, <strong>vers la possibilité d&#8217;un chef-d&#8217;œuvre</strong> que <em>Total Life Forever </em>ne fait que tutoyer (voire vouvoyer).</p>
<h3>De la vie totale</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337279&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337279&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337289&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337289&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<h3>Pour toujours</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.wearefoals.com/">site </a>et <a href="http://www.myspace.com/foals">myspace</a> de Foals.</li>
<li>Le <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/05/12/foals-spanish-sahara-live/">billet </a>de Martin sur un live de <em>Spanish Sahara</em>&#8230; ineffable.</li>
</ul>
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		<title>Chronique de Swim &#8211; Caribou</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 11:41:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bien malin le prophète qui pourra prédire la mort de l’électro-pop, ce genre fourre-tout aux contours si flous. Il semble que le compromis d’un terreau pop accessible à tous allié aux racines de la musique électronique dure et perdure, changeant progressivement de formes. Bien que l’ostentation nu-rave Kitsune des étés moites 2006 semble maintenant désuète et que la veine atmosphérico-mélodique de Kompakt provoque un léger grincement de dents,  il existe toujours des productions imparables, comme ciselées dans l’eau claire, à la fois touffues, érudites, mélodiques et accessibles à tous. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bien malin le prophète qui pourra prédire la mort de l’électro-pop, ce genre fourre-tout aux contours si flous. Il semble que le compromis d’un terreau pop accessible à tous allié aux racines de la musique électronique dure et perdure, changeant progressivement de formes. Bien que l’ostentation nu-rave <strong>Kitsune</strong> des étés moites 2006 semble maintenant désuète et que la veine atmosphérico-mélodique de <strong>Kompakt</strong> provoque un léger grincement de dents,  il existe toujours des productions imparables, comme ciselées dans l’eau claire, à la fois touffues, érudites, mélodiques et accessibles à tous. <strong>Swim</strong>, de <strong>Caribou</strong>, fait partie de ces petits bijoux de pop syncrétique dont la complexité des arrangements ne noie pas la substantifique moelle mélodique.</p>
<p style="text-align: justify;">Caribou est, comme son nom l&#8217;indique, le projet solo d’un Canadien, <strong>Dan Snaith</strong>, connu depuis 2001, où le projet Caribou portait le nom de <strong>Manitoba,</strong> pour son premier album <strong>The milk of human tenderness</strong>. Swim est son troisième opus, sur lequel ont collaboré entre autres <strong>Kieran Hebden</strong> de <strong>Four Tet</strong> et un des membres du duo pop languissant <strong>Junior Boys</strong>. L’influence de l’homme de Four Tet se fait effectivement sentir. En effet, à l’image du kaléidoscopique <strong>There is love in you</strong>, les mélodies émergent ici derrière des cascades de boucles et de nappes électroniques qui affleurent progressivement dans une douce symphonie ondoyante. On sent effectivement une inspiration résolument deep-house dans les productions du larron, particulièrement sur le carillonnant <strong>Bowls</strong> qui n’est pas sans rappeler le limpide <strong>Black Noise</strong> de <strong>Pantha du Prince</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Caribou maîtrise de A à Z les rouages de la composition électronique, l’efficacité charnelle des sons digitaux ou acoustiques, mis au service d’un délice pop immédiat (quarante-trois minutes pour neuf morceaux) et irrésistible, dont, chose rare, la saveur persiste sur le palais. La voix de Snaith est presque précieuse et vient caresser ces quelques pièces tourbillonnantes d’un timbre chaud et éthéré sans jamais couvrir les sonorités polymorphes et ondoyantes de ses morceaux. Une remarquable homogénéité se dégage de Swim, car le niveau est excellent de bout en bout. Paradoxalement, aucune bombe ne se démarque tant l&#8217;écoute est fluide, l&#8217;auditeur en immersion sous la surface d&#8217;une pop complexe et superbe. Peut-être peut on considérer le très énergique <strong>Leave House</strong> et sa boucle de flûte de pan comme étant un peu au-dessus du lot.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce bijou, Dan Snaith déclare avoir voulu « créer de la dance music qui sonne comme si elle avait été faite avec de l’eau », et c’est effectivement une manière de considérer l’œuvre. L’eau n’est-elle pas pour Parménide le principe physique premier d’où découle –justement- tout le reste ? Swim ne serait-il alors pas un album de la perfection, quintessencié dans l&#8217;acception la plus forte du terme, tendant vers l&#8217;Idée platonicienne de la pop, cette forme pure qui préexiste à toute réalité, même <strong>Lady Gaga</strong> ? Ne suis-je pas qu’un vulgaire connard pédant qui cite des philosophes présocratiques et utilise des mots compliqués de manière creuse comme le Lévy cite Botul pour oublier qu&#8217;il ne bande plus ?</p>
<p style="text-align: justify;">Blague à part, il est clair que cette métaphore aquatique trouve son sens ici : Swim est un album tourbillonnant d’harmoniques délicates, limpide dans sa construction, insaisissable dans son essence entre immédiateté pop, miroitements électroniques et ambiances deep-house. Puisque c’est bientôt l’été, vous serez ravis d’y plonger sans vous y noyer jamais. Pourvu que l&#8217;avenir d&#8217;une telle électro-pop ne soit pas semblable à la Mer d&#8217;Aral et que le torrent scintillant de ces oeuvres superbes ne s&#8217;assèche jamais !</p>
<h3>Branche ton sonotone !</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Yq_tDOFU5tY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/Yq_tDOFU5tY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Caribou &#8211; Odessa</p>
<p><a href="http://open.spotify.com/album/74vgQmQX8dVxpw9zcPEFxE" target="_blank">Swim</a> sur Spotify.</p>
<p>Une chronique de Swim sur les <a href="http://chroniques-electroniques.over-blog.com/article-caribou-swim-46763469.html" target="_blank">Chroniques Electroniques.</a></p>
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		<title>Chronique de I&#8217;m new here &#8211; Gil Scott-Heron</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 13:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Gil Scott-Heron je ne le connaissais pas. Et puis j&#8217;ai vu cet album, I&#8217;m new here, sur les étagères de la librairie indépendante de ma petite ville de province, caché par un joli bouquin sur l&#8217;Art Nouveau. Et j&#8217;ai découvert une gueule cassée, une voix rouillée, un revenant des bas-fonds, poète des rues et ancienne voix contestataire black de l’Amérique des 60-70’s, icône du spoken word aux relents soul, jazz et funk. Gil Scott-Heron, j&#8217;en connaissais sans doute la fameuse saillie juvénile « the revolution won’t be televised » mais ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Gil Scott-Heron</strong> je ne le connaissais pas. Et puis j&#8217;ai vu cet album, I&#8217;m new here, sur les étagères de la librairie indépendante de ma petite ville de province, caché par un joli bouquin sur l&#8217;Art Nouveau. Et j&#8217;ai découvert une gueule cassée, une voix rouillée, un revenant des bas-fonds, poète des rues et ancienne voix contestataire black de l’Amérique des 60-70’s, icône du spoken word aux relents soul, jazz et funk. Gil Scott-Heron, j&#8217;en connaissais sans doute la fameuse saillie juvénile « the revolution won’t be televised » mais je la connaissais comme on connaît une vieille rengaine intégrée à un inconscient collectif qui en a fait sa nourriture d’autiste, une citation dénaturée dont on ne situe pas l&#8217;auteur ni la portée, une poignée de caractères tout juste bonne à servir d&#8217;accroche facile pour un papier journaleux sur Baudrillard. Gil Scott-Heron donc ou la difficulté des mots du chroniqueur à retranscrire à la fois la vie d’un mec, un parcours, un son, un album (le premier depuis 16 ans) et par-dessus tout une voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Une voix qui on le devine a du être dans la jeunesse moins dévastée par les les embuches types d’un chemineau de Harlem : la dope, les embrouilles, les trafics, la prison, la déchéance. Coup commercial, dernier adieu, résurrection, ce n’est pas à moi de trancher je ne connais pas le bonhomme, je ne connais pas sa vie, je ne connais pas non plus son oeuvre. Je me suis seulement imprégné de ce<strong> I’m new here</strong> qui sonne délicieusement ironique tant l’influence du bonhomme dans le paysage hip-hop ou soul fut déterminante.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on alors tenter la critique d’un objet qui de toute façon sort des sentiers balisés de la production actuelle tout simplement parce qu’il dure ving-huit minutes dont six interludes de vingt secondes et quelques neuf morceaux fort courts ?  Comment se positionner face à une production si elliptique, qui laisse entrevoir des choses bouleversantes, la possibilité de dire encore, et puis qui meurt finalement dans un dernier sourire émacié ? Essayons de le faire avec respect, pour une fois.</p>
<p style="text-align: justify;">La production est remarquable et contraste avec la voix du bonhomme qui elle se brise à chaque instant et perd son souffle, fort loin de l’énergie vindicative des débuts à part peut-être sur l’imparable <strong>Me and the devil</strong> dont les beats urbains subliment l’exercice soul déchirant du poète damné. Le paysage musical a changé et c’est bien sûr tout le talent du producteur <strong>Richard Russell</strong> (le boss de <strong>XL Recordin</strong><strong>gs</strong> un grand manitou de la musique qui a produit <strong>Radiohead</strong> et plein d’autres et qui est allé dénicher Scott-Heron à sa sortie de prison) d’avoir réussi à concilier l’identité artistique du bonhomme avec ce qui se fait de mieux au niveau électronique aujourd’hui, entre samples de <strong>Kanye West</strong>, ambiances suburbaines types <em>dubstep</em> ou mélancolie <em>trip-hop</em> à la <strong>Massive Attack</strong>. Inspirations électroniques du meilleur effet donc, mais aussi des incartades folk avec le poignant <strong>I’m new here</strong> où la voix mal assurée de Scott-Heron tente tant bien que mal d&#8217;épouser la mélodie mélancolique d&#8217;une guitare triste.</p>
<p style="text-align: justify;">Que se passe-t-il alors dans la tête d’un auditeur jeune et curieux de sexe masculin âgé de 18 ans lorsqu’il écoute I’m new here ? Nonobstant l’adhésion corps et âme au gros son urbain, c’est toute la corde sensible qui vibre à l&#8217;écoute de la voix chaude et cassée de l’ancien chantre du Bronx. Pourtant celui-ci ne fait plus dans le contestataire et dans le problématique car la vie s’est enfuie et c’est maintenant un témoignage : celui de sa propre vie, d’une vie où il fut porté à bout de bras par des femmes qui le constituèrent en tant qu’homme, en dépit de son « foyer brisé ». C’est le récit d’errances nocturnes, de courses sans buts et de vague à l’âme sans complaisance ni apitoiement. C&#8217;est un regard lucide sur une vie cassée difficile à mettre en mots, car ceux-ci se perdent et n’atteignent pas toujours l’oreille peu anglophone du jeune godelureau ému qui reçoit toute cette intensité humaine dans la gueule.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais finalement les mots et leurs sens importent peu, et c’est ce qui fait selon moi la magie d’un tel disque. En effet, la voix, la seule voix du poète nous parle aussi bien de joie que de tristesse, et alors une simple ondulation de sa langue chaude et rocailleuse touche droit à l’âme. Chacun peut se reconnaître et se projeter dans les récits intimes et lapidaires du Scott-Heron de I’m new here et c’est sans doute ce qui en fait un beau, un très beau disque, et une jolie porte vers ses œuvres passées.</p>
<h3>Branche ton sonotone</h3>
<p><object width="549" height="309"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10124170&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10124170&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="549" height="309"></embed></object></p>
<p>La <a href="http://www.gonzai.com/content/gil-scott-heron-lost-millième-saison" target="_blank">superbe chronique</a> de Gonzaï qui m&#8217;a donné l&#8217;envie d&#8217;écrire humblement un petit rien. Chapeau.</p>
<p><a href="http://open.spotify.com/album/60JXrFsIxXP6rqd4jdTfrn" target="_blank">I&#8217;m new here</a> sur Spotify.</p>
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		<title>Chronique d&#8217;A pox on the pioneers &#8211; Andrew Weatherall</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 13:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu’on se le dise tout de suite, Andrew Weatherall est un artiste inclassable, et je n’ai certainement pas le bagage musical pour vous en parler. Il est dans le circuit électronique depuis vingt ans. DJ, remixeur, producteur, membre du duo culte Two Lone Swordsmen. Il est pétri d’influences allant du rockabilly à l’acid techno en passant par la new-wave. Il a remixé les plus grands (Björk, New Order et j’en passe). Il a produit Primal Scream. Et dernièrement, il a tout simplement produit l’extraordinaire Tarot Sport des Fuck Buttons, en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu’on se le dise tout de suite, <strong>Andrew Weatherall</strong> est un artiste inclassable, et je n’ai certainement pas le bagage musical pour vous en parler. Il est dans le circuit électronique depuis vingt ans. DJ, remixeur, producteur, membre du duo culte <strong>Two Lone Swordsmen</strong>. Il est pétri d’influences allant du rockabilly à l’acid techno en passant par la new-wave. Il a remixé les plus grands (<strong>Björk</strong>,<strong> New Order </strong>et j’en passe). Il a produit <strong>Primal Scream</strong>. Et dernièrement, il a tout simplement produit l’extraordinaire <strong>Tarot Spor</strong>t des <strong>Fuck Buttons</strong>, en instillant une sensibilité mélodique et psychée dans la musique du duo. Un sacré bonhomme. Étonnant donc qu’<strong>A pox on the pioneers</strong> sorti au milieu de l’année soit seulement sa première production solo.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui dit vieux loup érudit, dit album particulier. Sur A pox on the pioneers, l’adage se vérifie. Entre new-wave, rockabilly, house et blues, Andrew Weatherall offre une sorte d’aperçu de sa sensibilité musicale. On ne sait pas vraiment où donner de la tête à l’écoute de cet album tant les ambiances convoquées sont différentes et maîtrisées.</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve dans A pox on the pioneers, des vieux riffs de guitares électriques toutes crades, de l’écho, des espèces de trucs bluesy, du chant, des rengaines mélancoliques, des tambourins, de la reverb, des chœurs, des ambiances feu de camp entre poilus virils. Bref, des ambiances rock-rockabilly gnagna qui sentent bon la bière chaude et la transpiration. Écoutez par exemple <strong>Miss Rule ou A pox on the pioneers.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais pourtant il y a aussi, à égalité dirais-je, une sensibilité radicalement électro dans ce surprenant objet. Parce qu’il y a un travail sur le beat, sur les petites rythmiques régulières et précises qui construisent cet album. Parce qu’il y a utilisation de Moog et de moments analogiques. Parce qu’il y a utilisation d’instruments genre Thérémine (<strong>Privately Electrified</strong>). Parce qu’il y a des morceaux carrément électro (<strong>All the little things</strong>, <strong>Walk of shame</strong>). Parce qu’il y a une production d’extrême qualité. Parce qu’on sent l’expérience du remixeur et du DJ derrière tous ces arrangements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, bien au-dessus de ces quelques qualifications et séparations que j’ai essayé d’opérer à l’intérieur de cet album, on se rend compte que c’est avant tout l’œuvre originale d’un passionné qui mixe, remixe, mélange allègrement beats, ambiances mélodiques à mèche du rock-80’s ou délires bluesy de caravane… A pox on the piooners est un espèce de grand potage foutraque délicieux duquel on peine à reconnaître les ingrédients mais dont on se ressert volontiers. Le tout mitonné par un cuisinier sympa mais bourru qui a roulé sa bosse dans des endroits que tu ne peux même pas imaginer mon petit oui mon petit par tous les dieux et à qui il ne vaut mieux pas trop demander la recette. Andrew Weatherall est le <strong>Jean-Pierre Coffe </strong>de la musique électronique. Et si avec ça vous n’allez pas écouter son album, j’en perds mon lapin.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>A pox on the pioneers sur <a href="http://open.spotify.com/album/2QVqmZocj1RNQfud0wHM5T" target="_blank">Spotify</a>.</p>
<p>Une chronique d&#8217;A pox on the pioneers sur <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2009/11/andrew-weatherall-pox-on-pioneers.html" target="_blank">PopRevueExpress</a> et <a href="http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1254651600/article/a-pox-on-the-pioneers/" target="_blank">LesInrocks</a>.</p>
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		<title>Chronique d&#8217;Ay ay ay &#8211; Matias Aguayo</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 14:17:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ay ay ay, le dernier album de Matias Aguayo est un pain béni pour n’importe quel chroniqueur musical vaguement littéraire, vaguement pédant, vaguement amateur de grandes formules définitives et creuses. Par exemple, pour amorcer cet album, je pourrais dire qu’il est dans son essence même un paradoxe musical  puisqu’il s’agit de faire de la musique électronique avec le matériau musical le plus humain possible : la voix.
Matias Aguayo est producteur de musiques électroniques germano-chilien, habitué du label Kompakt duquel il truste les compiles annuelles depuis quelques années. Déjà l’an ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ay ay ay</strong>, le dernier album de <strong>Matias Aguayo</strong> est un pain béni pour n’importe quel chroniqueur musical vaguement littéraire, vaguement pédant, vaguement amateur de grandes formules définitives et creuses. Par exemple, pour amorcer cet album, je pourrais dire qu’il est dans son essence même un paradoxe musical  puisqu’il s’agit de faire de la musique électronique avec le matériau musical le plus humain possible : la voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Matias Aguayo est producteur de musiques électroniques germano-chilien, habitué du label <strong>Kompakt</strong> duquel il truste les compiles annuelles depuis quelques années. Déjà l’an dernier avec son tube <strong>Minimal</strong>, il mettait tout le monde d’accord et annonçait un changement d’horizon musical en poussant un joyeux coup de gueule contre la techno aseptisée au kilomètre. Cette année, il est encore au-dessus de la mêlée avec son excellent <strong>Walter Neff </strong>sur la <strong>Kompakt 10</strong>. Il a également lancé son label <strong>Comeme</strong> il y a quelques mois. Bref, c’est un hyperactif.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est surtout un sacré fêtard, un joyeux déconneur et un latino avant tout. Attaché à ses racines chiliennes, comme le sont ses homologues <strong>Luciano</strong>, <strong>Ricardo Villalobos</strong> ou<strong> Gabriel Ananda</strong>, il s’illustre pourtant avec Ay ay ay dans un domaine bien éloigné des contrées minimales et digitales (aux relents latinos certes) des trois hispano susdits. Ay ay ay est un album chaleureux, charnel, humain. Un hymne festif à la joie, au soleil, à la sueur, à la transe. Pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">D’abord parce qu’en composant la majorité de son album en samplant sa voix (murmures, chuintements, chants, cris, glapissements, vrombissements, bourdonnements et des trucs innommables), Aguayo dépasse, détourne, surpasse, bref redéfinit le sens de la « musique électronique ». A l’écoute inattentive certains des morceaux il est en effet facile de ne pas repérer que la voix, la bouche, est le matériau basique de cet album. Sur <strong>Rollerskate</strong> par exemple, le son sonne tellement bien produit qu’on croirait entendre un « vrai beat de synthèse » (ahah, vous voyez, même dans le vocabulaire on ne sait plus comment si prendre), de la « vraie techno ». Alors que c’est bien un vrai-faux simulacre de synthèse qu’on a dans les oreilles.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr il y a des éléments autres que la voix dans cet hybride entre beatbox et électro latino. Notamment les percussions, qui, lorsqu’elles ne sont pas imitées par Aguayo (l’excellent <strong>Menta Latte</strong> ou Rollerskate), sont des rythmiques latinos du meilleur effet (<strong>Lluvia de Sol</strong>, <strong>Desde Russia</strong>).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais que ce soit à la voix, aux percus ou aux instrus digitales ou non, cet album sonne absolument chaleureux. La voix d’Aguayo est un cadeau dont il a vite compris la portée. Berçant, traînant, entrainant, son timbre aigu aux relents latinos est toujours juste lorsqu’il s’agit du chant, où les chœurs et les échos tribaux se superposent de manière onirique sur <strong>Ritmo tres </strong>ou<strong> Ritmo Juarez</strong>… Mais c’est bien sûr au niveau du sample et de l’human beat-boxing que Matias Aguayo convainc le plus. Cette focalisation sur le plus primaire des instruments, la voix, donne à cet album une toute autre dimension. Ce n’est pas qu’un simple album d’électro festive et groovy. Il y a une réelle profondeur, une intuition, un travail, une passion derrière ce petit bijou qu’est Ay ay ay.</p>
<p style="text-align: justify;">En étant bien plus qu’une production chaleureuse et dancefloor, ce deuxième album solo d’Aguayo confirme, premièrement, le statut à part du musicien germano-chilien sur la scène électronique ; et deuxièmement la tendance actuelle de la musique électronique à élargir ses horizons vers des sonorités « typiques ». Et c’est très bien comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Branche ton Sonotone</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="400" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=18745794&amp;style=metal&amp;bbg=000000&amp;bfg=666666&amp;bt=FFFFFF&amp;bth=000000&amp;pbg=FFFFFF&amp;pbgh=666666&amp;pfg=000000&amp;pfgh=FFFFFF&amp;si=FFFFFF&amp;lbg=FFFFFF&amp;lbgh=666666&amp;lfg=000000&amp;lfgh=FFFFFF&amp;sb=FFFFFF&amp;sbh=666666&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/widget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="400" src="http://listen.grooveshark.com/widget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=18745794&amp;style=metal&amp;bbg=000000&amp;bfg=666666&amp;bt=FFFFFF&amp;bth=000000&amp;pbg=FFFFFF&amp;pbgh=666666&amp;pfg=000000&amp;pfgh=FFFFFF&amp;si=FFFFFF&amp;lbg=FFFFFF&amp;lbgh=666666&amp;lfg=000000&amp;lfgh=FFFFFF&amp;sb=FFFFFF&amp;sbh=666666&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>Ay ay ay sur <a href="http://www.musicme.com/Matias-Aguayo/albums/Ay-Ay-Ay-0880319041624.html?play=01" target="_blank">MusicMe</a>.</p>
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		<title>Chronique de All Is Wild, All Is Silent &#8211; Balmorhea</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 14:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[all is wild all is silent]]></category>
		<category><![CDATA[balmorhea]]></category>
		<category><![CDATA[post-rock]]></category>
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		<description><![CDATA[Difficile de parler d&#8217;une musique qui ne semble pas avoir de lieu, d&#8217;existence matérielle. Difficile de rendre compte de la douce mélodie que chacune des neuf chansons du dernier album de Balmorhea susurrent à nos oreilles.
Car au carrefour où les Texans semblent tracer leur route, les contours sont flous et les impressions diaphanes difficile à retranscrire. Il n&#8217;est pas aisé de savoir où une chanson se termine et où l&#8217;autre commence, car là n&#8217;est pas l&#8217;important. Il n&#8217;est pas non plus aisé de coller une étiquette sur ce All Is ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Difficile de parler d&#8217;une musique qui ne semble pas avoir de lieu, d&#8217;existence matérielle. Difficile de rendre compte de la douce mélodie que chacune des neuf chansons du dernier album de <strong>Balmorhea </strong>susurrent à nos oreilles.</p>
<p>Car au carrefour où les Texans semblent tracer leur route, les contours sont flous et les impressions diaphanes difficile à retranscrire. Il n&#8217;est pas aisé de savoir où une chanson se termine et où l&#8217;autre commence, car là n&#8217;est pas l&#8217;important. Il n&#8217;est pas non plus aisé de coller une étiquette sur ce <strong>All Is Wild, All Is Silent</strong>. Pop ? Folk ? Classique ? Rock ? Tout ça à la fois, sans aucun doute.</p>
<p>Le mieux est sans doute de s&#8217;oublier, de fermer les yeux et de se laisser aller le long de ce voyage intemporel, dans la brume froide et la lumière glaciale, à travers des steppes désertées où on ne rencontre personne, où on a plus d&#8217;excuse pour ne plus se regarder. Un peu contraint, on se renferme sur nous même et la force de suggestion des constructions post-rock fait le reste. Un vent froid et parfumé caresse notre visage et, lentement, nos pieds ne touchent plus le sol.</p>
<p>N’écouter qu’une ou deux chansons ne serait pas très intéressant tant l&#8217;intérêt du disque réside dans sa cohérence, dans sa progression. Construit comme un long voyage là où se rencontrent folk, pop et musique classique. Ainsi, à la différence des groupes qui peinent d’une chanson à l’autre à se renouveler (<a href="http://branchetonsonotone.com/2009/09/18/chronique-de-xx-the-xx/" target="_blank">The xx</a>), le disque de <strong>Balmorhea </strong>se conçoit comme une seule et même chanson, un seul mouvement, une longue histoire, un tranquille périple, une errance apaisée.</p>
<p>Ce disque a le goût du voyage, de l&#8217;évasion, il a la saveur délicate du dépaysement, de la désorientation délicieuse et de la nostalgie du pays natal. Les lignes instrumentales se nouent, se dénouent et nous emportent au gré de leurs déambulations ensoleillées. Ici, un violon, là, un arpège de guitare, on croit même apercevoir des voix en arrière plan, qui nous donnent la main et nous aide à progresser dans ce monde où on a perdu tout repère.</p>
<p>Mais ce disque, mélancolique comme une brise d&#8217;hiver et froid comme le soleil de janvier est paradoxalement accueillant : si il est dépeuplé, il n&#8217;est pas aride et si il fait voyager, on s&#8217;y sent bien, comme dans un cocon. Les neuf chansons nous racontent une histoire, un conte de l&#8217;exil. Et nous, mené par le bout du nez par cet album sublime, on marche à ses côté, ébahi et rasséréné.</p>
<h3 style="text-align:center;">L&#8217;album en intégralité</h3>
<p><object width="250" height="360"><param name="movie" value="http://listen.grooveshark.com/widget.swf"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16852683&#038;style=metal&#038;bbg=f7f7f7&#038;bfg=f7f7f7&#038;bt=999999&#038;bth=f7f7f7&#038;pbg=999999&#038;pbgh=f7f7f7&#038;pfg=f7f7f7&#038;pfgh=999999&#038;si=999999&#038;lbg=999999&#038;lbgh=f7f7f7&#038;lfg=f7f7f7&#038;lfgh=999999&#038;sb=999999&#038;sbh=f7f7f7&#038;p=0"></param> <embed src="http://listen.grooveshark.com/widget.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="360" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&#038;widgetID=16852683&#038;style=metal&#038;bbg=f7f7f7&#038;bfg=f7f7f7&#038;bt=999999&#038;bth=f7f7f7&#038;pbg=999999&#038;pbgh=f7f7f7&#038;pfg=f7f7f7&#038;pfgh=999999&#038;si=999999&#038;lbg=999999&#038;lbgh=f7f7f7&#038;lfg=f7f7f7&#038;lfgh=999999&#038;sb=999999&#038;sbh=f7f7f7&#038;p=0" allowScriptAccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<h3 style="text-align:center;">La superbe vidéo de Remembrance :</h3>
<p><object width="585" height="329"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=4076405&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=4076405&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="585" height="329"></embed></object></p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Ecouter sur <a href="http://open.spotify.com/album/424PdlbYC5XHCE4pvmjKdm" target="_blank">Spotify</a>, <a href="http://listen.grooveshark.com/#/album/All_is_Wild_All_is_Silent/3069409" target="_blank">Grooveshark</a></li>
<li>Aller lire la chronique de <a href="http://www.smahut.com/BlogQuenelle/2009/06/09/balmorhea-all-is-wild-all-is-silent-2009/" target="_blank">Thibault</a></li>
<li>Acheter sur <a href="http://www.amazon.com/All-Wild-Silent-Balmorhea/dp/B001QUF77Y" target="_blank">Amazon</a></li>
<li>Lire la chronique sur <a href="http://pitchfork.com/reviews/albums/13066-all-is-wild-all-is-silent/" target="_blank">Pitchfork</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Eiffel &#8211; A Tout Moment</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2009/11/29/chronique-de-a-tout-moment-eiffel/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 13:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il ne faut pas se voiler la face : Eiffel et Noir Désir entretiennent des relations ambiguës. Même ville, leaders copains, collaborations nombreuses (Le Temps des Cerises, c&#8217;est un combo Eiffel/Noir Dés), voix semblables et lyrismes parents sont autant de preuve de cette promiscuité. Je ne fais pas partie de ceux qui revendiquent à Eiffel une complète assimilation avec Noir Désir. Mais quand même.
Cependant, qui dit semblable, ne dit pas identique. Là où Cantat joue sur le terrain de l&#8217;émotion brute et à fleur de peau, et où l&#8217;épure musicale, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne faut pas se voiler la face : <strong>Eiffel </strong>et Noir Désir entretiennent des relations ambiguës. Même ville, leaders copains, collaborations nombreuses (Le Temps des Cerises, c&#8217;est un combo Eiffel/Noir Dés), voix semblables et lyrismes parents sont autant de preuve de cette promiscuité. Je ne fais pas partie de ceux qui revendiquent à <strong>Eiffel </strong>une complète assimilation avec Noir Désir. Mais quand même.</p>
<p>Cependant, qui dit semblable, ne dit pas identique. Là où Cantat joue sur le terrain de l&#8217;émotion brute et à fleur de peau, et où l&#8217;épure musicale, la (relative) rudesse instrumentale et une plume toujours maîtrisée et efficace lui servent d&#8217;armes, <strong>Humeau </strong>et sa bande axent davantage leur travail sur la complexité, poétique et instrumentale.</p>
<p>Difficile de saisir une structure, un riff, une ligne mélodique claire et précise; la musique d&#8217;<strong>Eiffel </strong>est plus proche du ruisseau de montagne que de l&#8217;hymne rock&#8217;n'roll : fougueuse, puissante, certes, mais par dessus tout insaisissable. Les couches, les percussions, les guitares, les voix même se superposent, s&#8217;imbriquent et se fondent, rendant cet album un peu difficile d&#8217;accès et peu accrocheur ; un comble pour un album de rock.</p>
<p>Pourtant, si l&#8217;on s&#8217;y plonge, si on se perd entre le chant habité de <strong>Romain Humeau </strong>et les instrumentations à la fois sombres et complexes, la sauce prend, si vous me passez l&#8217;expression. Et on se laisse happer malgré nous par un <em>A Tout Moment la Rue</em> de folie (une des meilleures chansons de 2009), un <em>Cœur Australie</em> furieux, un <em>Ma Nébuleuse Mélancolique</em> hanté et un <em>Clash </em>direct comme un crochet du droit.</p>
<p>A de rares occasions, les paroles sont un peu juste, sonnent un brin faux, et se parent d&#8217;un style un peu emprunté. Mais la plupart du temps, les mots d&#8217;<strong>Eiffel </strong>sont poignants, incroyables de justesse et de puissance. Leur style ample, épique, déroutant, inattendu et maîtrisé est une vraie réussite, et confère à <strong>A Tout Moment</strong> ce qui manque à beaucoup d&#8217;albums français, à savoir une maîtrise de la langue de Molière qui n&#8217;entrave pas la puissance de la musique. Voire, dans le cas présent, qui la renforce. On appréciera la coloration politique des paroles de <strong>Humeau</strong>, engagées mais bourrées d&#8217;euphémismes et de subtilités qui nécessitent bien plus qu&#8217;une écoute pour être apprivoisés. On ne se lasse pas des vers aussi assassins qu&#8217;anodins qui parsèment l&#8217;album, à l&#8217;instar de ceux de <em>Sous Ton Aile</em> :</p>
<p>« <em>Comme la promesse au pays / D’un pittbull au Fouquet’s / Quand les nations immigrent à la chaîne / Cognant aux vitraux d’ADN / Un dernier vœu sur le tarmac</em> »</p>
<p>Malgré trois titres qui sonnent un peu creux (<em>Cet Instant Là</em>, <em>Mort J&#8217;Appelle</em>, <em>Nous Sommes Du Hasard</em>), <strong>A Tout Moment</strong> est impressionnant de cohésion, de liant, d&#8217;homogénéité, d&#8217;aisance dans la composition, de maturité. On a l&#8217;impression de contempler l&#8217;œuvre d&#8217;un groupe au sommet de son art, assumant, maîtrisant et exploitant toutes les facettes de son projet.</p>
<p>Après <strong>Tandoori</strong>, bon mais à l&#8217;issue tumultueuse (ils ont quitté pour EMI pour Pias), il est rassurant de voir que le groupe a su conserver son âme et trouver dans ses deux ans de silence de quoi se régénérer. Car cette album redonne la foi dans une scène rock française dont les jeunes poulains vigoureux (<a href="http://branchetonsonotone.com/tag/centenaire">Centenaire</a>, <a href="http://branchetonsonotone.com/tag/yeti-lane">Yeti Lane</a>, <a href="http://branchetonsonotone.com/tag/izia">Izia</a>, <a href="http://branchetonsonotone.com/tag/sammy-decoster">Decoster</a>&#8230;) empêchent peut-être parfois les vieux étalons de se faire entendre.</p>
<p>Ce quatrième album des bordelais est une réussite. Te presse pas Bertrand, tes plus fidèles lieutenants sont là, et n&#8217;ont presque rien à t&#8217;envier.</p>
<h3>Écouter</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107589&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107589&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Eiffel &#8211; A tout moment la rue</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107601&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107601&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Eiffel &#8211; Clash</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="55" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107590&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=4107590&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Eiffel &#8211; Le coeur australie</p>
<h3>Encore plus</h3>
<ul>
<li>Ecouter sur <a href="http://www.deezer.com/music/eiffel/a-tout-moment-382716?provider=website" target="_blank">Deezer</a></li>
<li>Ecouter sur <a href="http://open.spotify.com/album/4fZ1VIBKVbaAZNSI9uBhPi" target="_blank">Spotify</a></li>
<li>Ce que pense <a href="http://culturofil.net/2009/10/22/eiffel-a-tout-moment/" target="_blank">Thomas</a> de Culturofil</li>
<li>Acheter sur <a href="http://www.amazon.fr/Tout-Moment-Eiffel/dp/B002O06QZC" target="_blank">Amazon</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Aufgang &#8211; (s/t)</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 13:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[9/10]]></category>
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		<category><![CDATA[Aymeric Westrich]]></category>
		<category><![CDATA[batterie]]></category>
		<category><![CDATA[électro-acoustique]]></category>
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		<category><![CDATA[Francesco Tristano]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette chronique à deux mains débute avec l&#8217;avis de Martin.
C’est dans la nature humaine que de s’imposer des codes et des limites. L’homme s’échine à ranger, à codifier, à délimiter et à scander son monde de frontières.
À l’art la lourde tache de décloisonner, d&#8217;ouvrir les horizons et d&#8217;abattre les murs inutiles. Le long de ce long et éprouvant chemin, Aufgang évite les principaux écueils, en rendant accessible et intelligible sa musique pourtant pétrie d&#8217;influence mais incroyablement novatrice. Ce qui ne l&#8217;empêche pas de trébucher parfois, en se perdant dans des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="padding: 3px; margin: 3px; text-align: center; background: #c9c9c9;">Cette chronique à deux mains débute avec l&#8217;avis de <a href="http://branchetonsonotone.com/author/martin" target="_blank">Martin</a>.</p>
<p><img class="alignleft" style="margin-bottom: 20px; border: 0;" title="aufgang note" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/themes/lastblowlaststyle/images/notes/8.png" alt="" />C’est dans la nature humaine que de s’imposer des codes et des limites. L’homme s’échine à ranger, à codifier, à délimiter et à scander son monde de frontières.</p>
<p>À l’art la lourde tache de décloisonner, d&#8217;ouvrir les horizons et d&#8217;abattre les murs inutiles. Le long de ce long et éprouvant chemin, <strong>Aufgang </strong>évite les principaux écueils, en rendant accessible et intelligible sa musique pourtant pétrie d&#8217;influence mais incroyablement novatrice. Ce qui ne l&#8217;empêche pas de trébucher parfois, en se perdant dans des expérimentations poussées à l&#8217;extrême (<em>Channel 8</em>, <em>Soumission</em>) où <strong>Aufgang </strong>peine à se hisser au niveau d&#8217;un Bartók ou d&#8217;un Keith Jarrett.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;autant plus frustrant que dans ses moments de génie (<em>Barock </em>ou <em>Channel 7</em>, complètement ahurissantes), le trio est très loin de tout ce que j&#8217;ai pu entendre cette année. Les deux pianos, à la fois percussifs et mélodiques, déconstruisent savamment tous nos repères musicaux et on quitte alors avec eux la terre ferme, pour s&#8217;envoler quelque part entre le connu et l&#8217;inconnu. On a la sensation d&#8217;évoluer dans cet entre deux où les codes parfaitement assimilés du classique et de l&#8217;électro se matinent de ce je-ne-sais-quoi qui ne nous laisse d&#8217;autre choix que de s&#8217;envoler. Épique, charnelle, expérimentale, la musique d&#8217;<strong>Aufgang</strong> semble venir d&#8217;un autre monde, où 250 ans de traditions musicales auraient fusionné pour donner naissance à quelque chose de nouveau, à la fois beau et dérangeant.</p>
<p>Mais soyons clair, <strong>Aufgang </strong>est un ovni qui ne peut pas être analysé et décortiqué comme un disque ordinaire. Leur musique malléable et plastique prend une teinte différente à chaque écoute et là où on croit avoir pris ses repères, le groupe se fait une joie de joncher notre chemin de chausse-trappes et de virages inattendus. Et les faux pas peuvent tout aussi bien être interprétés comme autant d&#8217;errements volontaires, des pas de danses habiles pour nous désorienter et nous amener sur des chemins que l&#8217;on aurait pas soupçonné.</p>
<p><strong>Aufgang </strong>ne fera pas l&#8217;unanimité. Tout simplement parce que ce qui est novateur est dérangeant. Mais la musique classique de demain s&#8217;écrit aujourd&#8217;hui, dans les œuvres de John Hopkins ou de The Field et, malgré quelques faux-pas, dans celle d&#8217;<strong>Aufgang</strong>.</p>
<p style="padding: 3px; margin: 3px; text-align: center; background: #c9c9c9;"><a href="http://branchetonsonotone.com/author/martin" target="_blank">Pierro</a>, le maitre ès-électro a plus que son mot à dire.</p>
<p><img class="alignleft" style="border: 0;" title="aufgang note" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/themes/lastblowlaststyle/images/notes/9.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Aufgang signe l’album de l’année », « un chef-d’œuvre », « une pièce qui fera école dont on ne se remet pas de sitôt », « impressionnante maîtrise de bout en bout devant laquelle on se prosterne et s’auto-flagelle gaiment », « zbleuarg »</em>… bla bla bla bla bla, bla bla bla bla bla. Ces derniers temps dans le milieu musical, tout le monde se gargarise sans vergogne du phénomène musical <strong>Aufgang</strong> qui sort son album éponyme en Octobre 2009 sur <strong>Infiné</strong> le label du très réputé faiseur de beat <strong>Agoria</strong> : 2 pianistes, 1 batteur-machiniste, réuni pour <em>« dépasser les frontières musicales avec alacrité gnagna »</em>. Je n’aime pas trop les consensus et les cautions. Alors moi, honnête et humble chroniqueur pseudo-iconoclaste, je vais tenter de descendre ce disque avec une mauvaise foi étincelante tout sachant que je vais pas y arriver. Dans cette chronique, vous assisterez à une trajectoire hyperbolique genre « dépréciatif &gt; prosternation » qui correspond en fait au processus d’écoute du disque et de son influence sur l’esprit et le corps de l’auditeur ébaubi.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, premièrement, à tous ceux qui ont pu dire qu’Aufgang était un projet original et novateur, je voudrais leur déféquer dessus. En effet les exemples d’alliances délicieuses du monde « classico-acoustique » et du phénomène électroniques pullulent. Et des exemples de qualités. Nous pourrions prendre les récents exemples de<strong><a href="http://branchetonsonotone.com/2009/09/23/chronique-dinsides-jon-hopkins/" target="_blank"> Jon Hopkins</a> </strong>et sa passion du piano classique allié à des kicks mélancoliques et incisifs, mais celui-ci travaille seul dans son studio. C’est dans la dimension du live et de l’immédiateté sonore (sonar ? sonique ?) qu’il faut aller chercher. Je commencerais ainsi par <strong>Jeff Mills,</strong> le parrain de la techno de <strong>Détroit</strong> qui en 2005 se produit en concert avec l’<a href="http://branchetonsonotone.com/2009/06/28/jeff-mills-et-lorchestre-philarmonique-de-montpellier-the-bells/" target="_blank"><strong>Orchestre Philarmonique de Montpellier</strong></a>. Un album en sort : <strong>Blue Potential</strong>. Plus qu’une interprétation « copié-collée », c’est plutôt un renouvellement que vient apporter le classique qui vient tirer la techno mécanique dans une toute nouvelle direction. Plus tard, un autre parrain de la techno de Détroit et acolyte de Jeff Mills, le bien nommé <strong>Carl Craig</strong>, se produit en concert en 2008 dans le cadre d’un projet nommé <strong>VERSUS</strong> qui est semblable à celui de Mills : à la <a href="http://www.grandcrew.com/videos/carl-craig-live-concert-cite-musique" target="_blank"><strong>Cité de la Musique</strong></a>, musiciens classiques et machiniste écrivent une page de l’histoire électro-classique à l’unisson.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ce beau monde techno-acoustique réuni autour de Carl Craig il y a, bien sûr, un pianiste. Il s’appelle <strong>Francesco Tristano</strong>. Oh, tiens, ce n’est autre qu’un des membres d’Augang (les deux autres s’appellent <strong>Rami Khalifé</strong>, un surdoué du piano lui aussi, et le batteur-machiniste est <strong>Aymeric Westrich</strong>, qui a collaboré avec pas mal de gens, dont <strong>Cassius</strong>). Comme on se retrouve. Ce Francesco Tristano a déjà deux albums &laquo;&nbsp;solo&nbsp;&raquo; à son actif : le premier s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;<strong>Not for piano</strong>&laquo;&nbsp;, à juste titre, puisqu&#8217;il reprend au piano certain des plus grands classiques de la musique électronique (le déjà cité <strong>Jeff Mills, Autechre, Derrick May</strong> etc.). Le second s&#8217;appelle « <strong>Auricle Bio On </strong>» avec <strong>Moritz Von Oswald</strong>, qui est, comme de bien entendu, une sommité en matière de techno minimale. Bref, ce bon Francesco a ce qui s’appelle un CV en matière de collaboration « techno-acoustique ». On voit donc que la genèse du projet Aufgang ne s’est pas faite <em>ex nihilo</em> et que des exemples viennent éclairer la démarche des trois larrons.</p>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci s’articule bien sûr autour du live. D’ailleurs le premier témoignage de l’existence du projet Aufgang s’est fait au <strong>Sonar de Barcelone</strong> en 2005. Rien d’autre que le live ne peut rendre compte du formidable processus de création mis en œuvre par les trois musiciens, ou par un orchestre et un machiniste, bien sûr. Dans ce terreau commun bouillonnant d’idées et d’associations électro-acoustique on semble, avec Aufgang, avoir passé un palier. Oui, il faut bien l’avouer : Aufgang monte un cran au-dessus.</p>
<p style="text-align: justify;">La création, tel semble être le maître mot de ces explorations hybrides et fécondes. Lorsque Jeff Mills et Carl Craig proposent des relectures de leurs propres répertoires (relecture de qualité bien sûr), Aufgang crée, ex nihilo cette fois-ci, sa propre musique, sa propre partition inventive. Et c’est une création collective, à six mains, à l’inverse des superbes triturations mélodiques d’un Jon Hopkins qui travaille seul. Et plus encore c’est une création à la fois érudite et immédiate, un travail qui peut se décortiquer dans des études musicales ou qui peut s’apprécier dans la moiteur directe d’une salle de concert.</p>
<p style="text-align: justify;">Aufgang propose un ping-pong d’influences, un magma d’ambiances synthétiques, de pulsations de batteries, de nappes de pianos acoustiques, de dissonances et d’harmonies… qui finissent par ne former plus qu’un lorsque l’esprit de l’auditeur cesse de vouloir s’accrocher à une quelconque aspérité. Il n’y en a pas, car cela est effectivement trop novateur. Il faut le dire. Jamais personne n’a mélangé musique électronique et piano de cette manière, avec ce souci d’une ambiance la fois dancefloor et avant-guardiste, jamais personne n’a donné cette impression de souci du détail et de la structure, et paradoxalement de pure improvisation libre et affranchie. A l’écoute de cet album, on a l’impression d’être enfermé dans une cage de liberté dont on ne voit pas les limites. Plus loin, tout cela va beaucoup plus loin qu’une simple association machine-orchestre ou partition-beats. Chacun des trois musiciens a sa spécificité : quand les deux pianos se répondent, se complètent, se battent entre eux dans une course tantôt effrénée tantôt dissonante, le batteur-électronicien fait plus que battre la mesure. Il vient compléter, emmener plus loin, libérer cette armature complexe et jouissive. Ou à l’inverse, ce sont les deux pianos qui permettent de réaliser la quintessence du beat. Part-on de la pulsation synthétique ? Part-on des pianos déchainés, effrontés, et soudainement calme et répétitif ? Qui de l’œuf ou la poule est venu le premier ? A ces paradoxes musicaux et logiques, pas de réponse, seulement des sensations et des écoutes répétées et chaque fois plus émerveillées devant la puissance/maîtrise/inventivité du trio Aufgang.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr tout est catégorisable. Même ici. Dans cet album on retrouvera des inspirations de « free-piano », d’improvisations dissonantes qui évoquent bien sûr <strong>Keith Jarrett</strong> sur <strong>Channel 8</strong> ou <strong>3 Vitesses </strong>(et sans doute bien plus que Jarrett, mais mes connaissances en composition moderne sont extrêmement limitées alors voilà je vais éviter de la jouer pédant en disant <strong>Debussy Bartok Chopin Sheila </strong>prout gnagna). On sentira aussi des inspirations bien plus « pop », plus dancefloor, plus conventionnelles dans ce travail d’orfèvre : un beat à la <strong>Alive</strong> de <strong>Daft Punk</strong> dans « <strong>Aufgang</strong> », des rythmiques plus binaires et cardiaques presque acid-techno sur « <strong>Sonar</strong> », des vocoders et des boucles moites discoïdes ( !) sur <strong>Good Generation</strong>, une construction musicale limite post-rock ( ?) dans <strong>Soumission</strong> et ses envolées de batteries-piano démentielles, ou tout simplement des mélodies irrésistibles sur l’incroyable et effréné <strong>Channel 7</strong>. Mais stoppons ce travail de catégorisation ici. Si l’on cherche bien, on pourra sans doute trouver chez Aufgang des stigmates de toute la production musicale moderne électronique ou acoustique des quarante dernières années… et c’est sans doute la marque d’un chef-d’œuvre. Cet album est un travail osé et érudit qui éclot entre deux univers différents et immenses, c&#8217;est une passerelle à l’armature free-pop-rock-disco-house entre le piano moderne et l’électro, un pont charnel et vacillant et infini entre <strong>Daft Punk </strong>et <strong>Keith Jarrett</strong>…  Comme le disent les trois membres du groupes : à la fois un « <strong>Prélude du passé </strong>» et un « <strong>Sonar</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Aufgang et son album éponyme sont un pied-de-nez à toute idée de description musicale et d’écoute rationnelle. Soufflant de maîtrise et d’inventivité, c’est un travail polymorphe et unique qui ose absolument toute les directions et qui ne se perd pas, à l’inverse de l’auditeur « époust-soufflé » qui a bien tenté de suivre sans succès les étapes de cette orgie « live » en apparence simple de deux pianos et une batterie-machine. Une construction musicale radicale et inspirée qui est la marque de trois vrais passionnées et un vent de liberté créative incroyable : voilà le possible/presque/aaaaaah c&#8217;est tellement difficile à dire chef-d’œuvre de 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Et moi je me range comme un mouton soumis, dans le rang des adorateurs d’Aufgang qui ne feront que grossir. J’ai échoué à ne pas m’incliner devant cet album, j’ai ravalé mon égo de petit scribouillard iconoclaste, mais je tiens un disque que je ferais écouter à tous les gens autour de moi sans <em>a priori</em> et pour longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<h3>Branche ton sonotone</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16637148&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16637148&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Aufgang &#8211; Barock</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16637149&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=16637149&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Aufgang &#8211; Sonar</p>
<h3 style="text-align: left;">Liens</h3>
<ul>
<li>Un live complet d&#8217;Aufgang à la Cité de la Musique en Avril 2009 sur <a href="http://www.grandcrew.com/videos/aufgang-cite-de-la-musique-infine-live-concert-video" target="_blank">Grandcrew</a>.</li>
<li>D&#8217;autres chroniques de l&#8217;ovni sur <a href="http://www.playlistsociety.fr/search?x=0&amp;y=0&amp;q=aufgang" target="_blank">PlaylistSociety</a>, <a href="http://www.goodkarma.fr/2009/10/05/aufgang-aufgang/" target="_blank">Good Karma</a> et <a href="http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/08/28/aufgang-%E2%80%93-aufgang/" target="_blank">VioletteRoll</a>.</li>
<li>Une <a href="http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/11/19/interview-baroque-et-surprise-d%E2%80%99aufgang-un-trio-qui-pense-pour-six/" target="_blank">interview</a> et un <a href="http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/11/20/aufgang-cafe-de-la-danse-vous-montez/" target="_blank">live report</a> chez Violette et un live report (qui arrive bientôt ici) chez <a href="http://www.goodkarma.fr/2009/11/20/aufgang-cafe-de-la-danse/" target="_blank">Good Karma</a></li>
<li>Acheter sur <a href="http://www.amazon.com/Aufgang/dp/B002OURIO0/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=dmusic&amp;qid=1258723204&amp;sr=8-1" target="_blank">Amazon</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique de Still Standing At Your Back Door &#8211; Taxi Taxi !</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 13:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
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		<description><![CDATA[Des jumelles de 18 ans révolutionnent la pop suédoise...En France, quand on parle de musiciens précoces, on pense immédiatement à de jeunes éphèbes graciles et fades dont la présence médiatique n&#8217;a d&#8217;égale que leur pauvreté artistique, et dont l&#8217;apport musical est aussi original qu&#8217;un touriste sexuel dans une ruelle glauque de Bangkok.
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			<content:encoded><![CDATA[<h2>Des jumelles de 18 ans révolutionnent la pop suédoise...</h2><p>En France, quand on parle de musiciens précoces, on pense immédiatement à de jeunes éphèbes graciles et fades dont la présence médiatique n&#8217;a d&#8217;égale que leur pauvreté artistique, et dont l&#8217;apport musical est aussi original qu&#8217;un touriste sexuel dans une ruelle glauque de Bangkok.</p>
<p>Et pendant qu&#8217;au sein des rangs hexagonaux, les talents se font rares, nos voisins Européens prouvent avec une certaine insolence qu&#8217;on peut être à peine pubère et marquer la musique de cette fin de décennie. Dans ce champ de bataille de la précocité qui semble s&#8217;être ouvert cette automne, c&#8217;est la perfide Albion qui a la première ouvert le feu, avec une arme de choix. Bardés de références, 25 ans de moyenne d&#8217;âge et un premier album acclamé par la critique, The XX ont frappé très fort. Mais il est d&#8217;un riposte dont on parle trop peu.</p>
<p>Le 21 septembre, la Suède a en effet rejoint en cachette les hostilités avec ce qui pourrait être une véritable arme de destruction massive. De par l&#8217;âge de la riposte, 18 ans à peine. Mais surtout, par l&#8217;immense qualité du premier album des jumelles de <strong>Taxi Taxi !</strong>, <strong>Still Standing At Your Back Door</strong>.<strong><br />
</strong></p>
<p>Je ne ressasserai pas mon habituel leitmotiv ni ne vous martèlerai que si les Anglais n&#8217;avaient pas inventé la pop, les Suédois l&#8217;auraient probablement fait. Car on est arrivé à un point où faire un bon album pop suédois n&#8217;est même plus suffisant pour se distinguer de la masse. Et si je vous parle du premier album de ces jumelles, c&#8217;est justement parce qu&#8217;il est largement un cran au dessus.</p>
<p>Comme d&#8217;habitude avec les (bons) groupes précoces, on a beau tourner l&#8217;album dans tous les sens, l&#8217;écouter en long, en large et en travers, on ne parvient pas à comprendre comment des gamines de moins de vingt ans peuvent composer des chansons d&#8217;une telle maturité, si merveilleusement composées et arrangées, agrégeant et digérant autant de références et de décennies musicales.</p>
<p>Car les cinq premières chansons de l&#8217;album forment le début d&#8217;album le plus merveilleux, le plus jouissif que j&#8217;ai entendu cette année. Cinq monstrueuses pépites, mises bout à bout, à la fois terriblement belles, anxieusement inquiètes souvent, joyeuses parfois, et qui m&#8217;ont tiré des larmes pour certaines. <em>Same Side Of The Moon</em>, diaphane et désespérée, belle à chialer, chantée en Anglais et en Suédois, est tout simplement une des grandes chansons de l&#8217;année.</p>
<p>Je sais pas vous, mais je commence à faire une légère (légère) overdose de nerd-folk-pop-à-chemise-rayée. Je commence à rêver que je brûle des guitares acoustiques ou que je piétine des ukulélé, et il me vient même des envie de grunge ou de hardcore indus, comme ça, comme il me viendrait une envie de tartine de foie de veau. Alors il faut me croire, même si je vous dit que cet album est 1 – un album de folk-pop 2 – Suédois, il faut me croire, il n&#8217;est pas comme les autres.</p>
<p>Tout y est plus vrai, moins naïf, et en un sens torturé : les percussions virevoltent (<em>Still Standing At Your Back Door</em>), les guitares sont tantôt tranchantes, tantôt évanescentes (<em>Birdful Eyes</em>), les harmonies vocales entre les deux sœurs absolument miraculeuses (<em>Same Side Of The Moon</em>, <em>More Childish Than In A Long Time</em>), bref là où certains se contentent de grattouiller leur guitare sèche pour accompagner leur gentilles mélodies, les jumelles de <strong>Taxi Taxi ! </strong>poussent tout plus loin, et plus haut.</p>
<p>On peut bien sûr tenter d&#8217;établir des parallèles avec d&#8217;autres artistes, mais ils ne seront pas à l&#8217;avantage de nos deux jumelles. En matière de vocalises féminines Suédoises, on peut ainsi penser à First Aid Kit (surtout sur <em>Old Big Trees</em> ou <em>Ripest Fruit</em>, et surtout parce qu&#8217;elles sont sœurs et suédoises) ou à Frida Hyrvönen. Mais rien n&#8217;y fait, il se trouve que même plus jeunes, Miriam et Johanna Berhan sont un cran en dessus.</p>
<p>Alors oui, cet album souffre du syndrome Doherty, qui a également touché Phoenix cette année : une moitié parfaite pour une seconde partie en demi-teinte. Mais tout est relatif, car dans le cas qui nous concerne, dire demi-teinte revient à dire excellentes chansons, tant la première partie du CD est magistrale.</p>
<p>Mais même en dépit de ce syndrome cet album est sublime, beau, bourré d&#8217;émotions, troublant, déroutant et ambigu, à l&#8217;image des deux visages androgynes qui nous dévisagent froidement depuis l&#8217;artwork. Venu du froid et de la nuit, pétri par eux, cet album est d&#8217;autant plus excitant que la jeunesse de ses auteurs laisse présager un futur pavé d&#8217;une multitude d&#8217;autres merveilleux albums.</p>
<h3>Écoute</h3>
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<p style="text-align: center;">Taxi Taxi ! &#8211; Same Side Of The Moon</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="300" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="FlashVars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/stillstanding.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=5&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><param name="src" value="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" /><param name="flashvars" value="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/stillstanding.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=5&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="20" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/audio/player.swf" flashvars="mp3=http%3A//branchetonsonotone.com/wp-content/audio/stillstanding.mp3&amp;width=300&amp;autoload=1&amp;showstop=1&amp;showinfo=1&amp;showvolume=1&amp;showloading=always&amp;volumewidth=40&amp;volumeheight=5&amp;loadingcolor=ececec&amp;bgcolor1=c21414&amp;bgcolor2=630A0A&amp;sliderovercolor=888888&amp;buttonovercolor=999999" bgcolor="#ffffff"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Taxi Taxi ! &#8211; Still Standing At Your Back Door</p>
<h3 style="text-align: left;">Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Écouter l&#8217;album sur <a href="http://open.spotify.com/album/5sKn8d6UxJCgYB4UYYLyX1" target="_blank">Spotify</a></li>
<li>Acheter l&#8217;album sur <a href="http://www.amazon.co.uk/Still-Standing-Your-Back-Door/dp/B002Q5ZVLK/ref=dm_ap_alb1" target="_blank">Amazon</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;">
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