<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; 8/10</title>
	<atom:link href="http://branchetonsonotone.com/tag/810/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://branchetonsonotone.com</link>
	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 18:55:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
<atom:link rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com"/><atom:link rel="hub" href="http://superfeedr.com/hubbub"/>		<item>
		<title>Chronique de Torgny K. Adam &#8211; Oslo 31. august EP</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/03/27/chronique-de-torgny-k-adam-oslo-31-august-ep/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2012/03/27/chronique-de-torgny-k-adam-oslo-31-august-ep/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Milou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Daft Punk]]></category>
		<category><![CDATA[Drive]]></category>
		<category><![CDATA[Electro-pop expérimentale]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[Oslo 31. august EP]]></category>
		<category><![CDATA[Torgny K. Adam]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=26631</guid>
		<description><![CDATA[A l’heure où la BO de Drive a définitivement parcouru tous les tympans, investi tous les casques et accaparé toutes les playlists, le moment est venu de changer de disque.
C’est aujourd’hui du dernier film de Joachim Trier qu’il faut parcourir la musique. Regard aérien sur la vie terrestre, Oslo 31 août est un vrai bijoux, et pas seulement visuel. Finement ciselée et soigneusement épurée, la bande originale est un bel et singulier objet, au même titre que le film lui-même.
Avec Daft Punk, Glass Candy, Sebastien Tellier et même Desire que ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où la BO de<strong> Drive</strong> a définitivement parcouru tous les tympans, investi tous les casques et accaparé toutes les playlists, le moment est venu de changer de disque.</p>
<p>C’est aujourd’hui du dernier film de <strong>Joachim Trier</strong> qu’il faut parcourir la musique. Regard aérien sur la vie terrestre, <em>Oslo 31 août</em> est un vrai bijoux, et pas seulement visuel. Finement ciselée et soigneusement épurée, la bande originale est un bel et singulier objet, au même titre que le film lui-même.</p>
<p>Avec <strong>Daft Punk, Glass Candy, Sebastien Tellier</strong> et même <strong>Desire</strong> que l’on trouvait déjà chez Nicolas <strong>Winding Refn</strong>, on entrevoyait déjà un bel opus. Mais c’est le talent du norvégien <strong>Torgny</strong> et ses trois titres sublimes qui placent la BO au sommet.</p>
<p>De<strong> Torgny K. Adam</strong> on sait peu de choses, si ce n’est le récent abandon de son groupe de punk hardcore (<strong><em>Amulet</em></strong>) pour se tourner vers l’électro-pop expérimentale. A propos de ce retournement, <strong>Torgny</strong> s’explique en se disant proche des « <em>artistes qui sont en constant débat avec leur signature, des artistes qui veulent défier leur marque de fabrique, sans nécessairement se perdre eux-mêmes</em> ».</p>
<p><object width="100%" height="225" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F1275869&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;show_playcount=true&amp;show_artwork=true&amp;color=ff7700" /><embed width="100%" height="225" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F1275869&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;show_playcount=true&amp;show_artwork=true&amp;color=ff7700" allowscriptaccess="always" /> </object></p>
<p>Pour <em>Oslo 31 august</em>, il crée un EP du même nom, trois titres bouleversants de pureté. Avec le titre <strong><em>Dying Hipster</em></strong>, il crée un paradis artificiel, un rêve éveillé, un monde hypnotique et vaporeux. Sur ses synthés froids, presque glaciaux, et ses basses régulières et ondoyantes, <strong>Maria Due</strong> vient placer sa voix fragile et lisse. Les mélodies sont lucides et glissent sur les ondes électroniques avec un naturel déconcertant. Naît alors en nous l’impression d’une exploration latente, d’une pénétration dans l’inconscient collectif d’un monde humain, trop humain.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2012/03/27/chronique-de-torgny-k-adam-oslo-31-august-ep/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Trailer Trash Tracys &#8211; Ester.</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2012/03/07/chronique-de-trailer-trash-tracys-ester/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2012/03/07/chronique-de-trailer-trash-tracys-ester/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 12:11:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Ester]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[Trailer Trash Tracys]]></category>
		<category><![CDATA[UK]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=26563</guid>
		<description><![CDATA[Deux ans et demi ont passé depuis que l’on a entendu pour la première fois le très beau single Candy Girl de la bande de britons aux initiales trois T, emmenés par la jolie blonde Suzanne Aztoria. Deux ans et demi et pourtant il semble toujours aussi frais. Toujours aussi froid. Basses perdues dans la brume et mélodies arctiques habitent un disque coincé entre rêveries estivales et terreurs nocturnes.

Les ambiances quasi-glauques, à l’image de l’introductive et désarticulée Kiss The Universe, rappellent un peu facilement aux spectres de la darkwave des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux ans et demi ont passé depuis que l’on a entendu pour la première fois le très beau single Candy Girl de la bande de britons aux initiales trois T, emmenés par la jolie blonde Suzanne Aztoria. Deux ans et demi et pourtant il semble toujours aussi frais. Toujours aussi froid. Basses perdues dans la brume et mélodies arctiques habitent un disque coincé entre rêveries estivales et terreurs nocturnes.</p>
<p><iframe src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F29226888&amp;show_artwork=true" frameborder="0" scrolling="no" width="100%" height="166"></iframe></p>
<p>Les ambiances quasi-glauques, à l’image de l’introductive et désarticulée Kiss The Universe, rappellent un peu facilement aux spectres de la darkwave des 80’s/90’s et à ses têtes de proues de Joy Division aux Jesus &amp; Mary Chains. Heureusement on est très loin d’une resucée indigeste comme beaucoup ont pu le proposer ces derniers temps. Non, Ester est un disque intelligent qui ne cède jamais à des facilités pourtant jamais très loin des gens brillants que sont ces anglais. Faciles, les gimmicks ultra efficaces qui hantent ce disques le sont (Dies in 55, Candy Girl, I Wish You Were Red). Mais là où ces jeunes gens touchent au génie c’est dans leur art de ne jamais se suffire de ceux-ci. Les dits gimmicks sont toujours les fondations d’un édifice complexe construit en forme de labyrinthe. Entre boucles de guitares hypnotiques, rythmiques rétro-électroniques et basses millimétrées, le disque s’installe sur la longueur dans une cohérence sonique de tous les instants épatante.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Zztx7FBMr04" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>De cette manière, TTT (les 3T mouahahaha !) ne rejoint pas la cohorte déjà trop fournie des revivalistes shoegazeux mais se place plutôt comme chef de file d’une avant-garde languissante et aux voix ténébreuses. Entre Jesus &amp; Mary Chains et Chairlift, entre Blonde Redhead et Still Corners. Un grand disque pour un groupe au futur qui s’annonce démesuré.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2012/03/07/chronique-de-trailer-trash-tracys-ester/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Mustang – Tabou</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2011/11/11/chronique-de-mustang-%e2%80%93-tabou/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2011/11/11/chronique-de-mustang-%e2%80%93-tabou/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 16:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[chaussettes noires]]></category>
		<category><![CDATA[Doors]]></category>
		<category><![CDATA[eddy mitchell]]></category>
		<category><![CDATA[elvis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Mustang]]></category>
		<category><![CDATA[Rockabilly te revoilà !]]></category>
		<category><![CDATA[Tabou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=25654</guid>
		<description><![CDATA[L’ouverture clavier très Doors de Tabou, le nouvel opus de Mustang, est un petit délice. C’est pourtant une accroche trompeuse car l’album est tout sauf psychédélique. Imaginer Eddy Mitchell à trente ans, avec ses Chaussettes Noires, sur l’avant-scène serait en fait bien plus fécond. Les premiers vers jetés par le chanteur ne laissent pas de doute.
C’est ici au costume d’Elvis que le groupe décide de s’attaquer.
Pourtant, les chevaux fous de Clermont ne sont pas dans le même trip que leurs maîtres à penser. Ici, aucune volonté de franciser les tubes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ouverture clavier très <strong>Doors</strong> de <strong><em>Tabou</em></strong>, le nouvel opus de <strong>Mustang</strong>, est un petit délice. C’est pourtant une accroche trompeuse car l’album est tout sauf psychédélique. Imaginer <strong>Eddy</strong> <strong>Mitchell</strong> à trente ans, avec ses <strong>Chaussettes</strong> <strong>Noires</strong>, sur l’avant-scène serait en fait bien plus fécond. Les premiers vers jetés par le chanteur ne laissent pas de doute.</p>
<p>C’est ici au costume d’<strong>Elvis</strong> que le groupe décide de s’attaquer.</p>
<p>Pourtant, les chevaux fous de Clermont ne sont pas dans le même trip que leurs maîtres à penser. Ici, aucune volonté de franciser les tubes rock’n roll américains. Les trois mecs assument leur créativité et abordent sans fard (mais avec des chaloupées vocales) un quotidien très moderne, des thèmes triviaux. Juste pour le son qu’ils font.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=14044844&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=14044844&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Mais alors,… c’est une renaissance du rockabilly ? Eh oui !</p>
<p><em>Bousillée </em>dans<em> </em>« Niquée », <em>salope</em> dans « Tabou », mais finalement <em>caressée</em> dans « Restons amants », c’est la femme, langue française personnifiée, qui passe sous les ruades du groupe français.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-25660 aligncenter" title="Mustang-©Nicolas-Auproux-Le-Bonbon" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/Mustang-%C2%A9Nicolas-Auproux-Le-Bonbon.png" alt="" width="550" height="365" /></p>
<p>Il y a chez Mustang la séduction par le verbe. Le ploiement du langage sous les contraintes métriques normalement imposées à une autre (en l’occurrence l’anglais). Et comme chez les <strong>Chaussettes</strong> <strong>Noires</strong>, ça en jette. Ces voyelles qui durent à coup de glottes, ces syllabes qui s’étendent jusqu’à retomber-er sur les pieeeeeeeds… oh oui, oui, voilà qui me plai-aît !</p>
<p>Les paroles dans <strong><em>Tabou</em></strong> sont au service de la musique. C’en est frappant dans « Mathématiques ». Ce qui compte, c’est le son qui claque. Ce qui fait mouche, c’est ce qui sort de la bouche. La voix est un instrument à part entière. Elle participe à la mélodie en se tordant, s’étirant, et mordant dans les consonnes.</p>
<p>C’est finalement à une langue se cabrant que <strong>Mustang</strong> voue un culte.</p>
<p>Et <strong><em>Tabou</em></strong> réussit en cela un tour de force. Il pourrait y avoir dans cet album un anachronisme ennuyeux, une succession de déjà-vus. Pourtant, en déroulant ses textes autour de la notion de tabou, le groupe frappe juste. Devenu tabou sur la forme, le rockabilly ridiculisé retrouve ici ses lettres de noblesses. Et se transforme en outil formidable pour dire autrement ce qu’est notre monde aseptisé.</p>
<h3>Hennir encore :</h3>
<p><span style="color: #888888;"><em>Crédit photo Nicolas Auproux</em></span></p>
<ul>
<li><em><strong>Tabou</strong></em> sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/mustang/tabou-1286722">deezer </a>et <a href="http://open.spotify.com/album/72YMkiZC8eAOYAguApiaCG">spotify</a></li>
<li>le <a href="http://www.legroupemustang.com/">site </a>de <strong>Mustang</strong></li>
<li><a href="http://www.youtube.com/user/legroupeMustang">quelques vidéos</a>, aussi</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2011/11/11/chronique-de-mustang-%e2%80%93-tabou/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Kim Novak &#8211; The Golden Mean.</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2011/10/06/chronique-de-kim-novak-the-golden-mean/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2011/10/06/chronique-de-kim-novak-the-golden-mean/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 16:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Novak]]></category>
		<category><![CDATA[Pop Indé]]></category>
		<category><![CDATA[The Golden Mean]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=25337</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui on va parler de compatriotes Caennais. Il est possible que vous n&#8217;ayez encore jamais entendu parler de Kim Novak, du moins pas du groupe. Pourtant les normand ont été les auteur d&#8217;un premier LP, Luck &#38; Accident, paru chez Talitres en 2007 et auréolé d&#8217;un succès critique unanime. On les avaient alors qualifiés d&#8217;héritiers d&#8217;Interpol et j&#8217;en passe. Ceci dit, les KN reviennent quatre ans plus tard pour tourner une page. Nouveau line up (passage de trois à quatre et deux nouveaux membres), nouveau label (Kütu Folk) et surtout ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui on va parler de compatriotes Caennais. Il est possible que vous n&#8217;ayez encore jamais entendu parler de Kim Novak, du moins pas du groupe. Pourtant les normand ont été les auteur d&#8217;un premier LP, <strong>Luck &amp; Accident</strong>, paru chez <em>Talitres</em> en 2007 et auréolé d&#8217;un succès critique unanime. On les avaient alors qualifiés d&#8217;héritiers d&#8217;<em>Interpol</em> et j&#8217;en passe. Ceci dit, les KN reviennent quatre ans plus tard pour tourner une page. Nouveau line up (passage de trois à quatre et deux nouveaux membres), nouveau label (Kütu Folk) et surtout <em>exit</em> la cold wave et bienvenu à des couleurs plus contrastées.</p>
<p>C&#8217;est là ce qui surprend pour l&#8217;auditeur habitué du groupe. Cet album baigne tout du long de ses 15 titres dans une lumière tantôt radieuse, tantôt plus terne. Radieuse sur le trio d&#8217;ouverture comptant la très catchy <em>Montego Bay</em>, le single spectorien <em>Merry Go Round</em> et surtout l&#8217;un des titres les plus fort du disque : <em>Comfort</em>. Une ritournelle obsédante au texte profondément touchant, interprétée à la perfection par cette voix toujours aussi gracile. Elle répond à la non moins belle <em>Nowhere to Run</em> fausse balade à la <strong>Walkmen</strong> pleine d&#8217;éspoir. C&#8217;est dans ces moments plus jouasses qu&#8217;auparavant que le quartet semble le plus libéré. Les litanies vocales sont parfaitement portées pas des mélopées de guitares se complétant parfaitement et une base rythmique aussi solide qu&#8217;audacieuse.</p>
<p><iframe name="fairplayer" src="http://official.fm/tracks/292377?fairplayer=standard" frameborder="0" scrolling="no" width="160" height="240"></iframe></p>
<p>Mais le ciel s&#8217;assombrit aussi à l&#8217;occasion du duo <em>Loved &amp; Saved</em> / <em>Broken Rope</em>. La première tire sa puissance de ses accents dylaniens à peine camouflés. La seconde est certainement la meilleure chanson de cet album. Une rythmique hypnotisante soulève en crescendo un chant fascinant. Jusqu&#8217;au final en forme d&#8217;explosion formidablement maitrisée. Bouleversant. La noirceur est aussi présente sur la très réussie <em>Monsters</em> et son appui féminin qui magnifie un refrain aussi inattendu que prenant.  Enfin on tremble sur la descente aux enfers de <em>Falling Appart</em> qui oscille entre le martial et la légerté jusqu&#8217;à la chute terrible.</p>
<p>Ceci dit ce disque n&#8217;est pas exempt de défauts. <em>New York</em> et <em>Love Affair</em> dénotent un peut dans l&#8217;ensemble et la clôture <em>The Last Embrace</em> semble anecdotique après l&#8217;excellente <em>Crystal</em>. Ceci dit, <strong>The Golden Mean</strong> n&#8217;en reste pas moins un excellent disque de pop indépendante. Kim Novak prouvent qu&#8217;ils ont su évoluer avec le temps tout en restant l&#8217;une des valeurs sure d&#8217;une scène indépendante française en plein renouveau. Une vraie belle réussite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Envie de plus ?</strong></p>
<ul>
<li>Tu peut commander l&#8217;album <a href="http://kutufolkrecords.bigcartel.com/product/kim-novak-the-golden-mean" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><strong>ici</strong></span></a>.</li>
<li>Tu peut écouter des chansons de l&#8217;album (ou pas) sur l&#8217;excellent EP &laquo;&nbsp;<strong>Glory</strong>&nbsp;&raquo; <a href="http://kimnovakmusic.bandcamp.com/album/glory-ep" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><strong>ici</strong></span></a>.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2011/10/06/chronique-de-kim-novak-the-golden-mean/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Visti &amp; Meyland &#8211; s/t</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2011/03/13/chronique-de-visti-meyland-st/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2011/03/13/chronique-de-visti-meyland-st/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 15:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vicky C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[disco]]></category>
		<category><![CDATA[house]]></category>
		<category><![CDATA[prog-disco]]></category>
		<category><![CDATA[Visti & Meyland]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=23050</guid>
		<description><![CDATA[On connaissait le label Bear Funk pour ses tropicaux protégés Lindstrom et Todd Terje ; il faudra dorénavant compter sur Visti &#038; Meyland, nouvel émule de la vague prog-disco venue de Scandinavie. Ce duo, déjà formé depuis 2003, conjugue les talents de Jakob Meyland et de Peter Visti, deux routard de la scène électronique nordique. Malgré la benédiction du soon-to-be pape du genre, Trentmoller, leur album éponyme sorti en 2010 n&#8217;attire pas les foules, en témoigne le peu d&#8217;information qui filtre à leur sujet sur la toile.
Première impression – certes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On connaissait le label Bear Funk pour ses tropicaux protégés Lindstrom et Todd Terje ; il faudra dorénavant compter sur Visti &#038; Meyland, nouvel émule de la vague prog-disco venue de Scandinavie. Ce duo, déjà formé depuis 2003, conjugue les talents de Jakob Meyland et de Peter Visti, deux routard de la scène électronique nordique. Malgré la benédiction du soon-to-be pape du genre, Trentmoller, leur album éponyme sorti en 2010 n&#8217;attire pas les foules, en témoigne le peu d&#8217;information qui filtre à leur sujet sur la toile.</p>
<p>Première impression – certes paradoxale &#8211;  à l&#8217;écoute de ce long-format, cette disco-là ne se danse pas. Plus capiteuse et organique que le commun des sèches extrapolations auxquelles on avait pu être habitués de ce coté là, les deux danois sont plus orienté couch-music que dancefloor. Attention cependant, rien d&#8217;ennuyeux ou de rédhibitoire de ce côté, au contraire. La musique des deux danois est un véritable vivier musical, foisonnant d&#8217;expérimentations. Alternant des montées fiévreuses (la monumentale Stars) et des chœurs d&#8217;un kitsch délicieusement à-propos, les clins d&#8217;oeil balearic d&#8217;un surprenant bon goût, et les ballades vocodées (something in the wind), Visti &#038; Meyland emballe souvent, agace parfois (ou devrait-on dire rarement).</p>
<p> Malgré la durée relativement longue de la galette (plus d&#8217;une heure de musique), les variations ne gênent pas et l&#8217;ensemble s&#8217;avère étonnement homogène. Cet album est résolument psychédélique, dans son plus pur sens hallucinatoire, en témoigne la pochette éthérée giclée d&#8217;une purple haze liquide, que ne renieraient pour rien au monde les grands noms du prog-tock d&#8217;antan. Loin des martèlements grossiers et saturés des traditionnelles productions du disco-revival, cette sortie brasse large et elargit les horizon d&#8217;un genre en devenir.</p>
<p>V&#038;M, avec cette exaltation sonore, nous offre son plus crâne argument et son plus flagrant défaut. Du bijou baroque à la bouillie rococo, la ligne est ténue.</p>
<h3>Écoutez &laquo;&nbsp;Stars&nbsp;&raquo;</h3>
<p><iframe title="YouTube video player" width="580" height="350" src="http://www.youtube.com/embed/xTiaB6pRTbk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Pour aller plus loin&#8230;</h3>
<ul>
<li>La chronique des <a href="http://www.desoreillesdansbabylone.com/2011/01/visti-meyland-st-2010.html">Oreilles Dans Babylone</a></li>
<li>Leur <a href="http://www.facebook.com/pages/Visti-Meyland/135676969787839">page Facebook</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2011/03/13/chronique-de-visti-meyland-st/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Clubroot – II MMX</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/07/17/chronique-de-clubroot-ii-mmx/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2010/07/17/chronique-de-clubroot-ii-mmx/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 15:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Burial]]></category>
		<category><![CDATA[Clubroot]]></category>
		<category><![CDATA[dubstep]]></category>
		<category><![CDATA[Future Sound Of London]]></category>
		<category><![CDATA[Hegel]]></category>
		<category><![CDATA[II MMX]]></category>
		<category><![CDATA[Kode9]]></category>
		<category><![CDATA[Papua New Guinea]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Benichou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=18485</guid>
		<description><![CDATA[&#160;&#187; Qu&#8217;est-ce que le dubstep ? &#160;&#187; demande Hegel dans sa préface inédite à la Phénoménologie de l&#8217;Esprit de 1807 donnée dans la traduction de Pierre Benichou prévue pour 2014. Was Ist Dubstep ? Comme s&#8217;il fallait pas compliquer la première préface déjà bien coton à se taper que notre bon Hegel balance la question spéculative par excellence. &#171;&#160;L&#8217;Esprit absolu&#160;&#187; répondra le journaliste aux Inrocks. &#171;&#160;Y&#8217;a pas que Burial dans le dubstep&#160;&#187; fera le mec qui s&#8217;y connait et qu&#8217;il en a marre qu&#8217;on cite Burial à grande louche (bah ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;&raquo; Qu&#8217;est-ce que le dubstep ? &nbsp;&raquo; demande Hegel dans sa préface inédite à la <em>Phénoménologie de l&#8217;Esprit </em>de 1807 donnée dans la traduction de Pierre Benichou prévue pour 2014. <em>Was Ist Dubstep ? </em>Comme s&#8217;il fallait pas compliquer la première préface déjà bien coton à se taper que notre bon Hegel balance la question spéculative par excellence. &laquo;&nbsp;L&#8217;Esprit absolu&nbsp;&raquo; répondra le journaliste aux Inrocks. &laquo;&nbsp;Y&#8217;a pas que Burial dans le dubstep&nbsp;&raquo; fera le mec qui s&#8217;y connait et qu&#8217;il en a marre qu&#8217;on cite Burial à grande louche (bah ouais, faut affirmer toujours d&#8217;autres préférences pour affirmer sa distinction), le mec il dira par exemple, y&#8217; a aussi Kode9, alors lui c&#8217;est un bon, il dira, et <strong>Clubroot </strong>aussi, il a sorti un putain de premier album. Bon un peu comme Burial ça rassemble. Mais y a pas que Burial, il poursuit (dans sa tête en grommelant). Là dessus Hegel abandonne la question &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que le dubstep ?&nbsp;&raquo; et décide de s&#8217;atteler à l&#8217;<em>Encyclopédie des sciences philosophiques</em>. Oui oui donc, Clubroot qui en mai dernier a fait paraitre son deuxième opus baptisé singulièrement <em><strong>II MMX</strong> </em>est ici l&#8217;objet de notre excellente chronique.</p>
<p>Clubroot, comme le susnommé Burial (ta gueule le snob, je parle de Burial si je veux, et si t&#8217;es pas content, je fourre ton sonotone dans le cul, ouais, on est comme ça par chez nous) cultive l&#8217;anonymat et le mystère autour de sa personne. La musique parle pour l&#8217;artiste et pour l&#8217;homme. Et une musique tel que le dubstep (Hegel ta gueule) parle dans l&#8217;évanescence de la fusion entre l&#8217;organique et le technologique. <strong>Le dubstep est assurément la musique la plus inspirée et la plus inspirante qui a été créée ces dernières années.</strong> Cérébrale et futuriste, elle se tient un pas en avant sur la vie moderne qu&#8217;elle cherche à retranscrire dans ses linéaments d&#8217;infrabasses et de samples éthérés. Clubroot, là-dessus, n&#8217;apporte rien de nouveau à l&#8217;édifice mais contribue largement à le préserver solidement. II MMX fait un pont planant entre Burial et Future Sound Of London. Comme si <em>Papua New Guinea</em> avait servi de support à cette dizaine de titres bien sentie. Les mélodies trancey et les nappes qui viennent s&#8217;accrocher sur des beats plus ou moins régulier et toujours différents d&#8217;un morceau à l&#8217;autre oscillent entre neurasthénie joyeuse et mélancolie bondissante (O, art perdu de l&#8217;oxymore).</p>
<p>Certains titres auraient gagnés à être plus approfondis et d&#8217;autres à perdre de leur facilité mais la cohérence artistique demeure et donne à l&#8217;auditeur l&#8217;écoute d&#8217;un très bon disque de dubstep aérien et accessible.</p>
<h3>Ecoute et arrête de lire mes conneries</h3>
<p style="text-align: center;">Toe To Toe</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="280" height="227" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zp_T-RwEP00" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="280" height="227" src="http://www.youtube.com/v/zp_T-RwEP00" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Orbiting</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="278" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kcKDc9SgexY" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="278" height="225" src="http://www.youtube.com/v/kcKDc9SgexY" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>Va voir ailleurs si Clubroot y est</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.myspace.com/clubroot">myspace</a> de Clubroot.</li>
<li>Le<a href="http://france.fr/"> site</a> de la France qui marche pas.</li>
</ul>
<h3><strong>Corporatisme</strong></h3>
<p>Les chroniques de <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/06/clubroot-ii-mmx-710.html">Playlist Society</a>, <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-clubroot-ii-mmx-50377866.html">Chroniques Electroniques</a>, <a href="http://www.goutemesdisques.com/chroniques/album/iimmx/">Goûte mes Disques</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2010/07/17/chronique-de-clubroot-ii-mmx/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Foals &#8211; Total Life Forever</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/05/30/chronique-de-total-life-forever-foals/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2010/05/30/chronique-de-total-life-forever-foals/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 May 2010 11:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutapop</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Balloons]]></category>
		<category><![CDATA[Cassius]]></category>
		<category><![CDATA[De la vie totale à jamais]]></category>
		<category><![CDATA[foals]]></category>
		<category><![CDATA[Google Traduction]]></category>
		<category><![CDATA[Rock à vinyl]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Total Life Forever]]></category>
		<category><![CDATA[Yannis Philippakis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=16351</guid>
		<description><![CDATA[Dans la catégorie morceau que j&#8217;ai bien du écouter en boucle une centaine de fois, Cassius  n&#8217;est pas loin de la première place. Une vraie balle que ce track du groupe anglais Foals, furieusement jouissif. Et puis y a eu l&#8217;album, Antidotes, en 2008, révélation post-math rock véritablement excitante malgré quelques remplissages par-ci par là. Qui ne se dandine pas ne serait-ce qu&#8217;un peu sur Balloons est mort ou ne possède qu&#8217;un tronc. Sur Antidotes, Foals proposait une dance music authentique sous la forme d&#8217;un rock technique et jubilatoire. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la catégorie morceau que j&#8217;ai bien du écouter en boucle une centaine de fois, <em>Cassius </em> n&#8217;est pas loin de la première place. Une vraie balle que ce track du groupe anglais<strong> Foals</strong>, furieusement jouissif. Et puis y a eu l&#8217;album, <em>Antidotes</em>, en 2008, révélation post-math rock véritablement excitante malgré quelques remplissages par-ci par là. Qui ne se dandine pas ne serait-ce qu&#8217;un peu sur <em>Balloons</em> est mort ou ne possède qu&#8217;un tronc. Sur <em>Antidotes</em>, Foals proposait une dance music authentique sous la forme d&#8217;un rock technique et jubilatoire. Emmené par l&#8217;excité Yannis Philippakis, le groupe d&#8217;Oxford revient avec un deuxième album &#8211; qui comme on le sait change de cap &#8211; <strong><em>Total Life Forever</em></strong>. Déjà le titre est magnifique ! Google traduction &#8211; sommité en la matière translatrice (sic) &#8211; propose &laquo;&nbsp;de la vie totale à jamais&nbsp;&raquo; : j&#8217;adore !</p>
<p style="text-align: justify;">Les Foals étalent leur noblesse musicale sur le titre introductif <em>Blue Blood</em>. Bien belle entrée en matière. Volupté pop et grâce minimale du son de gratte éternellement bleepé. <strong>Foals, c&#8217;est la rencontre de Plastikman et des Rolling Stones dans un grand 8 (sur <em>Antidotes</em>) puis dans un salon de thé parfumé à l&#8217;opium et à l&#8217;ecstasy (sur ce disque)</strong>.<br />
<em>Miami</em> distille un funk extatique au refrain prenant. Le tout est toutefois un peu faiblard. Un peu comme le titre éponyme, ritournelle à la batterie pesante mais au chant choral saisissant. <em>Black Gold</em> débute par un joli coup de basse qui s&#8217;accompagne d&#8217;une guitare en écho pour terminer dans un final ambiant pas déplaisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ah ! <em>Spanish Sahara </em>! Ballade pour nuit de pleine lune en caisse. Accélération à fond sur le champignon, de plus en plus , relâche. Le rythme stagne, les arbres défilent, le chien dort. Crash. La vie s&#8217;écoule en flot de guitares céruléennes et la batterie atteint ses sommets. Détachez bien les syllabes :  <strong>Su-bli-me</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Expérimentation pop, tempo oublié depuis <em>Antidotes</em>,<em> This Orient </em>fait passer un agréable moment avec ses effluves dorées, ses synthés dance et ses envolées enivrantes. <em>Fugue</em> fait figure d&#8217;interlude trop court vers un <em>After Glow</em>, sorte de comptine hantée, deuxième grande chanson du disque après <em>Spanish Sahara</em>. Tout y est. Virginia Woolf demandait dans <em>The Years</em> : Est-ce donc cela la vie ? Foals répond avec un sourire en coin : <strong>ouais !</strong> <em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alabaster</em> et <em>2 Trees</em> jouent dans la réminiscence mélancolique  et effleurent quelques expérimentations électroniques. <em>What remains </em>: belle conclusion, embarcation affable à la batterie autoritaire mais au chant immensément rassurant.</p>
<p style="text-align: justify;">En 11 titres, d&#8217;une &#8211; malheureusement &#8211; inégale qualité, Foals apporte toutefois la preuve que la puissance n&#8217;est pas nécessairement question de vitesse mais peut être de profondeur, lente et douloureuse. Le combo anglais montre avec brio qu&#8217;il en maitrise les deux côtés. <em>Total Life Forever</em> est ce genre de disque qui va se bonifier avec le temps. Ou le genre à faire transition vers un troisième opus sans moins de défauts et de passages à vide, <strong>vers la possibilité d&#8217;un chef-d&#8217;œuvre</strong> que <em>Total Life Forever </em>ne fait que tutoyer (voire vouvoyer).</p>
<h3>De la vie totale</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337279&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337279&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337289&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21337289&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<h3>Pour toujours</h3>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.wearefoals.com/">site </a>et <a href="http://www.myspace.com/foals">myspace</a> de Foals.</li>
<li>Le <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/05/12/foals-spanish-sahara-live/">billet </a>de Martin sur un live de <em>Spanish Sahara</em>&#8230; ineffable.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2010/05/30/chronique-de-total-life-forever-foals/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de Swim &#8211; Caribou</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/04/27/chronique-de-swim-caribou/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2010/04/27/chronique-de-swim-caribou/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 11:41:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[caribou]]></category>
		<category><![CDATA[Dan Snaith]]></category>
		<category><![CDATA[deep-house]]></category>
		<category><![CDATA[électro pop]]></category>
		<category><![CDATA[Four Tet]]></category>
		<category><![CDATA[pantha du prince]]></category>
		<category><![CDATA[Swim]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=15085</guid>
		<description><![CDATA[Bien malin le prophète qui pourra prédire la mort de l’électro-pop, ce genre fourre-tout aux contours si flous. Il semble que le compromis d’un terreau pop accessible à tous allié aux racines de la musique électronique dure et perdure, changeant progressivement de formes. Bien que l’ostentation nu-rave Kitsune des étés moites 2006 semble maintenant désuète et que la veine atmosphérico-mélodique de Kompakt provoque un léger grincement de dents,  il existe toujours des productions imparables, comme ciselées dans l’eau claire, à la fois touffues, érudites, mélodiques et accessibles à tous. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bien malin le prophète qui pourra prédire la mort de l’électro-pop, ce genre fourre-tout aux contours si flous. Il semble que le compromis d’un terreau pop accessible à tous allié aux racines de la musique électronique dure et perdure, changeant progressivement de formes. Bien que l’ostentation nu-rave <strong>Kitsune</strong> des étés moites 2006 semble maintenant désuète et que la veine atmosphérico-mélodique de <strong>Kompakt</strong> provoque un léger grincement de dents,  il existe toujours des productions imparables, comme ciselées dans l’eau claire, à la fois touffues, érudites, mélodiques et accessibles à tous. <strong>Swim</strong>, de <strong>Caribou</strong>, fait partie de ces petits bijoux de pop syncrétique dont la complexité des arrangements ne noie pas la substantifique moelle mélodique.</p>
<p style="text-align: justify;">Caribou est, comme son nom l&#8217;indique, le projet solo d’un Canadien, <strong>Dan Snaith</strong>, connu depuis 2001, où le projet Caribou portait le nom de <strong>Manitoba,</strong> pour son premier album <strong>The milk of human tenderness</strong>. Swim est son troisième opus, sur lequel ont collaboré entre autres <strong>Kieran Hebden</strong> de <strong>Four Tet</strong> et un des membres du duo pop languissant <strong>Junior Boys</strong>. L’influence de l’homme de Four Tet se fait effectivement sentir. En effet, à l’image du kaléidoscopique <strong>There is love in you</strong>, les mélodies émergent ici derrière des cascades de boucles et de nappes électroniques qui affleurent progressivement dans une douce symphonie ondoyante. On sent effectivement une inspiration résolument deep-house dans les productions du larron, particulièrement sur le carillonnant <strong>Bowls</strong> qui n’est pas sans rappeler le limpide <strong>Black Noise</strong> de <strong>Pantha du Prince</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Caribou maîtrise de A à Z les rouages de la composition électronique, l’efficacité charnelle des sons digitaux ou acoustiques, mis au service d’un délice pop immédiat (quarante-trois minutes pour neuf morceaux) et irrésistible, dont, chose rare, la saveur persiste sur le palais. La voix de Snaith est presque précieuse et vient caresser ces quelques pièces tourbillonnantes d’un timbre chaud et éthéré sans jamais couvrir les sonorités polymorphes et ondoyantes de ses morceaux. Une remarquable homogénéité se dégage de Swim, car le niveau est excellent de bout en bout. Paradoxalement, aucune bombe ne se démarque tant l&#8217;écoute est fluide, l&#8217;auditeur en immersion sous la surface d&#8217;une pop complexe et superbe. Peut-être peut on considérer le très énergique <strong>Leave House</strong> et sa boucle de flûte de pan comme étant un peu au-dessus du lot.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce bijou, Dan Snaith déclare avoir voulu « créer de la dance music qui sonne comme si elle avait été faite avec de l’eau », et c’est effectivement une manière de considérer l’œuvre. L’eau n’est-elle pas pour Parménide le principe physique premier d’où découle –justement- tout le reste ? Swim ne serait-il alors pas un album de la perfection, quintessencié dans l&#8217;acception la plus forte du terme, tendant vers l&#8217;Idée platonicienne de la pop, cette forme pure qui préexiste à toute réalité, même <strong>Lady Gaga</strong> ? Ne suis-je pas qu’un vulgaire connard pédant qui cite des philosophes présocratiques et utilise des mots compliqués de manière creuse comme le Lévy cite Botul pour oublier qu&#8217;il ne bande plus ?</p>
<p style="text-align: justify;">Blague à part, il est clair que cette métaphore aquatique trouve son sens ici : Swim est un album tourbillonnant d’harmoniques délicates, limpide dans sa construction, insaisissable dans son essence entre immédiateté pop, miroitements électroniques et ambiances deep-house. Puisque c’est bientôt l’été, vous serez ravis d’y plonger sans vous y noyer jamais. Pourvu que l&#8217;avenir d&#8217;une telle électro-pop ne soit pas semblable à la Mer d&#8217;Aral et que le torrent scintillant de ces oeuvres superbes ne s&#8217;assèche jamais !</p>
<h3>Branche ton sonotone !</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="25" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Yq_tDOFU5tY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="25" src="http://www.youtube.com/v/Yq_tDOFU5tY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">Caribou &#8211; Odessa</p>
<p><a href="http://open.spotify.com/album/74vgQmQX8dVxpw9zcPEFxE" target="_blank">Swim</a> sur Spotify.</p>
<p>Une chronique de Swim sur les <a href="http://chroniques-electroniques.over-blog.com/article-caribou-swim-46763469.html" target="_blank">Chroniques Electroniques.</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2010/04/27/chronique-de-swim-caribou/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique de I&#8217;m new here &#8211; Gil Scott-Heron</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/04/17/chronique-de-im-new-here-gil-scott-heron/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2010/04/17/chronique-de-im-new-here-gil-scott-heron/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 13:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[funk]]></category>
		<category><![CDATA[Gil Scott-Heron]]></category>
		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
		<category><![CDATA[I'm new here]]></category>
		<category><![CDATA[soul]]></category>
		<category><![CDATA[spoken word]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=14108</guid>
		<description><![CDATA[Gil Scott-Heron je ne le connaissais pas. Et puis j&#8217;ai vu cet album, I&#8217;m new here, sur les étagères de la librairie indépendante de ma petite ville de province, caché par un joli bouquin sur l&#8217;Art Nouveau. Et j&#8217;ai découvert une gueule cassée, une voix rouillée, un revenant des bas-fonds, poète des rues et ancienne voix contestataire black de l’Amérique des 60-70’s, icône du spoken word aux relents soul, jazz et funk. Gil Scott-Heron, j&#8217;en connaissais sans doute la fameuse saillie juvénile « the revolution won’t be televised » mais ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Gil Scott-Heron</strong> je ne le connaissais pas. Et puis j&#8217;ai vu cet album, I&#8217;m new here, sur les étagères de la librairie indépendante de ma petite ville de province, caché par un joli bouquin sur l&#8217;Art Nouveau. Et j&#8217;ai découvert une gueule cassée, une voix rouillée, un revenant des bas-fonds, poète des rues et ancienne voix contestataire black de l’Amérique des 60-70’s, icône du spoken word aux relents soul, jazz et funk. Gil Scott-Heron, j&#8217;en connaissais sans doute la fameuse saillie juvénile « the revolution won’t be televised » mais je la connaissais comme on connaît une vieille rengaine intégrée à un inconscient collectif qui en a fait sa nourriture d’autiste, une citation dénaturée dont on ne situe pas l&#8217;auteur ni la portée, une poignée de caractères tout juste bonne à servir d&#8217;accroche facile pour un papier journaleux sur Baudrillard. Gil Scott-Heron donc ou la difficulté des mots du chroniqueur à retranscrire à la fois la vie d’un mec, un parcours, un son, un album (le premier depuis 16 ans) et par-dessus tout une voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Une voix qui on le devine a du être dans la jeunesse moins dévastée par les les embuches types d’un chemineau de Harlem : la dope, les embrouilles, les trafics, la prison, la déchéance. Coup commercial, dernier adieu, résurrection, ce n’est pas à moi de trancher je ne connais pas le bonhomme, je ne connais pas sa vie, je ne connais pas non plus son oeuvre. Je me suis seulement imprégné de ce<strong> I’m new here</strong> qui sonne délicieusement ironique tant l’influence du bonhomme dans le paysage hip-hop ou soul fut déterminante.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on alors tenter la critique d’un objet qui de toute façon sort des sentiers balisés de la production actuelle tout simplement parce qu’il dure ving-huit minutes dont six interludes de vingt secondes et quelques neuf morceaux fort courts ?  Comment se positionner face à une production si elliptique, qui laisse entrevoir des choses bouleversantes, la possibilité de dire encore, et puis qui meurt finalement dans un dernier sourire émacié ? Essayons de le faire avec respect, pour une fois.</p>
<p style="text-align: justify;">La production est remarquable et contraste avec la voix du bonhomme qui elle se brise à chaque instant et perd son souffle, fort loin de l’énergie vindicative des débuts à part peut-être sur l’imparable <strong>Me and the devil</strong> dont les beats urbains subliment l’exercice soul déchirant du poète damné. Le paysage musical a changé et c’est bien sûr tout le talent du producteur <strong>Richard Russell</strong> (le boss de <strong>XL Recordin</strong><strong>gs</strong> un grand manitou de la musique qui a produit <strong>Radiohead</strong> et plein d’autres et qui est allé dénicher Scott-Heron à sa sortie de prison) d’avoir réussi à concilier l’identité artistique du bonhomme avec ce qui se fait de mieux au niveau électronique aujourd’hui, entre samples de <strong>Kanye West</strong>, ambiances suburbaines types <em>dubstep</em> ou mélancolie <em>trip-hop</em> à la <strong>Massive Attack</strong>. Inspirations électroniques du meilleur effet donc, mais aussi des incartades folk avec le poignant <strong>I’m new here</strong> où la voix mal assurée de Scott-Heron tente tant bien que mal d&#8217;épouser la mélodie mélancolique d&#8217;une guitare triste.</p>
<p style="text-align: justify;">Que se passe-t-il alors dans la tête d’un auditeur jeune et curieux de sexe masculin âgé de 18 ans lorsqu’il écoute I’m new here ? Nonobstant l’adhésion corps et âme au gros son urbain, c’est toute la corde sensible qui vibre à l&#8217;écoute de la voix chaude et cassée de l’ancien chantre du Bronx. Pourtant celui-ci ne fait plus dans le contestataire et dans le problématique car la vie s’est enfuie et c’est maintenant un témoignage : celui de sa propre vie, d’une vie où il fut porté à bout de bras par des femmes qui le constituèrent en tant qu’homme, en dépit de son « foyer brisé ». C’est le récit d’errances nocturnes, de courses sans buts et de vague à l’âme sans complaisance ni apitoiement. C&#8217;est un regard lucide sur une vie cassée difficile à mettre en mots, car ceux-ci se perdent et n’atteignent pas toujours l’oreille peu anglophone du jeune godelureau ému qui reçoit toute cette intensité humaine dans la gueule.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais finalement les mots et leurs sens importent peu, et c’est ce qui fait selon moi la magie d’un tel disque. En effet, la voix, la seule voix du poète nous parle aussi bien de joie que de tristesse, et alors une simple ondulation de sa langue chaude et rocailleuse touche droit à l’âme. Chacun peut se reconnaître et se projeter dans les récits intimes et lapidaires du Scott-Heron de I’m new here et c’est sans doute ce qui en fait un beau, un très beau disque, et une jolie porte vers ses œuvres passées.</p>
<h3>Branche ton sonotone</h3>
<p><object width="549" height="309"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10124170&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=10124170&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="549" height="309"></embed></object></p>
<p>La <a href="http://www.gonzai.com/content/gil-scott-heron-lost-millième-saison" target="_blank">superbe chronique</a> de Gonzaï qui m&#8217;a donné l&#8217;envie d&#8217;écrire humblement un petit rien. Chapeau.</p>
<p><a href="http://open.spotify.com/album/60JXrFsIxXP6rqd4jdTfrn" target="_blank">I&#8217;m new here</a> sur Spotify.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2010/04/17/chronique-de-im-new-here-gil-scott-heron/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chronique d&#8217;A pox on the pioneers &#8211; Andrew Weatherall</title>
		<link>http://branchetonsonotone.com/2010/01/09/chronique-da-pox-on-the-pioneers-andrew-weatherall/</link>
		<comments>http://branchetonsonotone.com/2010/01/09/chronique-da-pox-on-the-pioneers-andrew-weatherall/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 13:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[8/10]]></category>
		<category><![CDATA[A pox on the pioneers]]></category>
		<category><![CDATA[Andrew Weatherall]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Blues]]></category>
		<category><![CDATA[DJ]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[fuck buttons]]></category>
		<category><![CDATA[New Wave]]></category>
		<category><![CDATA[rockabilly]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://branchetonsonotone.com/?p=10255</guid>
		<description><![CDATA[Qu’on se le dise tout de suite, Andrew Weatherall est un artiste inclassable, et je n’ai certainement pas le bagage musical pour vous en parler. Il est dans le circuit électronique depuis vingt ans. DJ, remixeur, producteur, membre du duo culte Two Lone Swordsmen. Il est pétri d’influences allant du rockabilly à l’acid techno en passant par la new-wave. Il a remixé les plus grands (Björk, New Order et j’en passe). Il a produit Primal Scream. Et dernièrement, il a tout simplement produit l’extraordinaire Tarot Sport des Fuck Buttons, en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu’on se le dise tout de suite, <strong>Andrew Weatherall</strong> est un artiste inclassable, et je n’ai certainement pas le bagage musical pour vous en parler. Il est dans le circuit électronique depuis vingt ans. DJ, remixeur, producteur, membre du duo culte <strong>Two Lone Swordsmen</strong>. Il est pétri d’influences allant du rockabilly à l’acid techno en passant par la new-wave. Il a remixé les plus grands (<strong>Björk</strong>,<strong> New Order </strong>et j’en passe). Il a produit <strong>Primal Scream</strong>. Et dernièrement, il a tout simplement produit l’extraordinaire <strong>Tarot Spor</strong>t des <strong>Fuck Buttons</strong>, en instillant une sensibilité mélodique et psychée dans la musique du duo. Un sacré bonhomme. Étonnant donc qu’<strong>A pox on the pioneers</strong> sorti au milieu de l’année soit seulement sa première production solo.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui dit vieux loup érudit, dit album particulier. Sur A pox on the pioneers, l’adage se vérifie. Entre new-wave, rockabilly, house et blues, Andrew Weatherall offre une sorte d’aperçu de sa sensibilité musicale. On ne sait pas vraiment où donner de la tête à l’écoute de cet album tant les ambiances convoquées sont différentes et maîtrisées.</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve dans A pox on the pioneers, des vieux riffs de guitares électriques toutes crades, de l’écho, des espèces de trucs bluesy, du chant, des rengaines mélancoliques, des tambourins, de la reverb, des chœurs, des ambiances feu de camp entre poilus virils. Bref, des ambiances rock-rockabilly gnagna qui sentent bon la bière chaude et la transpiration. Écoutez par exemple <strong>Miss Rule ou A pox on the pioneers.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais pourtant il y a aussi, à égalité dirais-je, une sensibilité radicalement électro dans ce surprenant objet. Parce qu’il y a un travail sur le beat, sur les petites rythmiques régulières et précises qui construisent cet album. Parce qu’il y a utilisation de Moog et de moments analogiques. Parce qu’il y a utilisation d’instruments genre Thérémine (<strong>Privately Electrified</strong>). Parce qu’il y a des morceaux carrément électro (<strong>All the little things</strong>, <strong>Walk of shame</strong>). Parce qu’il y a une production d’extrême qualité. Parce qu’on sent l’expérience du remixeur et du DJ derrière tous ces arrangements.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, bien au-dessus de ces quelques qualifications et séparations que j’ai essayé d’opérer à l’intérieur de cet album, on se rend compte que c’est avant tout l’œuvre originale d’un passionné qui mixe, remixe, mélange allègrement beats, ambiances mélodiques à mèche du rock-80’s ou délires bluesy de caravane… A pox on the piooners est un espèce de grand potage foutraque délicieux duquel on peine à reconnaître les ingrédients mais dont on se ressert volontiers. Le tout mitonné par un cuisinier sympa mais bourru qui a roulé sa bosse dans des endroits que tu ne peux même pas imaginer mon petit oui mon petit par tous les dieux et à qui il ne vaut mieux pas trop demander la recette. Andrew Weatherall est le <strong>Jean-Pierre Coffe </strong>de la musique électronique. Et si avec ça vous n’allez pas écouter son album, j’en perds mon lapin.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>A pox on the pioneers sur <a href="http://open.spotify.com/album/2QVqmZocj1RNQfud0wHM5T" target="_blank">Spotify</a>.</p>
<p>Une chronique d&#8217;A pox on the pioneers sur <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2009/11/andrew-weatherall-pox-on-pioneers.html" target="_blank">PopRevueExpress</a> et <a href="http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1254651600/article/a-pox-on-the-pioneers/" target="_blank">LesInrocks</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://branchetonsonotone.com/2010/01/09/chronique-da-pox-on-the-pioneers-andrew-weatherall/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

