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	<title>Branche ton Sonotone ! &#187; électro</title>
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	<description>Le webzine musical qui te débouche les oreilles.</description>
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		<title>Live report : General Elektriks + Smokey Joe &amp; The Kid (@ L&#8217;Observatoire 8/04/12)</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 14:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément</dc:creator>
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Cet article a été écrit par Clément.
En ce dimanche de Pâques, on sent le public de l&#8217;Observatoire un peu groggy à l&#8217;entrée. Les repas copieux et la surdose de chocolat en sont sûrement la cause. Pourtant, ils sont tout de même venus nombreux pour voir le maître des claviers, j&#8217;ai nommé General Elektriks.En première partie, c&#8217;est The Smokey joe &#038; The Kid qui ouvre le bal. Sur une scène submergée par l&#8217;impressionnant matos de General Elektriks, les DJs parisiens et bordelais réussissent à trouver une petite place pour jouer leur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/GEciel2©Nicholas-Bruno.jpg"><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/GEciel2©Nicholas-Bruno-1024x682.jpg" alt="" title="GEciel2©Nicholas Bruno" width="590" height="350" class="aligncenter size-large wp-image-26717" /></a></p>
<p><em>Cet article a été écrit par Clément</em>.</p>
<p>En ce dimanche de Pâques, on sent le public de l&#8217;Observatoire un peu groggy à l&#8217;entrée. Les repas copieux et la surdose de chocolat en sont sûrement la cause. Pourtant, ils sont tout de même venus nombreux pour voir le maître des claviers, j&#8217;ai nommé <strong>General Elektriks</strong>.En première partie, c&#8217;est <strong>The Smokey joe &#038; The Kid </strong>qui ouvre le bal. Sur une scène submergée par l&#8217;impressionnant matos de <strong>General Elektriks</strong>, les DJs parisiens et bordelais réussissent à trouver une petite place pour jouer leur electro-swing teintée de hip hop.</p>
<p>À l&#8217;image de <strong>Caravan Palace</strong>, chef de file de ce style, les mafiosos du beat mixent électro et oldies dans cette fusion toujours aussi efficace. <strong>Ella Fitzgerald</strong> revit notamment grâce au morceau <em>Bei mir bist du schön</em>, repris sous hélium. Mais c&#8217;est surtout les samples hip-hop qui marquent. Faire swinger le <em>My name is</em> d&#8217;<strong>Eminem</strong> et les <strong>Fugees</strong>, belle performance.</p>
<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/MG_3391.jpg"><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/04/MG_3391-1024x682.jpg" alt="" title="_MG_3391" width="590" height="350" class="aligncenter size-large wp-image-26714" /></a></p>
<p>La digestion du chocolat fut véritablement terminée pour le mix d&#8217;<em>I Wanna Be Like You</em>, tiré du Livre de la Jungle. On replonge directement en enfance, une époque où on se trémoussait devant la télé pour faire comme le roi Louie et Baloo. Les Mowgli dans la salle étaient ravis. L&#8217;échauffement était terminé, place donc au Monsieur 100000 volts des temps modernes. Si vous trouvez que les morceaux de <em>Parker Street </em>ne sont pas aussi dansant que ceux des albums précédents, il faut absolument aller voir <strong>General Elektriks</strong> en concert. Muni de claviers et des clavinets éparpillés de ci, de là, Hervé Salters et sa bande de fous furieux ne laissent aucun répit à la salle. Avec <em>The Spark </em> en intro, le maître des claviers nous met les doigts dans la prise pendant une heure et demi. Même les chansons calmes, en apparence, comme <em>The Genius &#038; the Gangster</em> ou <em>Show Me Your Hands sont transcendées sur scène. </em></p>
<p>Bien sûr, il rejoue ses morceaux les plus connus. <em>Raid the radio</em> est toujours aussi entêtante, <em>Helicopter</em> reste au sommet du funk-rock, <em>Tu m’intrigues</em> retrouve une seconde jeunesse avec une nouvelle interprétation. Sans oublier <em>Little Lady</em>, ballade funk sensuelle. </p>
<p><strong>Hervé Salters </strong> a toujours su s&#8217;entourer pour rendre cette expérience live encore plus jouissive. Deux percussionnistes assurent la partie rythmique, qui comprend une MPC, une batterie, et un vibraphone qui rappellent les grandes heures de <strong>Roy Ayers</strong>. Le guitariste assure le taf et les solos pour finir de convertir les rockeurs les plus réticents. Le bassiste joue aussi bien de ses manches décalés que de son postérieur moulé dans une combinaison rouge pétante. On a d&#8217;ailleurs recensé quelques évanouissements sur le côté gauche de la salle. Enfin, le maître de cérémonie ne fait pas semblant. À l&#8217;image du dernier clip <strong>Tomorrow We&#8217;re Leaving</strong>, <strong>General Elektriks </strong>est intenable derrière ses claviers. Sautant dans tous les sens, on se demande parfois comment ses doigts peuvent rester sur les touches de son clavinet.</p>
<p>Le show de <strong>General Elektriks</strong> sera à ne pas manquer cet été sur les festivals. Si la petite salle de l&#8217;Observatoire a été retournée un dimanche soir, devant des milliers de spectateurs en plein air, l&#8217;ambiance n&#8217;en sera que plus électrique, si ce n&#8217;est carrément atomique. Si vous n&#8217;êtes toujours pas convaincu,vous pouvez toujours jeter un oeil à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=6aggiJ5xoBw&#038;feature=youtu.be">cet extrait du concert au festival Chorus</a> ainsi qu&#8217;aux photos du <a href="http://www.flickr.com/photos/thejazzdrums/sets/72157629423713836/with/7065765267/">live à l&#8217;Observatoire</a>.</p>
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		<title>Live report : Cascadeur (14/02/12, Carré Belle-Feuille)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 14:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Milou</dc:creator>
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On a connu des terrains bien plus adaptés pour un Cascadeur. Avec ses sièges molletonnés écarlates et ses lourds rideaux de velours, le Carré Belle-Feuille de Boulogne tient plus de la salle familiale que de la scène de musiques actuelles. On a également connu des approches moins risquées pour un chanteur. Gags qui claquent, pics politiques, chez Cascadeur, le chanté laisse bien souvent sa place au parlé. Mais surtout, on a connu des noms plus cohérents pour une voix si aérienne. Alexandre Longo, de son vrai nom, est plus aviateur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26585" title="Cascadeur" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/03/Cascadeur1.png" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p>On a connu des terrains bien plus adaptés pour un <strong>Cascadeur</strong>. Avec ses sièges molletonnés écarlates et ses lourds rideaux de velours, le Carré Belle-Feuille de Boulogne tient plus de la salle familiale que de la scène de musiques actuelles. On a également connu des approches moins risquées pour un chanteur. Gags qui claquent, pics politiques, chez <strong>Cascadeur</strong>, le chanté laisse bien souvent sa place au parlé. Mais surtout, on a connu des noms plus cohérents pour une voix si aérienne. <strong>Alexandre Longo</strong>, de son vrai nom, est plus aviateur que cascadeur et plus voltigeur que catcheur.</p>
<p>Et pourtant, <strong>Cascadeur</strong> porte bien son nom. Véritable casse-cou, il relève les défis et les provoque. Son habit de catcheur, il l’endosse pour mieux nous envelopper de sa voix singulière. Son visage, il le cache pour mieux nous mettre à nu. Dès lors, sa véritable cascade est un saut métaphorique vers le public, un plongeon dans un échange toujours audacieux, parfois risqué, jamais contrôlé.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/d8TjRGVYOTs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/d8TjRGVYOTs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Loin de n’offrir qu’une simple version live de son album, <strong>Cascadeur</strong> transforme la scène en un véritable lieu d’échange. Petit à petit, il peuple la scène d’objets curieux, nous fait jouer avec sa vieille « dictée magique » et nous présente sa collection de synthés. Il réinvente ses chansons, présente des titres inédits (L’Odysée, Road movie, etc.) navigue avec un humour pince-sans-rire entre <strong>David Guetta</strong> et <strong>Arielle Dombasle</strong>, sans fausse note.</p>
<p>Une heure et demi plus tard, on est debout et enflammé. Six rappels plus tard, on est persuadé d’avoir vu sous son casque. De l’avoir <em>démasqué</em>. Longtemps plus tard, on s’en souvient comme d’une expérience inattendue, lunaire et intime.</p>
<h3>Hors-champ :</h3>
<ul>
<li>le dernier album de <strong>Cascadeur</strong> sur <a href="http://open.spotify.com/album/7wwnArr2f7zmP9U4QO2fHo">spotify</a>, <a href="http://www.deezer.com/fr/music/cascadeur/the-human-octopus-924134">deezer </a>et <a href="http://grooveshark.com/#!/album/The+Human+Octopus/5941311">grooveshark</a></li>
<li>le <a href="http://www.cascadeursound.com/">site officiel</a> de <strong>Cascadeur</strong></li>
</ul>
<p><em>Crédit photo : Vincent Idez / Franck Esposito</em></p>
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		<title>Live report : Rocé feat. Issam Krimi Power Trio (Trois Baudet, 10/02/2012)</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Javnaire</dc:creator>
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Rocé a horreur qu’on le qualifie de « slammeur ».
Mais, malgré des textes acérés et un flow enragé, il donne aussi l’impression d’être plus qu’un rappeur.
C’est à se demander parfois s’il n’est pas sociologue ou philosophe. Et que sa manière de rendre publiques ses études et ses recherches soit la mise en musique.
Ses déambulations platoniciennes, le jeune homme les fait au gré du verbe. Le doute méthodique, il le fait jouer dans le tourbillon des assonances et l’algorithme de ses allitérations. La falsifiabilité de Popper, c’est pour lui le monde environnant. Celui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26523" title="bannière_rocé" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/bannière_rocé.jpg" alt="" width="512" height="342" /></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Rocé</strong> a horreur qu’on le qualifie de « <em>slammeur </em>».</p>
<p class="MsoNormal">Mais, malgré des textes acérés et un flow enragé, il donne aussi l’impression d’être plus qu’un rappeur.</p>
<p>C’est à se demander parfois s’il n’est pas sociologue ou philosophe. Et que sa manière de rendre publiques ses études et ses recherches soit la mise en musique.</p>
<p class="MsoNormal">Ses déambulations platoniciennes, le jeune homme les fait au gré du verbe. Le doute méthodique, il le fait jouer dans le tourbillon des assonances et l’algorithme de ses allitérations. La falsifiabilité de Popper, c’est pour lui le monde environnant. Celui qu’il dépeint à grands coups de mots, à grand renfort de métaphores, et finalement sans fard.</p>
<p class="MsoNormal">En album comme en concert, on peut prendre <strong>Rocé</strong> pour un intello. Un intello révolté qui aurait adopté les codes suburbains. Un intello raté qui aurait évité le chômage par le refrain. Mais ce ne sont que des caricatures : car Rocé est simplement un rappeur érudit.</p>
<p class="MsoNormal">Sur la scène des <strong>Trois Baudets</strong>, pantalon large et veste de sport, crâne rasé et œil profond, il tient fermement le micro et balance son flow sur des remous jazzy.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft  wp-image-26527" title="issam-piano" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/issam-piano-300x225.jpg" alt="" width="314" height="236" />La musique ce soir-là est signée <strong>Issam Krimi Power Trio</strong>. Jeune pianiste, grande tige en chemise à carreaux, <strong>Krimi</strong> laisse filtrer son amour du funk et du jazz. Entouré de ses trois claviers, et accompagné d’un bassiste et d’un batteur, il dépose avec agilité quelques notes justes sur les phrases de ce « rappeur qui n’en était pas un ».</p>
<p class="MsoNormal">La rencontre est surprenante, charmante et parfois extatique. <strong>Rocé</strong> est habitué à rappé sur du jazz, lui qui prend un malin plaisir à inviter <strong>Archie Shepp</strong> ou <strong>Jacques Coursil</strong> sur ses albums.</p>
<p class="MsoNormal">Cette association est tout de même une première. Et la prise de contact prend comme le béton : dès les premières mesures, le dialogue est fécond.</p>
<p class="MsoNormal">Dans les volutes de l’orgue Hammond, quelques phrases s’envolent :</p>
<p class="MsoNormal">« <em>Mais on garde ça pour soi car on te dirait parano / En fait on devient seul quand l’confident devient le ragot</em> » (Amitié et Amertume) ;</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>« <em>Le cliché s’apprivoise quand la vérité s’rebelle / La vérité s’envole et notre réflexion bat de l’aile / Je veux être celui qui garde le doute quand les autres le gèlent / Vous avez vos réponses, moi j’ai des questions pour elles</em> » (Des questions à vos réponses) ;</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>« <em>Comment aider Yakari à civiliser John Wayne / Les mondes me bousculent, s’esquissent en gravitation / L’art a pris tant d’avance sur la mondialisation / L’imaginaire invente c’que la vérité récupère / Et nous emmène à la lisière de nos futures actions </em>» (Carnet de voyage d’un être sur place).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-26535" title="rocé2" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2012/02/rocé21.jpg" alt="" width="384" height="307" /></p>
<p class="MsoNormal">Les titres s’enchaînent et les compositions jazz entraînent toute la salle à finalement se lever devant la scène. <strong>Issam Krimi</strong> se lance parfois dans des solos toujours justes, bien que de styles très différents : des notes éparses et lyriques au piano solo, le groove contagieux d’un funk ancestral, un rythme électro frénétique,…</p>
<p class="MsoNormal">Le rappel, enfin, est une confrontation. Celle de deux mondes musicaux.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Issam Krimi</strong> entame l’un de ses titres, une reprise très personnelle de « <em>The man who sold the world</em> » de <strong>Bowie</strong>. En cours de morceau, <strong>Rocé</strong> revient lui aussi sur scène. Et entame une reprise rappée des « <em>Singes </em>» de <strong>Jacques Brel</strong>. Sorte de choc ultime entre deux univers qui pourtant (étonnamment) communiquent si bien.</p>
<p class="MsoNormal">Et tout se clôt dans l’admiration.</p>
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		<title>Chronique de C2C &#8211; Down The Road</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 09:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;origine, le DJ tenait une place fondamentale dans la diffusion du mouvement hip hop. Des block parties aux salles de concerts, ce sont bien les Kool Herc et autres Grand Master Flash qui rythmèrent dans un premier temps le quotidien d&#8217;un nouveau public féru de scratchs, de pass-pass et de sampling. Au fil des années, les DJs ont poussé, peut-être inconsciemment, les MCs à troquer leur costume de simple maître de cérémonie pour celui de rappeur. Malheureusement, cette passe d&#8217;arme s&#8217;est révélée assassine pour les hommes aux platines qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;origine, le DJ tenait une place fondamentale dans la diffusion du mouvement hip hop. Des block parties aux salles de concerts, ce sont bien les <strong>Kool Herc</strong> et autres <strong>Grand Master Flash</strong> qui rythmèrent dans un premier temps le quotidien d&#8217;un nouveau public féru de scratchs, de pass-pass et de sampling. Au fil des années, les DJs ont poussé, peut-être inconsciemment, les MCs à troquer leur costume de simple maître de cérémonie pour celui de rappeur. Malheureusement, cette passe d&#8217;arme s&#8217;est révélée assassine pour les hommes aux platines qui ont continué à oeuvrer dans l&#8217;ombre des rappeurs. Les années 1990 ont tout de même vu quelques grandes figures apparaître dans le monde du rap français avec des DJs comme <strong>Cut Killer</strong> ou <strong>Kheops</strong> qui n&#8217;ont pas hésité à sortir leurs propres compilations.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122091&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122091&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Alors que le deejaying est né au sein de la communauté afro-américaine, que les sons mixés s&#8217;apparentaient traditionnellement au disco ou au rap, la figure du DJ a évolué au cours de cette dernière décennie. Aujourd&#8217;hui le terme DJ est un peu facilement accolé à tout un chacun. Il suffit de savoir manier quelques machines, de diffuser de la musique électronico-house et on vous considère comme le Fred Astair du vinyl alors que vous n&#8217;êtes qu&#8217;un vulgaire ambianceur (cf. <strong>David Guetta</strong> même s&#8217;il compose ses &laquo;&nbsp;musiques&nbsp;&raquo;). Mais attention, avec les <strong>C2C</strong>, vous avez affaire à de véritables orfèvres des platines pour plusieurs raisons. Le groupe composé de <strong>20Syl</strong>, <strong>DJ Greem </strong>(respectivement MC et DJ dans le groupe <strong>Hocus Pocus</strong>) <strong>Atom</strong> et <strong>Pfel</strong> (membres du duo de DJs <strong>Beat Torrent</strong>) propose tout d&#8217;abord un concept novateur dans l&#8217;univers du rap français : celui d&#8217;un quatuor de DJs qui mixent à l&#8217;unisson sur les mêmes morceaux.</p>
<p>Les quatre Nantais ont travaillé leurs automatismes lors des multiples compétitions de DJs auxquelles ils ont pu participer. Résultat : le groupe <strong>C2C</strong> a été sacré quatre fois champion du monde DMC entre 2003 et 2006. Autant dire qu&#8217;avec toute cette expérience accumulée, ils étaient fins prêts pour sortir leur premier projet musical. Enfin, là où <strong>C2C </strong>se démarque des traditionnels DJs français, c&#8217;est dans cette démarche de construire un objet musical nouveau. Ainsi le quatuor ne se contente pas de mixer des sons déjà connus du grand public mais crée et utilise ses propres samples à base de riffs de guitares, d’accords de rhodes ou de nappes de synthés des années 1980. J&#8217;aurais bien sûr pu attendre la sortie de l&#8217;album au printemps prochain pour évoquer plus longuement le travail de <strong>C2C</strong> mais l&#8217;envie de vous faire part de mes impressions sur cette première pierre posée à l&#8217;édifice de leur discographie était trop forte.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122094&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122094&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>The beat is my native language</em>.&nbsp;&raquo; Cette phrase, extraite du titre <em>The Beat</em>, décrit parfaitement la philosophie de vie des <strong>C2C</strong> qu&#8217;ils ont voulu appliquer, avec leurs platines, à l&#8217;EP <em>Down The Road</em>. Cet OVNI musical est à la fois terriblement déconcertant, du fait des diverses influences musicales qu&#8217;il contient, mais aussi, et surtout, jouissif au regard de la qualité de production des six tracks qui composent <em>Down The Road</em>. L&#8217;EP est inclassable. On voyage à travers les genres musicaux, bouge la tête au rythme des beats percutants, et sourit à l&#8217;écoute de scratchs que tout amateur de hip hop prend plaisir à entendre tant ils sont devenus rares dans le monde musical actuel. L&#8217;EP démarre fort avec le titre éponyme <em>Down The Road</em>, sorte de classique country revisité à la sauce électro-hip hop, sur lequel des solos d&#8217;harmonica et de guitare se marient à merveille aux scratchs et autres sample de voix. Le remix de <em>Down The Road</em> qui ferme l&#8217;EP diffère quant à lui totalement de cette version en adoptant un style plus funky dans lequel excelle le chanteur <strong>Irfane</strong> du groupe <strong>Outlines</strong> qui vient apporter sa touche personnelle. <em>Arcades</em>, la seconde piste de l&#8217;EP, transporte l&#8217;auditeur dans un univers radicalement différent : celui de sonorités plus électroniques que l&#8217;on pourrait aisément rencontrer dans des jeux vidéos des années 1980. L&#8217;écho de la voix présente sur <em>Arcades</em> donne d&#8217;ailleurs un caractère épique à ce morceau.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122093&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=16122093&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Une troisième frontière musicale est franchie lorsque l&#8217;on aborde <em>Someday</em>, qui ne peut cacher sa réelle filiation avec les productions d&#8217;<strong>Hocus Pocus </strong>(normal me direz-vous). Avec <em>Someday</em>, on revient à des sonorités plus soul et jazzy, un peu comme sur <em>The Beat</em>, le titre suivant sur la tracklist de <em>Down The Road</em>. Ces deux morceaux sont tout de même très différents, <em>The Beat</em> se rapprochant d&#8217;une production de rap plus classique avec son dynamisme et ses samples de voix que l&#8217;on croirait sortis d&#8217;un album des <strong>Beastie Boys</strong>. La dernière pierre posée à l&#8217;édifice de <em>Down The Road</em> relève du mystique. <em>FUYA</em> est un appel au mélange des genres en lui-même : l&#8217;électro frénétique côtoie des violons orientaux, ces phases étant entrecoupées de marches militaires.</p>
<p>Le quatuor de DJs connaît un succès retentissant depuis novembre dernier et la sortie de <em>FUYA</em>, premier extrait de l&#8217;EP <em>Down The Road </em>: la vidéo de FUYA a été visionnée plusieurs centaines de milliers de fois en l&#8217;espace de deux mois, les places de leurs concerts à la Gaîté Lyrique et à la Cigale ont été vendues en quelques jours. Heureusement, une date est d&#8217;ores et déjà prévue en novembre prochain dans la salle mythique de l&#8217;Olympia. J&#8217;ai encore en tête la soirée du 13 octobre 2010 durant laquelle <strong>C2C</strong> a fendu la foule venue assister au concert d&#8217;<strong>Hocus Pocus</strong> pour se diriger vers le fond de la salle et débuter un set magistral. Dans une ambiance déjà survoltée, le groupe de DJs avait mis le public en transe grâce à une incroyable énergie et une habileté aux platines à toute épreuve. Si vous avez apprécié <em>Down The Road</em>, je ne peux que vous conseiller d&#8217;aller les écouter en concert, l&#8217;extase n&#8217;en sera que plus forte.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1KOaT1vdLmc" frameborder="0" width="592" height="340"></iframe></p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Ecouter Down The Road en intégralité sur <a href="http://www.deezer.com/fr/music/c2c/down-the-road-ep-1498493?provider=singleWidget">Deezer</a></li>
<li>Revoir les sets des C2C aux <a href="http://www.youtube.com/watch?v=iP-86de-oUA">championnats du monde DMC</a></li>
</ul>
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		<title>Chronique d’Oliver Tank &#8211; Dreams</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 10:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathilde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[ambient]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
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		<category><![CDATA[Fawn Myers]]></category>
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		<description><![CDATA[Un jeune type répondant au nom d’Oliver Tank nous a sorti il y a à peu près un mois un joli maxi assez doux mais néanmoins impressionnant, Dreams. Voici le topo : 22 ans, australien – de Sidney précisément -, produit par yes please, il fait penser à Jésus sur les photos qu’on trouve de lui et puis surtout à James Blake pour sa voix et ses échos laissés à la traîne sur ses morceaux, douces berceuses quelques fois.
En France, peu de gens semblent avoir écouté les quelques morceaux qui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jeune type répondant au nom d’<strong>Oliver Tank</strong> nous a sorti il y a à peu près un mois un joli maxi assez doux mais néanmoins impressionnant, <em>Dreams</em>. Voici le topo : 22 ans, australien – de Sidney précisément -, produit par <strong>yes please</strong>, il fait penser à Jésus sur les photos qu’on trouve de lui et puis surtout à <strong>James Blake</strong> pour sa voix et ses échos laissés à la traîne sur ses morceaux, douces berceuses quelques fois.</p>
<p>En France, peu de gens semblent avoir écouté les quelques morceaux qui l’ont fait percer (<em>Last Night I heard everything in slow motion</em> et <em>The Last Time</em> avaient été laissés en libre écoute avant que ne soit édité son EP). Le morceau <em>Last Night I heard everything in slow motion</em> a pourtant bien fait le tour de l’Australie, propageant sa musique douce tout autour du désert Victoria et servant de fond à une réalisation qui visait à promouvoir le mariage homosexuel – j’ai décidé de vous renseigner sur l’actualité en même temps que je vous fais des critiques -. Et puis il est allé jouer à Reykjavik il y a quelques mois, ceci parce qu’il était parvenu à gagner la Northern Lights compétition de la FBi Radio. Enfin, tout ca n’est qu’un amoncellement d&#8217;éléments pour prouver qu’on gagnerait bien à mieux le connaître en France.</p>
<p><object id="gsSong3380671875" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806718&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3380671875" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806718&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806718&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>Up All Night by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Oliver+Tank/2157212\&quot; title=\&quot;Oliver Tank\&quot;>Oliver Tank</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /></object></p>
<p>Plusieurs façons de parler de <em>Dreams</em> viennent à l’esprit. D’abord les influences que l’on ressent à l’écoute. On saisit avec plaisir sur ce premier EP celles qui tirent <strong>Oliver Tank</strong> vers l’Ambient, à la <strong>Boards of Canada</strong>, adoucissant l’électro et les rythmes pop qui percent dans les premiers titres. Sa voix qui vient se poser délicatement sur les quelques notes de piano d’<em>Up all Night</em> peut ensuite venir rappeler à notre souvenir le premier album de <strong>Bon Iver</strong>. Mais ca n’est pas une pale copie des dernières têtes de l’électro chill-out que je vous livre là, seulement de quoi tenter de guider les amateurs.</p>
<p>L’EP de <strong>Tank</strong> a en lui-même un véritable caractère. Instaurant une ambiance douce et chaleureuse, c’est une invite au repos, à la réflexion ou à la rêverie qu’il nous livre ici. <strong>Fawn Myers</strong> vient le soutenir au chant tandis que les rythmes se font minimalistes sur <em>Embrace</em>, et ce duo de voix se fait mystérieux. <em>Last Night I Heard Everything In Slow Motion</em> parvient donc quant à lui à un joli mélange, laissant les rythmes assourdis qui scandent le morceau s’enrichir quelque fois d’un accompagnement plus énergique, celui de violons qui ajoutent à la profondeur du morceau. <em>The Last Time</em> et <em>I Love You</em> jouent elles l’apaisement, avec mélancolie. Et pour finir, l&#8217;aboutissement est atteint avec un somptueux <em>Grain of Sand</em> qui accompagne l’auditeur au bout de sa rêverie. La voix de <strong>Fawn Myers </strong> est remarquable, et complète le morceau d’une touche de nostalgie heureuse, celui-ci dégageant finalement une véritable puissance parfaitement jugulée.</p>
<p><object id="gsSong3380668361" width="250" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806683&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong3380668361" width="250" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806683&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-includes/js/tinymce/themes/advanced/img/trans.gif" class="mceItemMedia mceItemFlash" width="250" height="40" data-mce-json="{'video':{},'params':{'wmode':'window','allowScriptAccess':'always','flashvars':'hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=33806683&amp;style=metal&amp;p=0','src':'http://grooveshark.com/songWidget.swf'},'object_html':'<span>Grain of Sand feat. Fawn Myers by <a href=\&quot;http://grooveshark.com/artist/Oliver+Tank/2157212\&quot; title=\&quot;Oliver Tank\&quot;>Oliver Tank</a> on Grooveshark</span>&#8216;}&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;" /></object></p>
<p>Mais quitte à découvrir ce premier maxi, autant découvrir l’artiste, et tout ce qu’il a pu faire jusqu’à aujourd’hui. Il est donc fortement conseillé d’aller écouter les autres morceaux de l’australien, <a href="http://soundcloud.com/oliver-tank">ici</a> par exemple. Un aperçu avec le planant <em>What have I become</em>.</p>
<p><object width="100%" height="81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F13353185" /><embed width="100%" height="81" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F13353185" allowscriptaccess="always" /> </object></p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li><em><a href="http://yespleaserecords.bandcamp.com/album/dreams">Dreams</a></em> en écoute complète</li>
<li>Le <a href="http://olivertank.tumblr.com/page/4">tumblr</a> d&#8217;Oliver Tank</li>
<li>Le <a href="http://yespleaserecords.com/">site</a> de <strong>Yes Please Records</strong></li>
</ul>
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		<title>Vondelpark &#8211; TV</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 15:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pirhoo</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bliss-pop]]></category>
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À l&#8217;approche des premiers flocons et déjà le bonnet bien enfoncé sur la tête, TV de Vondelpark est une drôle expérience. Une drôle d&#8217;expérience qui, sortie cet été sur l&#8217;EP NYC stuff and NYC bags, fait une transition parfaite entre automne et hiver. En bouche, elle donne à l&#8217;existence une saveur de cappuccino qui refroidit. On est pris par l&#8217;envie de le boire avant qu&#8217;il ne soit trop tard mais à s&#8217;en remplir le gosier trop vite, on prend le risque d&#8217;en être écœuré.
Tout comme son EP ce titre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/CS1780111-02A-BIG.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-26154" title="CS1780111-02A-BIG" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/12/CS1780111-02A-BIG.jpg" alt="" width="585" height="585" /></a><br />
<object width="100%" height="81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F16637494&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=4C8231" /><embed width="100%" height="81" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F16637494&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=4C8231" allowscriptaccess="always" /> </object><br />
À l&#8217;approche des premiers flocons et déjà le bonnet bien enfoncé sur la tête, <strong>TV</strong> de<strong> Vondelpark</strong> est une drôle expérience. Une drôle d&#8217;expérience qui, sortie cet été sur l&#8217;EP <a href="http://randsrecords.greedbag.com/buy/nyc-stuff-and-nyc-bags-ep/">NYC stuff and NYC bags</a>, fait une transition parfaite entre automne et hiver. En bouche, elle donne à l&#8217;existence une saveur de cappuccino qui refroidit. On est pris par l&#8217;envie de le boire avant qu&#8217;il ne soit trop tard mais à s&#8217;en remplir le gosier trop vite, on prend le risque d&#8217;en être écœuré.</p>
<p>Tout comme son EP ce titre est un passage, il se retrouve toujours entre deux états sans jamais les atteindre. Perdu dans des rythmes où l&#8217;on identifie ni le temps, ni l&#8217;espace, <strong>Vondelpark</strong> c&#8217;est l&#8217;opium des voyageurs. Il nous apporte exactement ce que le mouvement peut avoir de plus addictif lorsque à pleine vitesse l&#8217;esprit ce perd et s&#8217;oublie.</p>
<p>Vondelpark <a href="http://open.spotify.com/artist/4W8Yz77BGq4uaiqCR2sYJ9">est sur Spotify</a> et produit par <a href="http://rsrecords.com/">R&amp;S Records</a>.</p>
<br /><i>[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/12/10/vondelpark-tv/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>C2C &#8211; F·U·Y·A</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 16:59:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byghosta</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ça fait longtemps qu&#8217;on l&#8217;attendait, trop longtemps à vrai dire. Quadruples champions du monde DMC en 2003, 2004, 2005, 2006, les C2C &#8211; groupe de DJs composé de 20syl (également leader d&#8217;Hocus Pocus), DJ Greem, DJ Pfel et de DJ Atom &#8211; vont enfin franchir le pas et livrer un premier EP en janvier prochain. D&#8217;ici là, vous pourrez d&#8217;ores et déjà vous délecter de F·U·Y·A, titre tout juste sorti de leurs platines. Ce set, qui allie ambiances orientales, électroniques (et même marches militaires !), nous transporte pendant plus de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça fait longtemps qu&#8217;on l&#8217;attendait, trop longtemps à vrai dire. Quadruples champions du monde DMC en 2003, 2004, 2005, 2006, les <strong>C2C</strong> &#8211; groupe de DJs composé de <strong>20syl </strong>(également leader d&#8217;<strong>Hocus Pocus</strong>), <strong>DJ Greem</strong>, <strong>DJ Pfel </strong>et de <strong>DJ Atom</strong> &#8211; vont enfin franchir le pas et livrer un premier EP en janvier prochain. D&#8217;ici là, vous pourrez d&#8217;ores et déjà vous délecter de <em>F·U·Y·A</em>, titre tout juste sorti de leurs platines. Ce set, qui allie ambiances orientales, électroniques (et même marches militaires !), nous transporte pendant plus de cinq minutes dans un monde parallèle dont on ne souhaiterait ne jamais ressortir. Vivement janvier 2012 pour découvrir le reste de leur EP !</p>
<p><iframe frameborder="0" width="592" height="340" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmt3oy"></iframe></p>
<br /><i>[ si le la vidéo ne s'affiche pas, visionnez la directement sur la <a href="http://branchetonsonotone.com/2011/11/30/c2c-f%c2%b7u%c2%b7y%c2%b7a/">page originale de l'article</a> ]</i>]]></content:encoded>
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		<title>Sekuoia &#8211; Evenings</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 09:34:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[MP3's]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[danemark]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
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		<category><![CDATA[sekuoia]]></category>
		<category><![CDATA[trips]]></category>

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		<description><![CDATA[
L&#8217;écurie danoise Fødselsdagsbarnets (la langue d&#8217;Andersen est toujours pleine de surprises) s&#8217;apprête à sortir le premier EP de Sekuoia, intitulé &#171;&#160;Trips&#160;&#187;. En attendant le 9 décembre, il y a &#171;&#160;Evenings&#160;&#187;, une sorte de mélange entre un Four Tet fini à l&#8217;ecstasy, un James Blake décoincé et un Nicolas Jaar de début de soirée. Un délice.

(Soundcloud,via)
[ si le lecteur ne s'affiche pas, consultez le mp3 directement sur la page originale de l'article ]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/trips-sekoia.jpg" alt="" title="trips sekoia" width="99%" class="aligncenter size-full wp-image-25756" /></p>
<p>L&#8217;écurie danoise Fødselsdagsbarnets (la langue d&#8217;Andersen est toujours pleine de surprises) s&#8217;apprête à sortir le premier EP de Sekuoia, intitulé &laquo;&nbsp;Trips&nbsp;&raquo;. En attendant le 9 décembre, il y a &laquo;&nbsp;Evenings&nbsp;&raquo;, une sorte de mélange entre un Four Tet fini à l&#8217;ecstasy, un James Blake décoincé et un Nicolas Jaar de début de soirée. Un délice.</p>
<p><iframe width="100%" height="166" scrolling="no" src="http://w.soundcloud.com/player/?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F27498172%3Fsecret_token%3Ds-c3C8o&#038;auto_play=false&#038;show_artwork=false&#038;color=ff7700" frameborder="0" ></iframe></p>
<p>(<a href="http://soundcloud.com/foezrecords" target="_blank">Soundcloud</a>,<a href="http://www.nomodestbear.com/blog/stream-sekuoia-evenings/" target="_blank">via</a>)</p>
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		<title>Live Report : Birdy Nam Nam (Zénith, 19/11/11)</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 13:21:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathilde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Birdy Nam Nam]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
		<category><![CDATA[Zénith]]></category>

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		<description><![CDATA[
 Porte de Pantin, tout au bout de Paris, autant dire des heures et des heures passées dans ce cher métro. A l’arrivée, la foule est compacte, des mecs un peu désespérés tentent de trouver quelqu’un qui revendrait une place. Derrière la cité de la musique, le flot de gens qui se dirige vers l’entrée du Zénith ne faiblit pas avant un bout de temps. Je peux le dire sans ajouter plus de précision, j’ai eu le temps de louper toute la première partie alors que j’étais à l’heure, et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/birdy.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-25768" title="birdy" src="http://branchetonsonotone.com/wp-content/2011/11/birdy.jpg" alt="" width="592" height="393" /></a><em><br />
</em> Porte de Pantin, tout au bout de Paris, autant dire des heures et des heures passées dans ce cher métro. A l’arrivée, la foule est compacte, des mecs un peu désespérés tentent de trouver quelqu’un qui revendrait une place. Derrière la cité de la musique, le flot de gens qui se dirige vers l’entrée du Zénith ne faiblit pas avant un bout de temps. Je peux le dire sans ajouter plus de précision, j’ai eu le temps de louper toute la première partie alors que j’étais à l’heure, et ce pour cause de l’arnaque de monsieur le sondeur d’une entreprise bien connue (je n’irai pas jusqu’à le balancer) qui a profité de notre profil d’étudiantes désœuvrées pour nous poser des questions beaucoup trop longues sur notre consommation de produits biologiques. Sans rire. Mais je me disperse, revenons à la foule qui était donc toujours là une heure après le début du show : assez hétérogène, on allait de la mini fraicheur au trentenaire passionné. Comme quoi, il semblerait que <strong>Birdy Nam Nam</strong> ait réellement réussi à toucher un public large.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/A3CX0rtT0qM" frameborder="0" width="592" height="315"></iframe></p>
<p>Le quatuor qui rassemble depuis bientôt 10 ans <strong>Crazy B</strong>, <strong>Little Mike</strong>, <strong>DJ Need</strong> et DJ Pone sous ce nom (avant 2002, ils formaient déjà le collectif <strong>Scratch Action Hero </strong>à eux quatre) a effectivement fait hier soir une halte à Paris, au milieu de son petit tour de France et de Navarre (jusqu’à la Chine en fait) pour le <strong>Defiant Order Tour</strong>, qui fait la promotion de leur album sorti le 19 septembre dernier. Et dans la capitale, l’accueil est joyeux, le public est ravi. On passera sur les quelques blagues vaseuses que l’on peut entendre au détour des conversations à propos de l’éclat assez mal jugulé lundi dernier sur facebook (résumé rapidement ici). Ce qui marque dès le début de la prestation, c’est surtout l’incapacité dans laquelle se trouvent ceux assis dans les gradins à rester sur leurs sièges plus de cinq minutes.</p>
<p>Effectivement, l’attaque est violente : <strong>Lil’ Mike</strong> salue rapidement Paris au nom de ses acolytes, un Paris qui est bruyant. <em>Jaded Future</em>, épique, ouvre alors les hostilités, magistrale entrée en matière. Impossible de ne pas réagir, même pour les éventuels néophytes, entendre les morceaux phares du nouvel album joués avec autant de conviction n’étant rien de moins qu’une injection d’adrénaline à haute dose. L’enchaînement se met en place, on alterne entre les succès déjà avérés, notamment de <em>Manual for Successful Rioting</em>, comme un <em>Trans Boulogne Express</em> qui a bien du atteindre les huit ou neuf minutes – à moins que ce ne soit que dans ma tête – et les titres de <em>Defiant Order</em> qui sont encore en phase de rodage et qui, à l’instar de <em>Big City Knights</em>, passent très bien l’exercice. <em>Cadillac Dreams</em> permet de se reposer un peu.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/JaQC0IEVzAw" frameborder="0" width="592" height="335"></iframe></p>
<p>On a le droit à une jolie montée sur <em>Parachute Ending</em>, un truc qui remet toute la fosse du Zénith en nage, tandis que <em>Defiant Order</em>, extrêmement attendu, interdit tout ralentissement de cadence. Et au milieu de cet éblouissant assemblage – j’ai décidé de m’autoriser les superlatifs les plus exubérants, parce qu’il y a quand même un monde entre la simple écoute de <em>Defiant Order</em> et son expérience en live -, <strong>Lil’ Mike</strong> change de T-Shirt et nous annonce un hommage à <strong>DJ Mehdi</strong> (je ne parle pas du changement de T-shirt pour le plaisir de rajouter des lignes, mais parce que celui qu’il porte après, c’est <a href="http://www.viacomit.net/wp-content/uploads/2011/10/dj-mehdi-endless-love-charity-tee-01.jpg">celui-ci</a>). Nous sommes donc gratifiés d’un <em>Gare du Nord de Carte Blanche</em> qui ne laisse sûrement pas le temps de pleurer l’homme, trop occupés que nous sommes à célébrer ses réussites. Le public est survolté.</p>
<p>Evidemment, ce cher public – moi incluse &#8211; ne supportera pas l’affront que représentera quelques temps plus tard le départ du groupe. Celui-ci y gagne un double rappel. Finalement, c’est sur un<em> Abbesses</em> un peu plus calme que ce à quoi l’on aurait pu s’attendre que l’on termine. Cela n’empêche pas le fait que les quatre ont l’air heureux d’être là. Nous aussi, nous sommes heureux.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/MrYUNfACOt0" frameborder="0" width="592" height="335"></iframe></p>
<p>(Bon, au delà de mes conclusions totalement jetées, et si jamais ça vous intéressait, le site officiel est <a href="http://www.birdynamnam.com/">là</a>, et l’écoute de Defiant Order <a href="http://www.deezer.com/fr/music/birdy-nam-nam/defiant-order-1239560">ici</a>.)</p>
<p><em>Crédits photo : <a href="http://www.olivier-off.com/">Olivier Hoffschir</a></em></p>
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		<title>Chronique de M83 – Hurry up, we’re dreaming</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 11:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mathilde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[électro]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hurry up]]></category>
		<category><![CDATA[M83]]></category>
		<category><![CDATA[we’re dreaming]]></category>

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		<description><![CDATA[En me faisant écouter le nouvel opus de M83, on m’a dit, je cite : « il m’a retourné le cerveau plusieurs fois ». M83, ce groupe français chéri par les yankees, nous a effectivement sorti un splendide sixième LP. Plus on avance, plus on voit grand : le groupe antibois, composé à l’origine de Nicolas Fromageau et d’Anthony Gonzalez, puis seulement du second depuis 2004, a sorti le 17 octobre un double album. Ou comment démontrer que l’ambition peut avoir des résultats assez fabuleux.

Parce que oui, Hurry up, we’re dreaming, c’est une ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En me faisant écouter le nouvel opus de <strong>M83</strong>, on m’a dit, je cite : « il m’a retourné le cerveau plusieurs fois ». <strong>M83</strong>, ce groupe français chéri par les yankees, nous a effectivement sorti un splendide sixième LP. Plus on avance, plus on voit grand : le groupe antibois, composé à l’origine de <strong>Nicolas Fromageau</strong> et d’<strong>Anthony Gonzalez</strong>, puis seulement du second depuis 2004, a sorti le 17 octobre un double album. Ou comment démontrer que l’ambition peut avoir des résultats assez fabuleux.</p>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797120&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797120&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>Parce que oui, <em>Hurry up, we’re dreaming</em>, c’est une odyssée, un voyage complet, une réussite assez époustouflante. De l’intro à l’outro, <strong>Anthony Gonzalez</strong> parvient à nous emmener dans un univers parallèle, dans des coins reculés de l’imagination, faisant planer l’auditeur bien loin. Comme les rêves des enfants présents sur la pochette, c’est la bande-son de tout un univers onirique, propre à chacun, que l’on trouve là. Jouissif. En fait, rarement on a vu titre mieux choisi pour un album. Tout y est dit. L’intro peut faire peur par sa longueur mais elle nous plonge directement dans l’atmosphère de l’album. Un mélange de mélancolie et de grandeur joyeuse, sentiments presque paradoxaux provoqués par ce mélange de voix lointaines, de chœurs en l’occurrence, et, dans les titres suivants, de cuivres ronflants et de cordes orageuses. Avec le splendide <em>Midnight City</em>, le décollage est consacré.</p>
<pre><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">L’alternance entre ces échos lointains et les apparitions de cordes et de cuivres donc, sonorités relativement nouvelles pour M83, est capable de faire passer de séances d’introspections languissantes à des envies de bouger irrépressibles. </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Hurry up, we’re dreaming</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;"> a cela de particulier qu’il parvient à faire l’agrégation de morceaux aux ambiances totalement différentes sans que l’écoute n’en soit perturbée, sans que l’on ne soit gênés par une quelconque rupture. On passe ainsi d’un </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Raconte moi une Histoire</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;"> où une voix juvénile nous raconte des histoires de grenouilles aux accents pop, soutenue par des cordes qui participent à ce trip finalement assez planant, à une exubérance dansante avec </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Ok Pal</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;"> ou le magistral </span><em style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">Steve McQueen</em><span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: 13px; line-height: 19px; white-space: normal;">.</span></pre>
<p><object width="220" height="55" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797127&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /><embed width="220" height="55" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=13797127&amp;colorBackground=0x555552&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;autoplay=0" /></object></p>
<p>A l’opposé, Wait nous fait renouer avec les accents introspectifs de <em>Dead Cities, Red Seas &amp; Lost Ghosts</em>, tandis qu’<em>Echoes of Mine</em>, puis<em> Klaus I love You</em>, semblent être les parfaits témoins de cette espèce de magistralité urgente qui traverse tout l’album, comme une bande-son qui collerait à un visuel.  Chacun le sien, de visuel, et un truc probablement fantasmagorique, mais quelque chose d’imagé, de cinématographique. Il ne reste qu’à regretter et ne pas comprendre le peu de succès rencontré par le groupe auprès du difficile public français.</p>
<p>M83 est en concert le 30 Novembre à la Gaieté Lyrique – Complet – et le 15 mars à la Cigale, Paris.</p>
<h3>Aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Ecouter <a href="http://www.deezer.com/fr/music/m83/hurry-up-we-re-dreaming-1262368"><em>Hurry up, we’re dreaming</em></a> en intégralité</li>
<li>Visiter le <a href="http://ilovem83.com/">site officiel</a></li>
</ul>
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